"Du reste, nos désirs ont des pouvoirs enfouis qui généralement nous dépassent. Parf parfois il voit plus loin que nous, il reconnaisse ce que nous ne pouvons pas reconnaître et, sans vraiment nous consulter, il décide à notre place." (p. 94)
" Parfois j'ai la sensation que les âges de la vie restent en nous pour toujours et que la maturité est simplement notre capacité à les reconnaître, ces âges que nous n'avons jamais oubliés, que jamais nous n'oublierons, qui s'accumulent dans notre esprit pour le plaisir de nous confondre encore un peu plus." (p. 132)
"Soudain, elle n'était plus rien . Parce qu'elle était tout. Elle était les innombrables femmes que j'allais aimer, gentilles ou méchantes, froides ou douces, distantes ou passionnées, elle était une ou mille, la réalité, la fantaisie: en somme, une érection." (p. 136)
"Notre amour était un fleuve souterrain, mais la sensation était toujours celle d'un commencement. Nous n'étions plus deux enfants qui appréhendent leurs corps en roulant l'un sur l'autre, ni deux jeunes qui mythifient le sexe sans oser jouer. Nous étions deux adultes responsables, avec une certaine expérience, conscients d'avoir entre les mains, une chose très précieuse, à savoir une lointaine et mystérieuse complicité. Complicité. Une chose qu'on pouvait véritablement appeler intimité." (p. 223-224)
" Il y avait en elle un tel désir de vivre - ensemble -, de manger, de boire, et de faire l'amour, un tel désir de jouir - ensemble - que je sentais mon cœur se serrer de bonheur. Par moments, je devais prendre une grande respiration, pour alléger un peu la pression que je sentais dans mes poumons." (p. 276)