Certes l’histoire se lit très vite mais j’ai ressenti un gros manque comme si on avait oublié une pièce de puzzle. On suit Ariel vingt ans après que les services sociaux les ont retirés elle et ses sœurs à leur mère. Au début, j’ai été décontenancé par le fait que celles-ci ont été séparées. Et surtout qu’elles n’ont gardé aucun contact. Cependant, je me suis rendu compte que c’est ce que vivent certains orphelins ou enfants retirés à leurs parents. Ensuite, je ne sais pourquoi mais je n’ai eu aucune empathie, aucun attachement pour les personnages qu’ils soient principaux ou secondaires. J’étais juste une spectatrice du récit que je lisais.
Concernant l’histoire en elle-même. Je suis resté finalement sur ma faim et dans un flou total pour le personnage qui traque la famille d’Ariel. Le côté sorcière est pauvre, il manque du contenu, du développement, des détails et de la profondeur à tout ce qui est sur ce thème et qui est présent depuis des siècles dans cette famille En plus du mythe où les sorcières n’ont que des filles… Et je ne parle pas d’Irina la plus jeune sœur d’Ariel dont seul le nom fait figuration.
Pour l’intrigue, elle m’a plu dans son ensemble même si nous manquons cruellement de réponses. Il y a tous les éléments pour un bon thriller, on se pose beaucoup de questions, on essaie de deviner qui peut bien être le chasseur. Malheureusement, la fin du livre est un peu creuse et laisse une grande ouverture que s’en est frustrant. Il y a bien une suite avec un tome sur Elena et l’autre sur Irina mais aucuns éléments ne m’ayant vraiment passionné, je n’ai pas envie de connaître la suite.
Pour conclure, ce livre paraissait prometteur et j’en ressors mitigé, frustré. Je n’ai ressenti aucun sentiment pour les personnages, je me suis parfois ennuyé aussi. Je n’ai pas passé un mauvais moment mais il n’a pas été transcendant non plus. Je regrette le manque de magie, on a plus affaire à une médium qui voit des fantômes qu’à une sorcière. Bref, je vais m’abstenir de lire la suite.