Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d'Europe. Pour déjouer leurs complots, Richelieu dispose d'une compagnie d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Des hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal !
Pierre Pevel est l’un des fleurons de la Fantasy française. Il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2002 et le prix Imaginales 2005. Avec une verve romanesque digne des grandes heures du feuilleton populaire, il signe là tout à la fois un hommage aux romans de cape et d’épée, un récit historique admirablement documenté et une Fantasy épique à grand spectacle. La trilogie des Lames du Cardinal est un éclatant succès déjà traduit en sept langues y compris, événement sans précédent, en Grande-Bretagne et aux États-Unis ! Le premier volume a par ailleurs remporté le David Gemmell Morningstar Award du meilleur premier roman, en 2010.
A mi-chemin entre historique et fantastique. Un régal pour les amateurs. Bémol : les reprises et explications entre deux tomes de la trilogie, redondants quand on lit une intégrale, comme toujours.
Ooouf, 700 et quelques pages terminées ! Si le 1er tome a été un véritable coup de coeur, le 2 suivant font baisser la note générale de cette trilogie.
En effet, le 1er tome qui présente un peu tout le monde et l'univers est véritablement intriguant. Le décor Paris du 17ème avec les 3 mousquetaires en arrière-fond était très intéressant. Tout se gâte dans le 2e tome pour ma part, que je trouve extrêmement lent. Si le 3ème tome relève un peu le goût après ce dernier, la fin pas du tout satisfaisante me laisse un goût amer dans la bouche.
J'ai trouvé les personnages assez peu développés au final, ce qui n'est pas particulièrement étonnant pour une trilogie aussi courte et certaines choses m'ont vraiment déplues. Beaucoup de choses nous étaient dites plutôt que montrées, insta-love absolument pas réaliste, les descriptions des personnages féminins ainsi que leur place dans l'univers, le tome 2 dans son entièreté... et sans spoiler, l'évolution absolument pas crédible de l'héroïne.
Vraiment déçue par ces 2 tomes suivants alors que le tout 1er m'avait semblé extraordinaire. Cette trilogie aurait mérité 100 pages de plus dans chaque bouquin pour donner plus de matière aux personnages, à leurs motivations. Pour être tout à fait honnête, j'avais envie de sauter des pages sur la fin.
En 1633 la France de Louis XIII court un danger, la Griffe noire, une loge draconique, désire s'installer dans le pays. Dans le même temps, l'ambassadeur d'Espagne exige en préambule aux négociations que l'on retrouve un chevalier espagnol disparu à Paris. Face à ces menaces, le cardinal de Richelieu décide de reconstituer les Lames du Cardinal, un groupe d'intrépides soldats à son service, dissous lors de l'échec du siège de la Rochelle quelques années auparavant qui avait marqué l'échec de leur mission à cause d'une trahison interne.
Un véritable plaisir de lecture que cette intégrale qui n'a fait que s'améliorer au fil des œuvres. Pourtant sceptique du fait de l'univers à la fois uchronique (échec du siège de La Rochelle) et magique (présence de dragons pouvant d'ailleurs prendre forme humaine), je me suis laissé entraîné par cette vaste histoire de cape et d'épée. L'intrigue générale s'est constamment amélioré au fil des épisodes. Le style est agréable à suivre et nous plonge dans un univers de bravoure et de grandiloquence que n'aurait probablement pas renié Alexandre Dumas. Dumas dont l'ombre plane d'ailleurs en permanence sur cette oeuvre qui est également un hommage à ce dernier. En effet, à plusieurs reprises nous pouvons y croiser les protagonistes des Trois Mousquetaires comme si les événements de ce dernier s'étaient déroulés aussi dans cet univers alternatif. Certes, me dira-t-on, D'Artagnan, Athos, Porthos ou Tréville sont des personnages historiques réels. Oui. Mais que dire alors de la présence de Rochefort, âme damnée du cardinal de Richelieu et pur produit du cerveau de Dumas? Roman de cape et d'épée héroïque oblige, le lecteur ne tremble pas beaucoup lors des combats à l'épée, tant les héros surpassent des adversaires lambdas. Toutefois, plus l'intrigue progresse, plus le danger s'installe réellement sous d'autres formes. Nous trouvons dans cette intégrale les trois tomes de la trilogie.
Les Lames du Cardinal, 1er tome, va donc nous lancer à la poursuite d'un chevalier espagnol tandis que la maléfique duchesse de Malicorne tente d'introduire une loge draconique à Paris, les deux affaires se retrouvant bien évidemment liées. Pierre Pevel va dans un premier temps nous introduire longuement ses personnages. Nous y trouvons donc les anciennes Lames devant se réunir à la demande de Richelieu : Agnès, jeune baronne à la conduite libre et considérée comme l'égale de ses camarades ; Ballardieu, un ancien soldat ayant élevé Agnès et ne la quittant que rarement ; Leprat, chevalier d'Orgueil, mousquetaire du roi et excellent bretteur connu pour sa rapière blanche en os de dragon ; Marciac, coureur de jupons, joueur et duelliste à ses heures perdues ; Almadès, maître d'armes espagnol ; Saint-Lucq, sang-mêlé mi humain-mi dragon aux réflexes sidérants et opérant souvent en solitaire. Toute cette troupe est dirigée par le capitaine La Fargue pour qui tout le monde éprouve un grand respect mais qui traîne également ses secrets. La première partie va donc nous introduire ces personnages par différentes intrigues les concernant. Si tous ne sont clairement pas au même niveau de développement (un Almadès toujours en retrait peine à briller à côté d'un Saint Lucq charismatique à souhait), ils ont cependant chacun leurs petites habitudes et travers les rendant humains. A côté de ces personnages, nous en trouvons également le jeune Laincourt, dont je ne dirais rien de l'évolution afin de ne pas spoiler et bien sûr des personnages historiques tels que le cardinal de Richelieu ou le capitaine de Tréville. J'ai bien apprécié ce premier tome qui nous envoie en plein cœur d'un Paris redessiné par l'uchronie. Ainsi, un quartier est réservé aux Dracs, ces anciens serviteurs des Dragons, et s'avère extrêmement dangereux pour les humains et une maladie mortelle sur la durée s'installe dans la population : la rance. Le style de Pevel est très agréable à suivre tout en maintenant une certaine exigence de vocabulaire. Concernant la structure des chapitres, le lecteur appréciera ou non des chapitres assez courts sautant à l'intérieur même d'une action à l'autre en permanence. Si cela permet de varier les points de vue; j'avoue pour ma part n'être pas spécialement enthousiasmé par les changements permanents d'intrigue. L'intrigue est quant à elle correcte dans son ensemble mais s'avère peut-être un peu trop superficielle. Si la traque du chevalier espagnol est plutôt intéressante, l'installation de la loge draconique m'a laissé un petit goût d'insatisfaction concernant les événements de résolution, comme si tout s'accélérait et se résolvait un peu trop facilement. Il en résulte cependant une scène de combat sympathique. Pevel prend également le luxe de terminer son roman par un cliffhanger diablement efficace et que je n'avais pas soupçonné un instant. Si l'on se doute que l'explication sera au final plus ou moins celle que l'on suspecte, on a tout de même envie d'en apprendre plus.
L'Alchimiste des ombres vient continuer la trilogie. Le premier tome se terminant, cliffhanger final exclu, sur une résolution assez complète de son intrigue, c'est donc une nouvelle menace qui nous est offerte ici. Nous faisons connaissance rapidement d'Alessandra di Santi, l'Italienne, espionne recherchée en France mais protégée par le pape, qui exige la protection royale contre la révélation d'un complot impliquant "l'Alchimiste" (chaque membre d'une loge ayant un nom de Tarot). Un tome plus sombre, plus mature et mieux structuré selon mes goûts. Les chapitres y sont plus longs et sont surtout centrés sur une seule action à la fois. De nouveaux personnages y font leur apparition comme la duchesse de Chevreuse, confidente de la reine mais détestée par Louis XIII. Toute la finalité du tome va être de comprendre quel complot se trame à la cour royale afin de le déjouer. Les Lames vont alors se retrouvées scindées et affectées à diverses missions, le tout se rejoignant bien évidemment à la fin. Une fois encore, la différence entre les personnages se fait par contre durement ressentir. Le pauvre Almadès est définitivement cantonné au rôle principal d'escorte de La Fargue par exemple... Leprat est certainement le personnage le plus intéressant de ce tome du fait de son évolution. Atteint de la rance dès le début du tome 1, sa maladie influe bien évidemment sur son état d'esprit, le tout couplé à une mission mettant à mal ses valeurs morales. Si j'ai beaucoup aimé l'intrigue et sa résolution au clair de lune digne des plus grands films du genre, j'ai par contre littéralement adoré les scènes finales annonçant le tome 3 via des cliffhangers terriblement efficaces qui vous poussent à enchaîner aussitôt sur la suite. J'étais véritablement pris par l'audace de Pierre Pevel. Un très bon tome donc, qui a appris du premier pour s'améliorer et proposer quelque chose d'encore plus efficace.
Le Dragon des Arcanes, troisième tome et conclusion de la série, s'ouvre dans une atmosphère lourde et pesante suite aux événements tragique terminant le tome 2. Alors qu'Agnès a eu une vision d'horreur, les lames se retrouvent brisées et dispersées au moment où le royaume va avoir le plus besoin d'eux. Pour sauver ce dernier, Agnès de Vaudreuil devra accepter le destin qui est le sien. Un tome qui m'effrayait par la nouvelle composante magique qu'il introduisait avec les Louves, ces sœurs de Saint-Georges ayant pour fonction de combattre la menace draconique, y compris par la magie. Heureusement, loin d'handicaper le roman, cette composante l'a magnifié. Nous avons un troisième tome réellement plus sombre, les Lames se questionnent sur leurs motivation, sur le bien fondé de leur rôle... Ainsi, Leprat est psychologiquement torturé par sa maladie, Saint-Lucq, jusque là imperturbable, prouve qu'il a une morale, Agnès hésite sur son destin, Ballardieu, vieux briscard, fatique... Pire encore, dernier tome oblige, l'auteur n'a plus aucune raison de préserver la vie de nos héros. Ainsi donc des pertes sont plus que jamais envisageables... L'évolution des personnages est certainement la plus intéressante des trois tomes. Afin d'éviter tout spoil important, je ne vais guère m'étendre sur l'intrigue, puisqu'il y aurait risque évident de devoir dévoiler certains éléments des tomes précédents. Je dirais simplement que si dans son ensemble certains éléments ne m'ont pas transcendé (ex : le retour d'un ancien ennemi), la dernière partie est simplement géniale. J'ai ADORE. Nous y retrouvons un Paris dans la tourmente et tandis que les Lames doivent faire du mieux qu'elle peuvent avec leurs maigres compétences, les Louves de Saint-Georges entre en action. Et j'ai trouvé cela tout simplement fantastique, visuellement splendide à imaginer. Rien que pour ce duel entre les Louves et leur ennemi, je ne peux que recommander ce tome. Un coup de cœur à la lecture! J'ai eu un peu plus de mal avec la dernière page. L'auteur y reprend un élément beaucoup trop utilisé à mon goût dans la littérature en lien avec cette période (la preuve je l'ai encore retrouvé, avec un autre angle d'approche dans un livre il y a deux semaines). Mais comment lui en vouloir? Il fallait bien respecter ce qu'avait instauré Alexandre Dumas...!
Pour conclure, cette trilogie a été un véritable plaisir. Malgré ma peur vis à vis de l'univers assez spécial, je n'ai pas boudé mon plaisir un seul instant et aurait aimé en apprendre plus encore! Seul le fait que le spin off centré sur Agnès n'existe qu'en version numérique m'a arrêté. Peut-être un jour... Si je devrais donner un conseil, c'est de ne pas hésiter et de lire cette trilogie. Au pire, vous passerez je pense un moment correct car le style reste malgré tout assez recherché et agréable!
C'était long, mais looong et répétitif. Ah on le saura que Marciac est volontairement débraillé, qu'Almades fait toujours 3 fois les mêmes gestes, que La Fargue s'assoit à califourchon sur sa chaise, que saint lucq a des lunettes rouges. Que Naïs est douce, timide, et surtout qu'elle se tait (une bien bonne qualité de femme comme on les aime), que la fougueuse (et donc marginale) Agnès est sempiternellement corsetée de cuir rouge (fantasme de l'amazone sans doute), que l'italienne ne se définit que par l'attrait sexuel qu'elle exerce sur les hommes, mais en définitive toutes les trois ont la profondeur psychologique d'une feuille de papier. Et la boue, ah la boue parisienne! On en entend parler toutes les 20 pages mais les paragraphes qui lui sont dédiés sont aussi inutiles et insipides que leur sujet qui ne fait que coller aux guêtres des parisiens. Des simagrées, des simulacres de complot pour une résolution 20 pages avant la fin avec une scène que l'auteur imaginait peut-être de l'ampleur de la bataille du gouffre de Helm, mais n'est pas Tolkien qui veut. Aucune empathie pour les personnages. Je priais presque pour qu'ils disparaissent.
Une trilogie de romans de capes et d'épées dans un univers Fantasy assez peu développé. L'écriture est solide, mais l'univers sous-exploité et "gimmicky", et certains personnages sont trop caricaturaux pour être intéressants.
Très bonne fantasy historique. Complètement dans le style de Les Trois Mousquetaires et de Le Sphinx rouge : on y retrouve le Cardinal toujours aussi grandiose, sur un fond de magie, et avec une équipe de fines lames à son service ! Pour avoir lu tout Le Paris des Merveilles et la trilogie de Wielstadt du même auteur, j'ai vraiment préféré les Lames du Cardinal. Sans rien perdre à la facilité de lecture et au rythme entraîné, on y gagne de nombreux personnages, tous différents avec leurs buts et leurs personnalité propre. Chose rare, l'histoire se passe plutôt vers la fin de vie de l'équipe des Lames, et beaucoup de choses (hélas ?) sont laissées non dites (ce qui pour moi, a été un peu frustrant, mais appréciable : il est plus classique de lire le début d'un groupe de héros que sa fin).
Petite déception sur le tome 2, moins entraînant et original que les 1 et 3. A part cela, une très très bonne lecture.
J'ai apprécié la plume de l'auteur et c'est pour ça que je suis allée jusqu'à plus de la moitié. Cependant, je n'ai vraiment pas réussi à passer outre mon manque d'intérêt pour l'époque où se place le récit, particulièrement en fiction. C'est une question de goût uniquement, je le reconnais. Mais je dois aussi dire que j'ai trouvé qu'il était difficile de séparer individuellement les lames, ou même les autres personnages. C'est la première fois qu'il me faut du temps pour me souvenir de qui est qui, à chaque chapitre, ce qui n'aidait évidemment pas l'immersion ou l'attachement. Les lames me donnaient l'impression de ne pas avoir de réelles personnalités en dehors d'un seul trait de caractère (parfois exacerbé), censé les définir entièrement. L'aspect fantastique était aussi bien trop discret à mon goût, dans le sens où je n'en ai pas vu l'intérêt. Je n'ai pas compris ce que ça apportait au récit. (Du moins, jusqu'au chapitre où je me suis arrêté.) Au final, je me suis ennuyée. Page après page, j'attendais le moment où j'allais enfin être emballée, emportée par le récit et l'univers, mais ça n'est pas arrivé.
Bon, heureusement que je suis persévérant et que j'ai voulu donner une seconde chance à Pevel. Je ne sais pas si c'est parce que le Paris des Merveilles était particulièrement à chier ou si Les Lames du Cardinal est particulièrement bien au milieu du reste de son œuvre, mais pour le coup c'était VRAIMENT bien.
Je suis bon public niveau complots (je pige jamais rien avant qu'on me le dise clairement...) donc pour le coup j'ai été servi niveau rebondissements, secrets, etc.
Je maintiens quand même que il y a des façons d'écrire de Pevel que je n'aime pas : il aime trop l'étalage historique en début de chapitre des fois c'est horrible. Et bon, j'ai vu pire niveau écriture des femmes et sincèrement j'ai pas foncièrement été outré mais ça aurait pu être mieux.
En bref c'était vraiment bien (je ne l'aurais jamais lu si j'avais pas commencé une campagne de JDR des Lames du Cardinal en vérité) et j'ai trouvé ce tome vachement politique, ce que j'ai aimé, à voir si les suivants le sont autant mais j'en doute, ils ont l'air plus versés dans le draconique.
C'était...divertissant. Comprenez que ça m'a permis de lire sans me prendre la tête. C'est assez loin de ce que je lis en terme de fantasy. Les personnages féminins tombent dans 2 catégories : la vierge ou la putain. Soit elles apparaissent douces, timides voire facilement manipulables soit elles sont des gourgandines, avec une sexualité débridée et irrespectueuses des conventions. Les personnages sont d'une manière générale, assez peu développés. Ce qui fait que j'ai eu du mal à être empathique avec certains événements. La trilogie a aussi la fâcheuse tendance d'amener plein de petits moments de suspense mais qui retombent comme un soufflé et une intrigue qui se résout dans les dernières pages. Certains clins d'oeil à l'univers de Dumas sont clairement forcés avec l'apparition d'illustres mousquetaires. Cela aurait pu être une bonne trilogie si l'univers avait réellement eu la place de se développer.
Me voici enfin pour la chronique de cette intégrale qui a duré plus d’une semaine, voire même dix jours en lecture ! Bon, entrecoupée de deux lectures, mais tout de même. J’ai eu la sincère impression de ramer, ce qui n’a rien à voir avec le récit en lui-même.
Je ne vous referai pas le topo pour expliquer le contexte des Lames, le résumé fourni ci-dessus s’en charge particulièrement bien à mon avis ! En revanche, je vous parlerai un peu plus de ces Lames, espions, agents secrets qui agissent pour la France sous l’autorité du Cardinal de Richelieu, ainsi que de la menace qui plane sur la France. Les Lames, ce sont quatre hommes, selon les circonstances, ainsi qu’une femme, menés par le capitaine La Fargue. Il serait compliqué d’expliquer comment est chaque Lame, disons simplement qu’ils ont déjà œuvré ensemble et que chacun d’entre eux a des capacités légèrement hors normes. Dans une France où les dragons (oui, oui, des dragons !) essaient de créer une Loge pour asseoir leur pouvoir, les Lames vont essayer de déjouer leurs plans pour le bien de tous. Complots, coups d’avance et conflits sont au rendez-vous, avec plein d’autres surprises qui sauront certainement vous ravir !
Alors, par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire. Ah, je sais. Je vous ai dit que j’avais eu l’impression de ramer. N’allez surtout pas croire que cela est dû à l’histoire, ou à quelque chose ayant trait au roman (la plume, le rythme…). Cela est seulement dû au fait que j’ai lu cette intégrale en ebook, exceptionnellement, et que je ne pouvais pas constater mon avancée dans ma lecture de façon matérielle. C’est psychologique, quoi !
Parce que je peux vous assurer une chose : les Lames du Cardinal est une saga qui vaut largement le coup d’être lue ! Il n’y a pas tellement d’histoire d’amour, pour ceux que cela intéresse de ce côté-là (comme moi, souvent), et cependant le récit nous fait part de liens entre les personnages qui savent vous intriguer et nous faire nous attacher à eux tous. Bon, sauf les ennemis, d’accord. Et cependant, sachez que l’histoire se passe bien de tout ceci, parce que l’introduction du fantastique, des complots et de tout… de toute l’intrigue en elle-même, vous emporte complètement.
Les personnages des Lames sauront, je pense, vous toucher chacun d’une manière différente, et s’ils vous laissent de marbre, rassurez-vous, cela ne durera pas longtemps. Chacun est exceptionnel, et aussi terriblement humain, ce qu’on ne peut qu’apprécier. J’ai beaucoup aimé observer les liens qui existaient dans ce groupe, les réflexions communes, les parts d’ombres qui se faufilaient par-ci, par-là. Peut-être l’aurez-vous remarqué, je peine à trouver mes mots pour vous exprimer combien cette équipe de Lames est intéressante et saura vous faire vous attacher à elle malgré tout ce que vous pourrez lire.
Parce que oui, tout n’est pas Bisounours time, dans ce roman, bien au contraire ! L’histoire est sombre, et ces dragons créent une ambiance fantastique qui ne fait que vous emporter plus. Agissements dans l’ombre, rites et coutumes bien différents des nôtres… Pierre Pevel a su là installer son univers dans une époque historique que nous connaissons pourtant bien, en mêlant sa fiction, la fiction d’autres auteurs et l’Histoire en elle-même. Chapeau bas ! Cela ne m’a que plus enjouée durant ma lecture ! En plus… en plus… J’ai croisé des personnages que j’avais rencontré dans d’autres romans, parfois même juste une mention et tout ce que j’ai trouvé à faire, c’est « hiiiiiii ! » avec un sourire extatique et complètement débile sur le visage. M’enfin, il reste que pour les fans comme moi (je ne dirai pas de quoi :P ), ce genre de passage est juste génial !
Je tiens à parler de la plume de l’auteur. J’ai cru, par moments, lire du Dumas. Alors imaginez comme elle a pu me plaire ! Oui, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, je suis une fan incontesté de Dumas que je considère comme mon maître de plume, ni plus ni moins ! En dehors de ces ressemblances particulièrement appréciables de mon point de vue, Pierre Pevel a son propre style qui est très soigné, sans partir dans le soutenu, de ce genre qui vous fait dire « purée, c’est bien en France qu’on a des auteurs qui savent si bien manier les mots ». Je suis admirative de la façon dont il écrit, vraiment, et ceux qui le liront ou qui l’ont déjà lu me comprendront : il est quasiment impossible de ne pas apprécier cette plume !
Au niveau de l’intrigue, je me suis rarement ennuyée. Je suis prête à parier que les divers essoufflements que j’ai constatés et ressentis n’étaient nullement dus à l’histoire, mais encore une fois, à mon format ebook. Tout est rondement mené, il y a toujours quelque chose pour vous préoccuper et vous transporter dans cette époque fascinante. Oui, fascinante, c’est bien le mot ! On veut toujours en savoir plus, on est ébahi devant, on s’émerveille… Bref, je me perds.
En conclusion, puisqu’il faut bien que je termine, hein, même si l’histoire n’est pas un coup de cœur (format ebook de gnouf), il me faut admettre que c’est un roman qui vaut son pesant d’or et que je suis bien heureuse d’avoir lu. Des personnages attachants, imparfaits et humains, des intrigues fascinantes, un contexte qui a tout pour plaire (voyons… la période des Mousquetaires et de Louis XIII !), une plume qui ne peut qu’enchanter… si Les Lames du Cardinal n’est pas un conte de fée, je peux vous assurer néanmoins qu’il fait partie du florilège de la littérature fantastique française ! Jetez-vous sur cette intégrale ou sur cette saga, vous ne le regretterez pas ! Ce sera un 19/20 pour cette saga et j’adresse toute mon admiration à Pierre Pevel ! (dont je compte bien tenter les autres ouvrages !!!)
J'aime beaucoup Pierre Pevel, son écriture est magnifique et son"Chevalier de Wielstadt" m'a enchantée. L'idée des "Lames du cardinal " était aussi très bonne. Pourquoi ne pas parler des Gardes du Cardinal pour une fois ? Au lieu des mousquetaires comme d'habitude? Malheureusement... ce livre est un bon hommage à Alexandre Dumas mais il n'est que ça. Comme un remix qui est censé apporter quelque chose de nouveau à une chanson mais qui vous donne seulement furieusement envie de réécouter l'original. Oui, Alexandre Dumas écrit bien, on le sait. Et après...? Je suis très déçue de ce livre qui est le dernier d'une série de déceptions. Non, je n'ai pas envie de savoir ce qui se passe après, non je ne suis pas fascinée par les personnages et non, après la première seconde les dragons me laissent froide. Je vais relire La Reine Margot et me noyer dans les dentelles, ça me détendra.
Une histoire de capes et d'épées comme on les aime. Pierre Pevel nous emporte dans son univers historique avec une pointe de fantasy. La lecture est facile et agréable, les personnages sont attachants et hauts en couleur. Je me suis prise plusieurs fois à avoir les larmes aux yeux, à être choquée, interloquée, etc. Tant la lecture était prenante. Dans l'univers de la fantasy, c'est pour moi un must-have!
Une relecture d'été aussi nostalgique que passionnante : Pevel restera sans doute mon écrivain de fantasy française préféré. L'élégance et l'efficacité de sa plume n'ont d'égales que ses personnages extraordinaires, aussi forts qu'énigmatiques. J'espère toujours en apprendre un peu plus sur eux à chaque fois, grapillant le moindre détail...
A wonderful Fantasy set in the period of the three musketeers, just that most of the Major powers are influenced by Dragons. The musketeers themselves appear as side characters, but our main Players are the men in black capes working for Richelieu. Great characters, wonderful worldbuilding, I cannot praise Pevel high enough.
Je viens de finir le tome 1 et j'ai adoré !!!!! Beaucoup d'actions, des complots politiques finalement assez simples mais suffisants...je recommande même si je m'interroge sur la dimension fantaisie du livre et ce qu'apporte la présence des dragons . A voir comme un superbe libre de capes et d epees ...
Plutôt que d’attaquer sa nouvelle saga Haut-Royaume, ma première lecture de Pierre Pevel s’est portée sur ce qui est peut-être sa série la plus connue, les lames du cardinal. Elle a même eu l’insigne honneur d’une traduction anglaise et du prix Morningstar des Gemmell Awards. Avec ce joli palmarès et un pitch plus qu’intriguant, j’ai pas hésité bien longtemps et me suis jeté sur l’édition intégrale de la trilogie, concoctée par Bragelonne.
Les livres se passent à l’époque des trois mousquetaires, autour de 1630, et en reprend le cadre et l’univers. On retrouve en effet une ambiance « de capes et d’épées » classique et bien menée, on croise quelques personnages connus, ça sent l’hommage à Alexandre Dumas car on y retrouve toutes les ficelles et les grandes figures. Mais Pierre Pevel se démarque en ajoutant à l’univers bien connu des mousquetaires une touche de fantasy en la présence de dragons. Le cadre historique très maitrisé est ainsi customisé avec la présence dans les hautes arcanes du pouvoir de loges draconiques qui complotent contre le trône de France, mais les dragons en questions peuvent prendre apparence humaine et évoluent parmi les grands de ce monde, ils sont d’ailleurs déjà bien implantés en Espagne. Oui, dit comme ça, ça fait un peu « je prends un couscous et j’y mets du Nutella, ça peut être que délicieux » mais bizarrement l’intrigue générale se révèle très solide.
Dans ce cadre, nous suivons les aventures d’une unité d’élite au service direct du cardinal de Richelieu, les fameuses lames du cardinal. Dans le premier tome, les lames ont été démantelées après le fiasco du siège de La Rochelle, mais des circonstances particulières vont mener le Cardinal à rappeler le capitaine La Fargue et lui demander de reformer ses lames quelques années plus tard. Nous faisons donc la connaissance de notre groupe de vétéran haut en couleurs et hétéroclite composé de la Baronne Agnès de Vaudreuil, de Nicolas Marciac, Almadès, Saint Lucq et les autres. Même si on peut leur reprocher des caractères un peu archétypaux (le capitaine solide et paternel, le rigolard charmeur, le ténébreux mystérieux sinistre, la jolie noble de caractère et de talent, etc…), la construction des personnages et la dynamique du groupe comptent parmi les grandes qualités de la série, on s’attache énormément aux protagonistes et leurs péripéties deviennent vraiment prenantes. Et ils pètent la classe, aussi.
Ces lames combinent les talents de combattants, d’espion et d’enquêteurs et le gros de leurs aventures se passeront dans le secret le plus total, ils seront chargés de démêler les fils d’intrigues très bien construites et plaisantes à découvrir dans les hautes sphères du pouvoir ou dans les bas-quartiers de Paris. L’auteur sépare souvent son action en alternant les point de vue de manière très rapide pour nous faire découvrir les machinations sous plusieurs angles différents et jouer d’un suspense haletant. C’est pourtant une construction risquée qui m’a donné du fil à retordre en début de roman, cette alternance rapide est assez casse-gueule au moment où on apprend à peine à connaitre les héros, et j’ai bien mis la moitié du premier tome à vraiment apprécier les personnages, au début on est un peu perdu et c’est peut-être le défaut principal de la saga.
Mais une fois passé ce cap, le livre est vraiment très divertissant même s’il ne surprendra jamais les grands amateurs de Dumasseries en tous genres tant l’univers leur paraitra familier, si on enlève les dragons bien sûr, mais leur présence en tant que grosse bestioles qui grognent est finalement secondaire. La description du Paris de l’époque est aussi une grosse qualité du roman, on découvre avec précision beaucoup d’éléments de la ville de l’époque, l’auteur se permet des digressions régulières pour nous raconter quelques « fun facts » ou anecdotes intéressantes, ce qui n’est pas du goût de tout le monde mais m’a beaucoup intéressé.
Comme le laisse entendre le titre de cet article, ces enquêtes/infiltrations/opérations commando dans le secret, dans un monde où les dragons tirent les ficelles du pouvoir et bousculent l’équilibre m’a souvent donné l’impression de lire une campagne de Shadowrun qui aurait pris une bonne vieille machine à remonter le temps vers le XVe siècle (bon, le MJ est vachement balèze, faut avouer). Pas étonnant de lire que l’auteur à un gros background dans le jeu de rôle donc, ça se ressent dans le découpage en « missions » et la caractérisation des personnages, et c’est aussi rigolo de noter que les lames du cardinal ont donné lieu à un jeu, la boucle est bouclée.
La saga des Lames du cardinal est une lecture très divertissante et dépaysante, un détournement fantasy de l’univers des 3 mousquetaires qui en garde toutes les ficelles et les codes, et bénéficie d’une écriture solide et d’un rythme haletant. Malgré des petites réserves sur certains aspects, j’ai beaucoup apprécié cette trilogie et vais très certainement continuer ma découverte de la bibliographie de monsieur Pevel qui compte également la trilogie Wielstadt ou encore le cycle d’Ambremer (qui vient juste d’être réédité chez Bragelonne dans une édition superbe, au passage…).
Un mélange très réussi entre Les Trois Mousquetaires et de la fantasy dragon. Également impressionné par les connaissances historiques de Pierre Pevel sur le Paris sous Louis XIII, qui donne un ancrage historique solide à l'histoire.
Fantasy très (trop) classique, ce qui est intéressant c'est d'insérer ça dans un contexte historique français. Après, tout ça n'est pas très fouillé, les personnages assez caricaturaux et légers... mais la lecture est fluide et agréable. La fin est un peu bâclée à mon goût.
Je suis un peu mitigée. J'ai été tout de suite séduite par le mélange entre l'Histoire et l'histoire de ce livre, j'ai aimé le tome 1, pas trop rapide pour bien présenter les personnages mais j'ai trouvé la fin un peu.. bâclée. Trop rapide.
3.75 stars overall. It was a fun swashbuckling adventure novel set. I enjoyed the first 2 the best. The fencing actions were excellently and accurately described. Overall a food time but I just didn't connect super well with any of the characters.
Ok. Louis XIII, des intrigues, du suspens, du sang. Quoi de mieux que d’ajouter ... des dragons ! C’est ce qu’a fait Pierre Pavel, et le mélange est très très bien réussi !
Un mélange réussi entre un roman de fantasy et un roman de cape et d'épée. J'ai été agréablement surprise malgré l'épaisseur du livre qui m'avait effrayé au début.
Hier soir, j’ai terminé l’excellente trilogie Les Lames du cardinal de Pierre Pevel. Roman de cape et d’épée dans le Paris du XVIIe siècle mêlé à la mythologie des dragons. Mythologie très originale et fascinante avec des sociétés secrètes. C’était génial ! Très bien écrit, très bien documenté (je crois avoir rarement lu un récit aussi bien renseigné sur une époque, une vraie leçon d’histoire, c’est comme si on y était) Les personnages et l’intrigue étaient passionnants. Si vous aimez les jeux de rôles type Baldur’s gate (comme moi) vous allez apprécier les descriptions des scènes d’action qui sont intenses et réussies. Ça envoie et c’est bon ! Dommage qu’il n’y ait pas de suite avec La Fargue, Marcial, Agnès et les autres, ces lames-là vont me manquer. Le 3e tome était le meilleur des 3 avec Notre Dame de Paris comme dernier lieu d’affrontement entre les Lames, les Louves, les Gardes contre le dragon, la Griffe noire et autre société secrète sans oublier les Dracs... à coup de tocsin et de flammes dévorant la capitale. Ça va me manquer !