Gaëlle a choisi d’être femme, Flo hésite encore. Matt, lui, sait que dans trois mois, il deviendra un homme. Dans cette société, tous les enfants naissent hermaphrodites. A seize ans, les adolescents doivent choisir leur sexe. Tous, sauf ceux atteints d’une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle les Porteurs. Matt découvre qu’il est l’un de ceux-là. Mais que cache vraiment la déficience des Porteurs ? Pourquoi l’État les tient-ils sous haute surveillance ? Une formidable histoire de manipulation, de secret d’Etat, et bien entendu d’amour. Ce premier roman est le premier volume d’une trilogie.
J'étais à la fois enthousiaste et sceptique à l'idée de trouver enfin, enfin, un livre qui traite de mes thématiques préférées. On a du dystopique, du genre, de l'orientation sexuelle, du complot étatique. Bref, tout ce qui me plait. Et dans un contexte français, en plus, ce qui change de mes habitudes. Alors forcément, je craignais d'être déçue. Au début de ma lecture, je l'ai même presque été, déçue. Je bougonnais devant l'hétéronormativité ambiante, maugréais face aux stéréotypes de genre tenaces, serrais les dents dès que quelqu'un disait un mot de travers. Mais au fur et à mesure que le livre se développe, Cat Kueva réexplore toutes ces choses qui me hérissaient le poil, les retravaille et les nuance. Et en cela, je trouve que Les Porteurs est d'une qualité rare. Alors bien sûr, je regrette quelques petites choses. Pourquoi les rôles genrés existent-ils, identiques à ceux que l'on connait aujourd'hui, chez les adultes, alors qu'ils paraissent comme "barbares" aux jeunes neutres ? Pourquoi on invente le très bien trouvé terme neutre "fratoeur", pour systématiquement masculiniser (orthographiquement parlant) les pré-Seza ? Ce livre se prêtait plus que jamais à la neutralité genrée, même si je comprends que l'emploi de "iel" ou "celleux" puisse parfois faire peur...
Le rythme et les choix narratifs m'ont paru parfois un peu particuliers, avec des grosses ellipses quand il s'agit d'avoir des explications capitales entre les personnages, des alternances de temps d'un chapitre à l'autre, ou l'insertion de chapitres qui semblent ne rien avoir à voir avec l'intrigue (mais je parie que ça prendra sens avec les autres volumes). Pour autant, le livre se lit vraiment bien, très rapidement, et l'enchainement des évènements est suffisamment soutenu pour garder l'attention du·de la lecteur·trice.
Si je chipote ainsi sur des détails qui relèvent de la forme, c'est parce que ce livre a un énorme potentiel, et que je n'ai pas trouvé grand chose à redire à l'intrigue. Ce premier tome des Porteurs est franchement prometteur. La fin m'a un peu laissée en WTF?!? (sérieusement, Matt ??), donc j'ai forcément envie d'en lire plus. Gros big up personnel à Gaëlle, et gros hug virtuel à Flo.
La lecture a été assez difficile car je n'ai pas trouvé de cohérence dans l'univers proposé.
Dans ce monde, une catastrophe nucléaire crée des mutations dans la population et les premiers bébés "hermaphrodites" (je note l'utilisation maladroite du terme). Se crée un rituel social : les enfants sont tous "neutres" et doivent choisir leur sexe à 16 ans, entre homme et femme, suite à quoi iels seront opéré.e.s et soumis.es à un traitement hormonal.
Je n'ai rien contre cette prémisse, mais ça s'est compliqué quand on nous explique que les enfants apprennent à l'école qu'avant cette catastrophe nucléaire, les stéréotypes de genre existaient, mais plus maintenant. L'auteurice semble indiquer que la société est dé-genrée, que les gens ne sont plus assujettis au rose ou au bleu, à la domination virile ou à l'asservissement féminin...
Pourtant, dès 16 ans, les jeunes doivent tout de même se conformer à des stéréotypes de genre : si l'on choisit d'être une fille, on doit porter une robe par exemple... Et on sous-entend assez vite qu'il y a une sorte de complot gouvernemental pour empêcher les jeunes neutres de refuser cette transition.
J'ai peut-être mal compris la construction de l'univers de ce roman, mais dans tous les cas c'est très maladroit. Les bases de cette dystopie sont très bancales, et peu crédibles. J'ai compris ce que l'auteurice voulait faire de ce concept autour du genre et de l'auto-détermination, mais j'ai trouvé ça plutôt mal exécuté. J'ai aussi trouvé dommage qu'on ne nous offre pas un peu plus d'empathie avec les personnages dans cette perspective de sexuation : pourquoi le rituel de la ''Seza" est-il aussi important ? Que signifie masculin, que signifie féminin pour elleux ? Si on nous a expliqué le fonctionnement de cette problématique, on ne nous a pas plongé dans les ressentis des personnages. Donc on sait, mais on ne comprend pas... Difficile de trouver les personnages attachants à partir de ça.
La corruption des grandes entreprises, les mensonges des politiciens, le contrôle de l'État sur la vie de ses citoyens, la sexualité, le pouvoir, l'adolescence et le développement de soi, tous les sujets y passent.
À une époque où tous naissent hermaphrodites, c'est à l'âge de 16 ans que le champ des possibles s'agrandit. Les adolescents peuvent décider du genre qui leur convient le mieux.
Matt, notre héros, a hâte de devenir un homme. Gaëlle, sa petite amie, a choisi d'être une femme. Quant à Flo, sa nouvelle apparence et les attentes que la société a d'elle depuis qu'elle a décidé de devenir Floriane, lui pose beaucoup de soucis. Les préjugés ont la dent dure.
D'autres personnages secondaires m'intriguent également : le Docteur Michelon, son fils et la société de Mariza Karpakova.
Je suis une passionné de dystopies, et ce fut un véritable plaisir de découvrir cette Néo-société. L'intrigue se met en place au fur et à mesure, des personnages mystérieux font leur apparition et un tout nouvel horizon se profile pour Matt. Cette quête d'identité va finalement s'avérer plus compliqué que nos jeunes l'avaient prévue, et le lecteur apprend rapidement que des enjeux politiques et financiers, transforme l'avenir d'un groupe d'individus. Les Porteurs.
C'était vraiment....pas bien. Selon moi, il ce livre manquait de tout. De style, d'histoire bien menée, de personalité dans les personnages, de délicatesse. L'histoire partait dans tous les sens, le style plat, ne m'a rien fait ressentir du tout, Matt, personnage principal, je l'ai détesté(e) du début à la fin. Enfin, la transidentité allait forcément être abordée...mais c'était très mal fait, tout comme l'homosexualité, le féminisme, même un peu l'avortement...il y a peu de livre que je trouve mauvais mais là....
Une histoire assez sympa qui aborde des thèmes intéressants : la sexualité, le contrôle de l'Etat, les jeux de pouvoir, la recherche de soi, les questionnements adolescents etc etc.
J'ai beaucoup aimé Matt, ce personnage qui est un Pré-Seza et qui découvre qu'il est un Porteur, donc qu'il va devoir rester "neutre", ne pas pouvoir choisir de sexe à ses seize ans comme tout le monde. Gaëlle, la petite amie de Matt, m'a parfois énormément énervée et d'autres fois beaucoup attendrie. Son développement du début à la fin du récit est très bien réfléchi. J'ai moins aimé celui de Matt, et en particulier la révélation finale parce que clairement, j'espérais autre chose !
D'autres personnages secondaires m'intriguent beaucoup et j'espère qu'ils seront plus développés dans les tomes suivants. Je pense notamment à Gaëlle et au Docteur Michelon !
Bref une bonne histoire, mais je pense que ça aurait pu aller encore plus loin et on aurait pu encore plus approfondir les personnages ! Je lirais probablement la suite.
Dans un univers où tous naisse hermaphrodite, Matt à hâte d'enfin devenir un homme. Mais rien ne va se passer comme prévue quand on lui annonce qu'il ne pourra pas faire le choix pour ses 16 ans. Au fils des pages on sens l'intrigue se profiler, mais l'on ne devine que le sommet de l'iceberg ! Et cette fin... je vais attendre la suite avec impatience ! Un début de trilogie très prometteur pour la suite !
Meh ? Je croyais tomber sur une dystopie qui parlait du genre et du sexe (intéressant pour mes jeunes qui se cherchent). J'ai été déçue. C'est très binaire comme manière de penser, les personnages sont fades et unidimensionnels. On aurait pu faire bien mieux. Mais en même temps, je ne suis pas le public cible...
it disappointed me, unfortunately. The idea of the book was great, about people choosing their gender, but I didn't like how it turned out. The end was weird, and the characters weren't all the time understandable. Anyhow, it didn't convince me, so I won't read the next book...
J'ai adoré lire ce livre. La façon dont l'auteur explore les thèmes du genre et de l'identité, bien que parfois un peu simpliste, facilite les réflexions et pousse le lecteur à se poser des questions sur sa propre vision de ce qu'est le genre et ce que l'identité veut dire.
Le choix de style est également bien fait, car la dystopie permet d'aller exploiter les thèmes nommés précédemment tout en permettant un aperçu de ce que le gouvernement peut amener dans des enjeux pareils et ce que le contrôle de facteurs biologiques amène moralement et éthiquement en société. La question de la société et de l'influence qu'elle a dans l'ère dystopique que propose l'auteur versus ce que la société actuelle croit et comment elle influence les stéréotypes, préjugés et identités de genre est également très bien faite dans ce livre. Les parallèles sont flagrants et paradoxaux en même temps. Ils illustrent la nature humaine de manière brillante, que l'on soit des années dans le futur ou dans le présent.
Les personnages ont également des développements bien écrits et permettent de mettre en surbrillance la fluidité de l'identité et des relations humaines. Le personnage de Matt a particulièrement bien montré cette croissance. Les personnages sont attachants, malgré un petit manque de nuance ici et là. Ils pourraient être encore plus 3D, plus complexes dans leurs motivations, leurs intérêts, leurs origines, etc. Les relations sont aussi bien utilisées dans l'avancée de l'histoire et des obstacles affrontés. Les personnalités des personnages de Lou et de Gaelle ainsi que la façon qu'ils traversent les obstacles sont bien développées.
J'ai aussi bien aimé le symbolisme du tarot et les étapes du développement du personnage de Matt que les cartes illustraient. La relation de Lou et de Matt permettait aussi de comprendre les années marquantes que sont l'adolescence et la profondeur des changements qui marquent le passage vers l'âge adulte.
De manière générale, j'ai beaucoup adoré ce livre et j'ai très hâte de lire la suite.
Je n’ai pas vraiment aimé ce livre, j’avais déjà pris peur avec la mention « hermaphrodite » qui est confondu avec intersex. Je pense que l’auteur aurait dû mieux se renseigner sur ce sujet et parler avec des personnes intersex... C’est bourré de clichés hétéronormatifs, comme si quand on « choisi » d’être femme on doit avoir un mari. Puis la fin m’a vachement déçu je ne reconnaissais même plus Matt. Je n’ai également pas aimé l’écriture de ce livre... Bref un livre dont j’aurais pu me passer, je ne sais pas si je vais continuer à lire la suite mais je ne vais certainement pas payer pour. Seul point positif qui aurait pu être développé est le personnage de flo et le mélange frère et sœur -> fratœur est bien trouvé.
Qu'arriverait-il si l'on devait choisir notre sexe ? C'est quoi être une femme et c'est quoi être un homme ? Et qu'arriverait-il si nous restions sans genre en particulier ? Ce sont les questions que posent ce roman. J'ai aimé : le thème extrêmement original et d'actualité, l'intrigue (Matt est porteur et contrairement à ses amis, il ne pourrait pas choisir son sexe à 16 ans mais devra attendre 30 ans) et le complot politique. Une bonne alchimie pour ce premier tome... Hâte de lire la suite.
Déçue par ce livre pour lequel j’avais beaucoup d’attente tant le sujet est actuel et polémique. Malheureusement, l’écriture ne m’a pas convaincu et pas permis de m’attacher aux personnages. Pas une lecture désagréable mais aucune envie de poursuivre avec les tomes suivants
1er tome de la trilogie, Matt met bien en place le cadre de l'histoire. Jai trouvé intéressant le fonctionnement de cette société post catastrophique où les radiations ont modifié le genre des êtres humains. Je regrette que la narration n'utilise pas justement une manière non genrée pour désigner les personnages avant leur choix de genre et le maintien des stéréotypes de genre une fois que le choix a été fait. Cela reste cependant intéressant et intrigant.
Quelle tristesse … C’était nul, du début à la fin. Franchement je suis bien contente de m’être débarrassée de ce livre il y a des années. Passez votre chemin, ne perdez pas votre temps. Il y a tellement d’autres livres mieux que celui là a lire.
J'ai beaucoup apprécié l'histoire derrière cette société different, et le fait de choisir son sexe à ses 16 ans est très innovateur.Le choix de Matt à la fin nous fait réfléchir sur notre propre identité. Bref, une bonne lecture, et j’attends la suite avec impatience. Je recommande.
Un premier tome prometteur, avec pas mal de révélations, le seul bémol pour moi c'est que les personnes n'ayant pas encore choisi leur genres soit genrées au masculin et pas au neutre.