CE ROMAN N'EST PAS CLASSÉ JEUNESSE (même si le niveau d'écriture est celui de l'école primaire) ET EST DONC CLASSÉ ADULTE. Contient des agressions sexuelles, du machisme et beaucoup de relations superficielles, voir malsaines.
Cette très longue saga de douze tomes a été lues avec la conviction qu'on ne peut juger sans en avoir lu l'entièreté. Je n'aurais jamais du persévérer, quelle perte de temps et quelle univers bancal que celui des chevaliers les plus ennuyeux que j'ai jamais croisés en littérature. Au bout de ce marathon de déceptions, force est de constater que plusieurs points sont boiteux.
D'abord, le schéma actanciel est le même autant pour les tomes que les chapitres et forme une boucle, ce qui permet de déterminer la fin après le premier chapitre ou le 1er tome. Exemple: à chaque nouveau personnage, il y en aura un second qui arrivera peu après de sexe opposé, ils tombent en amour et se marieront ( ou presque).
Le niveau d'écriture est celui d'un livre pour enfant en terme de narration , de vocabulaire et de difficulté, mais comme certains thèmes sont scabreux ou sexuellement explicite, on retrouve ce livre en section adulte.
Il y a TROP de personnages ( dans les 200 au moins ), au point où j'ai du me référer à la longue liste d'écuyer/chevalier mise au début de chaque livre juste pour comprendre de qui on parlait dans certains passages, dont un double décès. Le problème, c'est que lorsqu'on ignore de qui il s'agit, l'effet de drame disparaît et laisse un juste un sentiment de vide et d'agacement. Par ailleurs, ils se ressemblent affreusement tous, avec la même orientation sexuelle, la même couleur de peau, la même gueule caucasienne de base, les mêmes qualificatifs de beauté ( parce que bien sur, ils sont TOUS "beaux"), on nage dans un cauchemar d'homogénéité vraiment aliénante. Pire, ils s'expriment souvent de la même manière, c'est donc très confus de trouver un semblant de personnalité à ces clones chevaleresques.
Finalement, on a des méchants-laids-stupides tous hybrides entre animal-homme, contre les tout gentils tout beaux tout merveilleux-la-vie-est-un-nuage-rose. On nage en pleins stéréotype, et pas les moins indigestes. Sauf Wellan, le chef...un vrai salopard. Que s'est-il donc passé avec ce personnage? C'est à croire que Robillard a voulu en faire l'étendard des Chevaliers, mais a force de poussé sur la perfection, elle en a fait le type détestable à qui on passe tout. J'ai rarement détesté un personnage autant que celui-là étant ado. Devenue adulte, je le trouve juste insupportablement couillon et paternaliste. Oui, je suis dure, mais quand on découvre la réelle diversité dans les romans, Wellan n'est rien de plus qu'un homme blanc basique macho qui ne réalise pas l'ampleur de sa bêtise et de son manque de charisme. Dans un monde conditionné à l’idolâtrer, difficile de faire autrement, cela dit.
La fin est prévisible depuis le tome 1 et ne mérite pas que l'on dépense de l'argent pour la lire.
Et NON, Anne Robillard n'est pas la "J.K"Rowling" du Québec, c'est une insulte à l'autrice britannique et à la littérature en général.
Pour le moment, cette saga est en queue de peloton derrière tous les autres livres du genre Fantasy pour moi, aux côtés des navets érotiques Fantasy du genre ACOTAR. Et je ne comprend pas comment on peut réécrire 36 fois la même chose et se dire autrice ( et oui, après les Chevaliers d’émeraude, vous avez ceux d'Enkidiev , puis ceux d'Anthares, douze tomes chacun, même redondance).
Je vous suggère les romans de Victoria Schwab, Leigh Bardugo, Margaret Rogerson, pour la Fantasy adulte.
Pour de la Fantasy plus légère, la trilogie "Légendes et Lattes" de Travis Baldree est très accessible et rafraichissante.
Pour la Fantasy adolescente, il y a les romans Fantasy magnifiques de la maison d'édition Gulf stream, la collection Épix de la maison d'édition du Rouergue ( Comme "Rainbow apocalypse, Dolpang ou Le royaume de la pierre D'Angle") et la maison québécoise Luzerne Rousse se spécialise dans les romans Fantasy pour vieux ados.
Catégorisation: Roman Fantasy québécois, littérature adulte, 18 ans+
Note: 1/10