Boris Vian was a French polymath: writer, poet, musician, singer, translator, critic, actor, inventor and engineer. He is best remembered for novels such as L’Écume des jours and L'Arrache-cœur (translated into English as Froth on the Daydream and Heartsnatcher, respectively). He is also known for highly controversial "criminal" fiction released under the pseudonym Vernon Sullivan and some of his songs (particularly the anti-war Le Déserteur). Vian was also fascinated with jazz: he served as liaison for, among others, Duke Ellington and Miles Davis in Paris, wrote for several French jazz-reviews (Le Jazz Hot, Paris Jazz) and published numerous articles dealing with jazz both in the United States and in France.
Ma première immersion dans l’univers farfelu de Boris Vian, rendu étonnant par son subtil jeu de mots et d’expressions m’a permis de situer très facilement le registre de cet auteur, qui base sa plume sur la multitude de tonalités, souvent hétérogènes.
Avec « le Ratichon baigneur et autres nouvelles inédites », j’en ai eu le cœur net.
Un recueil de quinze nouvelles, ou une déflagration de cette extase littéraire sonnante qu’on croise de temps à autre dans les étals des libraires.
Public des cabarets, méfie-toi de l’orchestre !
« Tu arrives là, bien gentil, bien habillé, bien parfumé, bien content, parce que tu as bien dîné, tu t’assieds à une table confortable, devant un cocktail délectable, tu as quitté ton pardessus chaud et cossu, tu déploies négligemment tes fourrures, tes bijoux et tes parures, tu souris, tu te détends…Tu regardes le corsage de ta voisine et tu penses qu’en dansant tu pourras t’en approcher… tu l’invites… et tes malheurs commencent. » – [Méfie toi de l’orchestre]
L’hétérogénéité donc demeure le trait marquant de ces nouvelles, du policier, au romanesque en passant par les délires artistiques, fantastiques ou d’un humble train-train de vie.
Le cran qui s’y profile n’est pas du même acabit en allant d’un récit à l’autre : tantôt libertin, argotique, noir, bizarre, somme tout déroutant, et c’est tout bonnement le fruit d’une imagination inouïe. On y croise des airs manipulateurs emportant les cœurs ou encore un humour fou duquel des rires ardents peuvent s’épancher.
« Elle descendit, un peu étourdie. Ç’avait été si facile ! Le candidat suivant prit sa place et elle l’entendit vaguement démarrer dans un bruyant ronflement de moteur. Elle chercha Jean des yeux. Le moniteur de l’école, qui les avait accompagnés, lui apprit qu’il passait l’examen dans la seconde voiture avec l’autre examinateur. Maintenant, elle se sentait terriblement inquiète. Pourvu qu’il l’obtienne aussi. Ce serait terrible s’il le ratait ; quelle figure ferait-elle devant lui ? Elle se prit à souhaiter de ne pas avoir réussi, elle avait peur que sa chance ne nuisît à celle de Jean, que le sort refusât de les favoriser tous les deux. » – [Marthe et Jean]
Des nouvelles aux idées pour le moins biscornues fidèlement reproduites à travers des tournures, des dialogues et des mots acerbes doublant le plaisir de découverte.
Une lecture recommandée pour tout lecteur voulant sortir des classiques sentiers littéraires.
Taková jednohubka - patnáct kratičkých absurdních povídek známého patafyzika, prozaika, novináře a kritika, jazzového hudebního skladatele, trumpetisty, dramatika, písničkáře, herce, malíře, překladatele a scenáristy (má toho skoro jako Jára Cimrman). Určitě pobaví, nicméně jako teenager jsem z toho byl podstatně nadšenější.
“Mimochodom, tí ľudia boli veľmi zvláštni. Väčšina mladých so sústredeným výrazom a vlasmi na ježka, dievčence neskrývali pod vonkajším lesbickým výzorom, že nemajú absolútne žiaden záujem o sexuálne záležitosti. Väčšina z nich si držala pod pazuchou nejakú literárnu revue či skôr existencialistický časopis. Tí, čo nemali nič, postupne zmätene opúšťali terén.”
Boris Vian est un écrivain assez intriguant. J'ai aimé ses nouvelles mais en même temps elles m'ont intriguée. Je riais sans pouvoir m'arrêter, non pas à cause du contenu comique, mais plutôt que je ne comprenait presque rien à ce qu'il voulait dire, au sens caché derrière ses singeries...s'il y en a!