Comme le souligne Robert Genaille dans sa préface, Diogène Laërce est un très mauvais historien de la philosophie. Mais c’est le seul qui nous soit parvenu et qui nous donne ainsi un panorama large des penseurs qui se sont succédés jusqu’à la fin du IIe siècle. Sans lui, nombre d’entre eux nous seraient totalement inconnus. Et rien que pour cela, sa place est essentielle.
Mais cela justifie aussi une longue préface. Sans elle, et un abondant appareil de notes, le lecteur serait un peu perdu. Mais si Diogène est souvent confus, il est presque toujours distrayant et la succession d’anecdotes et bons mots donne un aperçu vivant de ces grands savants que l’on a tendance à ne considérer que comme des machines à produire des concepts abstraits.
Pour résumer, si vous voulez connaître la philosophie antique il y a de très bons ouvrages, de Pierre Hadot ou Lucien Jerphagnon par exemple, mais pour les anecdotes amusantes vous pouvez vous fier à Diogène Laërce.
Et maintenant j’attaque la lecture du tome 2…