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Une pension en Italie

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Milieu des années 60 : au cours d'un été caniculaire en Toscane, l'harmonie tranquille d'une famille française est bouleversée par un événement inattendu. En trois jours, ce sont plusieurs vies qui basculent. La stupeur impose aussitôt le secret. Celui-ci sera longtemps gardé. Jusqu'à ce qu'un écrivain, héritier de cette histoire, parte de nos jours en quête de la vérité.

Mêlant suspense et sensualité,
Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à
Sur la route de Madison et
Chambre avec vue.

240 pages, Paperback

Published January 8, 2026

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About the author

Philippe Besson

61 books1,321 followers
In 1999, Besson, who was a jurist at that time, was inspired to write his first novel, In the Absence of Men, while reading some accounts of ex-servicemen of the First World War. The novel won the Emmanuel-Roblès prize.

L'Arrière-saison, published in 2002, won the Grand Prix RTL-Lire 2003. Un garçon d'Italie was nominated for the Goncourt and the Médicis prizes.

Seeing that his works aroused so much interest, Philippe Besson then decided to dedicate himself exclusively to his writing.

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Community Reviews

5 stars
60 (38%)
4 stars
66 (42%)
3 stars
27 (17%)
2 stars
3 (1%)
1 star
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Displaying 1 - 30 of 43 reviews
Profile Image for Jo.
1,218 reviews227 followers
November 24, 2025
Dans ce roman, Philippe Besson revient sur une histoire longtemps murmurée dans sa famille et nous entraîne dans la Toscane des années 60, vibrante de chaleur et de lumière. Au cœur de l’été écrasant, un homme, son grand-père, découvre, presque malgré lui, une part essentielle de ce qu’il est à travers une passion imprévisible qui bouleversera à jamais l’équilibre familial.

Philippe Besson raconte cette vérité enfouie avec une délicatesse infinie. Il avance par gestes minuscules, par frémissements, laissant affleurer la pudeur, le courage discret et la tendresse qui enveloppe les êtres lorsqu’ils osent enfin se regarder en face. L’auteur cherche à comprendre l’origine d’un secret qui a pesé sur plusieurs générations et cette enquête intime donne au livre une tension douce, subtile et toujours habitée. La façon qu’a Philippe Besson de narrer les prises de décisions de son grand-père sans jamais le juger m’a énormément ému. Il l’accompagne et lui rend justice tout à parvenant à laisser la complexité de celui-ci se déployer avec une bienveillance qui ravage.

On avance dans le récit comme on marcherait dans une ville étrangère : émerveillé, un peu ébloui et le regard ouvert aux surprises de la flânerie. Le décor italien, avec ses façades baignées de soleil, ses pierres claires qui captent la chaleur et son architecture fascinante, offre un écrin somptueux à cette exploration personnelle.

« Une pension en Italie » est un roman qui serre le cœur autant qu’il le réchauffe. C’est un texte très solaire, ultra sensible, profondément sincère. J’ai beaucoup aimé m’y abandonner et dois reconnaître que le roman m’a fait énormément de bien au milieu d’un moment où j’avais un peu moins envie d’ouvrir un livre. Une parenthèse lumineuse parmi la grisaille hivernale que je recommande vivement de découvrir dès sa sortie !
Profile Image for Zéro Janvier.
1,729 reviews126 followers
January 9, 2026
Début janvier, le moment est venu de mon rendez-vous annuel avec un nouveau roman de Philippe Besson, un auteur que je lis fidèlement depuis ses premiers romans au début des années 2000, même si mon enthousiasme pour ses textes a faibli depuis cette époque.

Il revient cette année avec un récit autour d'un secret de famille qui concerne son grand-père paternel, autour d'un séjour de vacances en Italie. Quand on connait Philippe Besson et son œuvre, le secret en question est assez aisé à devenir, et il ne fait d'ailleurs pas durer le suspense très longtemps. L'enjeu, ce n'est pas le secret lui-même, mais le déroulement des événements, leurs conséquences sur toute la famille, et la suite, pour les uns et les autres.

On retrouve le style caractéristique de Philippe Besson, avec ses tics de langage, ses effets de style maladroits, ses tentatives d'écrire du beau sans en avoir l'air. J'y ai longtemps été sensible, je le suis moins désormais.

Le récit lui-même est sans surprise, parfois un peu plat. Pourtant, la dernière partie m'a saisi au cœur, alors que je ne m'y attendais plus. J'ai refermé le livre en me disant qu'il reste dans l'écriture de Philippe Besson quelques traces de ce que j'avais tant aimé il y a plus de vingt ans, ou bien qu'il reste quelques traces de celui que j'étais alors, plus jeune, plus naïf sans doute.
Profile Image for Shrimp .
80 reviews
January 12, 2026
lu pour le travail pcq oui je suis désormais une corporate book girly (en stage certes, mais tout de même)
c'était absolument sublime, une bonne histoire d'amour tragique comme on aime, sur fond d'Italie et de Sufjan Stevens pcq en vrai pq pas
c'est pas mon préféré cela dit mais avec Philippe Besson, même ceux qui ne sont pas tes préférés sont tout de même des 5 étoiles
Profile Image for Sarah.
69 reviews
February 2, 2026
agréablement surprise (pas par le plot i saw that coming from miles away) mais j'ai beaucoup aimé le style et c'était très touchant
Profile Image for Hajer.
718 reviews
January 12, 2026
Avec toujours la même émotion et la même subtilité, Philippe Besson nous conte une histoire simple et belle.
Bercé par le souffle du sirocco du sud italien, par les saveurs des fromages et sauces toscanes, ce roman emporte son lecteur dans le voyage doux amer du souvenir éternel et des amours défendues.

# Call Me by Your Name 2017
Profile Image for Flavie.
87 reviews19 followers
November 24, 2025
PHILIPPE ARRÊTE DE ME FAIRE PLEURER BON SANG
Profile Image for Reinleen.
78 reviews1 follower
January 30, 2026
Un roman qui m'a attiré par sa couverture, puis par son synopsis.
Je pense que j'attendais plus de ce roman mais l'histoire est particulièrement touchante et bien écrite.
Profile Image for sasha.
69 reviews5 followers
November 26, 2025
un magnifique ouvrage qui retrace la vie d’un homme dont le destin a été effacé.
philippe besson fait le parfait mélange entre une enquête sur son passé familial et un roman doux et sincère sur l’amour, l’identité et le courage. c’est un récit important ; un roman qui parle d’homosexualité dans les années 60, d’homophobie internalisée, qui raconte toutes ces personnes comme Paul, toutes ces personnes qui devaient enfouir au fond d’elles qui elles étaient. il n’y a pas de grand méchant dans cette histoire, si ce n’est la société de l’époque. la femme de paul, la grand-mère de Besson, était une femme blessée, ancrée dans son époque, qui pensait agir justement et faire le meilleur choix pour sa famille. Paul était une personne qui souhaitait simplement exister.
j’espère que cette enquête, que ces découvertes, ont été bénéfiques à l’auteur, je pense que c’est un roman simple et touchant, facile à lire et faire lire, extrêmement rapide à lire également. c’est un roman nécessaire, témoin d’une époque précise mais également d’une modernité folle.
Profile Image for Kirjava.
40 reviews
January 9, 2026
c'est probablement mon roman préféré de Philippe Besson, il y a tant d'empathie, de tendresse, de compréhension pour cet homme de sa famille qu'il n'a pas connu, qui pourtant lui ressemble plus que quiconque qui partage son sang.
C'est toujours écrit avec une justesse rare, l'auteur a toujours le don de mettre les bons mots sur les choses, c'est merveilleux à lire. Mon premier roman de l'année, et premier coup de cœur ❤️❤️❤️
Profile Image for Brian.
181 reviews7 followers
January 12, 2026
Une nouvelle année, un nouveau livre de Philippe lu. La découverte d’un héritage, d’un secret de famille qui se dévoile quand Philippe hérite de ce fameux secret. Un secret, poignant, émouvant et déchirant qui aura marqué plusieurs générations ❤️
1 review
January 23, 2026
Roman très bien écrit ! L’histoire est parfois prévisible, mais elle est tout de même intéressante. Elle est écrite avec délicatesse et les aller-retours dans le temps sont justes. Finalement, la description des paysages italiens donne envie de voyager !
Profile Image for Marie.
22 reviews2 followers
January 10, 2026
Encore un livre de Philippe besson qui me donne envie de pleurer en position fœtal
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
860 reviews36 followers
January 30, 2026
Quand les silences familiaux brûlent plus fort que le soleil toscan

Il y a des livres qui avancent à pas feutrés, presque en retenue, et qui, pourtant, laissent une trace durable. « Une pension en Italie » fait partie de ceux-là. Philippe Besson revient à l’un de ses territoires de prédilection : la mémoire familiale, les non-dits, les événements fondateurs que l’on préfère taire plutôt que comprendre. Il explore la façon dont un été peut fissurer des vies entières.

Un été italien sous haute tension

Milieu des années 1960. Une famille française, les Virsac, passe l’été en Toscane, dans une pension italienne écrasée par la chaleur. Le décor est idyllique en apparence : le soleil, la lenteur estivale, l’exotisme rassurant des vacances à l’étranger. Mais très vite, cette douceur factice laisse place à une tension latente.

Paul, le père, est professeur d’italien à Nice. Gaby, sa femme, et leurs deux filles, Suzanne (la mère de notre narrateur), 18 ans, et Colette, 10 ans, se préparent à passer de belles vacances et à découvrir les splendeurs de la région.

Un événement inattendu survient. Brutal. Définitif.
À partir de cet instant, plus rien ne sera jamais comme avant. Ne me soudoyez pas pour que je vous dise de quoi il s’agit. Je ne vous dévoilerai rien !

« Il attend que sa femme et des enfants reviennent de Volterra. Que les choses reprennent leur cours, que tout rentre dans l’ordre. »

Ce qui frappe immédiatement, c’est la manière dont Philippe Besson installe l’atmosphère : la chaleur devient presque suffocante, les corps sont alourdis, les esprits engourdis. Tout semble figé, comme suspendu, et pourtant le drame couve. La Toscane n’est pas ici un décor de carte postale, mais un espace clos, étouffant, propice aux secrets et aux mensonges.

Le poids du secret et la violence du silence

Au cœur du roman, il y a un secret. Un secret imposé, partagé tacitement, que chacun accepte de porter sans jamais le nommer. Et c’est sans doute là que « Une pension en Italie » est le plus juste et le plus troublant : Philippe Besson décrit avec une précision presque clinique la manière dont les familles se construisent parfois sur des silences toxiques.

Ce n’est pas tant l’événement en lui-même qui est au centre du récit que ses conséquences. Comment continuer à vivre après ? Comment grandir avec une vérité tronquée ? Comment se construire quand une part essentielle de l’histoire familiale a été volontairement effacée ?

Le silence devient un héritage. Il se transmet, se déforme, pèse sur les générations suivantes.

Un narrateur en quête de vérité

Des années plus tard, Philippe, héritier de cette histoire, décide de revenir sur cet été italien. Il cherche à comprendre. À reconstituer. À mettre des mots là où il n’y en a jamais eu.

Cette mise en abyme fonctionne particulièrement bien. Philippe Besson brouille volontairement les frontières entre fiction, mémoire et introspection. On retrouve ici un thème récurrent de son œuvre : l’écriture comme tentative de réparation, comme moyen d’affronter ce qui a été trop longtemps enfoui.

La plume est sobre, presque dépouillée. Chaque phrase semble pesée, retenue. Rien n’est jamais trop expliqué, trop démonstratif. Cette économie de mots renforce l’émotion et laisse au lecteur un espace pour ressentir, interpréter, combler les blancs.

« Pour se rassurer, Paul songe que les romans ne sont pas la vraie vie, et que c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on en lit. »

Une lecture tout en retenue (peut-être trop)

Si « Une pension en Italie » séduit par son atmosphère et la finesse de son analyse psychologique, il pourra aussi laisser certains lecteurs à distance. Ceux qui attendent un récit plus incarné, des personnages plus développés ou un dénouement plus appuyé pourront rester sur leur faim.

Philippe Besson choisit la suggestion plutôt que l’affrontement, l’allusion plutôt que la révélation. C’est un parti pris assumé, cohérent avec son écriture, mais qui demande une certaine disponibilité émotionnelle au lecteur. Ici, tout se joue dans les non-dits, les regards, les silences, et cela peut frustrer autant que toucher.

Mon ressenti de lecture

J’ai été profondément touchée par le côté feutré de ce roman. Philippe Besson installe une ambiance douce en surface, presque apaisante, alors même que le sujet abordé est lourd, complexe, profondément intime. Cette contradiction m’a beaucoup marquée : on lit dans le calme, mais quelque chose travaille en profondeur.

Ce qui m’a particulièrement parlé, c’est le thème sous-jacent : faut-il vivre pour soi ou pour les autres ? Jusqu’où peut-on aller pour préserver les apparences, protéger une famille, maintenir une image, sans finir par se perdre soi-même ? Le roman montre avec une grande justesse à quel point le renoncement peut devenir une forme d’effacement, et comment le silence, choisi ou imposé, finit par façonner toute une vie.

Malgré la gravité du propos, cette lecture m’a semblé étrangement apaisante. C’est un roman qui se lit lentement, qui accompagne, et qui continue de résonner une fois refermé, comme une réflexion intime que l’on garde pour soi.

Pourquoi lire « Une pension en Italie » ?

Pour la justesse avec laquelle Philippe Besson décrit les mécanismes du secret familial
Pour l’atmosphère lourde et solaire à la fois de cette Toscane des années 60
Pour cette réflexion subtile sur la mémoire, la transmission et l’écriture
Pour celles et ceux qui aiment les romans introspectifs et mélancoliques

Pour finir

Enfin, le roman se prolonge par un cahier de photos, qui vient renforcer encore cette impression de réel et de mémoire recomposée. Ces images agissent comme des traces, des preuves silencieuses et donnent une autre épaisseur au récit. Elles brouillent un peu plus la frontière entre fiction et histoire familiale et invitent le lecteur à regarder autrement ce qui a été raconté jusque-là.

« Une pension en Italie » est un roman discret, presque fragile, qui s’insinue lentement sous la peau. Il ne cherche pas à choquer ni à séduire à tout prix, mais à dire l’indicible, avec pudeur et précision. Une lecture qui se ressent plus qu’elle ne se raconte et qui rappelle que certains étés ne s’achèvent jamais vraiment…

« Il en a conclu que non, qu’il vaut bien mieux se taire dans ces cas-là, qu’il ne sert à rien de blesser l’être qui compte le plus pour soi, le pilier de son existence, il ne sert à rien surtout de risquer de mettre en péril l’équilibre qu’ils ont atteint, d’envoyer valdinguer vingt-cinq ans de vie commune, et tout ça pour quoi ? »

#UnepensionenItalie #PhilippeBesson #Julliard
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,095 reviews43 followers
January 8, 2026
Coup de cœur absolu pour ce nouveau Besson, je commence l'année comme l'an dernier en compagnie de la plume de cet auteur que j'aime de plus en plus.

Une plume sincère, sensible, pudique, qui a le don de me capter dès les premières lignes. Besson raconte toujours avec brio et le lecteur se laisse emporter par l'atmosphère, l'ambiance, l'authenticité de ses mots.

Ce livre c'est l'histoire d'un secret de famille, lourd, enfoui depuis des années. Ce n'est qu'à la mort de sa grand-mère, Gaby en 2010, qu'il va essayer de lever le voile, de comprendre et faire parler sa mère Suzanne. Il revient sur un voyage déterminant en Toscane en juillet 1964.

Gaby a fait toute sa carrière aux PTT, elle a 20 ans en 1939 lorsqu'elle épouse Paul Virsac, professeur d'italien. Après la guerre deux enfants : Suzanne (la mère du narrateur) suivie huit ans plus tard de sa sœur Colette. Suzanne a 18 ans, l'été 64, son père Paul , 44. Ce sont les vacances, Paul a décidé d'emmener toute sa famille à la découverte de la Toscane, pays dont il est amoureux. Ils partent avec la 404 pour une pension à San Donato dirigée par Sophia et son cuisinier Sandro, 30 ans.

Le voyage a bien commencé, Paul est heureux je pense, ils visitent, prennent des photos, les descriptions de la région sont magnifiques, on ressent la moiteur de l'été.

Une insolation, un événement inattendu et ce bonheur bascule. Paul va se retrouver face à un dilemme, il va être face à lui-même, confronté au regard de la société, du poids de l'éducation. Il se passera un événement devenu tabou dans la famille à tel point qu'il est difficile pour le narrateur de faire parler sa mère, de trouver des éléments de réponses.

Je ne vous en dis pas plus car c'est en lisant le récit découpé en 5 parties que vous les trouverez.

Un récit qui m'a beaucoup émue, retournée. Nous sommes en 2026, l'époque est différente mais le regard des autres, de la société pèsent encore dans des causes parallèles, rien ne devrait interdire l'être humain à être lui même, à vivre sa vie parce que c'est ainsi.

Une petite pépite à lire absolument.

Merci Philippe Besson pour vos récits qui m'enchantent à chaque fois.

C'est un énorme coup de cœur

Les jolies phrases

Si j'ai un conseil à te donner, en ce jour particulier où la vie s'ouvre devant toi, où l'avenir t'appartient c'est : sois toi-même, ne triche pas, ne t'oblige pas à faire ce qu'on attend de toi pour plaire aux autres, emprunte ton propre chemin, va au bout de tes envies, sinon c'est elle qui viendront à bout de toi.

La vie, tu la vis aussi pour les autres. Tu n'es pas tout seul sur cette terre.
Sauf que c'est pas de la vraie vie, si tu n'as pas commencé par t'accepter tel que tu es. C'est de la comédie. Du conformisme. Tu ne crois pas qu'il est temps que tu l'acceptes ?


C'est lui qui m'a fait comprendre que tu ne choisis pas d'être homo, que tu ne décides de rien. Ça te tombe dessus, tu n'y peux rien, c'est le hasard qui a distribué les cartes, c'est aussi bête que ça. Alors, c'est sûr que tu peux te désoler d'avoir hérité d'une mauvaise carte, mais ça ne changera pas ta carte.


C'était une autre époque, on se mariait jeune, on faisait des enfants tout de suite, au moins deux, on restait ensemble toute la vie, un soupçon pesait sur ceux qui déviaient.


Oui, la peur, celle de se trahir, d'être découvert. La peur parce que refluent, tout à coup, tant d'élans réprimés, parce que se fissurent toutes les murailles patiemment érigées. La peur de l'inconnu aussi.
Oui, la sidération de n'avoir rien vu venir, rien du tout, de ne pas être allé au-delà des apparences. Et parce que cette rencontre avec soi-même si longtemps empêchée avait fini par devenir improbable ; un embarras certains jours mais qu'on parvient à éloigner, un souvenir mais qui se chasse, un obstacle jadis mais qu'on aurait fini par surmonter.
Oui, le désir. Celui, éclatant, douloureux, qu'on ressent, pour l'autre si différent et semblable pourtant. Celui qu'on provoque aussi, qu'on s'étonne de provoquer aussi parce que ce n'est pas arrivé si souvent.


Cela commence forcément dans l'adolescence. Cela commence toujours dans l'adolescence. En réalité, c'est là dès le début, c'est ainsi, il n'y a pas à discuter, c'est constitutionnel, foncier, ça ne s'acquiert pas mais, pendant longtemps, c'est dormant, presque inerte, jusqu'à la métamorphose du corps, jusqu'au surgissement du désir, et alors ça se manifeste, malgré soi, ça aveugle.

Je parle de peur mais il ne s'agit pas que de cela. Il y a la honte également. Ses pulsions, lorsqu'elles le font souffrir, lui paraissent abjectes, il sait qu'elles inspirent du mépris, un dégoût moral. D'ailleurs, si cette inclination est condamnée par la grande majorité de la société, il doit bien y avoir une raison. Y céder, ce serait choisir le déshonneur et le scandale.

On ne parle pas de ce qui n'existe pas, de ce qui n'a jamais existé.

Vis ce que tu as à vivre mais sache que tu vas devoir te cacher, parce qu'ils ne veulent pas de toi.

Tu seras malheureux parce que tu vas devoir te cacher mais tu seras plus malheureux encore si tu te mens, si tu te trahis.

https://nathavh49.blogspot.com/2026/0...
Profile Image for Culturevsnews.
1,072 reviews8 followers
January 27, 2026
Une pension en Italie s’inscrit dans la lignée la plus sensible et maîtrisée de l’œuvre de Philippe Besson. Avec ce roman aux parfums d’été brûlant et de secrets enfouis, l’écrivain livre une méditation bouleversante sur la mémoire familiale, le désir et le poids du silence.

Nous sommes au milieu des années 1960, en Toscane. La chaleur écrase les corps autant que les certitudes. Une famille française passe quelques jours dans une pension italienne, lieu hors du temps, suspendu entre insouciance et vertige. En l’espace de trois jours, un événement inattendu vient fissurer l’équilibre apparent. Quelque chose se produit, irréversible, et le monde d’avant cesse d’exister. La stupeur commande alors le silence — un silence qui durera des décennies.

Des années plus tard, un écrivain, héritier indirect de cette histoire, entreprend de remonter le fil du passé. À travers sa quête, Philippe Besson déploie une narration à double temporalité, où l’enquête intime se mêle au souvenir, et où chaque révélation éclaire autant qu’elle brûle.

L’écriture, d’une grande sensualité, capte la lumière italienne avec une précision presque cinématographique : les pierres chauffées par le soleil, les corps alanguis, les regards qui s’attardent trop longtemps. La Toscane devient un personnage à part entière, écrin de liberté autant que théâtre du basculement. Le désir y affleure partout, fragile, interdit, incandescent.

Comme souvent chez Besson, le roman interroge le prix à payer pour être soi dans une époque corsetée par les normes sociales. Les sentiments y sont tus plus qu’exprimés, les gestes retenus plus lourds que les mots. L’auteur excelle dans l’art de suggérer, de faire naître l’émotion dans l’ellipse, laissant au lecteur le soin de combler les silences.

À la croisée du récit d’été, du roman de filiation et du drame intime, Une pension en Italie dialogue ouvertement avec les grandes histoires d’amours empêchées, évoquant la mélancolie de Sur la route de Madison ou la tension élégante de Chambre avec vue. Mais Philippe Besson y imprime sa signature : une pudeur douloureuse, une nostalgie lumineuse et cette capacité rare à transformer le non-dit en vertige.

Roman du souvenir et de la révélation, Une pension en Italie est une œuvre solaire et grave, où la beauté des paysages contraste avec la violence intime des choix impossibles. Un livre sur ce que l’on tait pour survivre, et sur ce que la vérité, même tardive, peut enfin réparer.
Profile Image for Candille Caroline.
37 reviews2 followers
January 12, 2026

Depuis des années Philippe Besson décortique les mécanismes et les relations humaines.
Les amours interdits, les inclinaisons secrètes, les questionnements sur soi, ce qu’on l’on est, ce vers quoi on tend….
Et puis, il y a les secrets de famille….un thème qui touche pratiquement tout le monde, le non-dit, ce sentiment qu’il s’est passé quelque chose, ce moment de flottement lorsqu’on aborde une personne, un moment, faisant de ce tabou une ombre qui plane sur toute une famille, une époque.

Ici, c’est une famille tout à fait conventionnelle qui part pour des aventures d’été en toscane. Il fait beau, ça sent bon, on voyage, on se régale de la cuisine italienne avec eux, on visite les beautés de cette région.

Philippe Besson nous prend par la main et nous emporte dans ce périple idyllique….et puis, un petit imprévu va tout remettre en perspective, et cette jolie vitrine familiale va se briser à jamais.

On ne peut pas en raconter davantage, je vous laisse découvrir avec le héros de ce livre qui va démarrer son enquête et ainsi comprendre ce qu’il s’est passé dans cette pension en Italie.

C’est savoureux, l’auteur cite Chambre avec vue et Sur la route de Madison, de beaux romans avant de très beaux films….son livre serait une très jolie adaptation également.
A découvrir d’urgence en cette nouvelle année.
658 reviews8 followers
January 20, 2026
C’est ma seconde lecture d’un roman de Philippe Besson et cette rencontre a été beaucoup plus positive qu’avec le premier que je n’avais pas du tout aimé. Etant donné qu’il parle de sa famille et d’un secret qu'il a réussi à apprendre, il y avait une chance que ça soit plus agréable à lire et plus intéressant.

En 1964 ses grands-parents et leurs filles, Suzanne, mère de l’auteur et Colette partent en vacances en Toscane dans une pension de famille. Son grand-père, Paul, est professeur d’italien à Nice, sa grand-mère, Gaby, travaille aux PTT, sa mère a 18 ans et sa tante 10 ans. Les visites des vacances sont organisées, il suffira de suivre le guide.

Une rencontre, un regard et la vie de tous les protagonistes sera changée à tout jamais ! Le Secret !

Après le décès de sa mère, l’auteur va “enquêter” pour connaître les tenants et les aboutissants de ce qui a mené à un tel silence, sur toutes ces années.

Une écriture agréable avec de multiples détails qui donnent l’impression d’être présents en Italie, comme des témoins de ce qui va se dérouler.

J’ai passé une bonne soirée et même si la lecture fut plus agréable que la première fois et à moins d’un sujet qui me tape dans l’oeil, je ne suis pas certaine d’aller de moi-même vers les titres de l’auteur.

#UnepensionenItalie #NetGalleyFrance
Profile Image for Jessica.
804 reviews
January 22, 2026
Merci à Netgalley et aux éditions Julliard pour cet exemplaire

C'est une routine que j'aime beaucoup et je remercie donc Philippe Besson de sortir son nouveau roman toujours en janvier : chialer ma race pour commencer l'année.

Une pension italienne c'est l'histoire d'un secret de famille dont on ne parle que quand tout le monde est mort, il n'est pourtant pas si grave ce secret quand on en parle aujourd'hui, mais il était impossible à accepter dans la société des années soixante. C'est une histoire qui est à la fois belle et triste, pour devenir lui même le grand père de l'auteur a dû sacrifier ses filles (il n'a pas vraiment eu le choix précisons le). Si je comprends la douleur et la colère de Gaby (surtout au début), je trouve que la punition est bien plus cruelle que le crime qui n'en est pas un.

En refermant ce livre, je pense à tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont dû vivre d'autres vies que la leur, parce que la société les considéraient comme une abomination ; et je pense aussi à tous ceux pour qui c'est encore le cas car le monde n'est pas forcément la France de 2026. Et du coup je chiale un peu, mais je remercie Philippe Besson quand même, parce que c'était si bien raconté.
Profile Image for Ludo.
58 reviews4 followers
January 11, 2026
J’ai commencé ce livre sans savoir de quoi il parlerait. Très vite, je me suis dit que… Oui, ok, c’est attendu. C’est bien écrit, comme d’habitude avec Philippe Besson. Ce sera un bon moment mais pas plus…
J’ai aussi fait le parallèle avec Un perdant magnifique de Florence Seyvos, lu il y a quelques semaines à peine.
J’ai aussi pensé aux incroyables histoires qui rythmaient la vie de Philippe Besson ! Une de plus !
Et puis finalement je me suis fait surprendre. Pas de rebondissement. Rien de réellement imprévu n’arrive. Mais Philippe Besson arrive décidément à m’attraper. À transmettre l’émotion de moments simples. À mouiller mes yeux de petits rien.
Je marche encore ! Et je repense à la profondeur bien plus grande qu’un pitch ne le laisserait penser !
9/10
55 reviews2 followers
Read
January 20, 2026
Nous sommes en janvier d’une nouvelle année et Philippe Besson publie son roman de l’année Une pension en Italie. Avec brio, l’écrivain raconte l’histoire de son grand-père à partir de l’enquête qu’il a mené. L’occasion pour lui d’expliciter les choix et leurs conséquences dans notre vie, mais également celle de notre famille et même de nos descendants. Il donne les clefs pour comprendre l’histoire des préjugés sociaux du milieu du XXᵉ siècle à nos jours.
Encore une fois, Philippe Besson raconte de manière sensible et extrêmement personnelle cette révélation pour lui et sa famille qui n’est pas près d’être oubliée.
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
3 reviews
January 26, 2026
se lit facilement, bon rythme, agréable (parfois phrases un peu trop courtes, simples à mon goût mais on peut pas tt avoir)
belle description de l’italie, immersion dans sa beauté douce et enivrante, des airs de vacances
une histoire qui se finit bien (même si on pourrait estimer le contraire mais qui n’aime pas voir la passion brûlante l’emporter), ça fait du bien
l’histoire est touchante, de par la pudeur qui l’entoure, cette accumulation de non dits qui crée une frustration, celle d’un amour fort entre père et fille qui est empêché de fleurir, qui rend d’autant plus riche en émotions la lecture
et en même temps on sent le battement d’un cœur qui l’emporte sur la réserve et le sacrifice, sur le mensonge, celui de paul, que j’ai tant aimé voir renaître

This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Pascaline.
115 reviews
February 1, 2026
On retrouve ici le Philippe Besson que j’aime lire chaque année, avec une histoire de secret familial et de non-dits, même si le secret se devine assez rapidement. L’ambiance italienne est très bien installée, le récit est sensible et émouvant, et la fin l’est tout particulièrement. Le thème est assez classique pour l’auteur, mais il parvient toujours à me toucher et à m’intéresser. Un livre court, qui se lit vite mais qui continue de résonner une fois refermé. Merci à NetGalley et à Julliard pour l’envoi de cet ARC. Les avis exprimés sont les miens.
Profile Image for Sven De Spiegeleer .
13 reviews
January 26, 2026
Un roman inspiré d'une histoire vraie, celle d'une famille française qui, au milieu des années 1960, part en vacances avec le Peugeot 404 à San Donato, un petit village toscan.

Dans la pension où ils séjournent, un événement inattendu bouleverse leurs vies à jamais: un secret de famille indicible pendant cinquante ans…

“Il lui revient de s’interroger sur le sens qu’il va donner à sa vie, et par ‘sens’, il entend aussi bien la direction que la signification.”
Profile Image for Christine Picard.
Author 2 books95 followers
February 3, 2026
3,8 ⭐️ rounded up à 4 ⭐️

J’ai beaucoup aimé l’écriture, c’est fluide et la manière de l’auteur de raconter est très accrocheuse. C’est toutefois plutôt anecdotique et on voit venir le « secret de famille » à des milles à l’avance. (Mais je ne pense pas que l’auteur a voulu nous faire deviner, il nous donne la réponse rapidement).

Lecture agréable et pas compliquée, cozy je dirais même. On sent la chaleur de l’Italie, le soleil… et le poids des jugements. J’ai aimé!
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