Riche, pourquoi pas toi ? est une enquête fiction sur l'argent signée Marion Montaigne. L'auteur s'appuie sur les écrits de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, deux authentiques sociologues « spécialistes des riches »...
Riche, pourquoi pas toi ? est un one shot qui raconte l'histoire de Philippe Brocolis, heureux gagnant de la cagnotte du Loto. Avant, les choses étaient simples : pour Philippe, être riche, c'était – eh oui ! – avoir de l'argent ! Pourtant, après avoir reçu son gain, il s'aperçoit que ce n'est pas si simple à définir, la richesse. Avec l'aide des sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, la famille part à la conquête d'un monde qui lui est totalement étranger, celui de la bourgeoisie.
Riche, pourquoi pas toi ? est une histoire complète, une BD documentaire et humoristique sur l'argent et les riches.
La BD est moins intimidante que de se confronter aux travaux des sociologues ou aux films qui leur sont dédiés. Mais je n'aime vraiment pas le trait de Marion Montaigne et j'ai eu du mal avec certains raccourcis douteux (on peut être smicard et ne pas de s'abrutir devant la télé ou ne pas écouter de Christophe Maé). Simpliste.
Une vulgarisation drôle et éclairante pour comprendre toutes les subtilités qui font que les riches sont riches (et avoir encore plus envie de les manger).
C’était intéressant de lire une BD de sociologie, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de socio et le format était plaisant et drôle, après j’avoue que je n’aurais jamais lu ce livre si l’ami qui l’avait acheté ne m’avait pas proposé de le lire ! Ça reste une lecture plaisante (quoique, un peu déprimante par aspects) qui a d’ailleurs engendré une discussion ensuite avec l’ami en question. Si on aime la socio vulgarisée, c’est à lire, mais je trouve qu’on n’apprend pas forcément énormément de choses sur le sujet juste en lisant cette BD.
J'ai vraiment aimé le format BD parce que ça peut être parfois difficile et intimidant de se plonger dans des ouvrages de socio. J'ai aimé le propos, ce que j'en ai appris.
En revanche pas fan du dessin, et il y a pleins de raccourcis riches/pauvres qui m'ont atrocement gêné + certaines personnalités publiques dont on n'a plus DU TOUT envie d'entendre parler. Mais le livre commence à dater (une dizaine d'années), donc je pense que ça s'explique.
Et eat the rich, toujours, ça non plus ça bouge pas.
La sociologie des riches, illustrée histoire de simplifier le propos. C'est déprimant, même en BD j'ai pas pu tout lire en une seule fois parce que ça me déprime. Je dois être maso, après avoir lu Panique dans le 16ème également illustré, ça me donne envie de m'attaquer à du vrai, du sans image (gueudin!), des mêmes sociologues.
Un titre putaclic, un style à la laideur assumé, un humour au ras des paquerettes et un scenario rachitique. Mais finalement... peu importe, la trame narrative n'est qu'un outil pour disserter sur les classes sociale. Les 130 pages se lisent vite, trop vite probablement car le fond peut paraître évidé. On aborde tout de même quelques notions intéressantes : - Qui sont les riches et les bourgeois (pas forcément les mêmes), aristo, emirs, footballeurs, homme d'affaire, gagnant du loto - les limites du capitalisme et des rêves que la société nous fait poursuivre : être heureux cela passe par être riche, par gagner au loto - la violence symbolique - l'Hexis corporelle - l'apprentissage du bourgeois sur l'appropriation de l'espace public, comment l'utiliser pour se montrer, s'exprimer, être à l'aise. - les composantes multiples de ce qu'être un bourgeois (et cela ne se limite pas à l'argent), le capital culturel, le capital social. - la capacité de revendication via les coulisses (plus efficace que les grêves) - la création et l'entretien d'un entre-soi des classes « supérieures » - A l'opposée, la perte du sentiment d'appartenance à la classe sociale des prolétaires qui fait le jeu des riches qui eux, font toujours bloc Le test bourgeois m'a bien plu alors qu'à l'opposé les solutions proposées sont risibles : oui pour la solidarité (bien sûr) mais l'instauration du vote obligatoire n'a fait ses preuves d'efficacité nul part et la prise en compte du vote n'implique qu'une chose, si le vote blanc l'emporte... On revote ?
« Souviens-toi du dicton : t’es pas riche, ducon ! ». Un ouvrage bien documenté, représentant avec humour une approche sociologique de la bourgeoisie. Marion Montaigne, comme à son habitude, insuffle beaucoup d’éléments intéressants avec une pédagogie qui fonctionne, des références toujours bien étudiées, une histoire en toile de fond abordée avec un ton très juste. Ça donne envie de se (re)plonger dans du Bourdieu ! Le seul bémol à mon sens (certainement dû à mon graaaand âge) est la lisibilité de l’écriture : parfois les mots sont difficilement déchiffrables; ce qui n’est peut-être pas le cas sur l’édition précédente grâce à son format différent.
BD dans le fond est basé sur les écrits des Pinson-Charlot et la forme est due à Marion Montaigne. C'est très agréable à lire. Si vous connaissez déjà les écrits des Pinson-Charlot, c'est juste un résumé en image. L'expérience que je retiens de ce livre, c'est que globalement, je n'aimerais pas être riche : les pratiques culturelles de la haute société, les événements mondains, les dépenses ostentatoires, les grandes écoles et la compétition scolaire et l'entre soi...tout cela ne me plairait pas. L'argent est pour moi un simple outil : subvenir à mes besoins. La seule raison qui me pousse à le thésauriser est que l'Etat français est en déficit depuis 1974 et qu'un jour, j'ai peur que la Banque centrale européenne ou le FMI nous traite comme la Grèce : baisse du salaire des fonctionnaires et des retraites + augmentation des impôts. Hormis de cette inquiétude, être riche n'a pas vraiment de sens sauf si vous avez des enfants à mettre en dehors du besoin, évidemment.
Excellente Bd que ce soit en terme de contenu ou de dessins. Grâce aux théories des sociologues, o comprend pourquoi les inégalités persistent, comment la richesse se crée et se diffuse dans certaines familles. Ce qui brise le cœur, c'est que c'est criant de vérité, que rien ne change. Beaucoup d'humour, excellente vulgarisation scientifique et sociologique.
La rencontre entre les Pinçon-Charlot et Marion Montagne, cela ne peut qu'être indispensable ! À travers l'exemple d'un couple de salariés qui gagnent au loto, ce trio va nous expliquer la différence entre la richesse financière et "être riche" au sens sociologique du terme. SPOILER ALERT : même si tu gagnes au loto, tu ne seras jamais riche car tu nappartiendras pas à la classe dirigeante. C'est à la fois drôle et très pédagogique comme tous les ouvrages de Marion Montaigne. Un très bon ouvrage de vulgarisation sans simplification. A lire !
Un minimum que tout le monde devrait connaître ! BD très intéressante qui permet de se plonger dans l'univers des Riches, et à travers cela, dans les mécanismes de l'économie de marché et des hiérarchies de classes liées au capital (financier, culturel, social, familial, symbolique). Une bonne illustration de Bourdieu. Et nettement plus accessible ! L'ouvrage a le grand le mérite de poser les bonnes questions et de mettre en lumière des aspects souvent ignorés de l'économie, du patrimoine, de la transmission, du capital, etc. Seule réserve pour ma part (outre le dessin qui est assez laid), j'ai trouvé certaines analyses assez biaisées par une perspective d'extrême gauche +++ et souvent trop simplifiées. La contextualisation de nombreux sujets fait souvent défaut également (ex. les abus boursiers sont dénoncés avec justesse mais jamais il n'est pas indiqué à quoi sert la Bourse, comment elle participe à l'économie, pourquoi elle a été créée ni comment elle peut constituer un outil utile). Mention speciale du test "Suis-je un bourgeois" et de la description de ce qui révèle l'appartenance à la classe "dominante" (hexis corporel et entre-soi) car super éclairants et ludiques.
J'apprécie l'humour de Marion Montaigne et le travail sociologique des Pinçon-Charlot, néanmoins je trouve que "Panique dans le 16ème!" et "Les riches au tribunal" le vulgarisent de façon plus précise. J'ai préféré une autre bande dessinée, cette fois-ci rendant accessible "La distinction" de Bourdieu, dont le ton moins farceur m'avait vraiment permis de m'imprégner des informations données. J'ai tout de même appris plusieurs choses: -la quasi entièreté des termes relatifs à de l'éducation financière. -le concept d'hexis corporelle, cette aptitude à savoir se mettre en valeur via l'apparence et l'attitude. -la notion de politique de rigueur (à savoir la baisse des dépenses publiques et la hausse des impôts, notamment sur le revenu) adoptée pour ne pas empirer la dette publique, au contraire d'une baisse de la fraude fiscale. -l'existence du bottin mondain (!), un annuaire comportant les arbres généalogiques, professions, médailles, signes héraldiques, etc... des familles nobles ou bourgeoises de la haute société française. -la fonction de l'Hôtel Drouot, apparemment célèbre dans le marché de l'art pour ses ventes aux enchères.
La réponse en une phrase : la plupart des riches en France le sont par héritage. Et ça calme de voir que les plus riches familles britanniques/florentines du XXè siècles l'étaient déjà au XIVè... méritocratie quand on veut on peut france qui se lève tôt... fuck off maybe?
J'aime bien le côté gentiment délirant qu'insuffle Montaigne à ses histoires. Cela m'a donné envie de lire d'autres ouvrages des Pinçon-Charlot (j'étais restée sur ma faim après la lecture d'un court ouvrage consacré aux riches à Paris), notamment celui qui prenait pour sujet les gagnant·es au loto. Denis Colombi l'avait mentionné qq fois (il prenait cet exemple pour battre en brèche l'idée selon laquelle les pauvres seraient pauvres à cause d'une mauvaise gestion de l'argent : en fait, ils sont assez conservateurs dans leur gestion $ quand ils deviennent riches). Et elle retranscrivait bien cette gêne que l'on ressent lorsque l'on passe de notre monde à celui des riches (Comédie Française, Palace, Café select, boutique chic où l'on côtoie des personnes qui peuvent effectivement se permettre d'aller chez le coiffeur toutes les semaines ou d'avoir une manucure pro toujours impeccable...).
Une BD amusante que j’ai lue ce matin. Ma passion pour ce couple de sociologues que forment Michel et Monique Pinçot-Charlot ne cesse de grandir. Si le sujet de la richesse et des ultra-riches vous intéresse, je vous conseille cette BD deMarion Montaigne (@professeurmoustache). Elle est pleine d’humour, d’exemples passionnants et d’explications très claires pour quelqu’une de novice comme moi ! (Je n’ai jamais lu les livres des Pinçot-Charlot, bien que je veuille le faire depuis plusieurs mois maintenant, et cette BD est une super entrée en matière, selon moi.) je conseille ! • • #RichePourquoiPasToi#MarionMontaigne#Dargaud#MoniquePinçonCharlot#MichelPinçot#Sociologie#UltraRiches#Riches#NouveauxRiches#BD#Bookstagram#Instabook#Instalivres#Livrestagram#Instalivre#Instabooks#illustration#comic#comics
Très drôle (comme tout ce à quoi touche Marion Montaigne), mais cet humour, malheureusement, passe aussi par une présentation assez simpliste et caricaturale. C'est de la vulgarisation, j'en ai conscience, mais j'attendais tout de même un peu plus de rigueur, par exemple sur les revenus du capital et la transmission du patrimoine. À titre d'exemple, Bourdieu est abordé très superficiellement via le concept d'hexis, et il y a plusieurs confusions regrettables (l'investissement en bourse est assimilé au trading, les "actions, FCP, SICAV" sont tous indiqués comme des "valeurs immobilières", ...) - c'était toutefois distrayant.
Une jolie B.D. bien écrite, bien documentée. C'est intéressant de suivre la famille qui gagne soudainement au loto, et qui permets d'expliquer des concepts sociologiques de façon ludique. Pour ceux qui connaissent un peu les auteurs cités et les théories, ce n'est pas très intéressant, mais c'est une bonne première approche, qui permet de se poser des questions sur ce que c'est, réellement, d'être riche ou non, qu'est-ce que cela recouvre. Pour des élèves de terminale qui s'apprêtent à passer le bac par exemple, cela peut être intéressant à lire pour une approche sur la sociologie.
J'aime bien la manière qu'a Marion Montaigne d'illustrer des concepts complexes avec des représentations simples. La dérision n'est pas limité dans le livre a une seule classe sociale, groupe ou personnage et j'apprécie cela a sa juste valeur. Ce sur quoi je réfléchi après ce livre c'est toujours ce sentiments qu'à la fin il reste toujours ces barrières et ces classes complètement séparées. Ça ce peut bien que cela soit la réalité.
Being rich not only means that you have money. It means you are culturally rich too. And has the power to move politics and connections to all the other rich and powerful people. So. Just like what we see on fictional rich families in movies and TVs.
I did learn a few things that I didn't know about French culture etc., but overall, this book felt like some textbook.