Christian Bobin renoue avec la fibre narrative de ses grands livres, Le Très-Bas ou Prisonnier au berceau. Il construit son livre en quinze récits : des portraits d'êtres aimés (son père), des rencontres (Maria, l'enfant-gitane, une mendiante) des figures emblématiques (Soulages, Glenn Gould, Matisse, Pascal), des visions (une branche de mimosa, une cathédrale) et une longue lettre à la femme aimée et perdue, « la plus que vive ». Entre ces récits viennent des paragraphes courts, parfois écrits à la main, condensés sur une pensée, fulgurants de profondeur et d'humanité. Un même fil rouge unifie tous ces textes, c'est la voix de Bobin, à nulle autre pareille et son regard de poète qui transfigure le quotidien.
Christian Bobin is a French author and poet. He received the 1993 Prix des Deux Magots for the book Le Très-Bas (translated into English in 1997 by Michael H. Kohn and published under two titles: The Secret of Francis of Assisi: A Meditation and The Very Lowly
christian bobin'in okuduğum ikinci kitabı. hayaletlere duyulan sevgi'yi daha çok sevmiştim ama neşe-insan'ı okurken de rüya görür gibi hissettim bazen. bobin kesinlikle hızlı zamanların, hızlı okumaların yazarı değil, bu açıdan biraz yanlış bir zamanda okudum diyebilirim, geniş ve sakin bir başka zamanda muhakkak yeniden karıştıracağım sayfalarını.
به آبیِ آسمان نگاه میکنم. دری وجود ندارد. شاید همیشه باز بوده است. در این آبی، گاهی خندهای شبیه خندهٔ گلها را میشنوم. با شنیدن آن امکان ندارد خندهتان نگیرد.
«آرزوی کتابی را داشتم که همان گونه که نردههای باغ متروکی را هل میدهید و وارد میشوید، آن را بگشایید.» خوبه که دید متفاوتی به زندگی داشته باشی. خوبه که بذاری هر روز دریچههای تازهای از معنا و قشنگی به روت باز بشن. خوبه که زیباییها و معجزههای خدا رو در هر روز و هر ساعت ببینی و وسیع تر بشی.
بنفشه فرهمندی مترجم در حق این کتاب لطف بزرگی کرده با پا ورقی های بسیاری که تجربه خوانش اثر را بهبود بخشیده،هر چند که بوبن را دوست ندارم و آن زندگی و فلسفه آمیخته به موسیقی و خیالاتی که بهزندگی نمایی به نازکی و لطافت برگ های گل می بخشد را باور ندارم اما این اثر به مدد توضیحات مترجم تبدیل به اثری قابل خوانش شده،البته که از آثار متاخر بوبن است زمانی که شاید قدرت آن شور دیوانه وار و خیالات لجام گسیخته و فانتزی او نیز کمتر شده است. در نهایت اما اثر عجیب کتاب های بوبن را دارد،کتاب هایی که پس از خواندنشان همان لحظه که کتاب تمام می شود،کاملا فراموشش می کنیم.
ششمین کتابی بود که از کریستین بوبن نازنینم میخوندم. به نسبت کتابهای قبل برام جذاب و گیرا نبود. شاید سطح کتابهای قبلی بالاتر بودن و نیازی رو که از خوندن قلم بوبن داشتم برطرف میکردند. این کتاب سرشار از شخصیت ها , نمادها؛ مکان ها و اسامی ای بود که موقع خوندن داستان مجبور بودم بلافاصله پاورقی رو بخونم تا متوجه منظور نویسنده بشم و پاورقی ها عموما طولانی بودندپو به همین خاطر از سرعت خوندنم کم میکرد و از فضای جملات دور میشدم. چیزی که تو کتابهای قبلیش کمتر بود. با اینحال برای کسی مثل من که دنبال خوندن تمام آثار بوبن هست باید خونده شه و لذت قلمش هم همچنان غیرقابل انکاره.
Üç saat blok yapılmış felsefe dersine küçük bir ara verip de yakın arkadaşınla sigara içmeye çıkmak hissi uyandırdı bu kitap bende. Şiirsel bir dil ve anlatım, derinliklerine inildikçe karanlıklaşıyor. Hayatın kendisi gibi.
Quel plaisir de lire Christian Bobin! Je lis Bobin comme je lis Gilles Archambault, dans une douce mélancolie. Je crois que c’est Victor Hugo qui disait : «La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.» Rien de plus vrai pour moi et Bobin, comme Archmbault, m’y accompagne. Une écriture magnifique, époustouflante, d’une poésie remarquable. Un auteur incontournable selon moi!
حمله ي بي رحمانه كتاب به سلول هاي محبت ساز وجودم، جملات كوتاه، ساده اما آهنين و وصف هاي وصف نشدني اش همه به كنار، توصيفاتش در مورد انساني كه آلزايمر دارد و با فراموشي زندگي مي كند من را كشت. خاصه كه اين روزها پدربزرگم با اين بيماري درحال دست و پنجه نرم كردن است.
a book full of beauty..everysingle book of Boben affects me..every sentence i read with a great thirst..perhaps its also abt the period of life im experiencin..it suits Boben s word..
Christian Bobin’in Neşe_İnsan adlı eseri, Matsuo Basho’nun Kuzeye Giden İnce Yol kitabını okurken hissettiğim o derin sessizliği ve dikkatli gözlemi yeniden yaşattı. Bobin, hayatın karmaşasından sıyrılarak en basit anların içindeki zarif neşeyi, Basho’nun haikularındaki doğa gözlemleri kadar yalın ve etkileyici bir dille sunuyor. Her iki eser de bize büyük sözler yerine, varoluşun en ince ve görünmez dokularını fark etmeyi, o anlarla bütünleşmeyi öğretiyor. Neşe_İnsan, modern dünyanın gürültüsüne karşı bir içsel duruş, yaşamı derinlemesine hissetmenin şiirsel bir rehberi olarak okunmalı.
حسن کتاب این است که چون از روایتهایی مجزا تشکیل شده در دنیای معاصر و پردغدغه امروز راحت قابل مطالعه است و میتوان در فرصتهای کوتاهی که دست میدهد، بخشهایی متفاوت را به صورت جداگانه خواند و لذت برد. البته من نتونستم با کتاب و مطالب آن ارتباط برقرار کنم. اما جملاتی از کتاب جالب بودند: نوشتن ترسیم دری است بر دیواری غیرقابل عبور و سپس گشودن آن در. پیراهنی سفید در جارختی فلک. از رختشویخانه مرگ بیرون آمده. آخرت خشکش می کند. خدا کودکی است که قایم می شود اما در یک لحظه خود را لو می دهد، همان لحظه ای که از کنارش رد می شویم و خنده بی اختیارش را میشنویم آرزوی کتابی را داشتم که همان گونه که نردههای باغ متروکی را هل میدهید و وارد میشوید، آن را بگشایید
Avec ses têtes de courts chapitres sous forme de citations manuscrites, c'est déjà un bel objet, un recueil de prose attachant. On se pose parfois la question du lien entre ses chapitres si ce n'est les méditations de l'auteur. Toujours une écriture magnifique et subtile.
Hier, le confinement m’a parlé de livres. Il m’expliquait que sa finalité première, qui n’est pas de faire en sorte que les parents remplacent les professeurs à l’avenir mais bien de sauver des vies, en cachait une autre, plus discrète mais tellement importante. La curiosité qui bondissait en moi me fit l’interroger dessus. Il me dit « mais que fais-tu en ce moment ?». Tu le vois bien, je lis. Mais je lis tous les jours, ça n’a rien à voir avec toi, espèce de vantard ! «Es-tu certain que je n’ai pas incité certain à mettre le nez dans un bouquin ? ou à réfléchir à la lecture ? ». Je ne peux le savoir. Pourquoi pas, peut-être. Et si tel est le cas, c’est bien. Il est aussi vrai que j’échangeai avec une amie, par la voie des réseaux sociaux rassure-toi, qui expliquait s’offrir deux livres par semaine depuis des temps immémoriaux et du coup donnait des livres pour n’en garder que l’essentiel. Je lui répondis que c’était juste pour faire de la place aux nouveaux. Cette nuit je pensais à des images d’appartement d’écrivains et de poètes, des murs recouverts de piles de livres du sol au plafond, des cathédrales de livres au milieu des pièces. Des vies entières de livres décrivant parfois des vies entières. Des mondes infinis contenus dans ces petites boîtes qui, une fois refermées, gardent un peu de nous. Et je repensais au livre que je viens de terminer. L’auteur y parle de Glenn Gould, fou de Bach, qui arrêta ses concerts à trente-deux ans pour vivre plus intensément son amour pour le musicien, qu’il continua d’honorer par ses enregistrements. Ecoutez ce qu’il en dit « Dans la musique on est comme dans l’amour : engagé sur le sentier de la vie faible. On va du point A au point B, d’une lumière à une autre. On est entre les deux, trébuchant dans le noir. Vivant d’incertitude et souriant d’hésitation, attentif à ce mouvement en nous de la vie frêle, oublieux du reste. ». Je me faisais la réflexion que si certaines de nos activités nous éparpillent l’âme et nous font perdre le contact avec nous-même, d’autres nous permettent d’en recoller les fragments et de la positionner bien au milieu de nous. Quand nous faisons de la musique, quand nous lisons, nous écrivons, nous nous sentons pleinement bien, notre âme s’est replacée au milieu de nous, bien équilibrée, tiraillée en rien. La plénitude. Le même auteur parle des images que lui inspirent des fleurs, et croyez-moi il va loin dans ce sens. A celui qui voudrait l’accuser de mièvrerie, il précise « Que dira-t-on à maître Dögen, ce sage du treizième siècle japonais, lorsqu’il écrit : « L’univers entier est fait des sentiments et des émotions des fleurs » ? » Pour en finir, je ne peux pas omettre de vous citer ce que notre auteur a trouvé dans Suréna un ouvrage de Corneille, et qui concerne l’inépuisable douleur de vivre et pourrait bien être la synthèse de toute vie « Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir ». J’ai déjà parlé de cet auteur, il s’appelle Christian Bobin. Poète prosateur, il a le pouvoir de mettre à jour les ressorts des humains à coup d’images, lesquelles, une fois assemblées, composent l’essence même de la personne.
No tengo mucho que decir. Mi historia con este libro fue un proceso más complejo porque tuve que traducir todo el texto para mi clase de Práctica Profesional Interna, así que mis memorias con Bobin están mezcladas con fechas límites, glosarios, investigaciones de términos y de información extratextual, trabajos grupales, informes y muchas cosas. Probablemente lo lea más adelante cuando pueda hacer un juicio como lectora en lugar de traductora. Es un libro para leer lento. La escritura de Bobin esta cargada de figuras literarias (sobre todo la metáfora) así que considero que es mejor leer un relato y procesar lo que el autor quiso decir. Bobin es un autor que describe de manera tan poética actividades rutinarias como ir a un museo, lavar los platos, responder una llamada. A pesar de estos meses leyéndolo, sigo sin hacerme una idea clara del propósito de todo el libro (espero que la profesora nos lo diga el último día de clases gg). Lo innegable aquí es la manera tan pura en la que el autor ve el mundo y cómo lo plasma. Tan sencillo y a la vez tan emotivo.
پانزده روایت ادبی از نویسنده ای فرانسوی بهت برای افرادی که با هنر و موسیقی و ادبیات اروپایی آشنایی دارند لذت بخش تر خواهد بود بهت با ترجمه بنفشه فرهمندی از انتشارات کتاب پارسه
بخشی از کتاب در این صفحه بماند به یادگار
خدای من، خدای من، چرا مرا تنها گذاشته ای؟ این گفته ی مسیح، عاشقانه ترین سخنی است که می توان تصور کرد همه با رعشه ی مانوس آن آشناییم هیچ زندگی ای نمی تواند از تحسین این فریاد خودداری کند این سخن قلب عشق است؛ شعله ی لرزان آن رو به زوال می رود ولی هرگز خاموش نمی شود زیرا این سخن، تنها دلیل اثبات وجود خداست کسی نمی تواند هیچ را آنگونه صدا بزند عدم را نمی توان سرزنش کرد
پایان کتاب به تاریخ سیزدهم مهرماه نود و شش خورشیدی
Livro belo, mas para pessoas bastante maduras; ou pelo menos bastante sensíveis e vivas por dentro, o que é muito raro nos tempos que correm São basicamente pensamentos e passagens da vida do escritor, que convidam à contemplação, à serenidade, mas também a um saber mais profundo da vida. É uma apologia à vida, à arte, à sensibilidade, e isso é, claro, de louvar e muito bom. Creio que todo o tipo de livros tenha o seu lugar. Para mim este género ou livros assim, apesar de me tocarem pouco, servem para organizar ideias e saber a que devemos ambicionar. 4 estrelas!
Christian Bobin nous offre à travers ces seize brefs récits, en plus du carnet bleu envoyé jadis à sa « Plus que vive », un regard unique et neuf sur la vie, une perspective inusitée sur l'existence. Sa prose est éminemment poétique. Écrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir.
un mec qui a un rapport compliqué au temps, à la vie qui va trop vite, à la société, qui kiffe la contemplation les fleurs les chats les fourmis le bleu du ciel le soleil pitié ce monsieur est tout ce que je veux être
c pas ça qui va me motiver à réviser le CB mais la vie c pas la prépa donc on sen fout (par contre la vie c le bleu du ciel les livres le soleil mon chat les amies la famille)
Je découvre, je m'émerveille, je m'émeus. Quelle douceur Christian Bobin est un magicien des mots , un alchimiste qui transforme l'encre en or . Derrière chaque portrait , souvenir et expérience , un cœur en pleine conscience . Il y a du divin chez cet auteur contemplatif ! Comment ai je pu vivre jusqu'à présent sans lire ses textes inspirés !!!!
باوجود علاقه شدیدم به بوبن و نوع دیدش به جهان و تعبیرهای زیباش از عناصر موجود در طبیعت، این کتاب برام از جذابیت بالایی برخوردار نبود متاسفانه. نبود انسجام، پراکندگی بیش از اندازه این کتاب، اجازه تمرکز بهم نمیداد
"[...]très jeune il dit j’arrête, j’ai affaire ailleurs, j’ai affaire avec le givre, je vous demande de m’excuser, de ne pas trop m’en vouloir, j’ai rendez-vous au Canada avec la musique, avec la solitude de la musique, avec la solitude de la solitude. Je vous laisse."