Le prince Jean vaincu, la Lune sauvée, l’heure est venue pour messieurs de Villalobos et Maupertuis de songer au retour. Mais l’ignoble Mendoza n’a pas dit son dernier mot, et quand amour, honneur et amitié s’opposent, la comédie peut tourner au tragique. Avant de tirer leur révérence, nos gentilshommes devront encore essuyer de terribles coups de théâtre. Arriveront-ils tous à bon port ?
Alain Ayroles is the author of De Cape et de Crocs (published in German as Mit Mantel und Degen, in Italian as La Piuma e l'Artiglio and in Dutch as Sabels en Galjoenen) and Garulfo (published in German as Vom Teich ins Schloss), as well as other comics.
Oyé, lecteurs de BD, amoureux de rimes, de capes et d'épée Laissez moi vous vanter cette fabuleuse épopée C'est en vers de Mirliton que je vous narre Ce chef d'œuvre du neuvième art.
L'histoire est jubilatoire, le dessin élégant Préparez vous à embarquer avec Don Lope et Armand Pour aimer cette BD il n'y a pas d'âge. Alors courrons: A l'abordage !
En quelques pages le ton est donné Sur douze tomes cette même qualité La richesse d'écriture de cette BD est tout à fait anormale Aussi lyrique que drôle, un lapin ça meurt très mal !
Dans cette odyssée entre poésie et grande aventure Nous suivons leurs pattes, truffes et fourrure Bretteurs et justiciers nos deux animaux, font rimer l'acier et s'entrechoquer les mots Leurs alexandrins célèbrent l'Amitié, la chevalerie la rapière est bavarde et le verbe Ose et rit
Dans leur quête au trésor ils sont accompagnés Par Eusèbe, Bombastus, Raïs et Séléné Face à eux sélénites, pirates et Boucher des cyclades Affrontés à coups de crocs, d'estocs et de tirades
Des dangers ils triompheront au fil des albums Sur des mers inconnues, dans un vaisseau fantôme Jusqu'aux îles Tangerine et depuis la lagune S'envoleront vers les cieux sur un rayon de lune
Le verbe est pompeux et le souffle épique Il évite l'ennuyeux car d'humour se pique La verve est certes ampoulée mais Sur l'épaule point de perroquet, à sa place un poulet
La plume est versatile, n'oublions pas le trait, Dessin et couleur sont du plus bel attrait Peuplé d'un bestiaire semblant sorti d'un songe Dans ce monde enchanté on plonge et replonge
De références au cinéma, théâtre et littérature L'auteur truffe son anthropomorphe aventure On y croise Baudelaire, Molière et Cyrano Prince Jean précède des Pierrot et Vendredi, Sabado Litote, allitération, zeugma et anaphore Sieur Ayrolles est décidément très fort
Pour nous avoir offert tant de bonheur et par leur histoire enivrée Si les auteurs passent ici qu'ils en soient remercié.
C'est le cœur ému que nous quittons nos héros Concluons, non au premier sang mais Au dernier mot Armand et Don Lope l'auront incarné sans relâche Un seul mot s'impose: le Panache
Clap de fin pour nos amis, il est temps pour eux de retrouver le chemin qui mène vers la Terre. Mais c'est sans compter sur le malhonnête Mendoza qui mettra tout en oeuvre pour accomplir ses sombres desseins. Une saga en 10 tomes magnifique, bien rythmée tant en actions qu'en alexandrins, remplie d'humour et d'honneur. Le dessin est superbe de bout en bout. Une série à mettre dans toutes les mains.
Une série qui tient toutes ses promesses et va même au-delà : rebondissements rocambolesques et duels honnêtes et moins honnêtes, pirates et gentilhommes, sélénites, lapins et cailloux, tout trouve sens et donne naissance à une série de BD incroyable, aux dessins raffinés et aux dialogues impeccables.
Un peu perdue dans le monde de la BD je me suis adressée à un ami passionné qui m'a conseillé cette série. Courte et pourtant entraînante, il m'a assuré que je me régalerais, il a eu raison.
De Cape et de Crocs possède un dessin très agréable, des couleurs plaisantes pour les yeux et les dialogues! Je me suis effectivement régalée en lisant ces ouvrages - que j'ai dévorés en très peu de temps.
L'histoire est captivante, les personnages principaux ont du chien (pardonnez moi messieurs Loup et Renard) mais je ne vois pas d'autre manière d'exprimer ma pensée.
La fin pouvait laisser craindre une petite déception, comment terminer une telle aventure? Mais non, cette fin est une fin bien trouvée, une fin qui nous laisse un rien sur notre faim sans que cela soit négatif.
Bref, je recommanderais cette série à beaucoup de monde, tous ceux en fait que je soupçonnerais capables d'aimer cet univers.
La conclusion de ce qui s'avère donc être une décalogie dessinée de la meilleure des qualités est à l'aune des neuf précédents tome : excellente, formidable d'humour et de finesse, mais ne négligeant pas pour autant la qualité du scénario. On y retrouve les ingrédients typiques des récits de Molière ou d'autres : les retrouvailles inattendues entre un père et sa fille perdue, les amants maudits ... ou pas, le méchant qui finallement reçoit une punition à sa mesure, bref, tout. Finallement, la seule chose qui gâche le plaisir, c'est de constater que c'est vraiment le dernier tome ... à moins que ....
Un dernier qui-pro-quo, des coups de théâtre ultimes, un combat final pas tout à fait épique mais encore réjouissant, cet album final vient clore l'une des toutes meilleures séries de BD actuelle avec brio. Ayrolles boucle ses différentes intrigues...
... en relançant la machine éventuellement. Deux pistes, évidemment: celle de la toute fin, très bien vue, qui reprend à Venise...
... et puis Eusèbe! Damned! Je veux savoir comment se retrouva-t-il dans cette galère! Et cette histoire de gardes du cardinal, le comédien Maître Brioché, son frère Fulgence: je veux savoir!