Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse. Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin. Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ? Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ?
Eli Esseriam publie, avec Apocalypsis, sa première oeuvre. Infirmière de profession, elle est néanmoins plongée depuis toujours dans le monde de l’écriture, qui était son moyen d’évasion et d’expression le plus évident. Elle a travaillé particulièrement aux urgences et en psychiatrie, et a fait un court passage en milieu carcéral, où elle a côtoyé des tueurs en série et autres psychopathes. Cet univers l’a inspirée pour certains passages d’Apocalypsis. C’est sans doute le milieu médical, avec l’omniprésence de la souffrance et toutes les anecdotes épiques, burlesques ou sanglantes, qui lui a donné envie d’écrire.
« - Il y aura d'autres soirées, Alice. Il y aura d'autres journées, d'autres matins. Ce n'en est qu'une, parmi des milliers. Il n'y a que toi. Que toi qui sois unique. »
Je viens de me prendre une grosse claque dans la tête. J'ai adoré ce livre. Et j'ai absolument tout adoré : les personnages, l'intrigue... Et surtout l'humour.
« Je ne suis pas dupe. Je suis une paria. Un rebut. Je ne fais même pas partie de la plus petite des castes sociales de mon bahut. L'enseignement général a ceci de commun avec l'Inde qu'il compte aussi ses Intouchables. Ces êtres condamnés, par l'élite ou le karma, à n'être que des sous-crottes, dans cette vie et les prochaines. Inutile de se débattre : l'impopularité est un sable mouvant impitoyable. Plus on lutte pour s'en extraire, plus rapide sera l'ensevelissement. Je fais donc la planche. »
Alice est une surdouée. Enfin, plus que surdouée. C'est probablement le génie absolu. Son cerveau fonctionne comme un remarquable ordinateur.
« Si demain on lisait dans « Youpla » ou « Touchy » que la tendance est au port de la cravate en serre-tête ou à la chaussette dans la sandale, le lycée ressemblerait à une réunion d'alcooliques anonymes allemands. »
Si elle reste attachée à son père, le reste de l'humanité ne lui inspire, au mieux, qu'une vague indifférence.
« Mon professeur de lettres, Monsieur Cortez, désireux de propager le goût de la lecture comme la petite vérole, nous a demandé à tous de présenter notre livre favori dans le cadre d'un exposé oral. »
Elle a exactement mon humour et, avec son mépris un peu desprogien de tous les êtres vivants, Alice est entrée à jamais dans mon cœur.
« Du côté des filles, nous avons les poupouffes, subtil métissage de pimbêche et d'idiote. Elles sont du genre à porter des vêtements aux couleurs acidulées dans des matières nobles tel que le lycra ou le nylon. Ces tissus qui, en dépit des meilleurs déodorants, finissent rapidement par dégager une odeur d'entrecuisse de coureur cycliste. Leurs hauts sont courts, il est d'ailleurs monnaie courante de les entendre dire « Je me suis trouvée un petit haut super chouchou ! » ou « Oh, merde ! J'ai dégueulassé mon petit haut ! ». Eh oui. Cette espèce ne porte jamais de hauts aux proportions normales. Les leurs remontent invariablement au-dessus de leur nombril poinçonné d'un faux diamant et luisant de pus. Certains adolescents, je le rappelle, ont une notion de l'hygiène floue et approximative. Les observer déambuler en boitillant sur leurs talons hauts fait instantanément songer au marathon paralympique. Je suis toujours tentée de les encourager à atteindre la ligne d'arrivée. Leurs cheveux sont gras, leur peau est grasse et leur bêtise crasse. »
« Je méprise les chanteuses à voix, criardes et nasillardes, dont la plupart écorchent des textes sirupeux aux propriétés laxatives. La nécessité de trouver un bon orthophoniste, voilà tout ce que cela m'évoque. »
« J'étais suspendue à ses lèvres aussi fermement que Saddam Hussein à sa corde... »
Tout bascule le jour où elle découvre qu'elle peut manipuler les esprits à sa guise car elle est le Cavalier Blanc, le stratège des Cavaliers de l'Apocalypse. Loin de paniquer, Alice et son esprit génial commencent à jouer avec ce nouveau pouvoir... Et va devoir en assumer les conséquences.
J'ai beaucoup ri, passé pratiquement une nuit blanche pour le finir et même pleuré. N'hésitez pas une seconde et lisez ce livre.
Apocalypsis est une série de 5 tomes d’Eli Esseriam, publiée aux Editions Nouvel Angle- Matagot. Cette série raconte l’histoire des quatre cavaliers de l’Apocalypse qui ont pour mission de détruire la Terre mais d’épargner 144000 âmes.
Dans ce premier tome, Cavalier blanc : Alice, nous découvrons Alice Naulin, une héroïne plutôt atypique. Froide, austère, parfois même cruelle, c’est une jeune fille qu’on a un peu du mal à apprécier. Et pourtant, j’ai eu pitié d’elle et de ce qu’elle va vivre. Car si elle paraît insensible, elle ne l’est pas totalement. Et avec ce qu’elle vit, j’ai ressenti de la compassion pour elle. Elle est solitaire et méprisante mais mine de rien, on s’attache à ce personnage. (Je vous ai d’ailleurs mis deux citations qui représentent assez bien notre personnage ^^)
L’histoire se déroule dans une époque proche de la nôtre et elle est totalement racontée à la première personne. Nous sommes dans un style totalement narratif, avec très peu de dialogue. Le roman ne comporte pas beaucoup d’actions mais quelques rebondissements et surtout, un grand mystère. Qu’est-ce qui est attendu de la part d’Alice ? Comment la situation va-t-elle évoluer ? Ce roman est assez sombre, à l’image de notre héroïne. Le malheur ne cesse de guetter les pas d’Alice. Et même si nous ne l’aimons pas particulièrement, certaines scènes sont tout de même très émouvantes.
Conclusion
J’ai un avis très positif de ce roman. Il est prenant, doté de rebondissements et il possède un côté atypique qui séduit le lecteur. L’ambiance du roman est très sombre et froide, à l’image même de notre héroïne solitaire, méprisante, glaciale et parfois cruelle. C’est vraiment un roman qui mérite d’être découvert par les lecteurs de l’imaginaire.
Il est certain que le premier roman d'Eli Esseriam ne plaira pas à tout le monde. Et ce pour plusieurs raisons.
Premièrement à cause de l'héroine de ce premier tome, Alice, jeune fille cynique et détachée, observant le monde et ses congénères avec une froideur terrifiante. Je ne boude jamais face à un personnage principal plein de caractère, surtout lorsque celui-ci est féminin, car il y a encore trop peu de protagonistes de ce genre dans ce type de littérature en France. Néanmoins, je suis forcé d'avouer qu'à certains moments de ma lecture, j'ai esquissé une grimace. Les répliques et réflexions d'Alice sont emplies de verve merveilleuse et d'ironie, font rire, mais atteignent parfois un degré de cruauté et de détachement purement insupportable. Il vous faudra donc vous armer de patience afin d'arriver à apprécier la jeune fille, pour laquelle on ne peut s'empêcher de ressentir de l'empathie, particulièrement dans les 50 dernières pages du roman.
La seconde raison est plus d'un ordre pratique. Eli Esseriam est une bonne auteure, c'est certain. Son style est vif, ses dialogues sont délicieux, et elle ne se perd en conjonctures et en descriptions interminables. Mais cela est malheureusement alourdi lorsque l'on se glisse dans les réflexions et liens qui peuplent le cerveau du personnage principal. Certaines manquent d'intéret, et même d'une certaine cohérence avec la globalité de l'histoire.
Alice est entourée de nombreux autres personnages, plus ou moins développés. Ses camarades de classe, moutons imbéciles nourris aux nouvelles technologies, s'avèrent purement insupportables. Mon petit coup de coeur s'avère être Virgile, personnage se rapprochant plus ou moins de la manière de penser et de l'intellect de la narratrice. Dommage que le développement du jeune homme ait été stoppé en plein élan, et j'espère sincèrement que nous le reverrons dans les prochains tomes.
En bref, le premier tome d'Apocalypsis s'avère être un très bon premier roman, incisif, douloureux et touchant, possédant aussi son lot de surprises. Une fois passé le côté un peu acariâtre du personnage principal, ma lecture a été agréable. J'ai hâte de me plonger dans le second livre qui sera consacré à Edo, dont on aperçoit quelques esquisses ici et là, auprès d'Alice. Tel un frère.
Un mot tout d’abord sur la couverture qui me plait beaucoup et laisse présager l’atmosphère du livre. En effet dès les premières pages du livre, l’auteur nous fait rencontrer Alice, personnage principale du livre, qui est une adolescente pas comme les autres. Son intelligence largement au dessus de la moyenne, son cynisme, le ton cinglant de ses réplique et son humour noir m’ont beaucoup plu et j’ai vraiment aimé ce personnage loin des ados un peu gnangnan qu’on peut trouver dans certains romans. Le thème du livre est vraiment original et intéressant, il laisse une part de mystère tout en dévoilant petit à petit sa signification et la mission d’Alice. Loin d’être une histoire plate, les rebondissements s’enchaînent les uns après les autres et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. Les autres personnages qui entourent Alice sont nombreux mais les plus présent sont son père et sa mère, lui est un père aimant formidable, elle une mère on ne peut plus bizarre et détestable. Autre personnage qui ne m’a pas laissé indifférente, Virgile, ados qui ressemblent beaucoup à Alice par ses traits de caractères et j’aurai aimé en apprendre un peu plus sur lui et le voir un peu plus présent. Ce premier tome met en place l’histoire et un de ses personnage principale alors il ne faut pas attendre de recevoir des réponses aux questions que l’on se pose même si certaines se devinent aisément. L’envie de lire la suite et d’en savoir plus est là à chaque moment, chaque pages tournées et je pense que c’est ce qui donne envie de lire toute la saga. La plume de l’auteur est fluide et nous entraîne dans une histoire à l’atmosphère à la fois sombre et mystérieuse. Le livre se lit relativement vite et on en ressort impatient de connaître la suite, d’en savoir plus sur les évènements et sur le devenir des personnages.
Un roman aussi mystérieux et sombre qu’intéressant que j’ai adoré et dont il me tarde de connaître la suite. Un premier tome qui met doucement en place les éléments et qui nous donne un avant goût d’une saga plus que prometteuse! Je vous le conseille vivement!!
Un énorme coup de cœur pour ce roman fantastique très ado/adulte. Une héroïne qui visualise le monde de façon froide, cynique, scientifique. Des réflexions intellectuelles et des références historiques et littéraires. L’auteur montre la réalité dure, cruelle et enfonce toujours plus son personnage dans la noirceur. J’ai adoré ce livre qui sort totalement des sentiers battus et m’a remuer les tripes.
Coup de coeur pour ce livre. Partant avec un apriori mitigé du fait du décalage entre son classement en tant que "young adult" et du thème abordé, je fus pourtant séduite par le personnage d'Alice que nous suivons au cours de ce 1er tome. Récit à la première personne qui permet de découvrir sa personnalité, son ton direct quasi-chirurgical associé à son humour acerbe font mouche tout au long de la lecture.
Voilà un bien étrange bouquin. Glaçant, c'est le moins que l'on puisse en dire ! Une héroïne détestable mais qui finit par inspirer de l'empathie. Que va donner la suite ??? Bien curieuse de le découvrir.
Argh, le méga coup de coeur ! La plume de l'auteure, le contexte qui met en scène une héroïne fascinante, l'ambiance générale... autant de raisons qui font de ce roman une révélation. La suite, vite !
ATTENTION, CE LIVRE CONTIENT DES TRIGGER WARNING IMPORTANT !!! En spoiler pour ceux qui préfèrent se rassurer :
Je ne m'attendais pas à ce genre de lecture, et ce dans le bon et le mauvais sens du terme.
Dans le bon sens : c'est une "héroïne" tout à fait inédite quand à son caractère, qui est d'un froid calculateur et sans humanité à la fois dérangeant et attrayant. Je ne m'attendais pas aux choses qui se sont déroulées, ni à cette façon de conter le roman qui est assez inédit avec toutes ces réflexions et choses qui dérangent et changent.
Dans le mauvais sens : c'est d'un plat et ce livre m'a laissé dans une lassitude incroyable. Il ne se passe rien, ou pas grand chose. En dehors de ces 3-4 moments intéressants, 1 moment dérangeant (le TW), c'est d'une inutilité philosophique à dormir. Il ne se passe rien de très Apocalypse et rien qui fait que ce livre raconte une histoire exceptionnelle. Il n'y a pas de rencontre des autres cavalier, et j'ai vraiment pas envie de continuer cette saga si c'est pour lire 4 tomes plats puis 1 tome wouah.
Cette première partie regroupe les trois premiers tomes, la chronique complète est en rapport avec les trois, voici mon résumé :
En bref, je conseille ce roman avec une plume addictive. Des protagonistes agréables à découvrir grâce à leurs évolutions tout le long de leur récit. Nous partageons leurs points de vue à différent moment. L’auteur nous surprend plus d’une fois dans ce récit fantastique.
Pour voir la chronique complète, il faut aller sur le lien.
Dans ce premier tome d'une série de 5 livres, nous suivons le personnage d'Alice, 17 ans, d'apparence ordinaire, mais qui va révéler peu à peu des compétences particulières. Alice est un personnage assez original : détestable à bien des points de vue, il est quasiment impossible de s'attacher à elle. Alice est une adolescente de 17 ans,atypique et arrogante. Surdouée, elle est consciente d’être différente de la masse des élèves de son lycée. Cynique et faisant preuve d'un humour noir, elle fait régulièrement preuve d'une condescendance qui peut fortement agacer.Si la plupart du temps, son esprit cartésien et scientifique la rendent antipathique, quelques sursauts d'empathie assez étonnant chez elle nous donne envie de la découvrir plus.
Déjà très différente des adolescents de son age, Alice va peu à peu se rendre compte qu'elle possède des capacités qui la rendent carrément unique. Le livre est divisé en 5 parties et chacune d'entre elle va marquer une étape dans l’apprentissage d'Alice tant au niveau de ses compétences que de leurs conséquences a plus long terme. Chaque partie va être de plus en plus dure, Eli Esseriam n'hésitant pas a mettre son héroïne dans des situations particulièrement dures et violentes. Si Alice découvre peu a peu ce qu'elle est, cela n'apporte cependant pas d'intrigue au livre. On suit juste l'évolution des capacités d'Alice et les questions qu'elle se pose, sans qu'il n'y ait vraiment beaucoup d'actions. Il faut attendre la dernière partie pour voir enfin de gros changements dans la vie d'Alice.
De par la particularité d'Alice, son coté associable, et le fait que ce livre soit écrit a la première personne ; il n'y pas énormément de personnages secondaires. De plus leur rôle est surtout a mon avis de faire évoluer Alice, sans pour autant beaucoup interagir avec elle. Le personnage de Virgile pourrait être attachant si l'auteur n'avait pas décidé de l'écarter aussi rapidement de la vie de notre héroïne. Jeune homme presque aussi intelligent qu'elle et possédant une bonne dose de cynisme et d'humour, j'aimais le cote humain qu'il commençait a faire ressortir chez elle.
Un livre agréable a lire donc, bien que le manque d'intrigue et le fait que l'on n'en sache pas plus que ce que n'en dit la 4ème de couverture m'aient un peu déçu. Il se lit extrêmement vite et l'écriture vive et l'humour noir de l'auteur en rendent la lecture sympathique. Cependant, les digressions en pensées d'Alice, qui il ne faut pas l'oublier est surdouée, sont parfois un peu de trop. Je lirais les prochains tomes car celui ci avec son héroïne atypique a su éveiller ma curiosité et que j'ai très envie de découvrir la personnalités des 3 autres Cavaliers de l'Apocalypse
Le livre je l'ai commencé le 21 avril... J'avais lu environ une trentaine de pages et je me suis arrêté... Je devais avouer que je n'embarquais pas dans l'histoire tellement que je ne ressentais rien pour Alice, personnage principal du livre. Puis, le 30 avril, je me suis décidé à le terminer et plus l'histoire avançait, plus je m'attachais à Alice.
Son passage de l'être sans attachement ou sentiment quelconque à un être qui découvre des sentiments qu'elle semblait connaître que par définition m'a aidé à mieux apprécier la complexité de qui elle était.
Alice reste tout d'un même un personnage loin de la réalité, mais en terminant le livre, j'ai compris qu'elle était ainsi faite pour des raisons qui vont l'aider à assumer son rôle.
Honnêtement, je ne saurai pas noter ce livre sachant que je ne sais pas si j'ai aimé ou pas. Disons que c'est assez particulier et que j'ai tout de même envie de découvrir la suite.