From the author of the masterful TekkonKinkreet, Taiyo Matsumoto's Blue Spring is a short story collection focusing on the lives of a small group of disenchanted high school students. Although spring usually connotes the blossoming of new life and a time of nurturing and anticipation, the spring for these characters is "blue." They can't wait for school to end and the summer to come. Their lives are balanced on the edge of a knife as they flirt with crime and their own deaths in the form of a deadly rooftop game. Each character has a different story to tell and the rebellion, questioning and frustration of these youths are palpable.
Although Taiyo Matsumoto desired a career as a professional soccerplayer at first, he eventually chose an artistic profession. He gained his first success through the Comic Open contest, held by the magazine Comic Morning, which allowed him to make his professional debut. He started out with 'Straight', a comic about basketball players. Sports remain his main influence in his next comic, 'Zéro', a story about a boxer.
In 1993 Matsumoto started the 'Tekkonkinkurito' trilogy in Big Spirits magazine, which was even adapted to a theatre play. He continued his comics exploits with several short stories for the Comic Aré magazine, which are collected in the book 'Nihon no Kyodai'. Again for Big Spirits, Taiyo Matsumoto started the series 'Ping Pong' in 1996. 'Number Five' followed in 2001, published by Shogakukan.
Réédition 26 ans plus tard d'un recueil d'histoires de jeunesse d'un artiste passé maître dans le manga underground sociétal depuis, Printemps bleu est un cri venant du plus profond du coeur adolescent de Taiyo Matsumoto.
Delcourt-Tonkam nous offre pour cela une belle édition reliée avec signet et pages d'ouvertures couleurs, ainsi que postface pour entendre les mots plein de folie encore de l'auteur, un bel écrin pour ces 7 histoires qui célèbrent la jeunesse désœuvrée d'un Japon des années 80.
Taiyo Matsumoto n'est pas le mangaka le plus accessible et ce titre n'est pas le plus accessible de son oeuvre, je vous laisse imaginer... J'ai cependant pris un certain plaisir coupable au milieu de ces histoires largement perfectibles à voir comment l'auteur lui-même voyait sa jeunesse qu'il recrache ici avec bruit et fureur. Nous sommes dans un milieu de voyous, d'ado qui se moquent des études, qui ne pensent qu'à la branlette et à l'argent facile, qui aiment se défier et se castagner, mais pour qui le souffle de la liberté est essentiel. Qu'on n'aime ou pas le style assez brut de l'auteur, il capture avec une certaine magie nonchalante l'apathie de ces personnages qui se moquent de tout.
Alors oui, c'est du pur tranche de vie à hauteur d'adolescent. Ça ne vole pas haut en terme d'écriture de dialogues ou de scènes. C'est du brut de chez brut. Le dessin est à l'aune d'ailleurs, de même que le découpage, parfois (souvent ?) assez maladroit, mais c'est ce qui fera son charme pour ceux qui adhèrent à ce genre d'histoire. Il y a même une certaine poésie là-dedans avec ces questions existentialistes que les personnages se posent et nous posent malgré eux sur les raisons de leur désoeuvrement. Pourquoi une telle lassitude de la vie déjà ? Pourquoi un tel manque de goût de l'effort ? Et quelle place pour les adultes là-dedans avec des portraits peu reluisants aussi, des responsables aveugles à la jeunesse à la mafia qui essaie de s'en servir ? Cela questionne.
Pour ma part, malgré ces qualités, je ne suis pas une fan de récits aussi âpres et portés par des personnages si peu aimables. C'est exactement le genre de garçons / d'hommes que je pouvais fuir tant leur violence envers eux-mêmes et les autres me faisait peur et me mettait mal à l'aise. C'est également le cas ici, c'est dire si le trait cabossé de l'auteur et ses histoires hachées le retranscrivent bien. A la limite, j'ai juste bien aimé l'histoire d'ouverture Si tu vas bien, tape dans tes mains qui ouvrait le bal des désoeuvrés avec une triste poésie et un final tragique dont tout le monde se moque. Elle dépeignait bien ces lycées de seconde zone abandonnés par tous. Il y a également la nouvelle Mah-jong estival qui m'a plu avec le parallèle qu'elle faisait brillamment entre le baseball et ce jeu de réflexion typiquement japonais. C'était frais, drôle et représentant bien la saison, une saison chère à mon coeur d'amoureuse de Mitsuru Adachi. Cependant pour le reste, les histoires de loubards, de zonards, très peu pour moi. Quoique la dernière, N'importe nawak, avec sa folle course-poursuite totalement improbable, foutraque et archi violente, façon Mad Max, m'a bien fait rire ! Mais je ne suis pas une fan de ce style d'histoires ^^!
Titre à réserver à un public d'ultra fans de l'auteur ou de fan d'histoires de racailles, Printemps Bleu est une poésie âpre sur des adolescents désoeuvrés, le portrait d'une génération perdue peint de manière très brute et parfois maladroite, mais le premier pas à faire peut-être si on veut découvrir l'oeuvre de ce mangaka si unique, surtout que l'objet est superbe !
riche foisonnant, plein de la fougue de la jeubesse et de ses preoccipations (sports, cinema, anime...) C'est foutaque mais plein de vie et les slogans comme la liberte creative sont les proncipaux atouts de cette oeuvre.
Parce que je suis un fan boy j’ai pris mais finalement le début de carrière de matsumoto c’est pas trop ça, peu être des thèmes un peu trop japonais à mon goût