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Les Choses

L.F: " Les choses " ? C'est un titre qui intrigue, qui alimente les malentendus. Plutôt qu'un livre sur les choses, au fond n'avez-vous pas écrit un livre sur le bonheur ? G. P: C'est qu'il y a, je pense, entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé. Une certaine richesse de notre civilisation rend un type de bonheur possible : on peut parler, en ce sens, comme d'un bonheur d'0rly, des moquettes profondes, d'une figure actuelle du bonheur qui fait, je crois, que pour être heureux, il faut être absolument moderne. Ceux qui se sont imaginé que je condamnais la société de consommation n'ont vraiment rien compris à mon livre. Mais ce bonheur demeure un possible ; car, dans notre société capitaliste, c'est : choses promises ne sont pas choses dues. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

157 pages, Paperback

First published January 1, 1965

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About the author

Georges Perec

148 books1,738 followers
Georges Perec was a highly-regarded French novelist, filmmaker, and essayist. He was a member of the Oulipo group. Many of his novels and essays abound with experimental wordplay, lists, and attempts at classification, and they are usually tinged with melancholy.

Born in a working-class district of Paris, Perec was the only son of Icek Judko and Cyrla (Schulewicz) Peretz, Polish Jews who had emigrated to France in the 1920s. He was a distant relative of the Yiddish writer Isaac Leib Peretz.

Perec's first novel, Les Choses (Things: A Story of the Sixties) was awarded the Prix Renaudot in 1965.

In 1978, Perec won the prix Médicis for Life: A User's Manual (French title, La Vie mode d'emploi), possibly his best-known work. The 99 chapters of this 600 page piece move like a knight's tour of a chessboard around the room plan of a Paris apartment building, describing the rooms and stairwell and telling the stories of the inhabitants.

Cantatrix Sopranica L. is a spoof scientific paper detailing experiments on the "yelling reaction" provoked in sopranos by pelting them with rotten tomatoes. All the references in the paper are multi-lingual puns and jokes, e.g. "(Karybb et Scyla, 1973)".

Perec is also noted for his constrained writing: his 300-page novel La disparition (1969) is a lipogram, written without ever using the letter "e". It has been translated into English by Gilbert Adair under the title A Void (1994). The silent disappearance of the letter might be considered a metaphor for the Jewish experience during the Second World War. Since the name 'Georges Perec' is full of 'e's, the disappearance of the letter also ensures the author's own 'disappearance'.

His novella Les revenentes (1972) is a complementary univocalic piece in which the letter "e" is the only vowel used. This constraint affects even the title, which would conventionally be spelt Revenantes. An English translation by Ian Monk was published in 1996 as The Exeter Text: Jewels, Secrets, Sex in the collection Three.

It has been remarked by Jacques Roubaud that these two novels draw words from two disjoint sets of the French language, and that a third novel would be possible, made from the words not used so far (those containing both "e" and a vowel other than "e").

W ou le souvenir d'enfance, (W, or, the Memory of Childhood, 1975) is a semi-autobiographical work which is hard to classify. Two alternating narratives make up the volume: one, a fictional outline of a totalitarian island country called "W", patterned partly on life in a concentration camp; and the second, descriptions of childhood. Both merge towards the end when the common theme of the Holocaust is explained.

Perec was a heavy smoker throughout his life, and was diagnosed with lung cancer in 1981. He died the following year in Ivry-sur-Seine at only forty-five-years old. His ashes are held at the columbarium of the Père Lachaise Cemetery.

David Bellos wrote an extensive biography of Perec: Georges Perec: A Life in Words, which won the Académie Goncourt's bourse for biography in 1994.

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Community Reviews

5 stars
1,773 (24%)
4 stars
2,992 (41%)
3 stars
1,811 (25%)
2 stars
484 (6%)
1 star
128 (1%)
Displaying 1 - 30 of 120 reviews
Profile Image for Esther.
105 reviews12 followers
August 4, 2011
Perec aurait dû intituler son livre Les Mots, quitte à en voler la primeur à Sartre. Les choses de ce livre sont des objets rêvés, jamais possédés, toujours espérés. De simples mots, donc, qui permettent d'imaginer aisément les lieux, les objets, les oeuvres, les films, la musique, les espaces, les aventures que les personnages rêvent d'avoir et de vivre immédiatement. On déguste ces mots, ses sonorités, avec délice et volupté, se prenant à rêver aussi des textures, des odeurs qui y sont associées. C'est que cette histoire, vieille de plusieurs décennies déjà, résonne d'actualité. On se surprend à se reconnaître dans ce jeune couple qui rêve de richesse, de liberté, de luxe. Si le luxe est inatteignable pour eux, il est clairement offert au lecteur dans un foisonnement d'adjectifs, une énumération de couleurs, de sonorités, d'espaces, et de saveurs. Une lecture satisfaisante, qui se termine avec le même soupir de contentement qui clôt un repas copieux et bien arrosé.
Profile Image for aupiff.
8 reviews1 follower
March 10, 2016
Ce livre pénible raconte l'histoire d'un jeune couple qui est, comme beaucoup de français pendant les années 60, obsédé par l'argent et l'acquisition de choses. Il n'y a pas de dialogue dans ce livre, seulement de la narration sans finesse qui explique comment ce couple représente tous les maux de la société consommatrice. Le même ennui que ressent le couple de Jérôme et Sylvie, qui n'aura jamais assez d'argent pour vivre comme ils veulent, est ressenti par le lecteur de ce livre à la fois court et interminable. Sans doute, il y a des passages philosophiques excellents qui donnent des images très vives du consommateur typique, mais ils sont rares et ne valent guère le temps de lecture.
Profile Image for Plamena Jekova.
33 reviews2 followers
October 9, 2013
La nature humaine y est brillamment cernée mais d'une manière très étouffante, dans une ambiance morne et collante. L'ennui. Et cependant, je soupçonne Georges d'avoir voulu m'ennuyer et je ne lui en veux pas parce qu'il est parvenu à ses fins. Je le soupçonne aussi d'avoir voulu m'induire en erreur dès le titre. Les choses s'entassent dans le bouquin et pas seulement. Toujours au pluriel, poussiéreuses et futiles, les deux figures principales sont Les choses.
Profile Image for Miniboole.
45 reviews2 followers
October 22, 2025
Devoir de français pour un cours sur le thème des objets, j’ai bcp apprécié ce livre.

Il m’a fallut le temps du 1er chapitre pour m’y plonger réellement, mais une fois cela passé la lecture a été fluide.

Je trouve que les réflexions développées sont intéressantes et toujours à l’ordre du jour : la quête du bonheur matériel est un véritable enjeu dans nos sociétés européennes.

Je recommande à tous ceux qui souhaitent s’interroger, se re mettre en question sur leur façon, leur mode de vie et de penser dans notre époque où la consommation et donc le gain matériel est souvent le but de nos vies.

Enfin j’aime bcp la fin qui nous permet de réfléchir à la situation « finale » des 2 personnages principaux, sans éclairage forcé d’un point de vue ou d’un autre.
Profile Image for Amélie Lapointe.
99 reviews33 followers
August 31, 2020
"Le linge glacé, les couverts massifs, marqués aux armes des Wagons-Lits, les assiettes épaisses écussonnées sembleront le prélude d'un festin somptueux. Mais le repas qu'on leur servira sera franchement insipide."

Et voilà, dans ce petit livre d'apparence inoffensive, dans ces toutes dernières pages terminées par une citation de Karl Marx, dans le repas insipide, voilà la vie telle qu'on la redoute. Une vie qu'on espère, qu'on sent venir avec des intuitions, des vertiges, qu'on façonne avec urgence comme une argile trop chaude à laquelle on tente par tous les moyens de donner forme alors même qu'elle nous déborde d'entre les doigts.
Il faut du courage pour lire se livre et ravaler sa peur. D'autant que l'on sait que tout ce qui est inscrit dans ces quelques 150 pages n'est que doublement vrai au 21e siècle et ne devient que plus vrai, éternellement, exponentiellement plus vrai quoi que l'on fasse.
Profile Image for Mai.
283 reviews108 followers
December 6, 2018
This reads like a very long complaint about consumerist society.
Update juillet 2021: j'ai un peu envie de relire ce roman qui m'avait laissée sur ma faim il y a maintenant quelques années grâce au bac français 2021. Avec du recul, c'était très intéressant comme critique du capitalisme. Mais il faut que je le lise en VO cette fois car la traduction que j'ai lue et aussi la seule que j'ai eue est affreusement mauvaise.
Profile Image for Macqueron.
1,249 reviews28 followers
June 14, 2026
Première rencontre avec l’univers de Perec, et quel bonheur littéraire! C’est à mi-chemin entre de la pure littérature et de la sociologie.
Le texte évoque Flaubert dans son mécanisme, sa froideur totale, sa description minutieuse de l’environnement du couple et des choses, son choix méticuleux des mots. Aucun jugement n’est porté et pourtant tout est dit. On sent le mépris de l’auteur pour ce couple qui rêve de mieux, mais pour autant il ne les juge pas, il constate que cela est. Et d’ailleurs, sa description des choses est telle qu’on sent que l’auteur est lui aussi fasciné par la beauté de ces choses. Il en finit par un certain sentiment d’ambiguïté.
Et c’est aussi un livre de sociologie: voilà ce que le capitalisme fait à l’individu, l’envie permanente. Le livre se veut une Histoire des années 60, et il l’est factuellement, avec son contexte colonial, les mécaniques sociales propres au début des années 60, les aspirations du temps. Mais il est d’une actualité absolument dingue, car ce qu’il dénonce est toujours tellement vrai (et même peut-être encore plus): c’est le FOMO, c’est la course en avant vers toujours mieux. Et ça passe aujourd’hui par la possession des choses mais pas seulement, c’est le mécanisme des réseaux sociaux et des influenceurs qui fait baver d’envie une partie de la population, c’est le principe des industriels qui créent le besoin, c’est la vue de la classe sociale supérieure qui donne l’impression d’être toujours à la traine.
Bref, un très grand livre dont mon seul regret sera de ne pas avoir compris un traitre mot de la citation finale, et qui fait réfléchir autant qu’il est travaillé au plan littéraire. Bien que donnant froid dans le dos, un vrai bonheur!
Profile Image for enora ✮.
215 reviews1 follower
August 27, 2024
J’ai été en même temps éblouie par la justesse des mots de Perec concernant la vie parisienne et en même temps terrifiée par celle ci. En plus de décrire avec perfection l’environnement d’un couple et ses failles, l’auteur entre dans une analyse profonde d’un certain état d’esprit propre à la trentaine. Je suis aussi obligée de mentionner la retranscription de la conférence que Perec a donné à Warwick en 1967 qui est particulièrement inspirante !
Profile Image for B ..
Author 2 books90 followers
July 24, 2019
Perec l'a encore fait! Il devient rapidement mon écrivain français préféré.

Dans ce roman, Perec montre brillamment la relation entre le matérialisme et le bonheur. Ce livre est toujours très pertinent aujourd'hui. Si vous avez voulu lire un roman de Perec, commencez avec celui-ci.
Profile Image for chi ⭒.
50 reviews
September 15, 2022
Georges Perec nous introduit à ce jeune couple mais nous confronte également à nous même, notre propre vie quotidienne et toutes les possibilités qu'elle ammène.
Son emploi du conditionnel adhère énorménent au message du livre et ajoute une touche très unique.
Excellent livre
Profile Image for Chloe Lepine.
40 reviews
October 3, 2025
Je sais pas je pensais quoi, mais il faut vraiment que j'arrête d'acheter des livres en friperie juste parce que j'aime la couverture
Profile Image for erin ★.
332 reviews26 followers
January 18, 2026
comment mettre des mots sur cette lecture? non pas que ce soit un TEL coup de cœur, qu’il m’est impossible de prononcer ne serait-ce qu’une phrase dessus. c’est plutôt un sentiment de confusion qui m’empêche toute expression. j’ai ADORÉ ce que j’ai pu lire dans ce très court roman, mais en même temps, je n’ai pas du tout tout saisi. l’auteur m’a parfois un peu perdue, avec un style très étiré, qui utilise un vocabulaire assez soutenu, partant sur des descriptions parfois aussi longue qu’une page. alors, oui, george perec a perdu mon cerveau en chemin. mais, purée, qu’est-ce que j’ai pu aimé ce que j’ai pu en saisir.

c’est avec une réelle justesse que l’auteur est parvenu à cerner, comprendre et alors transcrire tout cette sphère sociale des années 60 et qui aujourd’hui se perpétue. il y parle de ceux qui poursuivent leur désir incessant du plus, de la richesse, du tout, mais qui ne peuvent pas ou n’arrivent pas à s’en donner les moyens. et l’auteur, c’est là ce que j’aime, ne les blâme à aucun moment. ce n’est pas un doigt accusateur qui est pointé sur ce jeune couple et leurs amis que l’on va suivre, mais plutôt une constatation qu’il nous délivre. et c’est aussi un miroir qui se dresse devant nous : bien sûr que chacun souhaite ces derniers vêtements, cette chose à la mode que tout le monde s’arrache ; bien sûr qu’il faut pour cela avoir de l’argent ; bien sûr qu’il faut travailler pour avoir cet argent ; mais travailler, c’est aussi supprimer tous ces petits plaisirs de la vie, qui font qu’on ne se meurt pas dans cette société qui entraine vers un ennui et une conformité sombre.

je me perds un peu dans ce que je dis, mais le livre m’a vraiment beaucoup plu, parce que tout y était si JUSTE. juste simple et juste. les mots utilisés, les métaphores faites, les phrases qui résonnent au point où tu refermes le livre, souffle un coup et murmure “reel ptn”, tout ça c’était ma lecture. vraiment je suis très heureuse d’être tombée par hasard sur ce livre (vraiment, je vous dis, y’a des passages qui sont si vrais, que j’y pense encore et que j’aimerai relire les mêmes phrases en boucle). c’était trop trop trop bien, mais quand même définitivement une épreuve de lecture pour moi (je suis complètement sortie de ma zone de confort!) et une expérience particulière.
Profile Image for Mahaut.
98 reviews
September 14, 2026
On ne connait pas la fin, on sait ce qu'elle pourrait être : un métier confortable, un salaire conséquent, l'assouvissement de désirs matériaux mais la perte d'un mode de vie, d'une philosophie et de l'espoir dans le futur. Vouloir des choses est plus exaltant que de les acheter. Le processus, le moyen est plus exaltant que le but.
Profile Image for Elo.
448 reviews9 followers
July 24, 2023
j'adooooore Perec
vraiment dans cette nouvelle il s'exprime juste sur les choses du quotidien, les objets, l'environnement, les personnes qui réflètent tellement de sujets, donnent tellement d'informations
ça met en perspective notre environnement et comment l'interpréter
j'ai adoré
Profile Image for Victor Wong Seen-Bage.
85 reviews2 followers
December 31, 2024
Immense étude sur le désir en plus d'être un exercice de style phénoménal.
« Ah oui, tu es capitaliste? Nomme toute les choses.»

Très content d'avoir lu ça pile quand je peux me sentir le plus concerné, dans la mi-vingtaine.

Plus ça change plus c'est pareil dans le capitalocène.
Profile Image for Irinaa Cps.
35 reviews2 followers
February 17, 2026
Objectivement c'est très intéressant et bien construit, des passages très profonds sur l'oppression et la société de consommation mais franchement... Franchement, c'était long à en mourir, le livre est court et pourtant j'ai eu l'impression de lire toujours la même chose, pas de péripéties ( ah si il faut attendre 100 pages pour qu'il y en ait une et c'est bien la seule). Bref, tout simplement pas pour moi (note très subjective dsl Georges 🌞 )
Profile Image for Achille - Silence.
20 reviews1 follower
Read
April 19, 2023
Vraiment pas ouf, abandon au bout d'une vingtaine de page, impossible de rentrer dedans, hyper bloqué par l'écriture au "tu" et la plume très froide.
Profile Image for Yasmine Mszdh.
37 reviews6 followers
May 12, 2026
C’est à la fois intéressant et très agaçant, toutefois bien écrit !
Profile Image for Léana Yusta.
41 reviews2 followers
September 29, 2024
jme sens tellement sylvie et jerome à courir après ce que les autres ont sans trouver bonheur dans mes choses à moi.
Profile Image for Agnès.
122 reviews1 follower
August 13, 2025
très très belle réflexion sur le consumérisme et la possession. et très bien écrit !
Profile Image for yasik.
4 reviews
May 17, 2026
j'ai la peur irrationnelle d'être comme eux ou de finir comme eux
Profile Image for Dri.
88 reviews22 followers
July 7, 2020
Un homme demanda un jour à Bouddha : Je veux du bonheur ! Bouddha lui répondit : D'abord, enlève « Je », c'est de l'ego. Puis enlève « veux », c'est du désir. Et maintenant, tout ce qu'il te reste : « du bonheur ».

"Les choses" est une histoire des années soixante qui est pourtant toujours d'actualité aujourd’hui. La quête du bonheur est infinie lorsque nous associons l’idée du bonheur à la vie matérielle. Cette quête devient alors une quête des choses et nous devenons Jérôme ou Sylvie, s’ennuyant à Paris ou perdus à Sfax. Le bonheur tant désiré devient alors quelque chose d’inaccessible. « Ils savaient ce que serait le bonheur » et pourtant ils ne l’atteindront jamais.
Profile Image for MyHanh21avril.
11 reviews5 followers
July 11, 2012
Tất cả đều ở thì tương lai,
những giấc mơ xếp xó…



" Mais il ne leur sera pas si facile d'échaper à leur histoire. Le temps, encore une fois, travaillera à leur place... 
... 
Il sentiront venir les vacances. Ils se languiront de Paris, du Printemps sur les berges de la Seine, de leur arbre tout en fleur, des Champs- Elysées, de la place des Vosges. Ils se souviendront, émus, de leur liberté si chérie, de leur repas aux chandelles. Et des amis leur enverront des projets de vacances: une grande maison en Touraine, une bonne table, des parties de campagne : 
- Et si nous revenions, dira l'un.
- Tout pourrait être comme avant, dira l'autre. 
Ils feront leurs bagages. Ils rangeront les livres, les gravures, les photographies des copains, jetteront d' innombrables papiers, donneront autour d'eux leurs meubles, leurs planches mal équarries, leurs briques à douze trous, expédieront leurs malles. Ils compteront les jours, les heures, les minutes." 
... 
"Le moyen fait partie de la vérité, aussi bien que le résultat. Il faut que la recherche de la vérité soit elle-même vraie; la recherche vraie, c'est la vérité déployée, dont les membres épars se réunissent dans le résultat."
 
Karl Marx"
Profile Image for Melissande Martin.
15 reviews
August 6, 2026
J’ai dégusté toutes ces descriptions interminables pour seulement 4 lignes de dialogues
Profile Image for Magdalena en su sepulcro.
203 reviews9 followers
January 4, 2018
"Mais ces images scintillantes, toutes ces images qui arrivaient en foule, qui se précipitaient au-devant d'eux, qui coulaient en un flot saccadé, intarissable, ces images de vertige, de vitesse, de lumière, de triomphe, il leur semblait d'abord qu'elles s'enchaînaient avec une nécessité surprenante, selon une harmonie sans limites, come si, devant leurs yeux émerveillés, s'étaient dressés tout à coup un paysage achevé, une totalité spectaculaire et triomphale, une complète image du monde, une organisation cohérente qu'ils pouvaient enfin comprendre, déchiffrer. Il leur semblait d'abord que leurs sensations se décuplaient, que s'amplifiaient à l'infini leurs facultés de voir et de sentir, qu'un bonheur merveilleux accompagnait le moindre de leurs gestes, rythmait leur pas, imprégnait leur vie: le monde allait à eux, ils allaient au-devant du monde, ils n'en finissaient pas de le découvrir. Leur vie était amour et ivresse..."
Profile Image for Pripri.
20 reviews1 follower
October 12, 2016
Quelle entreprise extraordinaire et assommante ! Tout le dégueulis des objets, au lieu d'écraser les deux personnages (n'étant toujours qu'un, même lorsqu'ils se disputent) leur sert de tremplin. Même enfoncé au fond des inventaires à la Préverc, on rattrape toujours le fil du "ils". Là où Exercices de Style de Queneau semble tenir sur le seul jeu, ici, bien que non dites, les règles se sentent au détour des répétitions, des citations et des formes. Je serais incapable d'en énumérer une (enfin si, la joie de tromper... par des citations) mais on sent que la lourdeur de certains paragraphes tient à cette armature soutenant "ils" et leurs rêves d'objets et d'ambiances. C'est que même sous la forme vaine, le talent de Perec pointe toujours dans l'arrangement et les interstices où se dessine un portrait sans chichi du quidam et de sa vie, sans moral et sans psychologie non plus.
(janvier)
Profile Image for TagHada.
53 reviews1 follower
September 21, 2020
Ce livre a vraiment résonné en moi , force est de constaté qu’on est de plus en plus à se retrouver dans ces personnages que la société pousse à vouloir toujours plus. Je pense que beaucoup de nos frustrations viennent du sentiment de mérite que nous avons vis-à-vis de nos rêves. C’est aussi ce que le livre démontre au fils de ses pages et du temps que nos personnages traversent en se perdant parfois eux même. Pourtant, à aucun moment le livre ne fait de morale ou ne choisit son camp. Le narrateur reste neutre tout comme le fil des évènements, ce n’est ni bien, ni mal, c’est juste le cas. Et on ne peut que remettre en perspective sa propre condition.
35 reviews
January 16, 2025
50p / abandonné

Ce livre n'est pas mauvais, mais ça m'a juste vraiment ennuyée. La démarche est imprégnée de sociologie : c'est comme une observation ethnographique, mais avec de la narration. C'est en effet une démarche intéressante, probablement novatrice au moment de l'écriture du livre, louable, mais ce n'est pas ce que j'ai envie de lire (du moins pas maintenant) dans un roman. La sociologie déteint un peu, donc c'est un peu dense, un peu imbuvable, même si ça reste intéressant dans les réflexions, les habitudes de vie et les comportements des personnages. Il ne mérite pas d'être mal noté, disons que je n'avais juste pas envie de lire ce genre d'ouvrage actuellement.
43 reviews
December 15, 2025
"L’ennemi était invisible. Ou, plutôt, il était en eux, il les avait pourris, gangrenés, ravagés. Ils étaient les dindons de la farce. De petits êtres dociles, les fidèles reflets d’un monde qui les narguait. Ils étaient enfoncés jusqu’au cou dans un gâteau dont ils n’auraient jamais que les miettes."

un livre intéressant pour sa démarche sociologique, qui évoque avec beaucoup de précision le capitalisme moderne et la société de consommation. il est juste très aride malgré sa brièveté, j'ai pris beaucoup de temps à le finir sans vraiment l'apprécier. mais il y a quand même des passages vraiment jolis.
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