Tardi renoue avec la mémoire de 14-18 à travers son nouveau projet : une évocation en bande dessinée du premier conflit mondial, et de la place qu'y ont occupée, au quotidien, les hommes qui s'y sont affrontés et entretués. Un récit de fiction, mais où le souci de véracité et la rigueur de la reconstitution historique occupent une place primordiale. Ce nouveau projet, dans la forme, reprend le découpage en 3 strips par page déjà utilisé dans l'album C'était la guerre des tranchées. Le récit débute en couleurs, mais, au fil de sa progression chronologique, et à mesure que la guerre s'enkyste, s'étend et s'approfondit, adopte les tonalités de plus en plus monochromes de la boue et de la grisaille. Avant d'être proposé en librairie en album, fin octobre, ce nouveau grand récit de Tardi fait l'objet d'une publication sous la forme d'un journal grand format, à raison de trois numéros de vingt pages chacun. Chaque numéro du journal, centré par ordre chronologique sur l'une des années de la période 1914-1916, comporte d'une part quinze pages de bande dessinée et d'autre part cinq pages de textes et d'articles, consacrés à l'actualité non-militaire de la période. L'ensemble de ces textes, illustrés par Tardi, est signé de l'historien Jean-Pierre Verney, qui assure depuis des années, aux côtés du dessinateur, le travail de documentation.
Jacques Tardi is a French comics artist, born 30 August 1946 in Valence, Drôme. He is often credited solely as Tardi.
After graduating from the École nationale des Beaux-Arts de Lyon and the École nationale supérieure des arts décoratifs in Paris, he started writing comics in 1969, at the age of 23, in the comics magazine Pilote, initially illustrating short stories written by Jean Giraud and Serge de Beketch, before creating the political fiction story Rumeur sur le Rouergue from a scenario by Pierre Christin in 1972.
A highly versatile artist, Tardi successfully adapted novels by controversial writer Louis-Ferdinand Céline or crime novelist Léo Malet. In Malet's case, Tardi adapted his detective hero Nestor Burma into a series of critically acclaimed graphic novels, though he also wrote and drew original stories of his own.
Tardi also created one of French comics' most famous heroines, Adèle Blanc-Sec. This series recreates the Paris of early 20th century where the moody heroine encounters supernatural events, state plots, occult societies and experiments in cryogenics.
Another graphic novel was Ici Même which was written by Jean-Claude Forest, best known as the creator of Barbarella. A satire, it describes the adventures of Arthur Même who lives on the walls of his family's former property.
Tardi has produced many antiwar graphic novels and comics, mainly focusing on the collective European trauma of the First World War, and the pitfalls of patriotism spawned several albums (Adieu Brindavoine, C'était la guerre des tranchées, Le trou d'obus, Putain de Guerre...). His grandfather's involvement in the day-to-day horrors of trench warfare, seems to have had a deep influence to his artistic expression. He also completed a four-volume series on the Paris Commune, Le cri du peuple.
Fantagraphics Books translate and publish in English a wide range of Tardi's books, done by editor and translator Kim Thompson.[3] The books released so far are West Coast Blues (Le Petit bleu de la côte ouest), You Are There (Ici Même), and It Was the War of the Trenches (C'était la guerre des tranchées); a single album collecting the first two Adele Blanc-Sec volumes has also been published.
Quelle claque! Monumental! Phénoménal! Un tour de force! Tardi nous propose ici une bande dessinée sur l'histoire populaire de cette boucherie qu'a été la première guerre mondiale. Au récit parfois assez désincarné qu'on peut entendre en cours d'histoire (ou pire encore quand il prend des accents de propagande au service du récit national), Tardi rend toute leur humanité aux millions de soldats qui sont passés par le front et y sont souvent restés, pris dans la folie d'un système devenu incontrôlable. Le ton sarcastique de la narration n'enlève rien à l'horreur de ce qui nous est narré, au contraire: il permet qu'on la tutoie, cette horreur, au lieu de s'y soustraire car elle est bien souvent narrée de manière insoutenable. Qu'on la tutoie en espérant qu'on ne la reproduise jamais.
Quiconque s'intéresse à la Première Guerre Mondiale à travers la bande-dessinée ne peut ignorer l'immense travail que Tardi a fait. Les oeuvres de Tardi à ce sujet sont incomparables, avec un ton de cynisme, un esprit pacifiste, anti-guerre, qui est sans pitié avec les principes de gloire, d'héroïsme, ou de patriotisme. Quiconque lit Tardi reçoit l'équivalent d'un coup de poing intellectuel et nous fait réfléchir sur la bêtise humaine.
Putain de guerre est une série en 2 tomes dont le premier raconte la Première Guerre Mondiale à travers l'expérience d'un soldat français. Le tome est divisée en 3 années, 1914, 1915, et 1916 et les événements majeurs de chaque année y sont narrés par le soldat. Comme dit plus haut, nulle gloire et nul héroïsme, seulement les horreurs de la guerre avec ces personnages qui se retrouvent là bien malgré eux. Bien que le récit se focalise sur le front ouest, Tardi parle quand même de ce qu'il se passe à l'est ou sur le front Italo-austro-hongrois et fait mention honorable des autres peuples qui ont participé au conflit.
Sur certains aspects, la vision de Tardi se base sur une historiographie quelque peu dépassée. Par exemple, son soldat français raconte comment les troupes indigènes étaient envoyées les premières a l'attaque. Les derniers travaux sur la question et mentionnés par des spécialistes comme Michel Goya montrent que le taux de pertes des troupes indigènes étaient similaires à celui des troupes métropolitaines. Cela dément l'idée que les premières étaient plus exposées que les secondes.
Également, si on en croit Tardi, personne dans la troupe n'a le "sens du devoir" ou de sentiment patriotique. Seuls les officiers, tous sadiques, auraient cette vision en envoyant la jeunesse mourir bêtement. C'est, je pense, ignorer la réalité que s'il y avait beaucoup de français qui ne voulaient pas se battre, nombreux étaient ceux qui le voulaient car ils estimaient que c'était là leur devoir. Durant les mutineries de 1917, les soldats se sont révoltés contre le fait d'être envoyé à la mort sans raison valide mais ils n'ont pas abandonné leur poste. Ils acceptaient donc de se battre pourvu que cela n'était pas en vain.
Enfin, pour Tardi, les masses de soldat étaient toutes manipulées par un gouvernement et des personnes fortunées dont les intérêts économiques et industriels étaient favorisés par la guerre. C'est encore une fois une vision simpliste que de croire que ces millions de français étaient manipulés et qu'aucun d'entre eux n'avait la capacité de penser de manière critique et de faire sa propre idée sur son rôle dans le conflit.
On l'aura compris, l'oeuvre de Tardi prend de nombreux raccourcis mais cela permet d'accentuer une réalité: celle de l'horreur de la guerre qui doit toujours être en nous et qui doit nous pousser à toujours vouloir la paix. La guerre ne cessera jamais car la mémoire des hommes est courte. Mais elle ne cessera pas non plus car l'histoire ne se répète jamais vraiment. La Première Guerre Mondiale a commencé pour des raisons spécifiques, la Seconde Guerre Mondiale a eu les siennes, et chaque guerre a eu les siennes. Et même si personne ne souhaite la guerre, parfois il n'y a pas d'autre choix car la guerre nous est imposé, au delà des intérêts d'élites économiques et industrielles.
L'oeuvre de Tardi reste incontournable pour nous permettre de bien saisir les horreurs de la guerre et nous faire oublier les notions idéalistes longtemps véhiculées à travers les siècles.
C'est gris, c'est boueux, c'est légèrement détaché pour ne pas basculer dans le gore. Narrativement un peu trop pragmatique, mais graphiquement splendide.
Leída la edición integral traducida al castellano, debo comentar que me ha parecido una correcta mirada al conflicto de la Primera Guerra Mundial, desde el punto de vista francés. La obra se divide en 7 partes: las 6 primeras son el cómic en sí, cada parte dedicada a un año del conflicto, y en la que cada viñeta es un imagen descrita por el soldado narrador, ordenadas cronológicamente pero sin más hilo argumental que la experiencia del conflicto. Sabremos pocas cosas de ese personaje, así como de los muchos que circularán por la obra. Pero todas ellas consiguen el efecto desazonador que causan las novelas de horror. Un sentimiento del que no podremos escapar fácilmente, porque forma parte de nuestra historia. La última parte es un completo dossier con fotografías, donde se narra el desarrollo de la contienda, bajo el mismo punto de vista crítico del resto de la obra. Buen final para darte la visión global de esta terrible experiencia de la que poco parece aprendieron los políticos. Recomendada a lectores aficionados a la historia del s.XX y la crítica social.
La guerre 14-18 racontée sans chichis, sans édulcorant, sans fards. On découvre la boucherie que fût cette guerre où les hommes n'étaient considérés que comme chair à canon, où des hauts gradés jouaient avec les hommes comme l'on joue avec les piéces d'un échiquier.
Crudo, disarmante e realistico. Il fumetto esalta le paure e angosce dei combattenti, ridicolizza la dotazione bellica francese e instilla molti dubbi sulle scelte strategiche adottate.
Interessante la seconda parte del volume che narra gli avvenomenti storici in modo preciso ma leggero.
Je n'ai pas été capable de lire plus de quelques pages. Le sujet m'intéressait mais l'écriture très française, voire même argotique a eu raison de moi. Comment apprécier un livre quand chaque case contient un mot inconnu aux références douteuses. Tant pis.