Lapset on pidettävä turvassa – mutta miten pahuuden tunnistaa?
Nettikeskusteluissa jokainen voi olla kuka haluaa. Se on huumaavaa vapautta – niin huumaavaa, että pahuus pääsee huomaamatta luikertelemaan lähelle.
13-vuotias Laura katoaa koulumatkalla. Poliisi epäilee tytön karanneen kotoa, kunnes tämän kotikoneelta paljastuu huolestuttavia asioita. Vaikuttaa siltä, että Laura on viettänyt kaksoiselämää netissä. Kun tytön ruumis nostetaan jokisuistosta, katoaminen muuttuu murhatutkinnaksi.
Vanhempi konstaapeli Linda Toivonen saa jutun tutkittavakseen. Uhri oli hänen oman tyttärensä luokkatoveri. Lindalla on hyytävä tunne, että tapaus ei ole ainoa.
Kuka on salaperäinen Peter Pan, jonka kuvia kadonneiden tyttöjen huoneista löytyy ympäri Suomea? Tutkinta vie poliisit netissä piileskelevien saalistajien maailmaan. Paikkaan, jota on mahdotonta valvoa ja hallita. Linda Toivonen tajuaa, että löytääkseen pedon, hänen on ensin voitettava omat demoninsa.
De 13-jarige Laura verdwijnt op weg naar school. De politie vermoedt dat het meisje van huis is weggelopen, totdat er verontrustende dingen op haar computer worden gevonden. Het lijkt erop dat Laura online een dubbelleven leidt. Wanneer het lichaam van het meisje uit de riviermonding wordt gehaald, verandert de verdwijning in een moordonderzoek.
Linda Toivonen laat de zaak onderzoeken. Het slachtoffer was een klasgenoot van haar eigen dochter. Linda heeft het huiveringwekkende gevoel dat dit incident niet het enige is.
Het onderzoek voert de politie naar de meest duistere plekken van het internet. Plekken die bijna onmogelijk te controleren zijn. Linda Toivonen realiseert zich dat ze, om de daders te vinden, eerst haar eigen demonen moet overwinnen.
'Dubbelleven' is het vierde deel in de 'Rivierdelta' serie. Je kunt het ook prima als losstaand deel lezen en deze keer ligt de nadruk op personage Linda Toivonen.
Het verhaal begint met een interessante proloog over Laura. Kort daarna lees je dat ze verdwenen is en Linda stort zich op de zaak. Het raakt haar extra, omdat haar eigen dochter dezelfde leeftijd heeft als de vermiste Laura.
Al gauw komen ze erachter dat Laura een geheim leven leidde. Ze vinden namelijk verontrustende dingen op haar computer en de grote vraag is of ze nog in leven is. En dan wordt er een lichaam gevonden...
Tussendoor lees je ook steeds krantenartikelen van andere vermiste meisjes. Ze zijn allemaal jong en plotseling verdwenen. Is een en dezelfde dader bezig, of moeten ze het in een hele andere richting zoeken?
Ondertussen verloopt het privéleven van Linda ook absoluut niet goed. De band met haar dochter wordt steeds minder en ze heeft nóg een probleem dat steeds groter lijkt te worden.
Ik vond 'Dubbelleven' heel erg fijn geschreven. Je wisselt steeds van personages en de schrijfstijl en opbouw zijn gewoon ontzettend fijn. Ik wilde dan ook steeds blijven lezen.
Voor mij was alleen wel de dader meteen al duidelijk en dat is dan toch een heel klein minpuntje. Ik vond het te voorspelbaar, want anders had dit verhaal van mij zeker een halve ster meer gekregen, maar het was sowieso genieten!
Odotin tätä Delta-sarjan uusinta osaa hartaasti, mutta se onnistui jopa ylittämään odotukseni. Viimeistään tämän osan jälkeen on todettava, että Tuominen on kotimaisen dekkaritaivaan kirkkain tähti. Kirkkaasti kirkkain!
Voici un polar qui peut se targuer d’être autant un casse-tête par son enquête, qu’un miroir de notre société. « La honte » d’Arttu Tuominen nous renvoie à notre propre époque saturée d’écrans, qui servent à la fois de défouloir et d’outil de prédation. Il débute dans une petite ville finlandaise où Laura, une adolescente de 13 ans, a disparu. Linda Toivonen est mise sur l’enquête. Rapidement, c’est tout un écosystème qui est mis à nu par les autorités. Le tout rendu possible par internet.
Lorsque Linda parvient à trouver d’autres jeunes filles disparues et un lien commun à tous ces enlèvements, les souvenirs de ses 15 ans remontent dangereusement à la surface. Dans ce roman, les mythologies enfantines sont recyclées en pièges et s’entremêlent avec les notions de prédation, de violence et de silence. « La honte » conjugue tension narrative et justesse des situations et propose une véritable collision entre image et intimité, entre rêve et exploitation, entre sécurité personnelle et intrusion virtuelle.
En articulant honte et exposition, Arttu Tuominen donne le ton. Ici, « La honte » ne reste pas cantonnée à une simple émotion, c’est un véritable carburant social. À l’ère des écrans, une photo intime est susceptible de devenir un couperet. Du simple selfie aux « nudes », les adolescentes s’enferment dans un cercle vicieux où l’onde de choc du partage de ces clichés arrive de partout. Le collège devient alors un tribunal, la rumeur enfle, la peur tuméfie les relations. Il n’est pas étonnant que « La honte » aimante le texte. L’isolement agglutine les peaux et le lien avec l’Autre s’effondre. En arrière-plan, l’enquête policière suit les empreintes visqueuses laissées par ces images.
Dans « La honte », une autre thématique m’a fait forte impression dans son traitement : la relation mère-fille. En sus, une relation mère-adolescente en plein désir d’indépendance et de contestation de l’autorité. Ainsi, deux voix s’écharpent dans un espace-temps où mère et fille ne parviennent plus à se comprendre. Si la jeune fille demande qu’on lui lâche la bride, le vécu de la mère empêche ce souhait. En effet, dans sa jeunesse, Linda a quitté son foyer très tôt pour suivre des faiseurs de miracles lui promettant la célébrité dans le mannequinat. L’expérience n’a pas tourné comme prévu et l’alcool s’est invité à la fête depuis ce temps-là. Dans les confrontations mère-fille, l’adolescente en colère inverse la balance du pouvoir : la fille devient l’adulte responsable. L’alcoolisme de sa mère n’est plus un secret pour elle depuis longtemps…
Ainsi, Linda, mémoire vive d’une jeunesse sous les paillettes, d’une sexualisation prématurée, de l’alcool social, des flatteries avec arrière-pensées, se sent légitime dans sa manière de mener sa fille et son enquête. L’ivresse de reconnaissance et « l’envie de se montrer » constituent la porte d’entrée vers de nombreux dérapages.
Parallèlement, l’enquête policière basée sur la prédation numérique se poursuit. C’est l’occasion pour Arttu Tuominen d’introduire la figure de « Peter Pan », celui qui emmène au pays de nulle part. Derrière cette figure de conte se cache un prédateur qui cherche à isoler et à manipuler. « La honte » montre comment ces pédophiles se faufilent dans toutes les applications ou les jeux en ligne utilisés par nos adolescents. L’imaginaire de l’enfance se transforme en outil de manipulation. Arttu Tuominen tresse les mots qui font rêver les enfants, et y ajoute des avatars charmeurs capables de créer une proximité numérique pour contourner les garde-fous et la vigilance des adultes. Quant à l’adulte malveillant, il habite déjà sous le toit de sa victime et essaie de s’en faire un ami qu’il appâte avec persévérance.
L’insertion du mythe de Peter Pan, ce garçon qui ne veut pas grandir, parle aux adolescents qui voudraient s’arracher du temps présent (école, conflits avec les parents, etc.). Or, « La honte » souligne bien à quel point l’utilisation des nouvelles technologies peut être à la fois le cœur battant d’une époque et un leurre dangereux. Nous avons tous besoin de croire à des histoires. Nos adolescents au coeur tendre encore plus vulnérables à ce type de discours…
Moi qui suis peu friande de littérature nordique, j’ai aimé la façon dont Arttu Tuominen a inséré l’intime dans le social. Les scènes de vie courante au collège, par exemple, avancent parallèlement aux scènes familiales. Et chaque trajectoire familiale dit quelque chose de la Finlande d’aujourd’hui. Ainsi, l’auteur dresse un portrait social dans une enquête criminelle. Après quelques recherches, j’ai cru comprendre qu’il faisait de même dans les autres tomes de sa série « Delta Noir ». J’aime l’idée d’en apprendre davantage sur des pays que l’on connaît moins. « La honte » s’inscrit donc dans un réseau communautaire qui me parle.
Sur la forme, nous sommes très loin des polars à grand spectacle et à moult rebondissements. Les scènes sont vivantes sans être ostentatoires, et ce sont surtout les voix des personnages et ce qu’ils nous disent qui restent en mémoire. La solitude de chacun est omniprésente, et c’est une chose qui m’a frappée. Les confidences restent difficiles, le silence est pesant, l’épuisement et la culpabilité habitent les différents protagonistes. J’ai aimé ce temps de lecture où l’intrigue avance pas à pas, à un rythme différent.
« La honte » peut se résumer ainsi : c’est un polar sur la fabrication du regard. Le regard que l’on porte sur soi face à celui que l’on subit. Il y a aussi l’idée du regard qu’on refuse et qui pourrait se résumer à « je n’ai pas voulu voir » (alors que de nombreux indices étaient présents). « La honte » nomme à la fois ce qui abîme et ce qui maintient : les silences, la vérité inavouable. Il est frappant de constater qu’à chaque fois qu’une photo apparaît dans le roman, un personnage vacille. C’est dire le poids de l’image qui émeut ou rebute : reflet d’une identité ou arme de chantage, elle ne laisse personne indifférent. À la fin, « La honte » devient un miroir que l’on ne cherche pas forcément, mais qui toujours nous rattrape…
Olipas hyvä ja koukuttava kirja. Kuten aikaisemman sarjan osan yhteydessä mainitsinkin, olisi kiva lukea naispoliisin tarinaa ja tässä se nyt oli. Heti alussa jo tiesin pitäväni kirjasta valtavan paljon eikä taso laskenut. Karmea tarina hyvin kerrottuna eikä tylsiä kohtia oikeastaan ollut ollenkaan. En olisi malttanut laskea kirjaa käsistäni. Täytyy lukea kirjailijan toinenkin sarja, jota vähän olen pantannut siksi että oli tästä Delta- sarjasta tulossa tämä Häväistyt kirja ja halusin pysyä näiden henkilöiden yms.parissa vaikka kirjat ovatkin itsenäisiä osiaan ja voi lukea missä järjestyksessä vain.
4,5 ⭐ Niiiiin hyvä!! Tässä oli tähän mennessä omasta mielestä mielenkiintoisin rikostutkinta. Välillä oli kyllä niin kamalaa asiaa, että teki pahaa lukea, mutta olipahan tunteita herättävästi kirjoitettu!
Omaa lempparia eli Oksmania ei ihan kauheesti näkynyt, mutta vihdoin tapahtu jotain mitä olin pari kirjaa jo odottanut. Paloviidankin hahmo paranee koko ajan kirja kirjalta, koska alussa en hänestä niin välittänyt. Lindaankin oli mielenkiintoista tutustua vihdoin paremmin.
Nautin porilaisena näistä kirjoista ihan extra paljon, kun nään mun päässä kaikki paikat, missä mennään! Aina paistaa kyllä läpi se, että kirjailija tykkää eniten Länsi-Porista 😂
2.75 stars - unfortunately not for me ______________________________________________________
Beklemmende Atmosphäre und ein Fall, der zu schwer auf den Schultern der Ermittler lastet. Der Autor schreckt nicht davor zurück, Themen wie Alkoholsucht, Pädophilie und sexuellen Missbrauch in die Geschichte einzuarbeiten - kein Charakter ist unbescholten. Mir persönlich war dieser Aspekt des Romans etwas zu viel, auch konnte ich den Täter bereits früh erahnen, wodurch der erhoffte Aha-Moment leider ausblieb. Die Geschichte wird immer wieder von Rückblenden unterbrochen, die der Hauptkommissarin mehr Tiefe verleihen sollten, was meiner Meinung aber nicht gelang. Auch das Thema Selbstjustiz wird angesprochen, jedoch nicht zum vollen Potenzial ausgearbeitet. Sozialkritik im Thriller ist prinzipiell immer gern gesehen, jedoch war ich hierbei von der Umsetzung etwas enttäuscht. Der Thriller hat leider meinen Geschmack nicht getroffen.
Joskus todellakin käy näin, että dekkarisarja imee mukaansa niin ettei pysty muuta tekemään. Arttu Tuominen onnistuu siinä erittäin hyvin Delta-sarjansa kanssa, enpä muista että olisin aikoihin kuunnellut mitään ihan samalla intensiteetillä, vaikka mielelläni pidän itsestäni yllä mielikuvaa hyvin kirjallisten kirjojen lukijana. Tykkäsin tästä osasta ihan yhtä paljon kuin muistakin, mutta tässä rikoksiin liittyi ällöttävää graafista kuvastoa, jonka olisin mieluummin jättänyt väliin, ja joka teki tarinasta epäuskottavan.
Mutta poliisien elämät sen sijaan tuntuvat (riittävän) uskottavilta; ei ehkä teini-ikäisenä pikaistuksissa tehty tappo, josta pääsee kuin koira veräjästä, mutta avioliiton ongelmat, alkoholismin paheneminen kierteenä, itselle tehdyt turhat lupaukset paremmasta elämästä jne - näiden takia kuuntelen seuraavankin osan heti, itselle on aika lailla samantekevää, mitä ne rikokset ovat ja miten niiden ratkaisu etenee.
Tuomisella on varsin hyvin toimiva konsepti. Sopivasti rikosta, sopivasti yksityiselämää. Olen siinä mielessä erittäin onnekas, etten osaa sanoa miten uskottavaa alkoholistiperheen kuvaus on, mutta minusta se vaikuttaa riittävän realistiselta. Tutkinnan ynnä muun oleellisen kuvaus tuntuu sekin mainiolta.
Itse tarinakin pitää hyvin otteessaan kaikkine mutkineen. Hyvä kokonaisuus.
À Pori, Linda Toivonen enquête sur la disparition de Laura, une adolescente de treize ans. Les échanges retrouvés sur l’ordinateur de la jeune fille révèlent qu’elle était en contact avec des hommes plus âgés, dont un mystérieux « Peter Pan ». Au fil de l’enquête, Linda découvre des similitudes troublantes avec d’autres affaires dans le pays. L’affaire prend alors une dimension plus vaste, tandis que la policière doit aussi composer avec ses propres blessures et la crainte que sa fille adolescente soit exposée aux mêmes dangers.
Ce quatrième tome de la série “Delta Noir” met en lumière un nouveau membre de la brigade de Pori, Linda Toivonen, tout en abordant des thèmes de société sensibles - entre autres ici, le phénomène du "grooming", qui désigne une stratégie de manipulation employée par des adultes pour gagner la confiance d’un mineur avec l’objectif de l’exploiter sexuellement.
C’est le troisième roman d’Arttu Tuominen que je lis et je suis à chaque fois séduite par sa manière de développer son intrigue et ses personnages. Rien de contemplatif ici : l’auteur alterne entre enquête et vie familiale sans temps morts. Deux tomes supplémentaires sont parus en finnois, on espère qu’ils arriveront bien vite chez nous (ou alors je vais devoir me remettre à Duolingo)!
Yksi syksyn odotetuimmista kirjoista ei pettänyt, Häväistyt oli ahmittavan hyvä jännäri. Juoni kulki vaivattomasti eteenpäin alusta loppuun ja jo tutuiksi tulleiden päähenkilöiden yksityiselämää käsiteltiin itse rikoksen selvittelyn ohessa juuri sopivasti. Jännitys pysyi hyvin yllä, vaikka mitään isoja käänteitä ei tarinaan mahtunut, enkä niitä jäänyt kaipaamaankaan. Pidin siitä että tässä kirjassa ääneen pääsi Linda, olinkin jo odottanut sarjaan kirjaa hänen näkökulmastaan. Delta-sarja on kyllä parasta mitä kotimaiselle dekkarikentälle on viime vuosien aikana tapahtunut, toivottavasti sarja vielä jatkuu!
Delta-sarja jatkoi taattua laatuaan. Pidin kovasti tästäkin. On ollut hyvä valinta perehtyä aina yhteen tutkintaryhmän jäseneen kussakin kirjassa. Lisäksi Tuomisen teksti on jotenkin tosi vaivatonta ja miellyttävää lukea. Jään taas odottamaan jatkoa. Onkohan seuraavaksi vuorossa Manner?
Seuraava osa Porin rikospoliisista kertovassa sarjassa. Edellinen oli siinä määrin hyvä, että kun BookBeat tarjosi seuraavaa osaa luettavaksi, aloitin sen osapuilleen samoin tein. Poliisiasemalle tulee ahdistunut äiti. Hänen tyttärensä, 13-vuotias Laura, on kadonnut. Laura oli lähtenyt jostain syystä koulusta tavallista aikaisemmin ja tämän jälkeen hänestä ei kukaan ollut nähnyt vilaustakaan. Poliisit aluksi epäilevät lähinnä tytön lähteneen karkumatkalle, mutta kun tytön alaston, raiskattu ja kidutettu ruumis löytyy nahkiaisrysästä, asia on pakko ottaa tosissaan. Aluksi epäillään tytön useaa vuotta vanhempaa poikaystävää, joka omasta mielestään ei varsinainen poikaystävä edes ollut, mitä nyt vähän paneskeli pikkutyttöä. Nuorella miehellä on kuitenkin pätevä alibi, katoamisen jälkeen hän oli tekemässä pieleen mennyttä murtoa, joten hänen syytteikseen jää alaikäisen seksuaalinen hyväksikäyttö ja se pieleen mennyt murto. Tytön tietokoneelta paljastuu viestinvaihtoa miesten kanssa ja tytöllä oli ollut kohtalaisen tuottoisa sivubisnes poikakaverinsa kanssa; hän myi itsestään alastonkuvia. Löytyisikö syyllinen näiden asiakkaiden joukosta? Rikoksen päätutkijana on konstaapeli Linda Toivonen, jolla on itsellään saman ikäinen tytär, tyttö on jopa samassa koulussa kuin Laura oli rinnakkaisluokalla. Lindalla on oma menneisyytensä, hän oli jo teininä valokuvamalli, joka ei pelännyt alusvaatekuvauksiakaan. Hänet jopa värvättiin Italiaan mallintyöhön, mutta se matka ei päätynyt hyvin, ja sen ajan kokemukset kerrotaan kirjassa takautumina. Kun Linda alkaa tutkia rikosta, ilmenee että vuosien kuluessa on moni samanikäinen, aika saman näköinen ja samankaltaisista lähtökohdista (yleensä avioeroperheistä) lähtöisin ollut tyttö kadonnut. Vain pari heistä on löytynyt, molemmat jokien alajuoksulta, toinen siinä oli kunnossa, että juuri mitään ei oikeuslääkäri voinut enää asiasta arvioida, toisella oli hyvin samankaltaiset vammat mitä Lauralla oli. Voisiko liikkeellä olla sarjamurhaaja? Poliisityön tuloksena syyllinen tietysti löytyy lopulta. Matkalla on pari väärä epäiltyä, kumpikaan ei mikään puhdas pulmunen, mutta molempien kohdalla tyttöjen murhiin syyttömyys oli lukijalle aika selvä. Heihin, etenkin heidän pidättämiseensä, kulutettiin vähän turhan paljon sivuja. Kun on ilmiselvä, että varsinainen syyllinen ei ole kyseessä, niin miksi takaa-ajoa kuvataan sivukaupalla? Lindan menneisyydestä kertoneet takaumat tuntuivat melko tarpeettomilta. Niissä ei ollut aivan viime paljastusta (joka sekin juonenkäänne oli ehkä aika turha) lukuun ottamatta ollut mitään, mitä ei olisi voinut rivin välistä arvaamalla tietää muutenkin. Kirja oli sarjan heikoin tähän mennessä. Murhaajan arvasin varmaan ennen kirja puoliväliä, teot olivat jo liian inhottavia, ja takaumat eivät olleet oikein kiinnostavia. Poliisien omat ongelmat olivat kyllä kiinnostavia ja monissa asioissa tapahtui aika paljon kehitystä, yleensä huonompaan suuntaan, mutta sentään yhdellä henkilöllä ehkä suurempaa onnellisuutta kohden.
Je découvre l’auteur avec son dernier roman issu de la série Delta noir qui prend place dans le Delta de Kokemäenjoki, en Finlande. La série compte 6 volumes (4 traduits en français) qui peuvent se lire séparément. Rassemblés, ils composent un portrait social et historique de la Finlande, à travers le point de vue – toujours différent – d’un des membres de la brigade de Pori.
Le but de l’auteur, expliqué en fin d’ouvrage, est de montrer « les différents courants de la société finlandaise, prise entre la vase sombre des interdits et des transgressions et l’eau toujours en mouvement des destins. Fertile, instable, changeante. »
Dans cet 4e opus, nous suivons Linda Toivonen qui a des problèmes avec l’alcool : elle cache ses bouteilles dans le placard d’angle, mais sa fille adolescente Leena s’est aperçut depuis bien longtemps que sa mère est alcoolique.
Même si j’avais deviné en milieu de roman qui était le coupable du meurtre de la jeune Laura, je n’ai pas boudé mon plaisir de suivre la brigade à la recherche du meurtrier. D’autant plus que Linda découvre que ce n’est pas le seul assassinat à son actif.
J’ai aimé en apprendre plus sur le passé de Linda et pourquoi elle s’est mise à boire. Certes, l’alcoolisme est une maladie, mais il a souvent un élément déclencheur. En ce qui concerne Linda, c’est son expérience de mannequin à Milan qui a très mal tourné pour elle.
L’auteur aborde le grooming : ces adultes qui approchent des enfants et les manipulent à des fins sexuelles. Comme le dit Linda « Les enfants et les jeunes, surtout, y sont réceptifs, car la confiance dans les adultes est une chose innée. »
L’auteur aborde également le problème de l’addiction : à l’alcool pour Linda, à la drogue pour Aleksi, le fils de la chef de la brigade. Tout deux promettent sans cesse d’arrêter.
J’ai découvert le Peter Pan originel de James Matthew Barrie, un personnage égoïste et vaniteux qui a besoin d’une jeune fille naïve. Il apparait comme un vampire enfant.
J’ai découvert le cocktail Screwdriver à base de jus d’oranges et de vodka. Le jus d’oranges pour les vitamines, bien sûr…
Un roman policier instructif sur les zones d’ombre du monde numérique.
Quelques citations :
Linda avait toujours proclamé que l’outil le plus important du policier n’était pas sa cervelle mais ses muscles fessiers.
Vous devriez voir vos têtes. Les grands prêtres d’une morale hypocrite qui comprennent que dalle à la vraie vie.
L’image que je retiendrai :
Celle d’une société finlandaise dans laquelle l’alcoolisme est toléré si elle ne perturbe pas l’ordre établi.
À Pori, sur la côte finlandaise, Linda Toivonen, de la brigade criminelle, enquête sur la disparition d’une adolescente de 13 ans, Laura. Sur l’ordinateur de la jeune fille, les enquêteurs découvrent des discussions avec des hommes plus âgés, dont un certain Peter Pan. Quand le corps de Laura est retrouvé, Linda découvre d’inquiétantes similitudes avec d’autres disparitions depuis des années à travers la Finlande. Sont-elles liées au même prédateur ?
C’est le 2e roman que je lis de cet auteur et le 4e tome d’une série qui en compte à priori 6. Mais il peut très bien se lire sans avoir lu les précédents même s’il y a quelques références à des événements ayant eu lieu dans les livres précédents.
Autant j’ai bien aimé le précédent, autant je suis un peu déçu de celui-là.
Suivre les vies personnelles des différents policiers de cette petite ville est très intéressant. On n’est pas trop perdu. Ici, on comprend un peu plus pourquoi Linda a des rapports aussi tendus avec sa mère et pourquoi elle consomme autant d’alcool. Cela nous permet aussi de comprendre pourquoi elle est toujours en conflit avec sa fille adolescente, Linnea et pourquoi cela se passe aussi mal avec son ex-mari.
Les descriptions des autres personnages, des lieux, de l’enquête sont toujours aussi parfaites. Les relations tendues entre les enfants de divorcées, au début de l’adolescence, qui sont une espèce de fil rouge dans ce livre, sont très bien exprimées, que ce soit du côté des mamans que du côté des ados. C’est rempli d’émotions, mais sans excès.
Les chapitres dédiés au passé et aux autres disparitions sont très bien insérés dans le roman et à aucun moment je n’ai été perdue.
Mais deux choses m’ont gênées. D’abord, tout ce qui tourne autour du procès de la policière qui a tiré dans le dos d’un suspect. Je ne vois pas ce que cela fait dans le récit. Mais peut-être est-ce que c’est dû au fait que je n’ai pas lu le tome précédent. Concernant le coupable, le fameux Peter Pan, dès qu’il apparait dans le roman, j’ai su que c’était lui. Et cela m’a gâché ma lecture. J’avais envie de dire à Linda qu’il était sous ses yeux et que ce n’était pas compliqué de l’arrêter. C’était cousu de fil blanc, cela ne pouvait être que lui.
À part ces gros détails, je ne peux que vous conseiller de le lire. Et je lirais avec plaisir d’autres romans d’Arttu Tuominen.
Merci à NetGalley et aux Éditions de La Martinière de m’avoir permis de lire ce roman.
Depuis ℒ𝒶 ℛ𝑒𝓋𝒶𝓃𝒸𝒽𝑒, c’est toujours avec empressement et entrain que je me lance dans la lecture du dernier roman d’Arttu Tuominen, et avec satisfaction que je tourne la dernière page. ℒ𝒶 ℋ𝑜𝓃𝓉𝑒 n’a pas dérogé à la règle.
Ce que j’apprécie particulièrement dans cette série, c’est que, contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir dans les séries policières, qu’elles soient françaises, anglaises, italiennes, etc., chaque livre a pour personnage principal un membre d’une même équipe et non pas toujours le même personnage. Ainsi, dans ℒ𝑒 𝒮𝑒𝓇𝓂𝑒𝓃𝓉 (le seul que je n’ai pas encore lu, mais ça ne saurait tarder), c’est Jari Paloviita qui mène l’enquête, dans ℒ𝒶 ℛ𝑒𝓋𝒶𝓃𝒸𝒽𝑒, c’est Henrik Oksman, secondé par Jari Paloviita, dans 𝒯𝑜𝓊𝓈 𝓁𝑒𝓈 𝓈𝒾𝓁𝑒𝓃𝒸𝑒𝓈, c’est à nouveau Jari Paloviita et, ici, c’est le tour de Linda Toivonen.
Ce choix de l’auteur, qui, je l’avoue, m’a un peu déboussolée au départ, nous permet donc de découvrir plus intimement chaque membre de cette équipe de la brigade criminelle de Pori. D’autant plus que, comme tout un chacun, ils ont leurs lots de problèmes. Un autre aspect positif, justement, c’est que l’auteur ne fait pas dans la surenchère : chaque personnage est abîmé par la vie, certes, mais ils font face à des problèmes auxquels nous sommes, ou nous pourrions être, confrontés. Ce qui ne nous les rend que plus humains.
Dans cette nouvelle enquête, Arttu Tuominen s’attaque à un fléau qui touche la Finlande, mais que l’on peut facilement transposer à n’importe quel pays : les dangers des réseaux sociaux chez les jeunes. L’histoire commence par la disparition d’une jeune adolescente de treize ans. Sa mère est convaincue que Laura n’a pas fugué. Non, pas elle, c’est une jeune fille avec la tête sur les épaules. Cependant, son ordinateur démontre tout autre chose : Laura discutait avec des hommes plus âgés.
Bref, un roman policier qui dément l’idée que l’on se fait des romans nordiques : l’intrigue est rythmée du début à la fin. Les articles de journaux qui précèdent chaque nouveau chapitre contribuent au suspens vu que l’on se demande quel est le lien avec l’enquête présente. Quant aux 𝘧𝘭𝘢𝘴𝘩𝘣𝘢𝘤𝘬𝘴, ceux-ci nous permettent d’appréhender les raisons pour lesquelles Linda s’auto-détruit, au détriment de sa fille et de toute personne qui tente de l’approcher, ainsi que de sa propre vie, se mettant inconsciemment en danger. J’ai hâte de lire le prochain tome !
Dans la petite ville finlandaise de Pori, Linda Toivonen, officier de la brigade criminelle enquête sur la disparition de Laura une adolescente de treize ans. Son ordinateur révèle qu’elle entretenait des conversations avec des hommes plus âgés et se mettait en scène dans des photos dénudées. Lorsque le corps martyrisé de la jeune fille est découvert dans une rivière, Linda découvre des similitudes avec d’autres cas survenus au fil des ans en Finlande et pays limitrophes. Alors qu’elle et son équipe cherchent à coincer le prédateur, Linda s’inquiète pour Linnea, sa propre fille scolarisée dans le même collège que la victime. D’autre part, cette affaire réveille chez Linda de sombres souvenirs liés à sa propre adolescence et à la facilité qu’ont les hommes d’abuser de jeunes filles naïves.
La honte est le troisième tome de la série Delta Noir dans laquelle Arttu Tuominen analyse brillamment les travers de la société finlandaise, qui peut d’ailleurs à bien des égards s’apparenter à la nôtre. Le récit pleinement d’actualité aborde la dangerosité des réseaux sociaux, en traitant les thémes du harcélement, de la sextorsion et de la cyberpédocriminalité. Il s’agit d’une mise en garde: les prédateurs ne sont plus au coin de la rue ou dans les parcs de jeux mais sur les réseaux où ils peuvent, en se faisant passer pour ce qu’ils ne sont pas, approcher facilement les plus jeunes. Le fond du sujet est glaçant et réaliste.
L’enquête se révèle passionnante et angoissante, la tension est pesante, le suspense bien présent, même si le rythme est assez lent. Cela permet à l’auteur d’approfondir ses personnages : chaque membre de l’équipe gère comme il le peut ses problèmes personnels… La dépendance à l’alcool que Linda ne peut plus nier la met en péril à plusieurs reprises… L’inspecteur Jari Paloviita est quant à lui criblé de dettes et craque face à des beaux-parents qui ne l’ont jamais apprécié… Tandis que la responsable du service tente d’extraire son fils junkie des griffes de trafiquants… Une pléiade de personnages qui représentent à eux seuls les multiples tares d’une société moderne… Je recommande sans hésiter cet excellent thriller ! Merci aux Editions de La Martinière via Netgalley pour cette lecture.
Pori, sud-ouest de la Finlande. Seule inspectrice encore présente au commissariat c'est Linda Toivonen qui reçoit Hannah Tormanem affolée, sa fille Laura , 13 ans, n'est pas rentrée du collège.... Bientôt Laura va être portée disparue. Accident? Fugue? Suicide? ou Homicide? ... Linda s'attelle à la tâche. Elle est d'autant plus motivée que, comme Hannah, elle est divorcée et vit avec sa fille Linnea, même âge, même collège .
Première urgence découvrir qui était vraiment Laura? C'est dans son ordinateur qu'elle va trouver le début d'une réponse. Laura était accro à certains sites et parlaient avec beaucoup d'hommes en particulier un certain Peter Pan ... Quand le corps de Laura est repêché deux jours plus tard Peter Pan devient le principal suspect. Est ce lui le prédateur?
Nous suivons Linda dans son enquête et surtout dans ses souvenirs d'elle au même âge ... avide d'expérience , avide de voyage , et surtout engluée dans une relation toxique avec sa mère alcoolique invétérée. Et elle qui n'arrive pas à communiquer avec sa fille ... tiens d'ailleurs une petite flasque de vodka ne peut pas lui faire de mal ! ..
Je découvre avec cette lecture l'écriture d'' Artu Tuominen et que La Honte est le 4è opus de la série le Delta noir. Si comme moi vous n'avez pas lu les précédents aucun souci . Si j'ai peiné au début de ma lecture ce n'est absolument pas pour cette raison. Je dirais simplement que je n'arrivais pas à me situer dans le temps, dans l'enchaînement des disparitions, Ajoutez à cela les souvenirs de Linda adolescente ... bref j'ai pataugé . Et puis tout a fini par se mettre en place et la fin de cette enquête m'a tenue en haleine. Suffit il d'alerter sur les dangers des rencontres sur internet pour être entendus? Espérons -le
Un grand merci aux éditions de la Martinerie pour ce partage via Netgalley #LaHonte #NetGalleyFrance !
LA HONTE de Arttu TUOMINEN Publié aux éditions La Martinière Sortie le 05 septembre 2025 406 pages.
** Résumé : **
À Pori, petite station balnéaire de la côte Finlandaise, Linda Toivonen – de la brigade criminelle – enquête sur la disparition d’une adolescente de treize ans, Laura. Sur l’ordinateur de la jeune fille, la police découvre des discussions avec des hommes plus âgés. Un profil en particulier attire leur attention : un certain Peter Pan.
Quand le corps de Laura est retrouvé sur la berge d’une rivière, pris dans un piège à lamproie, l’affaire bascule. Linda découvre d’inquiétantes similitudes avec d’autres disparitions à travers la Finlande. Sont-elles liées au même prédateur ? Confrontée à son propre passé et les abus qu’elle a elle-même subis, Linda réalise que sa fille, une adolescente, a le profil des victimes.
** Mon ressenti : **
Ce polar m’a retenu prisonnière de mon fauteuil tellement j’étais prise dans l’histoire. On a ici, un thriller addictif mêler à une enquête intense et dure.
Ce polar nordique fait partie de la série DELTA NOIRE et j’ai adorée suivre l’évolution des protagonistes.
On est plongé à fond dans le récit et l’auteur nous balade avec plaisir. La plume fluide et les chapitres qui alterne la vie de Linda et l’enquête rend notre lecture palpitante.
Cette saga est vraiment l’une de mes préférés !!!! et cette fois ci, nous en apprenons beaucoup plus sur Linda et son passé.
Merci aux Editions LA MARTINIERE pour leur confiance et l’envoi du service de presse via la plateforme NETGALLEY.
Linda Toivenen enquête sur la disparition d'une adolescente de 13 ans dans une petite ville finlandaise. En étudiant l'ordinateur de la jeune fille, la police retrouve des discussions avec des hommes plus âgés et des photos presque compromettantes. Quelques jours plus tard, lorsque le corps est retrouvé sur la berge d'une rivière, Linda doit découvrir quel prédateur rode dans les environs de la ville tranquille. Un roman policier qui fait honneur au genre. Une enquête angoissante qui prend aux tripes, des suspects plausibles, une enquêtrice en proie avec son passé et sa vie personnelle qui affectent sa vision de l’enquête. Première histoire de Tuominen que je découvre, ce livre est le quatrième d’une série qui en compte pour l’instant six mais se lit comme un one-shot. La réussite de l’histoire est surtout due à la réalité et la vraisemblance des personnages et notamment de Linda, maman d’une adolescente complètement larguée avec sa fille, récemment divorcée, qui refuse de finir comme sa propre mère alcoolique mais qui garde des mignonnettes de vodka dans son sac. Linnea également, sa fille, dont les parents viennent de divorcer et qui découvrent les joies et risques du web en pleine adolescence. Le récit, à la fois l’enquête et l’histoire plus personnelle des personnages, nous plonge dans cette petite ville finlandaise avec beaucoup de complexité et d’émotion.
Back to Pori, avec Linda Toivonen à l'honneur dans ce quatrième tome de la série Delta Noir signé Arttu Tuominen. La policière enquête sur la disparition d’une ado de 13 ans, Laura. Dans son ordinateur, des photos compromettantes et des discussions avec des hommes, dont un certain Peter Pan.
Son corps est retrouvé par un pêcheur, coincé dans un filet. Atrocement mutilée, elle a été sauvagement assassinée.
Linda est en charge de l’enquête et sa fille va dans le même collège que Laura. Elle est donc doublement impliquée dans cette sordide affaire. En conflit permanent avec son ado, elle s’en sort difficilement. L’enquête ravive des souvenirs traumatisants de son passé et tout lui revient comme un boomerang en pleine figure. Les secrets enfouis bien profondément finissent toujours par ressurgir. Comment mener de front son enquête, gérer ses histoires de famille et son inquiétude pour sa fille ? Son alcoolisme atteint des sommets, elle devient dangereuse, pour elle et les autres. On la comprend. Mais on a envie de la secouer et de lui faire un gros câlin en même temps.
Ok. Grosse claque.
La honte m’a bouleversée comme un livre ne l’avait plus fait depuis longtemps. Ce roman c’est du pur noir, juste, brillammment écrit, et révoltant. J’ai lu certains passages en pleurs tant j’étais touchée. Le mélange entre l’enquête et ce que vit Linda est brillamment mis en place, l’écriture est superbe, forte et impactante.
Dans La honte, j’ai apprécié retrouver Jari, un personnage qui me touche particulièrement. Malheureux en ménage, un beau-père maltraitant psychologiquement parlant. Il ne sait plus comment se dépêtrer de tout ça.
Les personnages d’Arttu et leur psychologie sont incroyablement bien travaillés, et d’une qualité remarquable. Attention cependant aux quelques gros TW qui l’habitent (pédocriminalité,) même si l’auteur ne fait pas de trash pour du trash (ce que je déteste).
En deux mots, je vous recommande cette série, si vous ne la connaissez pas encore. La honte est un bijou noir passionnant, pour lequel j’ai eu un énorme coup de coeur. Arttu Tuominen est un auteur brillant, et je me réjouis de voir son évolution dans le futur. Voilà pourquoi j’aime tant le nordic noir !
Je dois dire que les Éditions de La Martinière sont devenues l’une de mes maisons d’édition préférées. Tout ce que je lis chez eux me séduit : traductions de grande qualité, récits captivants et riches en profondeur humaine.
Dans La Honte, on suit un polar noir atypique. La protagoniste n’est pas le détective masculin habituel, hanté par un sombre passé et rongé de cynisme, mais une femme moralement ambivalente : mère divorcée, aux prises avec un passé douloureux, une fille adolescente et une dépendance. Lorsqu’elle enquête sur la disparition d’une jeune fille de la même école que sa fille, l’affaire prend une tournure profondément personnelle.
Elle n’est pas à proprement parler « attachante », mais elle est terriblement humaine. Et il en va de même pour tous les personnages qui l’entourent, confrontés au mal sous toutes ses formes — y compris les dangers qui guettent la jeunesse, hier comme aujourd’hui, avec un accent particulier sur les crimes numériques actuels. Ce roman m’a dérangée (dans le bon sens), m’a tenue en haleine, et j’ai terminé avec l’impression d’avoir eu un aperçu saisissant (et un peu effrayant) de la Finlande.
Un grand merci aux Éditions de La Martinière et à #NetGalley pour cet ARC. Maintenant, il faut que je lise tout ce qu’a écrit Arttu Tuominen !
Une série que j’aime beaucoup mais qui ne fleure pas la joie de vivre ! Il est vrai que la complexité des humains n’aide pas à être optimiste ! Ce que l’auteur va nous démontrer une fois de plus avec ce 4ème roman de la série Delta noir et ses héros ordinaires : Jari, Henrik et Linda, enquêteurs de la brigade de Pori.
Une adolescente, Laura, a disparu et les enquêteurs découvrent qu’elle était en relation avec des hommes adultes via les réseaux sociaux. Son corps est retrouvé quelques temps plus tard et l’enquête pointe en direction d’un tueur en série.
Linda se retrouve confrontée à ses propres démons et son penchant pour l’alcool ! Nous plongeons avec elle dans les ombres de notre société consumériste et tape à l’oeil, mettant de côté la sensibilité de l’âme humaine.
La particularité de l’auteur est de mettre en scène un de ses héros et non toute l’équipe, ce qui nous permet de mieux connaître ces personnages et de rentrer dans leur intimité, nous donnant ainsi une compréhension de la personne que nous n’avons pas toujours dans un polar.
Le plus difficile étant d’attendre une année entre chaque tome et d'avoir perdu le fil de la vie de la brigade pour la lectrice que je suis.