Ce n’est pas forcément commun de lire le livre d’une Suissesse donc j’étais curieuse.
Je l’ai trouvé intéressant et travaillé sous de maints aspects. On sent que l’autrice s’est beaucoup renseignée et qu’un grand travail de documentation autour de la collapsologie a été fait.
Il y’a toute une réflexion autour du récit que j’ai trouvé fine et bien pensée. Ainsi, lors de l’effondrement du monde, on revient à la forme initiale du récit, celle de l’épopée du récit oral.
En revenant aux premiers pas du récit, on repense également la langue et le système langagier puisque l’autrice va faire le choix délibéré de genrer son récit au féminin pluriel. Le système capitaliste et patricarcal en déroute, le langage, qui lui est affilié et qui le sert mue.
La langue a quelque chose de scandé et l’idée du roman chorale, bien que non novatrice, est intéressante.
Toutefois, j’ai trouvé que cela traînait un peu en longueur parfois et que c’était un peu scolaire parfois.