Paule du Bouchet a été journaliste à Okapi (Bayard Presse) de 1978 à 1985 et éditrice dans la collection Découvertes Galllimard de 1984 à 1996. Depuis 1996, elle dirige le département Gallimard Jeunesse Musique. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages documentaires et d'albums ainsi que de six romans pour le jeune public. Paule du Bouchet a publié en 2011, chez Actes Sud, un récit autobiographique intitulé Emportée.
Je me souviens avoir bien aimé ce petit livre écrit sous forme de journal, d'une jeune fille Française pendant la Première guerre Mondiale. Elle écrit pendant les quatres années de la guerre, alors que ses frères sont au front.
Ce livre jeunesse, conseillé à partir de 11 ans, évoque avec force les tourments de cette Grande Guerre et les conséquences terribles sur la population. Du haut de ses 13 ans et demi, Adèle couche sur le papier ses espoirs mais aussi ses peurs les plus profondes. Ce besoin impérieux de parler, de dire ce qui se passe autour d’elle et surtout à l’intérieur d’elle, est renforcé par l’inquiétude grandissante qu’elle peut lire sur le visage de ses parents. Car dans son village de Crécy, la tension monte. Beaucoup pensent que la guerre va éclater.
Cette inquiétude est très lourde et, justement il faut être fort, garder ses soucis pour soi, pour ne pas augmenter l’inquiétude des autres.
Grâce à ces quelques lignes, on peut deviner le caractère d’Adèle : douce, rêveuse, affectueuse, intelligente, cultivée, ambitieuse, courageuse mais au combien attentive au monde qui l’entoure. Ecrire pour soulager ses angoisses, écrire pour avoir moins peur.
Mais lorsque la déclaration de guerre devient officielle, c’est tout le monde de l’enfance qui éclate en mille morceaux. Adèle regarde, impuissante, ses frères Eugène et Paul partir pour le front. Puis vient le tour de son père. Il n’est alors plus question d’école, la terre a besoin de ses bras : saison des labours, des moissons, des vendanges. Les saisons s’enchaînent, la liste des morts pour la patrie s’allonge, les rêves se ternissent.
15 ans aujourd’hui. Et mes espoirs envolés. Ou plutôt cachés comme par un gros nuage. La guerre, c’est le temps de la vie qui s’arrête.
Tout au long de son journal, Adèle n’aura de cesse de décrire les conditions de vie extrême à la ville, à la campagne comme au front. Le froid, la faim, la peur, le manque de sommeil, l’absence de rêves et de rire remplacée par les trop nombreuses larmes versées.
Mais comme le présage l’alouette survolant les cratères de Verdun, le printemps finit par arriver. Un printemps porteur d’espoir, car Adèle en est certaine, cette année 1918 sera l’année de la paix et elle pourra à nouveau entendre les cloches de Crécy carillonner.
Un roman magnifique, tout en finesse et en tendresse. Drapée dans sa dignité, Adèle quittera le monde de l’enfance et de l’innocence mais gardera, tapi au fond du coeur, le fol espoir d’un avenir meilleur.
Je l'ai lu au Collège et il m'a fait prendre conscience de nombreuses injustices dans ce monde, mais m'a aussi donner la force de poursuivre mes rêves. Je l'avais oublié au fond d'un tiroir et l'ai ressorti pour le partager avec vous. C'est une histoire très forte en émotions et touchante.
Mon prof de français m’a rendu ce livre et je l’ai vraiment aimé!! C’était intéressant de lire cette histoire d’une jeune fille en France pendant la Première Guerre mondiale, ses pensés et le destin de sa famille! Ce livre m’a beaucoup plu!! 4/5 ⭐️
C'est un joli récit d'une jeune fille, Adèle, qui va voir les hommes de sa famille partir à la guerre avec toutes les conséquences que cette Guerre a pu engendrer.