Automne 1624. La guerre de Trente Ans semble s'essouffler mais, malgré la paix précaire qui s'est instaurée dans le Saint Empire, Wielstadt traverse des jours sombres. Tandis que des sociétés secrètes s'affrontent pour le pouvoir, un tueur fou ? le Voleur de visage ? sévit. Insaisissable et sanguinaire, celui-ci commet des meurtres rituels qui terrifient la ville.
Contraint de mener plusieurs enquêtes de front, le chevalier Kantz pourra compter sur l'aide de la fée Chandelle, des Templiers, de l'énigmatique Dame en rouge et du Roi Misère, chef de la truanderie de Wielstadt. Face à lui se dressent une Sainte-Vehme plus puissante que jamais et son exécuteur des basses œuvres, l'impitoyable Reinecker, qui poursuit le chevalier de sa haine depuis des années. Kantz repart en croisade contre le Mal, cette fois, au péril de son âme...
Pierre Pevel a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2002 pour Les Ombres de Wielstadt , premier volume de sa trilogie. Le Chevalier de Wielstadt conclut avec panache les aventures du chevalier Kantz.
Une nouvelle épreuve pour notre chevalier favori Kantz. Il était à peine sorti des précédentes que directement tout reprend, le mal ne reprend jamais son souffle. Cette fois ci, nous entrons directement dans l'action avec l’arrestation d'un culte faisant des sacrifices humains, et nous nous rendons compte que Kantz espérait en fait arrêter un étrange tueur en série qui s'attaque à de jeunes filles en pleine ville.
Le personnage de Kantz évolue dans ce tome, chose que je n'avais pas remarqué dans les précédents. cette fois ci il est directement ciblé, et en plus la ou il vivait une vie plus ou moins solitaire il va se rendre compte que ses récentes sociabilisations qui lui avaient apportée des amis vont se payer très cher ! Ces passages la m'ont déchiré le cœur pour lui. On commençait tout juste à le voir s'ouvrir, tout ça pour le blesser encore plus. On voit que malgré la sécurité dont jouit la ville, loin de la guerre et de la violence pure, n'est qu’apparente car le cœur des hommes n'a aucune pitié quand il s'agit de rechercher la sécurité, même quand il s'agit de mettre à la rue une enfant sans défense lorsque les forces du mal la recherchent.
C'est donc pour cela un tome plus dur que les précédents, plus personnel en fait. Kantz se fait manipuler du début à la fin par un adversaire plus fort que lui. L'ambiance est pesante sur ceux qui essayent de faire le bien car le mal s'infiltre de partout. La ou dans les tomes précédents on pensait avoir gagné du terrain on s'aperçoit que ne c'était que temporaire et qu'on peut difficilement luter contre des personnes qui ont réellement le pouvoir et qui en usent de façon brutale. On découvre aussi enfin ce qui se passe vraiment en fait depuis le début. Et j'ai vraiment aimé cette découverte, je ne m'y attendais pas vraiment. Faut dire je n'ai pas eu le temps de me poser pour y réfléchir au milieu, mais même, je ne l'ai pas du tout vu venir ce qui est un très bon point.
Je dois reconnaitre que le défaut que j'avais noté avant concernant certains passages ou les explications/descriptions étaient un peu trop poussées et longues a disparu dans ce tome, je n'ai pas noté de problème de rythme ce qui est vraiment très agréable. Je l'ai lu quasiment d'une traite et j'étais vraiment bien prise dedans.
Et ce final, waou ... C'est vraiment le point qui m'a marqué quasiment sur la série. Pevel fait vraiment dans l'original ici, on est loin des fins auquel on est habituée, chapeau. C'était vraiment triste en fait, de voir finir un chapitre comme ceci. C'est une fin totalement ouverte !
Au final un tome vraiment sympa qui nous apporte enfin les réponses à nos questions depuis le début sur la mythologie du livre. Il a une ambiance vraiment plus sombre et une fin qui colle totalement à celle ci. J'ai vraiment apprécier de close cette trilogie et je la recommande à tous les fans de fantasy !
Automne 1624, la guerre de Trente Ans continue de perturber le Saint-Empire romain germanique. Bien que protégée par son dragon, Wielstadt n'est pas épargnée par l'horreur puisque les crimes viennent de l'intérieur plutôt que de possibles invasions. Ainsi, le Voleur de visages terrifie les citoyens, tuant des jeunes filles et découpant la peau de leur visage afin d'en fabriquer des masques mortuaires. Des atrocités qui arrangent les affaires de la Sainte-Vehme puisque devant l'impuissance du bourgmestre Sturger à faire cesser ces meurtres, Seelgen risque fort d'être élu pour effectuer le travail à sa place. Une fois de plus, le chevalier Kantz mène l'enquête, mais il est également engagé par Mme de Rigemont, par l'intermédiaire de Sturger, afin de retrouver sa filleule Mathilde. Une mystérieuse mission qui semble cacher un autre but et qui poussera l'exorciste à affronter son passé.
L'histoire, bien que séparée en plusieurs enquêtes, s'avère mieux construite que celle des Masques de Wielstadt. En effet, Pierre Pevel évite le piège du chapitre final à révélations et dilue les informations essentielles tout au long de son œuvre. De cette façon, le lecteur peut aisément deviner certains éléments de l'intrigue sans que leur confirmation ne gâche son plaisir de lecture, ou qu'il ne se sente floué, voire simplet, en découvrant le pot-aux-roses. Pourtant, le récit avait de multiples occasions pour devenir brouillon. En effet, le chevalier Kantz doit se concentrer sur plusieurs fronts. Le premier est bien entendu l'enquête du Voleur de visages. Terrifiant la ville, inculquant une certaine paranoïa, il est plus que nécessaires d'arrêter un tel criminel. Ainsi, l'enquête se déroule petit à petit, découvrant peu à peu le mode de fonctionnement du tueur, ses habitudes, les raisons pour lesquelles il impose un tel traitement à ses victimes, tout comme la cadence de ses meurtres. Une fois de plus, l'exorciste se fait aider du lieutenant criminel du prévôt, à savoir Rainer von Regenhalt, qui se trouve prix dans un étau compte tenu de la situation politique de Wielstadt. Kantz se verra également assisté d'un templier, le Frère Lukas, qui traque le Voleur de visages depuis ses premiers méfaits, tout comme d'une Égyptienne et de sa sœur Liliana. Ainsi, l'auteur parvient à donner un certain dynamisme à cette affaire, apportant ce qu'il faut de détails aux bons moments. Par ailleurs, compte tenu de son surnom, l'identité du tueur s'avère des plus logique du point de vue de la signification, tout en étant savamment orchestrée. Le héros s'occupe également d'une autre mission délicate puisqu'il s'agit de retrouver Mathilde, une jeune fille soi-disant enlevée par un certain Theophilus Heich. Cependant, le chevalier se doute très vite que cette histoire n'est qu'une mascarade visant à l'impliquer dans une intrigue plus importante sans qu'il ne sache qui tire les ficelles. Cette enquête finit, d'ailleurs, par se rejoindre avec celle du Voleur de visages de façon assez subtile. De plus, cette mission est l'élément qui permet au lecteur d'en découvrir davantage sur le passé de l'exorciste. Ainsi, nous apprenons le véritable nom du chevalier, quelle fut son existence avant de devenir le chasseur de démons qu'il est, mais également un secret des plus surprenant qui dévoile l'origine du pentacle tatoué sur sa paume gauche. Il peut paraître confus d'obtenir tous ces éléments dans un seul tome, mais les informations sont amenées avec justesse, tout en faisant écho à des événements présents dans les opus précédents, liant ainsi les points obscurs pour les mettre en lumière. En somme, Pierre Pevel parvient à garder le lecteur en haleine tout en lui proposant de découvrir lui-même le fin mot de l'histoire en l'accompagnant dans la chasse aux réponses. Une attitude qui faisait la force du premier tome et qui permet de conclure la trilogie en beauté. De plus, la fin s'avère tout à fait étonnante pour un récit de ce type, imprégnée de noirceur et ne correspondant pas du tout à ce que pourrait s'attendre le lecteur. Une surprise et une décision qui conviennent parfaitement à cette suite d'aventures.
Du côté des personnages, l'auteur nous offre une palette colorées avec une profondeur qui concrétise les bases déjà posées dans les précédents volets. Ce tome met un point d'honneur sur les relations que possèdent Kantz et ses proches. Le monde évolue autour du chevalier, mais ce dernier demeure inchangé et son caractère introverti devient pesant pour ses amis. Ainsi, son valet Stefan désire se marier, cependant, l'exorciste n'a même pas connaissance qu'il est fiancé. Il apprend la nouvelle de Zacharios qui n'ose pas vraiment lui avouer complètement le fond de sa pensée, chose que fera la gouvernante Heide, exposant la difficulté que chacun éprouve en compagnie de Kantz. On retrouve donc une facette déjà palpable dans les tomes précédents, à savoir que le héros est un homme taciturne, dont la besogne quotidienne raffermit le cœur. Bien qu'étant agréablement entouré, l'attitude du chevalier provoque le malaise et l'éloignement. L'exemple en est Chandelle qui ne pouvait quitter l'exorciste auparavant qui finit par tenir compagnie à la famille Vecht, sans oublier le fait que les actes de Kantz mettent en danger ces personnes qui acceptent bon gré mal gré ce caractère difficile. De cette façon, les événements de cet opus sont en quelque sorte la goutte qui fait déborder le vase et qui brise un équilibre déjà flageolant : Kantz est destiné à la solitude. Si l'on bascule vers les antagonistes, on retrouve bien entendu Reinecker, ennemi juré du chevalier, qui nous permet de connaître la fin de cette animosité, mais le personnage central de l'œuvre est Agnès von Bars. Le lecteur comprend très tôt la nature de cette femme tout comme sa capacité à contrôler les deux puissances qui s'affrontent, la Rose-Croix et la Sainte-Vehme. Incarnant la femme fatale, sa relation avec le héros n'est pas sans rappeler le célèbre roman de cape et d'épée d'Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires. En effet, Kantz est un mélange de d'Artagnan et d'Athos, tandis qu'Agnès représente sans peine Milady. Ainsi, véritable fantôme du passé du chevalier, cette femme ajoute sans conteste du piment dans l'intrigue tout en reliant les différents éléments qui composent celle-ci.
Si l'auteur parvient à faire vivre ses personnages, c'est également grâce au soin qu'il prend à les introduire dans un contexte finement organisé. Tout comme les précédents opus, l'histoire est intégrée à un contexte historique que l'auteur intensifie grâce à des détails précis. Il est aisé, par exemple, de constater que chaque date annoncée respecte le calendrier de l'époque, tout comme chacun peut concevoir la construction d'un village de ce siècle dont les matériaux sont propices à la propagation du feu. Cependant, là où Pierre Pevel frappe fort, c'est lorsqu'il s'agit d'utiliser des textes réels pour servir son livre. C'est en s'appuyant justement sur un récit biblique qu'il forge le pivot de l'histoire, chose qui fait irrémédiablement sens puisque la religion accompagne les personnages tout au long de la trilogie, étant même à l'origine des conflits historiques dans lesquels prend place l'histoire. Le seul regret que l'on pourrait avoir est que le contexte de la guerre de Trente Ans ne fut pas vraiment exploité et ne sert finalement que de décors à cette série de romans.
En conclusion, Le Chevalier de Wielstadt est un tome riche en révélation, dévoilant les mystères qui demeuraient opaques autour du personnage principal, mais pas seulement. Ainsi, en quittant Wielstadt, le lecteur détient le savoir nécessaire pour ne pas se sentir frustré. Il est regrettable de ne pas avoir vu le dragon en action plus souvent, mais il dépeint ainsi sa force : malgré les événements qui se déroulent sous ses ailes, il est celui qui survivra à la folie des Hommes et à la malice des démons.
1624, alors que l'été touche à sa fin, Wielstadt est à nouveau troublée par le Mal. Un mystérieux voleur de visages sévie dans la ville. Le chevalier Kantz va mener l'enquête et tenter de retrouver ce tueur en série pour mettre fin à ses agissements. J'ai été un peu déçue par la fin de ce dernier tome de la trilogie de Wielstadt. Autant la grande majorité du livre m'a plu (suspens et personnages attachants comme pour les précédents opus), autant la fin m'a, si je puis m'exprimer ainsi, "laissée sur ma faim"... En bref : avis mitigé.
Belle clôture pour cette trilogie, plus sombre que les 2 autres tomes. La dernière centaine de pages étaient haletante. Le background historique est comme toujours bien dosé et intéressant. Encore une oeuvre de Pevel appréciée en somme !
C'est avec cette dernière aventure que se concluent celles du chevalier Kantz dans cette bonne ville. Cette fois-ci, foin (ou presque de manoeuvres complexes), car il y affronte un tueur en série qui nous permettra (enfin) d'en savoir plus sur son papier.
Contrairement aux précédents tomes, celui-ci m'a déçu. Oh, bien sûr, le talent de l'auteur reste, les scènes sont toujours aussi cinématographiques (en particulier le dernier combat entre le chevalier et Reineker, chef d'oeuvre du roman de cape et d'épée qui aurait largement eu sa place aux meilleures heures du bébel sautillant de Cartouche), le texte est toujours aussi plaisant à lire.
Néanmoins, l'intrigue se disperse assez rapidement entre cette chasse au tueur et des diversions semées par des comploteurs de tous poils, dignes dans leur maladresse de figurer dans le Da Vinci Code. Qui plus est, les révélations sur le chevalier sont plus que malhabiles : elles sont tout ridicules, inintéressantes et mal amenées. Et, dans la mesure où celles-ci sont, en quelque sorte, au coeuhr de ce roman, elles en altèrent terriblement la qualité pour en faire finallement une oeuvre intéressante, car dans la continuité des deux premières, mais indigente en soi.
Bien sûr, en affirmant ça, je suis cruel avec l'auteur, qui a fait de son mieux. Mais c'est le droit du lecteur, j'imagine.
Dernier épisode des aventures du chevalier Kantz. Un mystérieux assassin terrorise la ville de Wielstadt, il découpe le visage de ses victimes que l'on retrouve écorché le lendemain matin.
Aidé d'un templier qui traque cette créature depuis des années, Kantz traque l'assassin tout en essayant de déjouer les machinations visant à plonger la cité dans la guerre. Mais le dernier dragon d'Europe, gardien tutélaire de la ville, laissera-t-il une telle chose arriver ?
Un très bon roman, dans un univers toujours aussi plaisant, et qui fait regretter qu'il n' y ait pas eu de suite.
Troisième et donc dernier épisode de la trilogie de Wielstadt. Est-ce l'ambiance de fin des vacances qui approche ou les nombreuses redites par rapport aux deux premiers volumes, toujours est-il que ce troisième épisode m'a bien plu que les autres, même si cela reste agréable à lire.