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Les Trophees

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French, English

189 pages, Hardcover

First published January 1, 1893

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José María de Heredia

88 books12 followers
José-Maria de Heredia Girard was born at Fortuna Cafeyere, near Santiago de Cuba of Spanish Criollo and French ancestry. At the age of eight he went from the West Indies to France, returning then to Havana at age seventeen, and finally making France his home not long afterwards. He received his classical education with the priests of Saint Vincent at Senlis, and after his visit to Havana he studied at the Ecole des Chartes at Paris. During the later 1860s, with François Edouard Joachim Coppée, René François Armand Sully-Prudhomme, Paul Verlaine and others less distinguished, he was one of the poets who associated with Charles Leconte de Lisle, and were given the name of "Parnassiens".
To this new school, form – the technical part of their art – was of supreme importance, and, as a reaction against the influence of Alfred de Musset, they repressed in their work the expression of personal feeling and emotion. "True poetry," said M. de Heredia in his discourse on entering the Academy, "dwells in nature and in humanity, which are eternal, and not in the heart of the creature of a day, however great." De Heredia wrote very little, and published even less, but his sonnets were circulated in manuscript form, and gave him a reputation before they were published in 1893, together with a few longer poems, as a volume, with the title Les Trophées. In the original work, he called to his great friend, the artist Ernest Jean-Marie Millard de Bois Durand, to illustrate his book of original watercolors.
He was granted French nationality in 1893 and was subsequently elected to the Académie française on 22 February 1894, in the place of Charles de Mazade the publicist. Few purely literary men can have entered the Academy with so few credentials. A small volume of verse; a translation, with introduction, of Diaz del Castillo's History of the Conquest of New Spain (1878–1881); a translation of the life of the nun Alferez (1894), Thomas de Quincey's "Spanish Military Nun"; one or two short pieces of occasional verse; and an introduction or so – this is but small literary output. But the sonnets are of their kind among the most skilled of modern literature. "A Légende des siècles in sonnets" M. François Coppée termed them. In 1901 de Heredia became librarian of the Bibliothèque de l'Arsenal at Paris. He died at the Château de Bourdonné in Seine-et-Oise on 3 October 1905, having completed his critical edition of André Chénier's works.

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Ulysse.
433 reviews249 followers
January 8, 2023
José-Maria de Heredia. Je le croisais souvent Jardin du Luxembourg. Son buste oxydé parmi les glaïeuls des mois de juin de ma jeunesse finissante me souriait. À cette époque je le rattachais vaguement à la clique parnassienne, le considérant comme une sorte de sous-Lecomte de Lisle, un Baudelaire désincarné et froid, épris d'azur, un obsédé du marbre antique.
En fait c'est pas si mal que ça, José-Maria de Heredia.

Profile Image for Yann.
1,413 reviews400 followers
July 10, 2015
Aux invisibles bords du ru de la Gabelle
Dont le chemin de fer a détourné le cours,
Avec ma chère, avec ma douce, avec ma belle,
Nous allions, en tenant de suaves discours.

Soudain elle s'élance. Alors moi: -Pourquoi cours
-Tu? Tu vas trop vite; qu'as-tu donc Isabelle?
Il faut garder aux champs la démarche des cours!
Je crus qu'elle volait pour cueillir quelque ombelle.

Tout à coup, ô stupeur! elle va s'accroupir
Au talus gazonné du petit précipice.
Que fais-tu? m'écriai-je. Elle me dit: Je pisse.

Le vent gonflait sa jupe avec un long soupir
Et je vis, écumant à la rive rebelle
Sourdre une autre Naïade au ru de la Gabelle.
Profile Image for Edouard.
30 reviews
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July 21, 2011
"Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental."
169 reviews
March 29, 2025
L'art pour l'art, certes, et l'on voit bien l'extrême exigence de la forme : les cinq premières parties ne sont constituées que de sonnets parfaits ; la rime est souvent riche, au minimum moyenne, assez souvent inattendue ; le vocabulaire est extraordinairement riche et émaillé de termes spécifiques (notamment reprenant les données historiques). Parfois, il faut en passer par quelques lourdeurs, longueurs, emboîtements de propositions et anacoluthes.
Pour autant, la forme se remplit forcément d'un contenu. La poésie se fait alors, facilement, le véhicule des préjugés de son époque. L'exemple le plus évident de ce biais réside dans la glorification des "conquérants". Heredia, né à Cuba dans la bourgeoisie d'origine espagnole, n'a pas une pensée, pas un vers pour les victimes. Au moins, on ne pourra pas le taxer de wokiste !
On reste admiratif devant une telle maîtrise. Plusieurs pièces méritent d'être apprises (bien sûr, le fameux sonnet "Les conquérants" : "Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal...", mais pas seulement).
J'aime bien aussi "La Jeune morte" : "Qui que tu sois, Vivant, passe vite parmi / L'herbe du tertre où gît ma cendre inconsolée ; / Ne foule point les fleurs de l'humble mausolée / D'où j'écoute ramper le lierre et la fourmi...".
Le texte charrie nombre d'images fortes et échappe aux symboles convenus.
Et quand, de loin en loin, rarement, perce l'expression d'un sentiment, elle en a d'autant plus de force qu'elle se faufile dans une construction imparable, comme une fleur à travers la roche. ("Et j'ai laissé couler le flot de ma pensée, / Rêves, espoirs, regrets de force dépensée, / Sans qu'il en reste rien qu'un souvenir amer." La mer montante).
Les deux dernières parties, Romancero et Les Conquérants de l'or, se lisent d'une traite comme deux épopées très animées, la première sur le Cid, la deuxième à propos de la conquête par Pizarro. Quel souffle !
Profile Image for Fl.
64 reviews7 followers
December 12, 2019
Trés dur à noter. Ça pourrait être extrêmement pompier, et par moment ça frise le pastiche involontaire de Hugo ou Nerval et la régurgitation inconsciente de vers connus par coeur. Mais les images sont splendides, et de temps en temps le recueil étincelle d'humour, dans le fond (le discours de Pizzare) comme dans la forme (des rimes en -stule...)
Profile Image for Bernard Convert.
446 reviews9 followers
November 16, 2017
...l'âpre virginité des rudes Amazones...

Cinq étoiles c'est peu...

Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.
Profile Image for Julia.
227 reviews24 followers
December 13, 2019
Poetically virtuose and ideologically... questionable.
Still, the wanna-be-Virgil parts about Rome and Greece are incredibly, almost magically graceful.
Displaying 1 - 9 of 9 reviews