Le steampunk invite à revisiter le passé, à renouer avec les racines de notre société. Dans cette anthologie, on vous emmène au commencement de l’industrialisation, au moment où tout était encore possible pour la planète et pour l’Homme. Et si les choses s’étaient passées autrement ? Pour le meilleur ou pour le pire, ou juste différemment.
Prenez place dans notre machine à remonter le temps !
Catégorie « Illustre Anonyme à venir ». À qui la main ? Attention…Top chrono ! Homme né dans une citrouille au terme d’une longue nuit d’Halloween, c’est à Lorient que je surgis d’un potager. La Bretagne conservera, d’ailleurs, une partie de mon âme lorsque je déménagerai à Reims au début de l’adolescence.
J’adore les plumes de Vian, Poe, Barjavel, Tolkien ou Flaubert et les univers de Tarantino, Gondry, Gilliam (et Monty Python par extension), Jeunet ou Burton.
À cinq ans, je décide de devenir pêcheur de rêves. Je m’embarque donc clandestinement sur un rêvettier. Des aventures que je vivrai dans le multivers d’outre-réalité, je ramènerai des écrits marqués par la poésie, l’humour noir, voire l’absurde le plus absolu. Porté par la seule envie de laisser le mot librement danser avec le rêve, je ne m’impose aucune limite sinon celle de l’infini… Je suis… je suis… Francis Jr Brenet !
J’avais le fol espoir, moins de 24h après avoir fini Celestopol, que la nouvelle d’Emmanuel Chastellière (que j’attendais au tournant) porterait peut être sur la cité lunaire, mais je n’y croyais pas vraiment. Il arrive assez souvent que les auteurs écrivent des nouvelles en lien avec leurs œuvres existantes pour les recueils. En général je ne suis pas fan, car je sais que je manque les références à des œuvres que je n’ai pas lu.
Mais quand j’ai vu les mots « lune » et « automate », mon petit coeur sensible a fait un bond : Hourra ! Une nouvelle dans laquelle apparaît en plus mon chouchou numéro 3, mon automate favori, Ajax ! Ah, comme j’étais contente d’avoir ce bonus inespéré, qui m’a appris des choses sur la position de l’automate au côté du duc, et sur les aspirations de Nikolai. Le nom de la nouvelle est très bien trouvé.
J’ai également beaucoup aimé la nouvelle « Fengshui et Vapeur de Jade », qui est pour le coup ma préférée pour cette fois ci : j’ai adoré découvrir cette culture chinoise que je connais peu, et je réalise que ça passe vraiment très bien en version steampunk (mon seul autre exemple était jusqu’à hier le casino de Celestopol).
Dans tous les cas, le thème annoncé est respecté. Je recommande cette collection de petits livres qui est décidément bien sympathique.
Le steampunk est un mouvement culturel qui mêle l’esthétique et la technologie du XIXème siècle à des éléments de science-fiction. Ses œuvres se déroulent dans une réalité alternative où le progrès technologique est essentiellement basé sur la machine à vapeur. La maison d’édition Oneiroi nous invite, à travers une première anthologie intitulée Ecologie & folie technologique et contenant quatre nouvelles, à partir à la découverte de la littérature steampunk.
D’amour et d’acier, de Francis Jr Brenet, est, à mon sens, l’histoire qui reflète le plus le steampunk dans ce recueil. On y fait connaissance avec Walter, héritier déchu de la famille Dickens, dans une réalité où l’industrie a tellement pollué la Terre qu’elle est devenu invivable. Les Dickens ont découvert le moyen de faire graviter des îlots de terre au-dessus des nuages et du brouillard. Ils ont aussi conçu les humainciers, des automates extrêmement évolués, et fondé tout un système économique sur la base d’une montre greffée au poignet, qui permet de compter les dépenses de chacun en comptabilisant ses battements de cœur. Dans cet univers, Walter est en plein chagrin d’amour, ce qui va le conduire à commettre l’irréparable.
Beautés, d’Audrey Pleynet, est sans aucun doute la nouvelle qui m’a le plus plu. C’est une réédition d’un texte initialement paru dans la revue AOC suite à un match d’écriture durant Les imaginales 2018. C’est l’histoire de Maureen, une mère de famille assez quelconque, qui découvre un jour une machine capable de faire d’elle une beauté fatale, une machine qui va changer sa vie. C’est un texte court mais qui, en peu de mots, nous accroche à cette femme que j’ai trouvée extrêmement touchante, et nous pousse à réfléchir sur l’importance des apparences ainsi que notre perception des autres et de nous-mêmes. Un petit bijou !
L’Homme sans rivage, d’Emmanuel Chastellière, contributeur du site Elbakin dédié à la fantasy, est une curiosité. L’intrigue se tient dans l’univers de Célestopol, l’un des romans de l’auteur. Une cité lunaire steampunk, perle de l’Empire russe, où règnent la brume, les automates et le sélénium. Dans cette nouvelle, on suit les pas d’Erland, un vil chasseur de baleines, en mission auprès du duc Nikolaï, le maître de Célestopol. C’est un texte qui commence comme une vraie boucherie, mais à l’étonnante poésie et au dénouement pour le moins surprenant. De quoi donner envie de découvrir le roman !
Pour finir, je suis malheureusement un peu passée à côté de la dernière nouvelle de l’anthologie, Fengshui et vapeur de jade, de Romain d’Huissier. L’auteur n’en est en rien responsable, son texte recèle de bien belles idées, notamment en ce qui concerne le jade rouge et son utilisation. Mais le fengshui et la géomancie me sont totalement étrangers et j’ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans cette histoire, malgré le lexique disponible à la fin du texte. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans comme on dit, ni à me sentir concernée par ce qui arrivait aux personnages. J’en suis la première désolée.
Au final, cette anthologie est intéressante parce qu’elle nous permet de découvrir des aspects bien différents du steampunk. En préface, l’éditrice, Camille Ragot, évoque à propos de ce genre un immense espace de liberté pour imaginations débridées. Et c’est bien de cela dont il s’agit, ces quatre textes en sont une preuve éclatante.
Encore 4 nouvelles vraiment excellente. Les éditions Oneiroi ont vraiment fait un travail de qualité avec ces anthologie Steampunks : je trouve leurs sélections très soignées, avec une belle régularité dans la qualité des nouvelles choisies. C'est le premier écrit de Chastelière que je lis et cela m'a bien donné envie de découvrir Célestopol plus encore. Je recommande cette petite anthologie en 4 volumes (pour le moment) à tous les amateurs du genre.
J'ai fini les trois tomes (parus à ce jour) de cette série d'anthologie, de manière générale je les recommande, ils sont tous excellents ! J'ai pris grand plaisir à lire chacun des tomes. Il n'y a "que" quatre nouvelles par tome mais elles ont été sélectionnées avec soin. J'ai mes préférées bien sûr mais elles m'ont toutes plues, j'ai passé un très bon moment à la lecture de chacune.
Ce livre est le premier volume d'une collection d'anthologies des Editions Oneiroi, une maison d'édition spécialisée dans le steampunk. Ce recueil propose quatre nouvelles qui tournent toutes autour de thématiques communes : l'écologie, la nature, les excès de l'industrie et de la société de consommation. Le résultat est très bon, les nouvelles sont très différentes les unes des autres mais très réussies et plaisantes à lire. Je vais enchainer directement avec le deuxième volume de cette collection.
Une anthologie assez sombre. Je n'ai pas accroché aux sauts de temporalité dans la première nouvelle. J'ai adoré la plume d'Audrey Pleynet dans la seconde où chaque mot est choisi avec soin. La troisième m'a touché par le contraste entre la violence et la poésie. Et j'ai beaucoup aimé la dernière qui s'inspire de la mythologie et de la culture asiatique.