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Château en Suède

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Château en Suède est la première pièce de théâtre de l'auteur. Dans un château en Suède encerclé de neige, les Falsen, une famille légèrement psychopathe, reste prisonnière jusqu'au printemps en compagnie d'un hôte qui s'est invité à l'improviste. Entre vrais et faux cadavres, la châtelaine désœuvrée s'amuse à séduire un cousin transi de froid et d'amour, sous le regard complice de son mari bourru et de son frère incestueux. A partir d'une intrigue classique de vaudeville, Château en Suède bascule vers la comédie de mœurs spirituelle et nuancée, décrivant les rêves d'amour et d'argent de générations opposées. Dans ce style faussement léger qui la caractérise, où l'humour l'emporte toujours sur la mélancolie, Françoise Sagan y réinvente le marivaudage moderne.

192 pages, Mass Market Paperback

First published January 1, 1960

6 people are currently reading
96 people want to read

About the author

Françoise Sagan

251 books1,671 followers
Born Françoise Quoirez, Sagan grew up in a French Catholic, bourgeois family. She was an independent thinker and avid reader as a young girl, and upon failing her examinations for continuing at the Sorbonne, she became a writer.

She went to her family's home in the south of France and wrote her first novel, Bonjour Tristesse, at age 18. She submitted it to Editions Juillard in January 1954 and it was published that March. Later that year, She won the Prix des Critiques for Bonjour Tristesse.

She chose "Sagan" as her pen name because she liked the sound of it and also liked the reference to the Prince and Princesse de Sagan, 19th century Parisians, who are said to be the basis of some of Marcel Proust's characters.

She was known for her love of drinking, gambling, and fast driving. Her habit of driving fast was moderated after a serious car accident in 1957 involving her Aston Martin while she was living in Milly, France.

Sagan was twice married and divorced, and subsequently maintained several long-term lesbian relationships. First married in 1958 to Guy Schoeller, a publisher, they divorced in 1960, and she was then married to Robert James Westhoff, an American ceramicist and sculptor, from 1962 to 63. She had one son, Denis, from her second marriage.

She won the Prix de Monaco in 1984 in recognition of all of her work.

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9 (6%)
1 star
2 (1%)
Displaying 1 - 16 of 16 reviews
Profile Image for adeline.
400 reviews8 followers
January 16, 2025
première pièce de théâtre que je lis de sagan et qu'est-ce que j'ai aimé ! sébastien est ma vie
Profile Image for Prisca.
9 reviews10 followers
January 17, 2020
Un début lent mais qui enchaîne sur une histoire plutôt comique qui sait tenir en haleine par moment, avec un retournement de situation et une fin sympathique comme je les aime.
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
November 7, 2020
« Château en Suède » est la première pièce de théâtre de Françoise Sagan. Elle a été créée en 1960 par Claude Rich, Philippe Noiret et Éléonore Hirt, sous la direction d’André Barsacq, Cela se passe dans un château, et en Suède. Le maître des lieux, Hugo, a épousé la belle Éléonore. Comme il était déjà marié, il a fait passer pour morte sa première épouse, qu’il séquestre. Un jeune cousin, Frédéric, est annoncé. À peine arrivé il tombe amoureux d’Éléonore, sous le regard narquois du frère de cette dernière, Sébastien, qui revendique son statut de parasite.
On a d’abord l’impression d’une sorte de boulevard amélioré, avec une conscience littéraire très nette, des réminiscences de Shakespeare et d’Ibsen. On est bien dans le monde que l’on attache d’habitude au nom de Françoise Sagan : une aristocratie décadente, à l’abri de tout souci réel — Hugo, pourtant, a un goût manifeste pour le travail concret, et gère ses terres en bon fermier — et qui n’a donc plus qu’à se laisser aller à ses penchants, sans être bien sûre d’avoir encore des passions. Le choix de la Suède, outre une commodité météorologique que les Alpes auraient pu fournir aussi bien, est expliqué assez naïvement dans le dialogue par référence aux films suédois qui, depuis une dizaine d’années, donnaient à l’Europe entière l’impression d’une liberté sexuelle que nul n’osait encore revendiquer trop haut.
Au bout du compte, entre le cynisme affiché des personnages, qui se battent les flancs pour ressentir encore quelque impression spontanée, le brio indéniable des répliques, et les effets de mise en abyme qui passent notamment, via un prétexte comique, par l’emploi de costumes Louis XV, on se croirait dans une imitation très habile du théâtre d’Anouilh, sans la nostalgie de la pureté qui habite celui-ci. Peut-être est-ce l’influence d’André Barsacq, un fidèle de l’auteur d’ « Antigone » et de « Colombe », qui se fait ressentir. Mais au moment où, tout en trouvant cela enlevé, on commence à se demander à quoi bon, « Château en Suède » prend une direction inattendue, à la fois plus cruelle et plus absurde. La question se pose alors de savoir où l’on se situe exactement, entre la simple parodie d’une histoire d’épouvante, et la bascule véritable dans un univers fantastique, marqué par une forme d’éternel retour. Avec brio, Sagan désamorce ce qu’il pourrait y avoir d’effrayant dans la situation — ainsi la séquestrée Ophélie se déplace au bout du compte avec une grande liberté, et le secret de Hugo est par conséquent éventé autant qu’il est possible — avant de nous glacer à nouveau au moment où nous avions vraiment l’impression que tout cela était pour rire.
L’intérêt de la pièce tient sans doute essentiellement à cette ambiguïté sur son degré de sérieux, dans une forme qui ne cesse jamais d’être celle de la comédie brillante, jusqu’au malaise. Que Sagan ait par la suite dissipé cette ambiguïté en réutilisant les personnages d’Éléonore et de Sébastien n’a pas d’incidence sur l’atmosphère que l’on perçoit à la première lecture.
Profile Image for Christine.
599 reviews22 followers
May 28, 2021
Une pièce de théâtre un peu alambiquée mais toujours charmante (et surtout drôle). Pas étonnant vu que c’est la première pièce de Sagan.

Nous voici dans un château en Suède (bon, pourquoi pas ?) avec une famille en huis clos, et ceci de plusieurs manières. Hugo, seigneur plutôt rustre du domaine, est bigame. Sa seconde épouse Éléonore est « reine » du château, tandis que la première épouse Ophélie est séquestrée et passe pour morte. Apparemment, le divorce ne se fait pas dans cette famille, alors il faut faire preuve d’imagination.

(Je ne sais pas pourquoi mais le théâtre des années 60 raffolait de situations comme celle-ci. Sagan pousse l’idée dans une direction plus gothique de manière à croiser Boeing-Boeing et Jane Eyre.)

Les personnages secondaires sont de loin les meilleurs éléments de l’histoire, notamment Sébastien, le frère d’Éléonore, un paon de société qui dépend de l’argent de son beau-frère et habite au château tel un oiseau qui se plait à narrer sa vie dans une cage dorée. Ah, j’ai oublié, il est peut-être en relation incestueuse avec sa sœur. Ou peut-être pas. (Très Cocteau, avec cette famille enserrée style Les Enfants Terribles.) Quand j’y pense, Sébastien n’est pas aussi secondaire que ça, mais il n’est pas au centre de la trame. Il figure comme guide pour le lecteur/spectateur, un homme qui sait faire la comédie mais sans s’y laisser prendre.

Ensuite, il y a Agathe, la sœur d’Hugo, qui insiste que tout le monde s’habille en costume Louis XV au château. Ça fait de l’effet, et j’imagine que sur scène ce détail peut donner lieu à d’intéressants contraste (et sans doute des fous rires). J’aimerais bien voir comment Sébastien s’y prend pour escalader une armoire dans son déguisement.

Enfin, nous avons l’homme qui déclenche tout : Frédéric, un jeune cousin de la famille. Il est beau, riche, et épris d’Éléonore. Et bien sûr, il va rester au château pendant cet hiver neigeux qui emprisonne tout le monde au domaine. Il ne manque que le mystère d’Ophélie à découvrir et les problèmes peuvent commencer. Problème numéro 1, Éléonore ne semble pas amoureuse de Frédéric ; problème numéro 2, tout le monde joue la comédie dans ce satané château ; et problème numéro 3, Hugo serait bien capable de tuer celui qui ose coucher avec sa femme, et ce ne serait pas difficile à accomplir étant donné la neige qui coupe tout communication avec le monde au large.

La fin nous réserve des surprises, et la pièce se lit facilement, même si elle donne envie de la voir jouée sur scène. Il y a une adaptation au cinéma réalisée par Roger Vadim (tiens donc, c’est exactement son style de scénario, très ressemblant à sa version des Liaisons Dangereuses dans un chalet enneigé), mais je ne l’ai pas encore vu.

Conseillée pour les amateurs de théâtre des années 60, Françoise Sagan, et des histoires de princes et de princesses qui tournent très vite au mal (et au cauchemardesque).
Profile Image for Sara Velluti.
117 reviews5 followers
December 13, 2024
Diciamocelo: la Sagan era più tagliata per la letteratura, nello specifico per la narrativa drammatica, piuttosto che per il teatro, specialmente comico.
Questo testo teatrale non convince, diverte poco, e coinvolge ancor meno.
Tuttavia, mi sento di riconoscere il merito di questa donna che scrive perché la conosco come scrittrice e perché non posso fare a meno di sentirmi in profonda connessione con lei: di lei apprezzo in ogni opera il sarcasmo, elegante e tagliente, i cui soggetti sono tanti, ma in primis l’amore, il rapporto fra uomo e donna, e la forza emotiva del gentil sesso di fronte alla quale il sesso forte invece, si dimostra profondamente vulnerabile. Amo di lei la provocazione che inserisce in ogni suo scritto, affrontando temi, o talvolta anche solo con qualche frase, scabrosi e taboo; è una provocazione sentita, inserita quasi come un bisogno di sfidare la società, mai forzata.
Aldilà di ciò però, l’opera non un granché. Consiglierei piuttosto altri suoi romanzi
83 reviews
January 2, 2023
Дуже люблю п'єси. І дуже було цікаво, чого чекати від Саган. До цього читала в неї "Доброго дня, сум!", тому і тут чекала щось таке. І здобула. Похмура атмосфера замку, оповитого снігом. Як же жити то, відрізаним від цивілізації на кілька місяців. І що чекає на гостя, який зважився залишитися в цій печері дивних, можливо навіть божевільних персонажів.
П'єса не велика, але дуже насичена подіями. Просто неможливо відірватися, поки не дізнаєшся, чим все закінчиться. І персонажі викликають то шок, то усмішку, то страх. А ось розуміти п'єсу не варто, потрібно просто насолоджуватися грою. А інакше з Саган і не вийде.
Любителям п'єс, замкнутих просторів та творчості Франсуази Саган.
Profile Image for Jenifaël.
434 reviews8 followers
January 22, 2024
Décalé, étrange, ce n'était pas désagréable, mais j'ai trouvé le tout peu marquant.
Profile Image for Louise Jardin.
72 reviews
September 1, 2025
Golri/20 : ah les riches, ces fous en manque d’ISF.
C’est quand même dingo que tous les personnages de Sagan soient des odieux personnages gavés de thune.
#méprisdeclasse
Displaying 1 - 16 of 16 reviews

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