Que se passe-t-il lorsque la corruption s'installe au coeur de l'État ? Qu'advient-il du peuple qui ne l'accepte pas ? De ceux qui ferment les yeux ? Parler de corruption à l'époque nazie n'est pas la première chose qui vient à l'esprit, alors même qu'une longue tradition historiographique nous a confortés dans l'idée d'une bureaucratie allemande entretenue dans l'ignorance des conséquences dramatiques de ses actes. Pourtant l'ouvrage de Frank Bajohr apporte à cet égard un éclairage édifiant : le régime nazi reposait sur une corruption quasi organique. Le système récompensait les plus fidèles, enrichissait les plus zélés, spoliait les bannis. Argent, demeures, entreprises, oeuvres d'art changèrent de mains en quelques mois sans que les institutions garantes du droit n'aient réagi. Le vol, le pillage, occultés par une idéologie omniprésente, furent bien les leviers indispensables du pouvoir nazi et un rouage essentiel de la Shoah. Comment tout cela fut-il possible dans ce grand empire allemand, traditionnellement attaché à ses lois ? Le livre est nourri des scandales de ces SS avides, à la cupidité sans limite, affranchis de la moindre humanité. Budgets publics détournés, petits et grands arrangements, incompétence généralisée témoignent contre la "supposée bonne gestion nazie". Mais l'auteur va plus loin : les comportements des dirigeants érigés en modèles firent école en libérant nombre d'Allemands "tout à fait normaux" des scrupules qui les retenaient encore. Un Rubicon moral avait été franchi...
Der Klappentext erzählt schon alles viel detaillierter als ich es auf den Punkt bringen kann: Korruption war systemimmanent im Nationalsozialismus, Hitler, Goebbels und Göring hinterzogen Einkommenssteuer in großem Stil, der Führer erkaufte sich die Loyalität mit Geldgeschenken, die schon mal für Schulden oder strafrechtlich wirksame Fehlbeträge aufkamen. Die SA-Leute, die nach dem Wahlerfolg im März 1933 eine Bank ausraubten, weil das Land jetzt ohnehin der Bewegung gehörte, sind nur ein besonders krasses Beispiel, das exemplarisch bestraft wurde. In die Ära nach dem Wahlerfolg gehörten auch erpresste Stellen in Industrie und Handel für alte Straßenkämpfer, die nichts Rechtes gelernt hatten. Ein umfangreiches Kapitel widmet sich der Korruption in den KZs und Himmlers Kampf gegen persönliche Bereicherung im Heiligen Vernichtungswerk. Morde an Juden aus Habgier wurden sogar im Dritten Reich mit der Todesstrafe geahndet. Fazit: So prickelnd wie die Werke von Querdenkern, die gewisse Schulweisheiten zum Zweiten Weltkrieg ad absurdum führen, ist Bajohrs Darstellung zwar nicht, aber der Autor belegt seine Chronik der Doppelmoral im Dritten Reich überaus gründlich aus Klassikern (Eugen Kogon: Der SS-Staat) und Fachpublikationen, für die man eine Fakultätsbibliothek in der Nachbarschaft haben müsste.
Given the sheer internal chaos of Nazi Germany—a shambolic system defined by rampant factionalism and a redundant maze of overlapping departments—it would be a miracle if it weren't corrupt. Naturally, the records in this book once again validate Lord Acton’s famous maxim: 'Power tends to corrupt, and absolute power corrupts absolutely.'
Viel schneller zu lesen als erwartet. Ein interessanter Blick auf ein Thema, das man zwar oft im Hinterkopf hat (wenn man mit sich wissenschaftlich mit dem Nazionalsozialismus beschäftigt), aber sonst nicht so genau anguckt.