Aah, il manque bien une demie étoile à cette BD ; qui est de celle que je ne sais, en réalité, pas vraiment noter. C'est une bonne découverte, mais sans surprise, ni coup de cœur.
Une belle coïncidence telle qu'un passage en bibliothèque peut provoquer : une rencontre à mi-chemin entre l'impulsive spontanéité de la gratuité et l'irrémédiable attrait des quelques planches ouvertes au hasard.
Je ne connais que rarement le résumé des BD que j'emprunte, tout n'est que pur instinct.
Et me voilà, au gré d'une belle lecture, incapable de trancher. Ai-je aimé ou non ? Un peu des deux, à la fois.
Une BD encore plus éparse et filanfreuse qu'un récit tranche de vie. Des chapitres courts, autant d'anecdotes de vie qui parlent d'une génération de trentenaires. Qui parlent de chacun de nous et de personne à la fois. Mélange curieux d'universel et de personnel. Ça parle donc de rien en particulier ; et de tout, des aléas de vie, des angoisses, des espérances, des regrets, des questions, de la solitude, de la liberté chérie, désirée, égoïste et nécessaire... Et bien d'autres choses qui composent une vie.
Elle est emprunt d'une sensibilité poétique qui colore les planches de magnifiques nuances. Les multiples passages de l'eau, à l'honneur dans cette BD tant dans sa forme que son fond, sont juste sublimes. C'est cette beauté, où la forme répond, habille et donne le fond, que j'ai surtout appréciée, plus encore que le récit lui-même.
Vraiment, je ne sais pas comment la noter.