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Les Attracteurs de Rose Street

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Londres, fin du XIXe siècle. Une métropole enfumée, étouffant sous le smog et les remugles de l’industrialisation en pleine explosion… Samuel Prothero est aliéniste. L’un des meilleurs de sa profession. Membre du sélect Club des Inventeurs, jeune homme respecté, son avenir est tout tracé dans cette société victorienne corsetée. Jusqu’à ce que Jeffrey Richmond, inventeur de génie mais personnage sulfureux, sollicite son expertise sur le plus étrange des cas. Troublante mission, en vérité, pour laquelle le jeune Prothero devra se résoudre à embrasser tout entier l’autre côté du miroir, les bas-fonds de la ville-monde impériale et ceux, bien plus effrayants encore, de l’âme humaine…

Couverture: Aurélien Police

129 pages, Paperback

Published August 30, 2018

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About the author

Lucius Shepard

296 books159 followers
Brief biographies are, like history texts, too organized to be other than orderly misrepresentations of the truth. So when it's written that Lucius Shepard was born in August of 1947 to Lucy and William Shepard in Lynchburg, Virginia, and raised thereafter in Daytona Beach, Florida, it provides a statistical hit and gives you nothing of the difficult childhood from which he frequently attempted to escape, eventually succeeding at the age of fifteen, when he traveled to Ireland aboard a freighter and thereafter spent several years in Europe, North Africa, and Asia, working in a cigarette factory in Germany, in the black market of Cairo's Khan al Khalili bazaar, as a night club bouncer in Spain, and in numerous other countries at numerous other occupations. On returning to the United States, Shepard entered the University of North Carolina, where for one semester he served as the co-editor of the Carolina Quarterly. Either he did not feel challenged by the curriculum, or else he found other pursuits more challenging. Whichever the case, he dropped out several times and traveled to Spain, Southeast Asia (at a time when tourism there was generally discouraged), and South and Central America. He ended his academic career as a tenth-semester sophomore with a heightened political sensibility, a fairly extensive knowledge of Latin American culture and some pleasant memories.

Toward the beginning of his stay at the university, Shepard met Joy Wolf, a fellow student, and they were married, a union that eventually produced one son, Gullivar, now an architect in New York City. While traveling cross-country to California, they had their car break down in Detroit and were forced to take jobs in order to pay for repairs. As fortune would have it, Shepard joined a band, and passed the better part of the 1970s playing rock and roll in the Midwest. When an opportunity presented itself, usually in the form of a band break-up, he would revisit Central America, developing a particular affection for the people of Honduras. He intermittently took odd jobs, working as a janitor, a laborer, a sealer of driveways, and, in a nearly soul-destroying few months, a correspondent for Blue Cross/Blue Shield, a position that compelled him to call the infirm and the terminally ill to inform them they had misfiled certain forms and so were being denied their benefits.

In 1980 Shepard attended the Clarion Writers’ Workshop at Michigan State University and thereafter embarked upon a writing career. He sold his first story, "Black Coral," in 1981 to New Dimensions, an anthology edited by Marta Randall. During a prolonged trip to Central America, covering a period from 1981-1982, he worked as a freelance journalist focusing on the civil war in El Salvador. Since that time he has mainly devoted himself to the writing of fiction. His novels and stories have earned numerous awards in both the genre and the mainstream.

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Displaying 1 - 17 of 17 reviews
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews10 followers
July 28, 2019
Oh par tous les dieux, j’ai pris du retard dans les parutions Une Heure Lumière ! L’indignation se répand dans les rues d’internet ! Alors que, avouons-le, le format est fort pratique pour abattre une chronique en pas trop longtemps, entre deux gros morceaux de 500 pages ça donne du grain à moudre. La novella est l’amie du blogueur, pas étonnant que ces ouvrages soient aussi chroniqués sur la toile.

La quinzième parution de la collection est un texte de Lucius Shepard, Les attracteurs de Rose Street. On y suit Samuel Prothero, jeune aliéniste et membre du Club des inventeurs, un cercle d’aristos qui se prennent pour des génies dans ce Londres de la fin du XIXe siècle. Samuel est approché par Jeffrey Richmond, ingénieur impopulaire qui lui demande son aide pour une affaire louche. Ils vont aller dans les quartiers bien pourris de la capitale où Jeffrey a installé ses prototypes de purificateurs d’air qui, par un heureux hasard cosmique, ont l’air de faire apparaitre des fantômes. La mission de Samuel sera d’étudier un de ces fantômes en particulier : Celui de Christine, la sœur décédée de Jeffrey.

La grande réussite de ce texte est sans aucun doute son ambiance, ce Londres victorien glauque est saisissant. Pour cadre d’une histoire de fantômes et de psycho-trucs, c’est nickel. On respire la misère, on s’imagine la grisaille, la suie, on installe cette atmosphère lugubre et paf, le lecteur est dedans. L’écriture est d’une grande qualité. Le texte apparait comme un hommage à un fantastique classique, il amène un côté sulfureux et érotisant à travers des personnages secondaires de prostituées habitant avec Jeffrey. Bien évidemment, tout ça va aller démanger notre protagoniste sous la ceinture et j’ai trouvé ça, ma foi, un peu décevant. Ça aurait pu faire frétiller mon moi adolescent mais voilà, j’ai plus 15 ans… En fait beaucoup de choses sont décevantes dans cette histoire, l’ambiance géniale n’a malheureusement pas suffit à me faire adhérer à cette novella qui ne tient pas vraiment ses promesses.

Samuel Prothero est un aliéniste mais le seul talent qui va être utile c’est sa patience, il se contente de s’assoir sur une chaise en écrivant ce qu’il voit, sa spécialité ne lui sert pas à grand chose. L’intrigue va surtout évoluer autour des femmes qui habitent le lieu, ce qui en découle n’est pas très enthousiasmant, un peu cliché, et relativement inutile à part pour apporter ce côté sulfureux un peu au chausse-pied. Le mystère entourant Christine est, quant à lui, assez décevant également. Le côté « psychiatrie » qu’on attendrait d’un personnage d’aliéniste est extrêmement léger, ça va pas chercher du très compliqué, ni du très surprenant.

En tant qu’hommage à un fantastique gothique, le texte marche bien car il évoque des ambiances et des références qui vont le porter. Mais son histoire en elle-même ne m’a jamais intéressé. C’est très dense pour un bouquin de 120 pages, on a toute cette ambiance, la romance, le mystère, un sous-texte qui nous parle de pauvreté, de classes sociales, du statut des femmes, ça fourmille de trucs qu’un lecteur se plaira à aller farfouiller pour en tirer sa richesse. Ça ne m’a personnellement pas suffit, puisque j’attendais avant tout une trame centrale satisfaisante qui n’est jamais arrivée.

Les attracteurs de Rose Street est une novella fantastique dans un Londres victorien à l’ambiance lugubre extraordinaire. Pourtant je suis complètement passé à côté de son histoire qui ne m’a pas du tout intéressée, une histoire de fantôme très linéaire, classique, voire désuète. Tiens c’est rigolo, on dirait mon avis sur Louisiana Breakdown…

https://ours-inculte.fr/les-attracteu...
Profile Image for Elessar.
195 reviews28 followers
October 3, 2019
Très bonne surprise ! Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec ce titre, mais comme à chaque fois avec cette collection que j'achète les yeux fermés ^^
On se retrouve avec un texte fantastique dans les bas de fond crasseux du Londres victorien. On y parle fantôme, inceste, maladie mentale et prostitution. L'ambiance oscille entre le romantique et le glauque et la plume est très agréable.
Une excellente lecture qui tombe à point en ce mois d'octobre halloweenesque où je me trouve avoir des envie de monstre, de fantastique et d'horreur !
7,067 reviews83 followers
February 21, 2021
1,5/5. Assez décevant. Au début, j’étais assez investi, l’ambiance et le côté mystérieux m’intriguait, puis on tombe dans ce qui m’a semblé être une bonne dose d’errance, de détour inutile pour aboutir à une fin sans grand intérêt. Encore une fois le format novella qui me pose problème. Un format qui m’accroche rarement…
Profile Image for Math le maudit.
1,376 reviews46 followers
October 26, 2018
Comme de coutume avec la collection du Bélial : une heure lumière, voici un court texte de d'un grand nom contemporain de la SF.

Ici, il s'agit de Lucius Shepard, auteur américain surtout connu (pour moi), pour Sous des cieux étrangers ou Le dragon griaule, titres que je n'ai pour autant pas lu (ils patientent sur mes bibliothèques) vu que Les attracteurs de Rose Street sera mon premier contact avec l'écriture de cet auteur.

Fin du préambule.

Ici, on a à faire à un récit de SF victorienne, à la limite du steampunk, ce qui semble éloigné de ses terres de chasses scripturales habituelles. Le récit se passe à Londres, et met en scène notre narrateur, un jeune aliéniste, dont un confrère de club (club d'inventeurs et de scientifiques, évidemment) va louer les services pour un cas bien étrange.

Je n'en dirais évidemment pas plus.

Le récit m'a plutôt convaincu, l'écriture est plaisante, les personnages bien campés et ont chacun un phrasé, une patte, qui les caractérisent fortement et immédiatement aux yeux du lecteur. Petite lecture bien sympathique donc, et qui devrait m'encourager à lire davantage de Lucius Shepard.
123 reviews2 followers
October 22, 2019
une belle ambiance, mais une histoire pas très intéressante et un personnage central plutôt ennuyeux
Profile Image for The Cannibal.
657 reviews23 followers
June 13, 2019
Un peu de fantastique, ça ne fait jamais de tort. En plus, faut dire les choses telles quelles, les couvertures des éditions le Bélial sont souvent agréable pour les yeux.

Londres, époque victorienne… Si on avait des doutes, les premières lignes de ce roman les dissipera tous dans l'atmosphère est victorienne à souhait.

Imaginez, nous commençons ce récit dans un Club où se réunissent des bourgeois, ceux de la classe sociale du tiroir du haut, ceux de l'Angleterre d'en Haut !

Ensuite, on rajoute un service avec la description du fog ou smog qui règne dehors, on vous parle des ruelles sombres, crasseuses, remplie de pauvres gens miséreux. Allez Dickens, sors de ses pages !

Whitechapel, Spitalfields, Limehouse, les quartiers miséreux… Oubliez-les et passez faire un tour à Rose Street, le quartier mal famé de Saint Nichol et arpentez les rues, si vous l'osez !

Pas de Jack The Ripper dans ses ruelles mal famées, juste un bourgeois inventeur, comme ses pairs au Club. Il a mis au point une machine à dépolluer et ses attracteurs à smog ont fait apparaître sa soeur, décédée tragiquement.

Des fantômes, un aliéniste, une dose de fantastique, une louche de mystère, une pincée du père Freud et de l'opacité puisque personne ne veut divulguer ses petits secrets. Il nous manque un maitre des Chuchoteurs… (Oui, la fin de GOT a fait un trou dans ma vie).

Ce que j'ai apprécié dans ce court roman, c'est l'atmosphère ! Ah, elle a vraiment une gueule d'atmosphère, l'atmosphère. Il y a aussi un petit côté steampunk, mais le gothique est plus prégnant que le côté machines habituellement dévolu à ce genre.

Sans oublier que le vieux château aux volets grinçants est remplacé par une maison qui abrita, jadis, un bordel (ça grinçait ailleurs que dans les volets).

Dans les descriptions, tout contribue à nous faire sentir le Londres de la reine Victoria par tous les pores. Cette époque où les classes sociales ne se mélangeaient pas (ou alors, dans les bordels, mais chuut) et où les conventions régissaient la vie des plus fortunés ou titrés. Ça pue les conservateurs dans ces pages.

Oui, l'auteur a vraiment fait en sorte que nous ressentions ce mépris des classes bourgeoises pour ce qui n'est pas de leur milieu, c'est-à-dire les classes laborieuses, populaires. Ce sont les classes d'en haut qui décident pour tout le monde, au détriment bien souvent des classes sociales qui arpentent les caniveaux.

La psychologie des personnages est mise en avant, poussée, même, bien que ces derniers ne soient pas très fouillés, juste esquissés, avec ce qu'il faut pour qu'on s'attache un peu à eux, mais pas trop.

L'écriture est soignée, agréable à suivre, le suspense n'est pas poussé à son paroxysme, mais il y a quelque chose dans ces pages qui vous retient et vous pousse à le lire d'un coup, sans faire de pause (hormis celle du café, ou du thé).

Avec ce genre de récit, je suis sortie de mes sentiers habituels et je compte réitérer la chose avec un autre roman de cette maison d'édition qui propose toujours des récits différents des autres.
Profile Image for Pedro L. Fragoso.
884 reviews69 followers
May 18, 2019
« Nous étions arrivés au-dessus d’une plage de sable blanc bordée à droite comme à gauche par d’énormes rochers. La mer bleue s’étendait jusqu’à l’horizon, tranquille et vaste, et le ciel sans nuages, d’un bleu plus clair, vierge de tout oiseau, faisait écho à cette tranquillité. Apparemment, rien ne bougeait, mais je sentais dans la terre et dans l’air une vibration signalant le mouvement de toutes choses, le flux des atomes et la dérive de sphères inconnues. Une émotion me gonfla le cœur, nourrie par ce paysage fondamental, et, pour la première fois depuis des années, je me suis senti capable de croire, d’espérer, de voir par-delà ma petite personne. Jane me prit par le bras, laissa reposer sa tête sur mon épaule et murmura des mots que le vent emporta. Et durant cet instant, durant ces quelques minutes en haut de la colline, nous étions aussi heureux que le permet le malheur du monde. »
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Yuyine.
983 reviews58 followers
October 27, 2018
Lucius Shepard, avec ce court roman, s’inscrit dans la digne lignée des auteurs de littérature gothique du XIXème siècle, en proposant une histoire à mi-chemin entre le fantastique horrifique et l’enquête, le tout évidemment dans le brouillard des quartiers mal fréquentés de Londres. On y ressent une inspiration très Edgar Allan Poe, notamment pour la nouvelle The Fall of the House of Usher (La chute de la maison Usher), mais avec une pointe de [...]

Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
Profile Image for Fungi Lumini.
355 reviews7 followers
January 1, 2021
Un roman court, mais intense : une atmosphère sombre, malsaine et pourtant envoutante, une histoire de fantômes dans une Londres victorienne crasseuse, un jeune aliéniste fait ses premières armes sur ce mystérieux cas, tout en supportant l’odieux maitre des lieux qui lui cachent de sombres secrets…

En savoir plus sur : https://livraisonslitteraires.wordpre...
Profile Image for FabRusen.
16 reviews2 followers
January 29, 2024
Londres victorien, bas-fonds, fantômes et aliéniste : il y a tout ce qu'il faut dans Les Attracteurs de Rose Street pour que Lucius Shepard puisse rendre hommage au fantastique gothique d'antan.

Si l'atmosphère brumeuse est la grande réussite du texte, son aspect "edgy" m'a un peu moins plu.

Pour autant, je ne vais pas bouder mon plaisir, je l'ai lu d'une traite et vais assurément en garder quelques images tant l'ambiance est tangible.
Profile Image for Mira de la curiosithèque.
242 reviews7 followers
September 14, 2018
Quand la science rencontre l’occulte, ça ne fait pas bon ménage ; il y a de quoi perdre l’esprit ou son intégrité physique.
De nombreuses symboliques, des échos qui m’ont sans doute échappé mais une belle immersion dans un Londres Victorien aussi malsain qu’on l’aime.
Profile Image for Robin.
620 reviews30 followers
December 16, 2019
Un des meilleurs textes de cette collection. On y explore tout ce qui fait le sel de l'epoque victorienne, inégalités sociales, club d'inventeurs, conventions sociales et fog londonien.
Profile Image for Jean-Pascal.
Author 9 books29 followers
July 2, 2020
Un univers sympathique légèrement teinté d'érotisme. Une histoire plus banale, mais n'en est-il pas forcément ainsi quand on parle fantôme. On ne s'ennuie pas !
Profile Image for Stephane Esquerre.
37 reviews2 followers
May 15, 2021
L'univers gothique victorien nourrit régulièrement la littérature fantastique, l'intrigue part d'une excellente idée mais le traitement des personnages et des rapports entre classes est dépassé
Profile Image for Anyone & Nobody.
290 reviews6 followers
January 24, 2022
Cette novella aborde la perte de l'être aimé et ce que cette perte peut engendrer.
D'un côté Richmond, l'inventeur, qui s'enfonce de plus en plus dans ses ténèbres afin de parvenir à son objectif, d'un autre Prothero, l’aliéniste, qui doit confirmer ou non les effets de l'invention de Richmond et entre les deux, Christine, Jane et Dorothea.
Tout ce petit monde à son propre agenda et ça aurait pu donner un récit plus palpitant cependant Prothero semble juste servir d'observateur de conscience et son implication dans l'histoire me parait superflue. Il sert à faire bouger la situation initiale mais ça n'a pas suffit à me le rendre intéressant.
J'aurais davantage apprécié suivre les évènements de point de vue de Richmond, ça aurait été bien plus malaisant et efficace puisque je suis sortie de cette histoire avec une impression d'insipidité.
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