Après avoir terminé « Au nom de ma mère », j’ai pu enchaîner sur la suite grâce à NetGalley qui propose « Marlene » en service presse. Heureusement, ma demande a été accepté et j’ai pu dévorer ce dernier tome qui a été un gros coup de cœur et mon « Roman du mois ».
L’histoire de Marlene reprend après la fin d’Au nom de ma mère.
Tout commence en juillet 1935. Fille du baron von Dürkheim, Marlene menait une vie normale pour une fille de 16 ans jusqu’à ce que les gens commencent à changer et à choisir leurs camps.
En 1944, Marlene croyant son amie Deborah et son frère morts sous les bombardements meurtriers de Berlin rejoint la résistance polonaise. Avec Trudi qui s’est incrusté, Marlene est censé rejoindre Varsovie mais son voyage s’annonce plus mouvementé et dangereux que prévu.
Pour réussir sa mission, Marlene va devoir éviter à son amie Trudi qui rêve d’être une espionne, de s’attirer des ennuis.
Dès le début, on sait ce qu’est devenu Marlene après la guerre puisque comme dans le premier, c’est l’héroïne qui décide de raconter sa propre histoire, dans ce cas-ci pour publier ses mémoires. Ses amis connaissent déjà l’histoire de Deborah, à elle de leur raconter la sienne qui comme celle de son amie est incroyable.
Plus que jamais, Marlene a soif de vengeance, celle-ci va la conduire aux portes d’Auschwitz où va se jouer son destin au prix d’énormes sacrifices.
L’histoire d’une espionne qui de l’enfer luttera telle une guerrière jusqu’à assouvir sa vengeance !
C’est sur ce tome que se termine l’histoire de Marlene et Deborah, la boucle est bouclée. Jusqu’au bout, Hanni Münzer nous fait vivre avec beaucoup d’émotions et de douleurs l’histoire de Marlene. On tremble, on est aux aguets, on vit la douleur d’un amour si tragique soit-il. Ce roman est très dur, c’est un livre choc qui m’a bouleversé aux larmes et en même temps, une fois finit, on se sent apaisé. De par sa dureté, je ne sais pas si je pourrais le relire, ce que je sais c’est qu’il sera dans ma bibliothèque.
Hanni Münzer décrit avec réalisme l’enfer du camp d’Auschwitz, c’est la partie la plus difficile à lire, la plus dure mais en même temps, je suis contente qu’elle soit si importante dans le quotidien et les descriptions et pas uniquement un mince aperçu.
On ne peut pas imaginer tant qu’on ne l’a pas vécu l’horreur qui s’est déroulé là-bas malgré les nombreux témoignages, romans, documentaires… Aucun mot ne peut décrire ce déferlement de haine, on sait que des personnes, des gouvernements auraient pu empêcher ça mais ne l’ont pas fait par intérêt politique. Bien sûr, je suis horrifiée de savoir qu’on aurait pu empêcher toute cette violence, cette torture, ces expériences au nom de la race pure.
Comment peut-on vivre avec ça sur la conscience, comment peut-on vivre sa vie tranquillement, comment peut-on étouffer ce qui s’est passé comme si ce n’était rien de grave ?
Oublier, c’est ce qu’on a tenté de faire quand les rescapés sont revenus, des héros qui avaient tout perdu et à qui on a demandé d’oublier, de passer à autre chose parce que les criminels de guerre étaient jugés.
Comment peut-on juger des crimes pareils ?
Comment peut-on laisser des criminels en liberté eux qui tué ou donné l’ordre d’exécuter des être humains au nom de la race aryenne ?
Tout au long de ma lecture, je me suis posé des questions, parce que à l’époque d’aujourd’hui, il reste tellement de questions sans réponses.
Quand on sait qu’à l’heure actuelle, des personnes ne savent pas ce qu’est la Shoah ?
Comment encore aujourd’hui, les Juifs sont victimes de persécutions, d’attentats ?