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France virile (La)

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"La France sera virile ou morte", a-t-on dit en 1944. Virile, elle le fut, et les tontes des femmes accusées de collaboration en témoignent.
Sur cet épisode de notre histoire qui, aujourd'hui encore, continue de susciter un malaise, on croyait tout savoir : ayant couché avec l'ennemi, des femmes avaient été violemment punies, dans un très court laps de temps, par des foules vengeresses et des résistants de la dernière heure…
Ce livre, qui s'est imposé d'emblée comme un classique, montre que la moitié seulement de ces femmes avaient eu des relations sexuelles avec les Allemands ; que les tontes n'eurent rien d'éphémère ; et que 20 000 personnes environ furent touchées, de tous âges et de toutes professions, dans la France entière.
Que s'est-il donc réellement passé ? Pourquoi des femmes ? Et quel sens donner à cet événement ?

400 pages, Paperback

First published December 1, 2002

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1 (2%)
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Author 6 books255 followers
November 13, 2018
A tricky study. On the one hand, it deserves full marks for being one of the only works of its kind on the subject of the tonte before, during, and after Liberation. On the other hand, it too easily falls into the usual dense smuggery of inimitable academic jargonophilia. I fault the latter only because when dealing with such a touchy subject fraught with all kinds of detestabilities and horrors (and not only because those shearing the heads of these women were acting exactly like the folks said women were supposedly collaborating with) it is all too easy to reduce brutality and cover it with a sheen of respectable and impenetrable intellectualism lacking any moral grounding whatsoever.
That said, I treat this one a little gentler than I normally would. My natural, possum-like instinct is to glaze my eyes over when approaching works like this. It is crucial to know that once they start using the word ‘space’ where there isn’t any or ‘ gender’ or ‘mentalité’ with the little French mark on the ‘e’ that shouldn’t be at the end of ‘mentality’—you’re in for it.
Still, this is an important work, if its intentions are fuzzy.
A few crucial draws: 1) Virgili looks at head shaving before and during the Occupation, not just at Liberation, which is surprising since a lot of folks say that it was a symptom of the headiness of sudden Liberation. Wrong. 2) Virgili does her best to analyze why this happened, but gets bogged down in the where and who, also important, but motivations are also crucial and she dips into detail where she can. 3) Data. There's a lot of data, sources, pie graphs, and charts.
A few weaknesses: 1) a surprising, near-complete pass over of prostitution. The historian's instinct is to assume that France, with a pre-war, regulated network of prostitution, probably had a lot of prostitutes who, needing to ply their trade, plied it with the Nazis. Other works suggest this was a big draw for the head-shaving Liberation assholes, but not much here. 2) An over-reliance on the above-mentioned jargonilingus: if phrases like "the clippers, held in his right hand, are a kind of extension of the emblem of the French Republic" make you want to shave your own head and go running through the streets screaming, you'll know what I mean. 3) Love. As the author states herself, legitimate romances between locals and occupiers are sadly overlooked, for all kinds of obvious reasons, but must be taken into account. She doesn't really get into that so much.
Profile Image for HajarRead.
255 reviews535 followers
Read
June 8, 2019
Ça ressemble plus à un rapport qu’à une critique.
Profile Image for Eleanor Velt.
22 reviews2 followers
May 1, 2016
Il faut avoir le coeur bien accroché, mais c'est un document indispensable et utile. Merci à l'auteur qui a révolutionné les perceptives de ce pan de l'histoire, en replaçant les tontes dans le contexte d'une France virile, amputée par la défaite, l'occupation, et se jetant sur des coupables qui, comme l'écrivait Paul Éluard, étaient souillées et qui n'ont pas compris qu'elles étaient souillées...
Profile Image for Gabrielle Danoux.
Author 38 books41 followers
August 25, 2022
Deux choses aussi subjectives l'une que l'autre, m'ont convaincue, il y a longtemps à sa sortie en 2000, de me lancer dans cette lecture. Tout d'abord la perception des images comme cette scène de tonte en banlieue parisienne (août 1944) tirée d'un film muet en noir et blanc réalisé par Maurice Krebs (page 126–127), ensuite la très impressionnante bibliographie (p. 349-379).
C'est ainsi que commence l'introduction : « De 1943 au début de l'année 1946, la tonte de la chevelure a été massivement pratiquée à l'encontre de femmes accusées d'avoir collaboré avec l'occupant allemand. 20 000 femmes environ, de tous âges et de toutes professions, ont été tondues sur l'ensemble du territoire français. Il s'agit d'une pratique multiforme, dans son déroulement comme l'identité de ses auteurs. »
En trois parties (Du mythe à la réalité, le temps des tontes, Pourquoi) l'auteur tente d'expliquer le phénomène de la tonte des femmes à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Il révèle un certain nombre de résultats assez intéressants de ses recherches (ce livre est issu de la thèse de doctorat soutenue en 1999) : les tontes ont commencé pendant l'Occupation, commanditées souvent par la Résistance elle-même, qui a longtemps adopté une attitude ambivalente, vis-à-vis des tontes, souvent tolérées, voire encouragées aux premiers temps de la Libération ; on tente par la suite d'éradiquer le phénomène un peu comme on peut. Les tontes étaient censées sanctionner ce qu'on appelle la « collaboration horizontale », alors que les relations sexuelles avec les Allemands ne concernent que 57 % des cas de collaboration identifiée. C'est donc plus un châtiment sexué que le châtiment d'une sexualité : les tontes sont l'aboutissement d'un fantasme de contrôle renforcé de l'homme sur la sexualité féminine, de virilité retrouvée aux forts relents pétainistes.
Notez aussi le soutien au moins de la presse, assez souvent des tribunaux, à ces pratiques, souvent perçues comme un viol, jusqu'où cela quelquefois allait, voir même jusqu'à l'exécution pure et simple.
Un travail de recherche très solide pour un document historique hors normes.
Profile Image for Iñaki Tofiño.
Author 29 books65 followers
December 15, 2019
La tonte de collaboratrices comme forme de punition a été assez commune à la Libération. L'auteur n'analyse les causes et les interprète, quelquefois avec beaucoup de profondeur et d’intérêt. Toutefois, la fastidieuse succession de données statistiques rend le livre assez peu lisible.
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