Si seulement j'avais su combien ma vie allait basculer. Comment l'enfer m'aurait enchaînée. Si seulement j'avais pu entrevoir les rouages du destin. Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations. Si j'avais su mieux distinguer bontés et malveillances. Amours, amitiés ou loyautés. Cette histoire serait toute autre. Mon histoire. Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir. Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui. Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’oppose à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui. Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?
Née en Normandie au début des années 90, Ielenna est une autrice touchant à plusieurs genres littéraires : fantasy, historique, science-fiction, fanfiction… Elle vit non loin de Genève, où elle travaille comme ergothérapeute. Elle aime sillonner la France, la Belgique et la Suisse pour rencontrer son lectorat lors de dédicaces. Les rares moments où elle a le luxe de s’ennuyer, elle partage son temps entre le graphisme, le montage vidéo, la musique, mais aussi la création artisanale.
Elle est fondatrice de l'association de jeunes auteurs "Génération Écriture", créée en 2010. Elle y a présidé depuis sa création jusqu'en 2016.
"Les Chroniques des Fleurs d'Opale" est sa première saga de fantasy publiée à partir de 2017. Persona est sa première saga de fantasy young adult, d’inspiration antique, tout d'abord publié chez Hachette en 2023, puis en auto-édition.
J’avais repéré ce roman sur Ulule et avais hésité à participer à son financement. Après la lecture de ce premier tome, je suis plus que ravie de m’en être abstenue. Je ne vais pas tourner autour du pot, que cette lecture fut laborieuse et frustrante, et c’est dommage, car il y avait du potentiel ! Maintes fois, j’ai été tentée d’éteindre ma liseuse et d’abandonner ma lecture. Ce n’est que l’engagement de lire tous les titres de la présélection faite en qualité de membre du jury qui m’a permis de tenir.
Je vais commencer par le gros problème de ce roman pour moi : le style d’écriture. Si vous me suivez régulièrement, vous savez probablement que les belles plumes, les longues phrases et l’occurrence de mots peu usités me ravissent. Mais malheureusement, la juxtaposition de mots rares et l’utilisation de nombreuses métaphores ne m’ont pas convaincue ici, car l’ensemble manque cruellement de fluidité et de spontanéité. Et je ne parle pas des mots parfois employés à mauvais escient… L’auteure a, en outre, voulu faire parler son héroïne comme une érudite, mais on tombe dans l’excès avec cette impression que tout est exagéré et surjoué, ce qui rend l’histoire pesante et, pour ma part, peu agréable à lire. C’est dommage, car on peut proposer aux lecteurs un style étudié et riche tout en veillant à rendre les propos fluides et plaisants…
J’aime les belles plumes, mais j’aime surtout les auteurs qui se montrent naturels dans leurs écrits et qui ne semblent pas chercher à coller à des schémas ou à un style de littérature…. Or ici, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sentiment de lire un exercice de style qui s’étend sur des centaines de pages. La lourdeur des phrases, en plus de plomber la narration, se fait ressentir jusque dans les dialogues qui en deviennent irritants, l’héroïne se prenant pour une dramaturge. Je sais que la jeune fille a été élevée dans un monastère, mais elle a quand même vécu onze ans dans sa famille et puis, le moine qui s’est occupé d’elle et qui est vraisemblablement encore plus érudit qu’elle ne parle pas comme elle le fait. En bref, rien n’explique pour moi la manière de parler de Diphtil si ce n’est éventuellement une manière de souligner sa suffisance et son plaisir à s’écouter…
Malgré ces points qui m’ont donné du fil à retordre, je dois dire que j’ai commencé à accrocher à l’intrigue dans les 150 dernières pages où j’ai eu le sentiment que la narration et les dialogues gagnaient en spontanéité et en fluidité. L’autrice a ainsi réussi à éveiller mon intérêt grâce à des rebondissements et à une certaine tension. Cela n’a pas rattrapé les débuts laborieux, mais ça m’a quand même permis de finir l’histoire sur une note bien moins négative. Je dois même avouer que l’auteure a su très agréablement me surprendre lors des derniers chapitres notamment avec un événement traumatisant vécu par l’un des personnages et auquel je ne m’attendais pas. J’avais bien senti poindre le danger, mais je n’aurais jamais pensé que l’autrice oserait s’aventurer aussi loin dans l’horreur.
Même chose pour un départ inattendu que j’espère non-définitif… Oui, car si j’ai levé les yeux au ciel une bonne partie de ma lecture, j’ai fini par m’attacher à certains personnages, ou du moins, à leur souhaiter un minimum de bonheur. La fin, à cet égard, pose un certain nombre de questions qui ont attisé ma curiosité. Je ne pense pas lire la suite, sauf si quelqu’un m’assure que le style d’écriture a gagné en fluidité, mais si vous avez cédé aux sirènes de la deuxième partie de ce premier tome, je serais curieuse d’en connaître les grandes lignes (enfin, en message privé histoire de ne pas spoiler les autres lecteurs).
Au-delà de la dernière partie où réside, pour moi, le principal intérêt de cette lecture, j’ai également beaucoup apprécié la mythologie mise en place par l’autrice avec, entre autres, une prophétie qui changera pour le meilleur, et surtout pour le pire, le destin de notre héroïne. J’ai aimé découvrir les différents dieux, mais c’est surtout le formidable bestiaire qu’elle nous propose qui a su me conquérir. Moi qui adore les créatures en tout genre, j’ai été plus que comblée et j’aurais adoré que le roman soit parsemé de quelques illustrations afin de les mettre en valeur. Quoi qu’il en soit, on sent que l’univers est riche et très bien pensé et qu’aucun détail n’est laissé de côté. D’ailleurs, je ne doute pas du travail de fourmi réalisé par l’autrice pour rendre le tout cohérent et immersif.
Il y a aussi quelques moments de vie et de convivialité, des conversations entre amis ou entre amoureux qui ont apporté cette spontanéité qui a tant fait défaut à la narration et à certains dialogues. À travers les échanges, parfois amicaux parfois plus frontaux, on apprend à mieux connaître les personnages, leurs forces et leurs faiblesses. Si l’héroïne m’a agacée une grande partie du roman, j’ai beaucoup apprécié Yasalyn au point de regretter que le livre ne lui soit pas consacré. Ce personnage n’est pas exempt de défauts (une personnalité peu crédible au regard de son âge, une coquille qui se brise dès les premiers émois amoureux…), mais il présente cette complexité prompte à stimuler l’imagination et l’intérêt des lecteurs. Dès le début, cette jeune femme dégage une aura de danger et de mystère qui la rend intéressante surtout si on la compare à l’exaspérante et naïve Diphtil. Ses dialogues intérieurs empreints d’une grande violence, son refus de s’attacher, son insolence cachant une certaine fragilité, sont tout autant d’éléments qui donnent envie de briser sa carapace pour découvrir ses plus sombres secrets. Et puis, avec deux révélations la concernant dont l’une se révèle particulièrement fracassante, on peut dire que l’auteure a su soigner son personnage ! Je ne peux pas en dire plus, mais la situation finale dans laquelle elle se trouve m’a semblé cruelle et tellement injuste…
Amateurs de romance, vous allez être ravis puisque les relations amoureuses sont une part importante du livre. Si c’est quelque chose qui, en général, m’exaspère, ici cela ne m’a pas gênée. Il faut dire que le style de narration m’avait tellement agacée et blasée que même des licornes dansant un moonwalk ne m’auraient pas dérangée outre mesure. Et puis, je vais même avouer avoir trouvé l’une des deux romances particulièrement touchante. Les deux amoureux ont vécu des choses difficiles, et c’est, d’une certaine manière, dans les bras l’un de l’autre qu’ils vont apprendre à accepter leurs émotions et leurs failles. En nous évitant des passages un peu trop fleur bleue, j’ai trouvé que l’autrice nous offrait une romance un peu plus mature que ce qu’on peut trouver dans certains livres. Je reconnais néanmoins que l’autre couple du livre est d’une mièvrerie sans nom.
À noter que sont proposés deux bonus en fin d’ouvrage : une scène du livre vue du point de vue d’un autre personnage et une histoire assez émouvante que je vous laisserai le plaisir de découvrir.
En conclusion, ce premier tome, malgré une sublime couverture et de bonnes idées, n’est pas un roman qui a su me convaincre. La faute à un style d’écriture qui, par l’abus de figures stylistiques et d’un vocabulaire parfois pompeux sans raison, rend la lecture quelque peu laborieuse. Si, pour vous, la fluidité de la plume est un critère primordial dans le choix d’une lecture, je pense que vous pouvez passer votre chemin… Par contre, si vous êtes en quête d’une histoire à l’univers extrêmement riche et détaillé, je vous invite à vous laisser tenter. Mais avant, je vous conseillerais peut-être de feuilleter un extrait du roman… N’hésitez pas non plus à aller lire d’autres avis que le mien, car vous rencontrerez sur le net de nombreuses personnes ayant apprécié la plume de l’autrice. N’oublions pas que comme tout avis, le mien est subjectif et que ce n’est pas parce que ce livre m’a déplu qu’il ne vous fera pas vivre mille émotions.
Cette note reflète mon avis sur le livre et non sa qualité. Mais j'ai personnellement eu du mal à rentrer dans l'histoire. Je me suis arrêté à environ 50%.
Je pense que cet arrêt vient du fait qu'en ce moment je suis malade et relativement plus sensible qu'à l'habitude. Ce qui fait que je me suis senti bien plus frustrée avec cette lecture qu'en temps normal.
Je n'ai absolument pas réussie à m'attacher aux personnages. Je déteste même profondément certains d'entre eux.
La plume, qui est adaptée au contexte de cette histoire, ne correspond pas à ce que j'aime. Ielenna à parfaitement réalisé l'exercice d'adaptation de la narration au vu du contexte mais je n'accroche pas du tout. Le langage est trop soutenu et je trouve que ça ne rend pas naturel (ce qui est juste une question de goût).
On sens quand même que c'était les premiers écrit de l'autrice. Il y a une évolution significative dans la qualité d'écriture entre ce récit et Persona, qui est sortie récemment et que j'ai adoré !
Bref, l'ambiance ne me convenait pas donc j'ai décidé de laisser ce livre de côté. Peut-être qu'un jour je le finirais. Mais pas aujourd'hui !
Bon j'abandonne... J'ai essayé jusqu'à la moitié du livre mais j'en peux plus 😅 Je n'aime ni l'écriture, avec tous ces mots rocambolesque pour se donner un genre, ce qui rend le texte lourd et imbuvable comme son Heroine qui en plus de son vocabulaire, joue les vierge effarouchée pour un rien. C'était fatiguant et long, j'ai levé trop de fois les yeux au ciel (sauf peut être avec Yasalyn), sans compté que beaucoup de chose sont ultra prévisible car cliché... Bref ce n'est pas pour moi mais ça plaira sûrement à d'autre, la fin à l'air extraordinaire au niveau des retours mais je n'ai pas eu le courage d'insister...
Les Chroniques des fleurs d'opale, La candeur de la rose. Cette merveille. Ce bijou. Enfin, après 7 ans d'attente, je tiens ce livre entre mes mains, et quelle joie ! Ielenna fait de très belles choses, parce qu'elles sont faites avec le coeur. La couverture, la plume, l'histoire, tout est sublime.
Diphtil est une jeune fille Neltiade, peuple vénérant la Déesse de l'air. Elle mène une enfance paisible avec son frère Naid, et sa mère, jusqu'au jour où tout bascule. La guerre qui oppose le peuple de la Terre, les humains, au sien a refait surface, et son village proche de la frontière essuie les conséquences de cette querelle : Le village est ravagé par les humains, Diphtil se retrouve séparée de sa mère et de son frère dans l'incendie et trouve refuge dans un monastère du village de Myrtis, de l'autre côté de la frontière. Élevée depuis comme la cinquième déesse, envoyée sur Terre pour apaiser les conflits, son voyage ne fait que commencer le jour où une silhouette familière s'introduit dans sa chambre pour la délivrer…
Comment pourai-je faire une chronique objectif sur ce chef d'oeuvre ? Ielenna manie les mots à la perfection, cette épopée qui m'avait envoûté il y a plusieurs années m'a une nouvelle fois conquise. Et je retomberai amoureuse de cette histoire chaque fois que je la lirai, c'est certain ! J'avais 14 ans lorsque j'ai déniché l'univers de Diphtil, sept ans plus tard c'est avec une immense joie que je l'ai redécouvert. La plume de l'auteur est envoûtante, poétique sans être trop chargée, aucun mot ne pourrait être remplacé par un autre. Ielenna est la seule personne à avoir réussit à me décrocher une larme dans sa Fanfiction Ludo Mentis Aciem, mais c'est en pleurs que j'ai terminé cette partie 1, et pourtant je l'avais déjà lu plusieurs années auparavant. J'ai rit avec les personnages, j'ai craint pour leur vie, j'ai admiré Yasalyn exercer sa magie, J'ai rougit avec Diphtil devant les propos indécents de ses compagnons, j'ai vraiment voyagé avec eux depuis Myrtis jusqu'à Naralir.
Les fleurs d'opale entrent parfaitement dans le genre de la fantasy. Un voyage à cheval, de la magie, des peuples descendant de différents dieux, amoureux de la fantasy, foncez. Et pour ceux qui ne sont pas convaincu par le genre : foncez aussi. Ielenna aura sûrement le pouvoir de vous faire changer d'avis ! L'objet livre en lui-même est tout aussi magnifique que son contenu. Une illustration par Anna Dittman, une typographie par Tiphs, c'est un trio gagnant qui a pris place sur mes étagères et qui devrait se trouver dans chaque bibliothèque digne de ce nom. J'ai beau chercher des points négatifs, je n'en trouve pas… Ah si ! Le tome 1 est un énorme pavé (tellement gros qu'il a dû être divisé en deux livres de 460 et 600 pages!), J'ai peur pour la suite ! Si on ajoute que l'auteur est une véritable sadique et que ses personnages vont encore en voir de toutes les couleurs… ça promet !
Quant aux personnages ! Laissez-moi épouser Naid, l'homme de mes rêves, et on développe ensuite les autres. Yasalyn est insupportable, mais tout aussi attachiante, Diphtil est tellement naïve qu'elle en devient agaçante, Astiran attire la méfiance par rapport à ses aventures d'un soir, et Sarïn, je ne souhaiterai le rencontrer pour rien au monde. Vous l'aurez deviné, mon coup de coeur intersidéral de tous les temps va à Naid avec ses yeux améthystes et ses cheveux noir de jais qui se place définitivement à la première place de mes chouchous, tout livres confondus. De l'autre côté, j'ai adoré me méfier d'Amalia, et du couple royal de Naralir. Je ne les déteste pas, mais je ne leur accorde pas ma confiance pour autant. Mais il faut découvrir par vous-même les personnages de cette histoire, vous aurez l'impression de pouvoir les croiser à chaque coin de rue.
En définitive, l'attente valait le coup ! Je ne regrette pas d'avoir tant espérer l'édition des fleurs pendant toutes ces années, d'avoir participé à la campagne Ulule, et d'être allé chercher mon exemplaire en personne à Paris. Merci Ielenna de nous ouvrir les portes de ton univers merveilleux, même si j'ai peur pour la suite, connaissant ton caractère très sadique…
Un dosage parfait de chaque élément, une plume extraordinaire, un livre exceptionnel.
J'ai découvert ce livre grâce au Bibliothon de Bulledop, puis un jour j'ai profité que l'autrice soit au festival Ygdrasil à Lyon pour le prendre sur un coup de tête, alors que je n'avais pas vraiment prévu de faire des dépenses de livre. Et heureusement que je l'ai acheté, quel plaisir de découvrir le style d'écriture de l'autrice qui se trouve être très rechercher, ce qui sort de l'ordinaire. Ce qui rend la lecture encore plus agréable à lire, car on savoure plus les mots.
La façon dont est conté l'histoire a un certain charme poétique, comme une vieiles histoires (les contes) qu'on prend plaisirs à lire à hautre voix. Savoir que la narratrice est la Diphtil du futur donne un certain caractère ancien à l'histoire.
Quant-à l'univers, je le trouve très complet sans s'y noyer. En plus d'être très réaliste dans sa création, ainsi que son fonctionnement. Et la carte complete encore plus et aide beaucoup. C'est bien l'une des rare fois que j'utilise une carte dans une histoire.
Passons à présent aux personnages, et je dois admettre que je me suis attaché à l'héroïne, Diphtil, ainsi qu'à sa personnalité. Elles est intelligente, gentil, douce avec un grand coeur sans être naïve. Et j'aime bien cette relation qui s'installe avec les autres personnages encore plus avec son frère, Naid qui est aussi têtue qu'elle, mais plus terre à terre. Ce qui contre-balance.
Et sans-oublier, que l'autrice semble adorais jouer avec nous pauvre lecteur-lectrice. Au fils de l'intrigue mes émotions on fait le yoyo. Ne voyant venir aucun rebondissement, ni révélation, rien. J'ai savourer l'histoire sans prise de tête, mais le plus simplement du monde. http://lecholitteraire.e-monsite.com/...
Cette saga me tentait beaucoup de part le grand nombre de bons avis dessus, mais aussi, soyons honnêtes, car je trouve la couverture magnifique. J'ai donc profité de la campagne participative du tome II.1 pour rattraper mon retard et me procurer tous les tomes parus.
On plonge dans un univers de fantasy, où la magie est présente au contraire de la technologie du monde moderne que nous connaissons. Diphtil raconte son histoire à sa fille, et à nous dans le même temps. Elle vécu une tragédie qui a bouleversé son enfance, et qui lui fera découvrir qu'elle est vouée à plus qu'une simple vie de paysanne ou religieuse.
On est pris dans les aventures de Diphtil et ses compagnons, et j'ai été curieuse de suivre son parcours. On suit sa quête vers le destin qu'on lui a confié, ce qui lui permettra d'en savoir plus sur elle et sur les capacités qu'on lui prétend. Son voyage nous permet de découvrir une partie du monde dans lequel elle habite, d'avoir un aperçu de la situation entre les royaumes, tout en lui faisant faire face à plus d'un obstacle. On ne connaît pas encore tous les peuples et les capacités de chacun, et je serais très curieuse d'en apprendre plus, l'autrice ayant construit un univers intéressant, mais dont nous avons eu jusqu'ici qu'un aperçu.
J'ai apprécié Diphtil, mais je dois avouer que je ne m'y suis pas énormément attachée pour autant. Elle a pendant une partie du roman un côté naïf et méprisant, voire un peu "précieuse" dû à son éducation qui peut s'avérer parfois agaçant, mais heureusement, par le biais des expériences qu'elle vit, on va pouvoir voir une évolution de son personnage. De même, j'ai plutôt apprécié suivre son frère Naïd ainsi que son ami Astiran, mais je n'ai pas eu non plus de fort attachement pour ces personnages. En revanche, je suis très curieuse d'en savoir plus sur le personnage de Yasalyn, qui je pense, nous cache encore bien des choses.
Concernant l'écriture, je l'ai apprécié, bien que je trouve qu'elle est parfois un peu lourde, ce qui ralentit l'histoire et son contenu. Néanmoins, l'autrice a précisé après la parution de ce tome avoir pris en compte cette remarque des lecteurs, et je pense que cela se ressentira positivement dans le second tome. Certains mots compliqués et peu usités de nos jours sont parfois utilisés, néanmoins, l'autrice nous explique généralement par le biais des dialogues et des personnages ce qu'ils signifient, et cela correspondait bien à l'éducation du personnage de Diphtil. Je me suis également plusieurs fois fait la remarque de la question de la vraisemblance sur la manière de raconter, puisqu'on le rappelle, l'histoire est censée être narrée par Diphtil à sa fille. Rien de gênant, cela n'a en rien amenuisé mon intérêt pour la lecture, mais il est vrai que, pour le bien du récit, on a des descriptions parfois précises qui seraient quasiment improbables à se souvenir, et on a parfois le point de vue et les sentiments des personnages autres que Diphtil alors que cette dernière n'est pas présente. Ces moments servent évidemment à apporter des éléments intéressants pour le récit et l'écriture, mais il est vrai que je me suis fait la remarque à quelques reprises durant ma lecture.
Pour ce qui est de la fin, elle marque une évolution profonde pour la protagoniste qui m'intrigue particulièrement, et qui me donne ainsi de découvrir ce que cela signifiera pour l'histoire.
Pour conclure, ce premier tome fut une bonne lecture. J'ai apprécié découvrir l'histoire et l'univers offerts par l'autrice, et je serais curieuse d'en apprendre plus. J'ai quelques réserves sur certains personnages que j'ai apprécié sans pour autant m'y attacher, mais j'attends le second tome afin de les connaître un peu plus. L'écriture est parfois un peu lourde, mais l'autrice semble avoir remédié à cette remarque dans la suite, ce qui est un bon point me concernant. Je suis curieuse de connaître la continuité de cette histoire, l'évolution de Diphtil vers la fin de ce tome étant marquante et promettant de nouvelles aventures.
Les chroniques des fleurs d’opales a une saveur assez particulière pour moi, car j’en ai lu les premiers chapitres il y a environ 6 ans sur Skyrock. C’est un peu l’œuvre de toute une vie pour l’auteur, alors je ne voulais surtout pas passer à côté de ce petit bijou. D’autant plus que l’on parle de fantasy dans sa tradition la plus pure… De quoi me régaler, en somme ! Retrouver Diphtil et tous les autres a été comme une plongée dans le passé bien agréable, j’ai senti dans chaque mot et dans chaque page la passion et l’amour que Ielenna porte à cette histoire.
Diphtil est une Neltiade. Elle fait partie du peuple de l’Air et vit avec sa mère et son petit frère, Naid. Mais le jour où les Humains ravagent leur village, ils n’ont pas d’autres choix que de fuir. Diphtil se retrouve séparée de son frère et atterrit dans un monastère. Elle ne doit la vie sauve qu’à Sarïn, un religieux qui semble persuadé qu’elle n’est pas une Neltiade, mais la cinquième Déesse, fille de la grande Dorina. Ainsi, Diphtil passe 11 années recluse dans un monastère. Elle y est instruite et ne se mêle pas à grand monde, jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’Astiran qui devient son seul ami. Un soir, elle reçoit la visite d’une personne qu’elle connaît particulièrement bien et qui l’arrache à sa vie monacale. Accompagnée d’amis fidèles et d’autres moins recommandables, Diphtil va se lancer dans une quête initiatique qui la conduira tout droit vers son destin…
Avant même de retrouver cet univers, j’avais une idée de ce que j’allais y découvrir. J’avais déjà eu un aperçu du potentiel de Ielenna et j’étais surtout très impatiente de la redécouvrir après toutes ces années.
D’abord, parlons de la plume. Elle était comme dans mon souvenir : riche, raffinée et soutenue à l’extrême. Certains la trouveront ronflante – surtout lorsque Diphtil prend la parole –, mais on ne peut nier qu’il y a une réelle maîtrise, ainsi qu’un travail de titan en amont. On décèle encore quelques micro maladresses ici et là, mais la narration reste élaborée avec soin. Aucun détail ne manque et Ielenna aborde des sujets intéressants comme la religion ou encore la destinée.
L’ennui, c’est que comme beaucoup de mastodontes de la fantasy classique, La candeur de la rose souffre d’un rythme particulièrement lent. Durant les premières centaines de pages, l’action n’est pas vraiment au rendez-vous et il faut s’accrocher. Mais dès que le voyage de Diphtil se met en place, Ielenna nous prend dans ses filets et les mots défilent tous seuls.
Les personnages en feront également bondir plus d’un. Diphtil est sacrément bien entourée durant sa quête. Entre Naid, son frère, et Astiran, son amoureux, les tensions vont bon train, mais c’est aussi ce qui rend le quatuor si savoureux. Rien n’est jamais facile, le groupe cherche constamment son équilibre. Mention spéciale pour Yasalyn qui est à mes yeux le personnage qui fait la différence. Sa psychologie est fouillée et son côté rebelle particulièrement envoûtant. C’est typiquement le genre de profil que j’adore dans les romans.
En revanche, j’ai eu énormément de mal avec Diphtil que j’ai trouvé un peu bécasse par moment. Alors oui, j’admets que ses réactions sont en adéquation avec son vécu, en sachant qu’elle a passé la dernière décennie enfermée et que des religieux l’ont instruite dans l’innocence la plus pure. Mais son ingénuité la rend très vite… insupportable ! Diphtil parle de cette manière ampoulée qui a de quoi exaspérer quiconque. Elle-même ne semble pas se rendre compte que le commun des mortels peine à saisir ce qu’elle bavouille, mais quelque part, c’est aussi ce qui fait son charme. Hélas, ça n’a pas pris avec moi. Yasalyn la supplante largement !
Dans les premiers instants de ma lecture, je ne peux nier que j’ai soupiré et baillé. Le style est lourd dès le début, avec du vocabulaire complexe, poussé, et des tournures de phrases parfois alambiquées qui ne sont pas du tout dans mon habitude de lecture et d’écriture. J’ai eu très peur pendant les premiers chapitres, je me prenais la tête sur des mots que je ne comprenais pas toujours ou sur des tournures dans lesquelles je me perdais.
Mais – et c’est un mais ultra important – mon avis a changé du tout au tout au fur et à mesure de ma lecture. Nous vivons l’aventure du point de vue de Diphtil et plus nous lisons, plus le style d’écriture est logique : Diphtil est un personnage éduqué, qui n’a jamais eu l’habitude de parler comme les modestes gens, qui a été élevée au sein d’un monde religieux et donc, très pointilleux sur le vocabulaire à adopter (entre autre). L’écriture de Ielenna s’est adaptée à ce personnage instruit et par conséquent, n’utilise qu’un langage soutenu pour décrire son histoire.
Cette histoire m’a transportée. Avoir terminé ma lecture m’a mit dans un état que j’avais trop peu vécu encore, celui de la désillusion, celui du manque. Oui, il me manquait quelque chose lorsque j’ai atteint la fin des Chroniques des Fleurs d’Opale. Parce que pendant des mois, j’ai vécu avec ces personnages, j’ai été dans ces contrées lointaines et imaginaires, j’ai vu ce qu’ils ont vu. C’était une lecture intense et longue, mais dont je suis plus que satisfaite.
L’intrigue est réfléchie. Elle suit une ligne directrice très précise et même si quelques incidents étaient prévisibles, d’autres l’étaient beaucoup moins. J’ai été surprise révoltée, triste, heureuse. Je suis passée vraiment par tous les stades et c’est ce qui me plaît dans la lecture ; cette capacité qu’à l’auteur de nous transmettre des milliers d’émotions parfois en l’espace de quelques minutes. L’ascenseur émotionnel, Ielenna le maîtrise très bien !
Le monde qu’à créé l’auteure est très riche : de nouvelles civilisations, une religion très marquée, des coutumes réfléchies. On est plongé dans ce monde assez rapidement et on en découvre davantage à chaque chapitre, ce qui satisfait notre curiosité croissante !
Cette histoire est un réel coup de cœur, une perle qu’il me faudra relire, sans aucune hésitation. Je suis agréablement surprise par ce que nous offre Ielenna et il ne fait aucun doute qu’elle fait partie de mes histoires préférées à ce jour.
Ce roman me faisait de l'oeil depuis un moment (surtout pour sa couverture 😍) et sous la pression de @lireunepassion, je me suis procurée le premier tome au Salon du Fantastique. J'ai découvert un univers riche et intéressant, une mythologie inédite incluant des déesses et un héritage hors normes. Ce concept m'a beaucoup plu ! J'ai suivi avec plaisir ces personnages à travers leurs péripéties, leurs doutes et leurs espoirs. J'ai cependant moins apprécié la romance qui prend peut-être trop de place dans l'intrigue et le style d'écriture très soutenu (point de vue de l'héroïne) m'a perturbée. La lecture fut laborieuse pendant les 150 premières pages par manque d'habitude mais passé ce cap, j'ai fini par en faire abstraction et ma lecture fut beaucoup plus plaisante. Un beau potentiel pour cette série dont je découvrirai la suite avec plaisir. 😊
"En résumé, voilà un premier tome qui pose les bases d'un univers très complexe et complet à la fois. Si parfois le roman a quelques faiblesses et des passages un peu longs, les personnages riches et variés nous permettent d'apprendre encore plus toutes les subtilités de l'univers."
Cette première partie de La Candeur de la Rose a pour moi une saveur très nostalgique. J'ai découvert les écrits de Ielenna sur internet il y a environ 9 ans, je dirais, et adoré suivre les aventures de Diphtil depuis. Pouvoir relire ces mots sur papier (et découvrir la partie 2 pour la première fois !), ça fait quelque chose !
J'ai eu le même plaisir à me plonger dans l'univers de Ielenna que lorsque j'avais quatorze ans. Le style d'écriture est volontairement fleuri, voire ampoulé, pour correspondre à la « voix » de Diphtil, qui a grandi enfermée dans un monastère sans autre ouverture sur le monde que ses livres et a donc un côté très précieux. Je ne suis pas la plus grande fan des plumes alambiquées en temps normal, mais ça ne m'a pas dérangé ici, parce que la lecture reste fluide et surtout parce que le choix est cohérent. Il y a tout de même des petites maladresses de temps à autre, rien d'impardonnable. L'auteure parvient même à introduire une certaine dose d'humour et de décalage dans tout ce premier degré que j'ai trouvée très agréable.
Diphtil est un personnage qui pourrait se montrer agaçant. Elle est très naïve, a un certain potentiel à se fourrer dans les ennuis et est parfois incroyablement obstinée. Je pense qu'elle a dû énerver beaucoup de lecteurs. Personnellement, tout cela ne m'a pas trop dérangée, déjà parce qu'encore une fois, ce caractère est cohérent avec ce qu'a vécu le personnage, ensuite parce que Diphtil montre une nette évolution au cours du récit, et enfin parce qu'elle n'est pas seule, on peut compter sur de forts personnages secondaires pour l'accompagner dans ses aventures. Astiran est trop attentionné et adorable pour qu'on ne puisse pas l'apprécier ; il n'est pas exempt de défauts pour autant mais il reconnaît ses erreurs et fait preuve d'une volonté de s'améliorer. Sa relation avec Diphtil est vraiment touchante. Je préférais celle entre Naid et Yasalyn quand j'étais jeune, parce qu'elle est pleine de piquant et de #drama et que le BG ténébreux timide + la grande gueule qui ne craint personne, quand on est ado, ça fonctionne toujours. Aujourd'hui je penche plutôt vers le Astiran / Diphtil qui a eu tant de temps pour grandir, se consolider, et qui se base sur un respect et une confiance mutuelle. Naid et Yasalyn sont des personnages plus classiques, mais malgré tout bien exécutés. Naid évite de tomber dans le cliché absolu du mystérieux homme torturé en faisant souvent preuve de vulnérabilité (par contre vraiment, le côté frère ultra-protecteur, ça me fait grincer des dents, je n'arrive pas à accrocher), et Yasalyn fait preuve de plus en plus de profondeur au fur et à mesure de l'histoire jusqu'à devenir, de mon point de vue, le personnage le plus complexe et le plus humain.
L'intrigue est assez lente à se mettre en place, on ne se le cachera pas. On introduit l'univers, les personnages, leurs relations (avec un certain accent sur la romance, ce qui pourrait ennuyer ceux qui y sont allergiques), on prend le temps d'approfondir le tout, et toute la première moitié est un grand road-trip qui met en place les enjeux de l'intrigue. Ce n'est pas un défaut à mes yeux. J'aime les histoires qui prennent le temps de mettre leurs bases en place, surtout en fantasy. L'univers construit par Ielenna est vraiment très, très développé, et c'est agréable qu'elle prenne le temps d'y immerger complètement ses lecteurs. Je ne me suis pas ennuyée pour autant, parce qu'on change souvent de décor, qu'on en apprend plus sur les personnages, que l'intrigue avance tout de même à son rythme. Et une fois qu'on est lancés, mon dieu, on n'en sort plus. Tous les derniers chapitres de la fin sont grandiosement intenses, impossible de s'en décrocher, et nous laissent à la fin de cette première partie avec la mâchoire décrochée (et sur un cliffhanger très méchant). Le personnage de Diphtil prend une nuance vraiment intéressante à explorer. Ces histoires de Dieux, de destin et de fatalité se précisent. Les méchants sont assez manichéens dans cette première partie, selon moi, clairement pas la force de cette histoire, mais le reste de l'intrigue réussit à introduire suffisamment d'antagonisme pour que l'histoire n'en pâtisse pas.
En conclusion, ce livre n'est pas parfait, et sert sûrement surtout d'introduction à la partie 2, mais il comporte suffisamment de points forts pour qu'on en oublie les petits défauts. L'univers vaste et riche des Fleurs d'Opale a de quoi ravir les amateurs de high-fantasy. La partie 2 promet d'envoyer du lourd !
« J'ai connu la mort, je l'ai vue, je l'ai provoquée. Le sang et le froid m'ont, un temps, été familiers, la maladie et la peur furent la source de mes cauchemars. Mais en contrepartie, j'ai trouvé l'amour, ai cueilli quelques étoiles de félicité. J'ai toujours en mémoire le sourire de chacun, le rire des disparus, les caresses d'une jeunesse éperdue et ses baisers si tendrement apposés. Des sensations ancrées à tout jamais dans mon âme d'immortelle. Condamnée à me ressasser les réminiscences douloureuses d'un temps que je regrette quelque part. Et j'ai aujourd'hui l'intention de t'en faire part. Ma fille, voici mon histoire.. »
Ce roman de fantasy suit, dans les grandes lignes, un schéma classique que beaucoup de lecteurs ont sûrement déjà rencontré. Nous avons une héroïne dotée de grands pouvoirs, laquelle est concernée par une mystérieuse prophétie, qui va fuir l’endroit où elle se trouvait pendant des années pour se lancer dans une quête, tout en étant accompagnée par des compagnons de route. Il y a aussi des peuples descendants de différents dieux, des courses à cheval, des passages dans des auberges, de fabuleux paysages, bref, rien de nouveau sous le soleil.
Et si je vous disais que cette histoire est, malgré tout, originale ?
Pour commencer, je tiens à souligner un fait : l’autrice manie merveilleusement bien les mots. Diphtil, le personnage principal, a vécu recluse dans un monastère, à l’écart du monde. Elle a reçu une éducation bien particulière et emploie donc un langage complexe, alambiqué — que je n’ai, entre nous, pas toujours compris. Elle est également naïve, peut-être trop pour certains alors que c’est logique, prude et innocente (pour ne pas dire « précieuse »). Mais elle a suivi une belle évolution et j’ai aimé la voir s’ouvrir au monde, petit à petit. À ses côtés se trouvent trois camarades incroyablement attachants et aux personnalités bien différentes que j’ai adorés : faites place à Naid, Astiran et Yasalyn, qui vont forcément vous charmer, à leur manière !
C’est sûr, la façon de parler de l’héroïne a apporté une touche unique au roman, que j’ai pris plaisir à découvrir. Au début ça m’a un peu perturbée, mais plus les pages défilaient, plus je trouvais ce détail intéressant. J’aime les belles plumes, et ici, j’ai été gâtée. En fait, à mon sens, ce style de narration (puisque Diphtil raconte l’histoire à sa fille) est LE point fort de l’histoire.
« Nul n’échappe à son destin. C’est lorsque l’on cherche à le contourner que l’on précipite sa chute. »
Conclusion, une superbe entrée en matière et un fort potentiel ! Je suis curieuse de voir la suite de l’intrigue qui, j’en suis sûre, va prendre une tournure radicale et envoyer du lourd. D’ailleurs, je devrais recevoir la deuxième partie du premier tome (il y a deux livres = deux parties pour les deux tomes donc au total quatre romans) d’ici quelques jours. J’ai hâte hâte hâte !
Note : La semaine où j’ai fini ce bouquin, j’ai appris que l’autrice allait vendre les derniers hardbacks de sa saga un jour précis. Je me suis rendu sur son site trois minutes après l’heure qu’elle avait indiqué, et tout était déjà parti. Moi, dégoûtée pour le restant de mes jours ? À peine, voyons.
J'ai découvert ce volume sur le stand d'un festival et il m'a accroché l'oeil grâce à une très belle couverture. Je me suis ensuite penchée sur le résumé qui promettait à peu près tout ce que j'aime dans un récit fantastique. Le tout accompagné d'une équipe fort sympathique et d'une jolie dédicace et voilà que je repartais avec un nouveau petit trésor sous le bras.
J'ai attaqué ma lecture peu de temps après... et très vite déchanté.
Pourtant l'histoire est intrigante, l'univers est extrêmement bien développé, la mythologie est intéressante et beaucoup d'éléments sont mis en place pour donner envie de lire la suite. Ce que je ferai probablement sans aucune hésitation si ce n'était pour deux choses (qui sont liées d'une certaine manière).
La première est l'écriture. Les phrases sont longues et alambiquées et le vocabulaire bien que recherché n'est pas toujours utilisé correctement. Cette utilisation de mots rares à excès couplé à une structure de phrases compliquée rendent la lecture pénible. Il m'est arrivé de laisser le livre de côté pendant plusieurs jours parce que je n'avais pas vraiment envie de m'y remettre tant l'effort pouvait être important. Et ce style se ressent aussi dans les dialogues ce qui fait que les échanges ne sont absolument pas naturels particulièrement en ce qui concerne Diphtil.
Et c'est là qu'apparait mon second problème avec la série : son protagoniste principal. Je n'ai pas réussi à accrocher du tout à Diphtil. Je pense que le style des dialogue y est pour beaucoup. Chaque fois qu'elle parlais, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander : "Mais qui parle comme ça?". Cela la rendait non seulement peu naturelle mais lui donnait un air prétentieux et pédant. Cela couplé à un esprit relativement fermé (particulièrement en ce qui concerne Yasalin) et une naïveté frisant la stupidité rendent le personnage assez antipathique.
Il est réellement frustrant pour moi de ne pas avoir pu accrocher à ce livre car, comme je le disais au début de ma critique, l'histoire et l'univers sont vraiment bons et j'aimerais sincèrement connaître la suite. Je ne suis cependant pas sûre d'en avoir suffisamment envie pour justifier cet effort de lecture (surtout avec tous les livres en attente de lecture qui ornent mes étagères).
Une lecture énormément appréciée, et très nostalgique ! Je suis une fervente fan d'Ielenna et de son écriture, l'ayant suivi depuis Skyrock sur sa page Facebook, et maintenant, après une campagne Ulule réussie, jusqu'à la publication de son plus gros projet, les Fleurs ! Je n'avais à l'époque que lu quelques chapitres, mais replonger dans cet univers après tant d'années semblait comme retrouver de vieux amis. Astiran, Naïd, Yasalin, et surtout Diphtil nous entraînent ici dans une quête de passage à l'âge adulte, ponctuée de la plume enjoliveuse d'Ielenna, pleine de vocabulaire un peu obscur, mais toujours très agréable à lire. Si l'action subit un léger coup de mou au milieu du récit, avec un design un peu répétitif (arrivée dans une ville, élément perturbateur, fuite), le worldbuilding et les personnages compensent selon moi cette petite monotonie, et la fin de cette première partie redonne une envie incommensurable de foncer lire la deuxième partie, qui sera sans nulle doute plus mature, Diphtil perdant de sa naïveté au fil des péripéties, et aussi plus grandiose, avec les menaces qui pèsent sur la cinquième déesse. En somme, une lecture très appréciable !
On notera quelques petites coquilles par-ci par-là, dont une dans le résumé, qui devrait se trouver corrigées lors de la prochaine réimpression.
Je vais commencer par ce qui m’a le plus plu: L’évolution de Diphtil, qui se rends compte que le monde n’est pas ou tout noir ou tout blanc et que ce n’est pas non plus un monde de licorne. Même si elle l’apprends parfois à ses dépends, je n’ai pu que m’attacher à son personnage. En rappel à cette innocence de jeunesse et la découverte du monde.
Malgré sa naïveté, je trouve que c’est un personnage très courageux (même si d’une manière un peu différente) et chaleureux.
J’ai bien aimé aussi les divers personnages rencontrés, et la seconde moitié du livre.
J’ai eu un peu plus de mal par contre à rentrer dans l’histoire. Enfin oui et non. En fait j’ai eu du mal avec la longueur des pages. La police est petite et donc il y a beaucoup de contenu par page. Ça me donnait l’impression de me faire avaler par le livre mais pas au bon sens du terme et je peinais parfois à lire longtemps car ça me semblait trop chargé. Évidemment c’est une remarque très subjective et c’est vraiment ce qui m’a le plus freiné dans ma lecture.
Je trouve que ça manque peut être un peu d’action et que les premiers passages sont un peu longs.
Dans tous les cas, lisez le jusqu’au bout (les histoires bonus et les remerciements !). C’est une très belle histoire (et j’y ai enrichi mon vocabulaire haha 😜).
J’ai reçu La Candeur de la Rose part 1 d’Ielenna dans l’une des box livresques d’Escape with a book. L’autrice étant présente au Salon du Livre de Wallonie à Mons, j’en ai profité pour le sortir de ma PAL malgré le peu de temps que me laissait septembre pour lire. Heureusement, je l’ai fini la vieille de l’événement au cours duquel je me suis procuré le second tome avec une magnifique dédicace.
Diphtil échappe de justesse au massacre de son village par le royaume d’Edenor. Elle se réfugie dans un monastère humain qui l’accepte uniquement à cause d’une prophétie. La marque sur son front l’identifie comme la descendante de la déesse Dorina. Le prêtre Sarin l’éduque telle une noble pour de noirs desseins. Désireuse de liberté, Diphtil fuit avec son frère et Astiran avec qui elle s’est liée d’amitié pendant ses années de captivité. Arrivera-t-elle à se souscrire à son destin ?
Ce premier opus se présente comme une longue introduction. Si l’attaque de Faritè nous propulse directement dans l’action, la suite prend son temps pour poser les pavés du chemin qui conduit Diphtil vers sa destinée. L’univers est plutôt simple et rapidement dépeint. Cinq races coexistent. Elles descendants chacune d’une divinité élémentaire. Le royaume d’Edenor (les humains) déteste les Neltiads (peuple du vent). En tout point identiques à leur voisin d’un point de vue anatomique, les Neltiads arborent des tatouages caractéristiques sur leurs bras dont est dénuée notre protagoniste. Outre cette différence, Diphtil porte une marque sur le front que Sarin identifie comme divine.
Les dix premières années de captivité sont résumées. Ainsi, on ne vit pas vraiment la naissance de l’amitié entre Diphtil et Astiran. Ce dernier a atterri chez son oncle qui l’exploite à la forge. Les moments qu’il partage avec la jeune Neltiade, lui sont précieux et le guidera à prendre son destin en main. Les deux âmes sont le reflet l’une de l’autre par la soif de liberté qui coule dans leurs veines.
Diphtil a beau avoir tout ce qu’elle veut : un toit au-dessus de la tête, une bonne éducation, des robes somptueuses, elle déteste l’idée de devoir obéir à une quelconque prophétie. Comme dans les romans qu’elle lit, elle désire être libérée par un prince charmant avec qui elle convolera en mariage. Elle sera bien surprise de voir que son sauveur sera son frère, Naid, qu’elle croyait mort. Elle n’hésite pas à le suivre, espérant tourner le dos à un destin prédit par Sarin et les divinités. Un long voyage commence où les rencontres seront tantôt enrichissantes, tantôt funestes.
La cruauté du monde la rattrape bien vite. Diphtil a beau avoir connu le sang lors du massacre de Faritè, elle est la douceur et la naïveté incarnée. Elle voit le bon en chacun, même en Yasalin avec laquelle elle ne cesse de se quereller en raison de leur caractère opposé. Elles sont similaires.
Commandité par Sarin, Yasalin est une magicienne avide d’or et libertine. Elle dispose de son corps comme elle l’entend, à l’horreur de la prude Diphtil, qui se révèle pourtant entreprenante une fois les lacets de son corset desserrés. Si les miroirs inversent les traits, ils reflètent également des similitudes. Les deux femmes partagent toutes deux une force et une fragilité qui s’expriment de différentes manières et qui les rapprocheront au fur et à mesure des interactions et des révélations.
L’histoire de La Candeur de la Rose ne repose pas seulement sur les intrigues et les coups bas, mais aussi si la relation intime des quatre voyageurs, prenant un tournant romantique. L’amour entre Astiran et Diphtil est évident malgré les détours que leur histoire emprunte. Par moment, j’avais juste envie de secouer notre héroïne tant son aveuglement était immense. J’ai apprécié les taquineries verbales que nos deux tourtereaux se lancent. Ce qui m’a le plus étonné (positivement), c’est le comportement d’Astiran.
Le jeune homme espiègle qui n’ose avouer son amour caché depuis dix ans, se révèle prévenant plutôt que belliqueux face à Naid. Le frère ultra-protecteur voit d’un mauvais œil le rapprochement de l’humain avec sa sœur. Astiran n’entre pas dans son jeu et souhaite sincèrement se faire apprécier de ce raciste et, ce par respect pour Diphtil.
Une deuxième histoire de cœur se forme entre Naid et Yasalin. Bien plus tumultueuse qu’entre Diphtil et Astiran. La mage est mon personnage préféré du tome. J’adore le flou que l’autrice entretient à son sujet tout en ne dissimulant pas le tempérament de la sorcière. Yasalin vit avant tout pour elle. Alors que sa puissance est exceptionnelle, elle n’attaque pas de front les voyageurs, mais joue la carte du rapprochement pour connaître les raisons du commanditaire de sa mission. Je me suis délectée de son double-jeu et de ses répliques. Comme le premier couple, elle porte l’étendard de la liberté, du choix de son destin. Elle l’incarne par son rôle féministe dans le roman.
« — Plus violent qu’une épée, plus vicieux qu’un poison : si vous désirez tuer une femme, offrez-lui une robe »
L’originalité de cette fantasy aux teintes de romance s’incarne dans la plume d’Ielenna. Je préviens tout de suite que tout le monde ne l’appréciera pas. Sa prose sonne tels les classiques de la littérature, avec une poésie qui lui est propre. La narration au vocabulaire soutenu est celle de Diphtil, éduquée comme une aristocrate. J’ai été déstabilisée par cette narration à la première personne à un moment donné, car celle-ci s’avère omnisciente. Lorsqu’on ne suit plus le groupe, elle ne change pas de narrateur. Je me suis souvenue du prologue qui présente le récit comme une lettre de Diphtil à sa fille, et de la nature divine du ce personnage. Cela n’est donc pas totalement incohérent vu comme ça.
En bref, si vous aimez les plumes poétiques au vocabulaire soutenu qui rappellent les classiques de littérature. Si vous adorez les histoires de destin et de liberté. Si les récits de fantasy où romance et tragédie se mêlent vous plaît, si vous désirez voir la pureté se teinter de noirceur, alors La Candeur de la Rose, part 1 est fait pour vous.
J'ai hésité entre 3.5 et 4 et j'ai fini par trancher pour 3.5. Il faut dire que j'avais hâte de découvrir ce roman auto-édité. Il s'agit de la fantasy et aussi d'une autrice que j'avais déjà suivis par le passé pour la fanfiction qu'elle avait créer. Néanmoins je n'ai malheureusement pas accroché à tout. Il est vrai que le premier tome est en général celui de l'exposition mais je l'ai trouvé vraiment très long, trop peut être. Je pense que ce qui fait la force et la faiblesse de ce récit ce sont les personnages mais le caractère de l'héroïne ne passe pas du tout avec moi. La première partie m'a paru être de la romance-fantasy ce qui n'était pas exactement ce que je cherchais. La seconde partie est plus intéressante plus riche et plus sombre. Tout l'univers par contre est fort et hyper intéressant. C'est très bien écrit. J'aurais souhaité que ce soit plus rythmé, moins lourd dans la manière de parler mais ça finit par fonctionner à la fin où tout s'enclenche. Mine de rien j'ai quand même envie de savoir la suite ! Je vois encore vivement à lire cette histoire et cette autrice :)
Les chroniques des Fleurs D’Opale, La candeur de la rose partie 1 | 4/5 440 pages ~ {Résumé en commentaires !}
Ce roman auto édité est un petit bijou ! Premier tome d’une saga en comportant 4, on suit ici les aventures de quatre compagnons ayant chacun leur caractère bien trempé. On adore détester yasalyn, on attend que Diphtil s’émancipe, on veut que Naid se livre plus et qu’Astiran reste aux côtés de sa bien aimée. ~ Le gros point fort du roman est le langage utilisé. L’autrice utilise un vocabulaire complet et riche. L’histoire est bien amenée, et pleines de rebondissements ! ~ Il y a quelques longueurs mais j’ai quand même adoré ma lecture ! En plus, Ielenna sort son premier roman avec Hachette intitulé Persona début 2023, et j’ai trop hâte ! ~ Si vous voulez un livre fanatique plein de sentiments et avec une couverture sublime qui embellira votre bibliothèque c’est un choix parfait !
Je n'ai malheureusement pas été embarquée par ma lecture. De ce que j'ai compris, l'histoire est coupée en 2 tomes sinon trop gros. Le problème est que ça se sent. La conclusion de ce tome ne fonctionne pas je trouve, ni l'avancée de l'intrigue, parce que cette fin devrait être un point pivot d'intrigue qui n'a donc rien à faire à la dernière page. Et c'est très lent, il ne se passe pas grand chose, hormis des romances entre personnages qui ne me parlent pas. Je n'ai pas construit d'attache avec eux, donc compliqué de m'investir dans leurs ébats... et je crois que ce n'est tout simplement pas ce que je cherchais
Le style très ampoulé de Diphtil met en perspective l'histoire et est très drôle. Les évolutions des personnages, où l'auteure ne cherche pas du tout à faire dans la nuance, sont aussi source de décalages très amusants. J'apprécie le mode d'opération du destin par les intermédiaires commandités par Dorina, cela pose la question du déterminisme de manière originale. On peut aimer ou détester, je pense. Personnellement, j'ai passé un très bon moment à le lire, j'ai beaucoup aimé certaines idées et beaucoup ri.
Tellement de choses à en dire ! Un univers très riche et très intéressant, c'est vraiment le point fort de ce 1er tome. Beaucoup d'informations sans qu'on soit noyé et en même temps qui laisse sa part de mystères pour nous faire continuer. J'ai eu un peu de mal à avancer car c'est un pavé dense avec des (trop) looooongs chapitres à mon goût. Les personnages évoluent, un peu trop vite parfois, quoique les événements peuvent parfois l'expliquer ... ceci dit, tous les personnages rencontrés jusqu'à maintenant sont intéressants et bien développés. Tout ça promet une saga très très sympa :)
J'aime beaucoup l'histoire et l'univers, mais j'ai trouvé le rythme de l'histoire un peu lent. Certaines situations me paraissent quelque peu survolées, mais ce n'est pas trop important. Mention spéciale pour le style d'écriture ! Ielenna utilise un langage soutenu et de belles tournures de phrases, et ça fait plaisir !
Un univers vaste et riche et une couverture magnifique, mais hélas une écriture poussive qui rend la lecture pénible. Les personnages ne sont pas attachants, en particulier l'héroïne, et l'histoire tarde trop à se mettre en place. Une plume à suivre, néanmoins, quand le style sera devenu plus léger et fluide, car il y a beaucoup de potentiel créatif.
Après des années à avoir suivi cette histoire sur Skyrock, je suis ravie d'avoir pu la redécouvrir. C'est un roman que je conseille fortement aux âmes à la recherche d'aventure, d'amour et de rebondissement.
[SERVICE PRESSE] La Chronique des Fleurs d'Opale est le premier tome d'une saga de fantasy écrite par Ielenna autrice auto-éditée. Je la remercie d'ailleurs ainsi que les éditions BOD pour l'envoi et surtout pour m'avoir fait confiance. C'est l'histoire de Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, seule rescapée du massacre de son village natal, elle a été sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle se retrouve bien malgré elle, emprisonnée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés. Heureusement, elle est libérée par son frère, Naïd, qui la persuade de partir avec lui. Comme vous l'aurez compris vont s'ensuivre rebondissements, pérégrinations et révélations :D Tout d'abord, parlons des personnages, ce que j'ai bien aimé c'est qu'ils soient nuancés et qu'ils aient évolués tout au long de ce récit. Pour l'instant, mes préférés sont sans conteste Naïd et Yasalyn parce qu'ils sont explosifs tous les deux! J'aime leur passif, leur caractère et leurs punchlines XD Malheureusement, je n'ai pas réussi à m'attacher à Diphtil que je trouve encore trop naïve (vous me direz c'est normal vu ce le contexte dans lequel elle a vécu et tout ce qui est logique) et trop chouineuse mais bon c'est que le premier tome donc mon avis pourra changer dans les prochains en fonction de son évolution. Pareil pour Astiran, alors lui je l'aurais trouvé mignon et adorable si ce n'est son côté "coureur de jupons" qui m'a complètement refroidie :( désolée pour moi c'est carrément rédhibitoire ce genre de comportement ; i just can't bare this! Sinon j'ai largement apprécié la dynamique du groupe Yasalyn/Naïd/Diphtil/Astiran que quand Diphtil et Astiran seuls :) J'ai vraiment d'en savoir + sur les secrets de Yasalyn et Naïd, vraiment ces deux persos sont hors du commun <3 Concernant l'intrigue, j'ai bien aimé que ce soit Diphtil qui nous la raconte en la racontant en même temps à sa fille parallèlement, je trouve que ça amène bien les événements vu qu'on a son ressenti en même temps. Bon pour le moment, je ne vois pas trop où l'histoire va nous mener, en même temps tant mieux parce que j'aime bien être surprise. Avec Ielenna, je m'attends à tout désormais XD Je m'explique, du coup je vais rebondir sur l'ambiance, le rythme et la plume de l'autrice : ce premier tome est assez sombre dès le départ on est pas épargnés, on est même prévenus dans le résumé. Je vous le dis, l'autrice ne passe pas par quatre chemins pour nous plonger dans son histoire XD D'ailleurs, Trigger Warnings ce roman n'est pas à mettre dans toutes les mains, y a des scènes gore, hardcore et des fois mêmes assez crues donc âmes sensibles s'abstenir. Revenons à nos moutons, donc bim le début est brutal, ensuite même si la première partie du récit est lente, après les événements s'enchaînent bam et boum il y a des retournements de situation impitoyables. Bref, accrochez vous parce que ce premier tome envoie du pâté niveau cruauté XD Ielenna ne ménage absolument pas ses persos, elle leur fait endurer moult et moult épreuves aussi hard les unes que les autres. En +, Ielenna a cette capacité de vous faire ressentir tout un panel d'émotions en un rien de temps ; dans une page on sourit et rit comme à la page suivante on peut se retrouver en état de choc, on est stressés pour les persos, estomaqué, révoltés et dégoûtés par la ou les situations. En deux mots : un véritable "ascenseur émotionnel" PIOUFF :O La plume de Ielenna saura vous captiver, elle est délicate, soutenue, élégante et lyrique. Elle saura vous transporter sans le moindre doute vers ses contrées emplies de mystères et de légendes. J'avoue avoir été quelque peu déstabilisée par l'emploi d'un vocabulaire assez complexe au début notamment par Diphtil, elle s'exprime avec des mots qui sont peu usités dans la langue française. Néanmoins, je trouve que ça colle assez bien à sa personnalité et aussi à l'univers, finalement ça m'a pas gêné autant que ça vu qu'après j'étais absorbé par l'histoire. En parlant de son univers justement: il est vraiment riche et vaste, extrêmement bien travaillé, détaillé et développé. Aussi bien dans les décors, que dans les systèmes politique, religieux et de magie. Les us, les coutumes, les cultures tout est pensé pour qu'on soit complètement immergés dans son monde. Voilà donc en résumé, si vous aimez les univers avec de la mythologie, de la magie, une quête initiatique et de recherche d'identité, et pour couronner le tout bien dark alors cette saga est faite pour vous ;)
Nous suivons ici l’histoire de Diphtil, une jeune Neltiade qui fera la rencontre de la mort bien assez tôt dans sa vie, avec la perte de sa mère lors d’une attaque d’humains sur son peuple. Cette jeune femme n’est pas comme les autres et elle découvrira assez tôt que sa vie ne sera pas celle qu’elle imaginait… Séparer de son jeune frère après l’attaque, c’est dans un lieu saint et sacré qu’elle trouvera le chemin de sa nouvelle vie, une prison doré promise à un avenir de Dieu. Mais c’est sans attendre le retour d’une personne inattendue, que sa vie prendra un second tournant, semée de souffrances, d’amours, de joies et de peines. ~ Ahhhhh ce que j’ai aimée ce livre, cette première partie m’a mise dans toutes les émotions possible, Diphtil est si douce, si candide, elle est à la fois fragile et ignorante qu’impétueuse et forte. Je l’ai beaucoup aimée au fil des pages… tout comme j’ai aimer Astiran, l’amant qu’il aimerait toute avoir! Tellement doux, drôle et attachant. Et son frère, Naid.. ahhhh Naid, ce protecteur au grand cœur ! 😭 Ysalyn aussi a été un tel coup de cœur… pfo par « les saints couillons de Pitrir » vous n’êtes pas prêt pour cette femme 🤣! Tous les 4 nous offrent une aventure palpitante, traumatisante,… et l’amour qui les unissent malgré leurs différences… qu’elle claque, qu’elle leçon de vie! Ce roman traite de beaucoup de sujets sensibles avec une délicatesse sans faille. Le gros point positif c’est le style de l’écriture… le style que j’adore! Poétique, fort, transperçant… nous sommes ici dans une fantasy complexe qui ne nous laisse pas indemnes… SACHEZ QUE IELENNA AIME NOUS FAIRE SOUFFRIR…🤣 Vous devez absolument lire ce bouquin, donner de la force à cette auteure qui a mit son âme et une partie de sa vie au travers des pages… Je ne spoil rien, j’en parlerais plus dans un prochain post… je me languis de lire la suite!