New York is not America, François Weil writes, "but what America promises, perhaps its greatest promise." It may be hard to believe, then, that the quintessential symbol of American enterprise and energy was once quite low in the political and social hierarchy. Weil takes on the New York of myth and offers a compelling chronicle of how it actually developed into a global city--what some have called the capital of the twenty-first century. He shows how the uneasy tension between capitalism and multiculturalism has been at the heart of the city's immense physical, social, economic, and cultural transformation--as well as of American notions of what urban "space" is, for whom it exists, and how it is used. The book also captures what makes the city exceptional--from the arts and literature to popular culture and party politics--and reveals New York as both a unique space and a model of American diversity.
New York fascine. Quand bien même Mexico ou Tokyo seraient plus peuplées, quand bien même le Sears Roebuck Building à Chicago dépasserait l'Epire State Building, quand bien même les rives du Potomac auraient été préférées en 1790 à celles de l’Hudson pour y fixer la capitale des Etats-Unis, New York, « Venise mercantile de l’océan atlantique » (Blaise Cendrars) incarne la modernité urbaine dans toutes ses facettes.
François Weil raconte l’histoire de ce « palimpseste gigantesque » (p.10) sur lequel chacun à sa guise écrit et réécrit sa vision de la modernité. A l’origine, une « grande baie parsemée d’îles » (p.13) peuplée d’Indiens. Verrazzano - qui donnera son nom au pont ouvert en 1964 entre Long Island et Staten Island - découvre le site en 1524. Mais il faudra attendre 1609 pour que l’anglais Henry Hudson, qui recherche pour le compte de la Compagnie des Indes Orientales le passage du Nord-Ouest, explore la baie. En 1624, les Hollandais décident d’établir un comptoir permanent en Nouvelle-Hollande. C’est chose faite en 1626 : pour soixante florins, le droit de propriété des Algonquins est cédé aux fondateurs de la Nouvelle-Amsterdam. La ville, que gouverne Peter Stuyvesant à partir de 1647, tombe aux mains des Britanniques en 1664. Elle est rebaptisée en l’honneur du frère du roi Charles II, Jacques, duc d’York et d’Albany. New York est née.
Les débuts sont modestes. New York compte 1.500 habitants en 1664. Elle n’en compte guère que 13.000 vers 1750. Elle est éclipsée par Boston, par Philadelphie et même par Charleston. C’est grâce aux pirates qui y relâchent qu’elle rattrapera ses concurrentes. C’est grâce aussi à son loyalisme pendant la guerre d’indépendance que New York détourne à son profit le commerce transatlantique (tandis que Boston passée aux indépendantistes voyait son commerce décliner). L’indépendance n’y allait rien changer.
Sa croissance s’accélère : 33.000 habitants en 1790, 220.000 en 1830, 1 million en 1860. La ville s’étend du Nord, selon un plan rectangulaire arrêté en 1811 que vient seul interrompre l’immense Central Park. La ville s’étend au Sud, de l’autre côté de l’East River, vers Brooklyn, auquel elle est reliée par un pont en 1883. Elle était depuis l’origine un centre économique. Elle devient un centre culturel grâce au New York Times fondé en 1851, à Columbia University, aux romans de Melville, aux poèmes de Whitman et à la musique de Gershwin.
Ellis Island, aux pieds de la statue de la Liberté érigée en 1886, est le point d’entrée des millions d’immigrants qui viennent peupler l’Amérique. Nombreux sont ceux qui s’installent à New York : d’abord les Allemands et les Irlandais, ensuite les Italiens, enfin les Chinois et les Porto-Ricains, toujours les Noirs. Chacun a son quartier : Little Italy, China Town, le « quartier juif » du Lower East Side, Harlem ...
New York atteint le faîte de sa gloire en 1945 : « Berlin est en ruines, Londres, exsangue, a renoncé à sa suprématie financière et Paris à sa primauté culturelle, New York semble invulnérable » (p.268). Symbole de cette suprématie : l’installation sur les bords de l’East River du siège de l’ONU. Pourtant, la hausse incontrôlée des dépenses conjuguée à la chute des recettes conduira la municipalité, moins de trente ans plus tard, au bord de la faillite. Grâce à l’aide de Washington et à l'entregent de Félix Rohatyn (qui sera plus tard ambassadeur des Etats-Unis en France), la ville échappe de justesse au dépôt de bilan. Elle n’a cessé depuis de se redresser, profitant à plein de la « tertiarisation » de l’économie.
C’est l’histoire fascinante de cette ville-empire qui incarne l’Amérique aux yeux des Européens, mais à laquelle les Américains reprochent d’être trop américaine, que raconte François Weil. Son livre n’a pas le panache qu’appelait un pareil sujet. Il est rigoureux jusqu’à l’austérité, décrivant avec méticulosité les aspects économiques, géographiques, démographiques et culturels d’une histoire aux mille facettes. N’est pas Dos Pasos qui veut ; et François Weil, qui n’en a nullement l’ambition, ne trompe pas son lecteur en lui livrant cette synthèse sérieuse et instructive.
A solid 300 page history of NYC. It touches upon all the main historical points, ranging from politics to the arts to immigration. Some aspects left out: very brief on the Dutch period, NYC under British control in the Revolution, presidential elections, minimal focus on the pre-Civil War era (eg slave politics, secession) but does mention a bit of abolitionism, no mention of WWI and a cursory reference to the ending of WWII. Interestingly, only a brief mention regarding the Statue of Liberty and none in reference to the French. Since it's translated, it's interesting to see what gets focus.