Je marchais hier sur Saint-Laurent. On voyait des orteils à l'air, des shorts au-dessus de genoux un peu rugueux, des biceps où le contraste entre le tatouage et la peau était réglé à 100, des lunettes de soleil de toutes les couleurs et des jupes soyeuses qui se collent aux jambes nues. J'ai aussi vu des tuques et des foulards.
Et j'ai terminé la lecture de cette chouette BD au grand soleil. Dans cette histoire toute en fluidité et en délicatesse, on rencontre Marie-Hélène, qui quitte la mer et les Îles-de-la-Madeleine pour Montréal. Lors d'une canicule tenace, Montréal se charge d'humidité, de lumière et de chaleur pendant que la police cherche un prédateur sexuel.
Difficile à résumer, difficile à raconter, cette bd est d'une grande sensualité : les pages évoquent à quel point Montréal devient intime dans ces journées où la chaleur nous amollit tout doucement et nous porte à faire des choses nouvelles, à rencontrer de nouvelles personnes, à dire des secrets profondément enfouis. À lire pendant une canicule, pour un effet immersif.