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Discours sur les passions de l'amour
Pascal (1623-1662) est-il l'auteur du Discours sur les passions de l'amour ? La sévérité des Pensées semble à cent lieues de cet hymne à la grandeur de l'homme, à ses aspirations innées au sublime. À moins que les élans du cœur ne soient l'une de ces forces qui nous ouvrent à la charité... Un texte mystérieux où la mécanique contradictoire du sentiment est analysée avec la précision d'un traité de physique.
48 pages, Paperback
First published January 1, 1995
About the author
Blaise Pascal
1,553 books880 followersEarly work of Blaise Pascal of France included the invention of the adding machine and syringe and the co-development with Pierre de Fermat of the mathematical theory of probability; later, he, a Jansenist, wrote on philosophy and theology, notably as collected in the posthumous
Pensées
(1670).
This contemporary of René Descartes attained ten years of age in 1633, when people forced Galileo Galilei to recant his belief that Earth circled the Sun. He lived in Paris at the same time, when Thomas Hobbes in 1640 published his famous Leviathan (1651). Together, Pascal created the calculus.
A near-fatal carriage accident in November 1654 persuaded him to turn his intellect finally toward religion. The story goes that on the proverbial dark and stormy night, while Pascal rode in a carriage across a bridge in a suburb of Paris, a fright caused the horses to bolt, sending them over the edge. The carriage, bearing Pascal, survived. Pascal took the incident as a sign and devoted. At this time, he began a series, called the Provincial Letters , against the Jesuits in 1657.
Pascal perhaps most famously wagered not as clearly in his language as this summary: "If Jesus does not exist, the non Christian loses little by believing in him and gains little by not believing. If Jesus does exist, the non Christian gains eternal life by believing and loses an infinite good by not believing.”
Sick throughout life, Pascal died in Paris from a combination of tuberculosis and stomach cancer at 39 years of age. At the last, he confessed Catholicism.
This contemporary of René Descartes attained ten years of age in 1633, when people forced Galileo Galilei to recant his belief that Earth circled the Sun. He lived in Paris at the same time, when Thomas Hobbes in 1640 published his famous Leviathan (1651). Together, Pascal created the calculus.
A near-fatal carriage accident in November 1654 persuaded him to turn his intellect finally toward religion. The story goes that on the proverbial dark and stormy night, while Pascal rode in a carriage across a bridge in a suburb of Paris, a fright caused the horses to bolt, sending them over the edge. The carriage, bearing Pascal, survived. Pascal took the incident as a sign and devoted. At this time, he began a series, called the Provincial Letters , against the Jesuits in 1657.
Pascal perhaps most famously wagered not as clearly in his language as this summary: "If Jesus does not exist, the non Christian loses little by believing in him and gains little by not believing. If Jesus does exist, the non Christian gains eternal life by believing and loses an infinite good by not believing.”
Sick throughout life, Pascal died in Paris from a combination of tuberculosis and stomach cancer at 39 years of age. At the last, he confessed Catholicism.
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Community Reviews
Displaying 1 - 11 of 11 reviews
August 1, 2024
Genre Pascal a écrit ce banger ? J'aime bien donc j'ai envie d'y croire…
July 23, 2011
Le fait que Pascal soit l'auteur de ce court texte de 1653 ne semble pas faire l'unanimité. Mais qui qu'il soit, il semble avoir été bien inspiré en enfermant dans des phrases serrées et bien liées des observations pénétrantes sur un sujet pour lequel il ne faut pas manquer de courage si l'on veut se mesurer à lui.
August 18, 2024
Texte court assez désorganisé dont je retiens un passage particulièrement :
« La violence qu’on se fait pour demeurer fidèle à ce qu’on aime ne vaut guère mieux qu’une infidélité. »
« La violence qu’on se fait pour demeurer fidèle à ce qu’on aime ne vaut guère mieux qu’une infidélité. »
February 10, 2025
"Ce qui fait que l'on va si loin dans l'amour, c'est qu'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que de ce que l'on aime. L'esprit est plein, il n'y a plus de place pour le soin ni pour linquiétude. La passion ne peut pas être sans excès ; de là vient qu'on ne se soucie plus de ce que dit le monde, que l'on sait déjà ne devoir pas condamner notre conduite, puisqu'elle vient de la raison. Il y a une plénitude de passion, il peut y avoir un commencement de réflexion"
September 16, 2025
Très court, mais intéressant. J'aurais voulu en lire d'avantage haha !
January 25, 2024
"Les grandes âmes ne sont pas celles qui aiment le plus souvent ; c’est d’un amour violent que je parle : il faut une inondation de passion pour les ébranler et pour les remplir. Mais quand elles commencent à aimer, elles aiment beaucoup mieux"
January 8, 2025
« Comme le dedans est en mouvement, il faut aussi que le dehors le soit, et cette manière de vivre est un merveilleux acheminement à la passion. »
« Il faut de l’adresse pour aimer. L’on épuise tous les jours les manières de plaire ; cependant il faut plaire, et l’on plaît. »
« À force de parler d’amour, on devient amoureux. »
Je reste assez perplexe sur ce discours que je n’ai, personnellement et évidemment, pas pris pour un éloge du sentiment amoureux. J’ai eu cette impression d’ironie, de sarcasme : l’amour n’existe que pour combler l’homme infiniment insatisfait de sa propre incomplétude, il n’est qu’une furie insupportablement humaine qui lui fait vivre une constante insatiabilité.
Il ne se suffit pas ; certes, la nature pousse théoriquement à l’union, mais là où l’effort est indispensable pour s’aimer et faire tenir cette union, l’homme, lui, ne se confronte que rarement au désordre qui l’invite premièrement à se connaître avant de chercher ailleurs sa pièce manquante. Mais il ne manque à personne sa propre pièce qu’il ne peut lui-même assembler à son propre esprit, par ses propres moyens, parce que si « l’homme cherche de quoi remplir le grand vide qu’il a fait en sortant de [lui] même », c’est bien parce qu’il la crée qu’il se sent poussé à infléchir les autres, inconsciemment, de le sauver.
C’est donc à tort que ce sentiment d’amour est affilié à l’achèvement de l’être dans sa perfection, puisqu’il n’est que le début d’une passion qui ne peut que croître, grossir, dans un partage qui n’est que rarement une mutuelle entente en tout point. Alors, cette affirmation en ce qu’« il faut de l’adresse pour aimer. [que] L’on épuise tous les jours les manières de plaire… » est aussi difficile que sublime. L’adresse est l’effort de l’ambition, elle-même composante essentielle et indissociable de l’amour dans sa finitude ; comme lorsque l’on se démène à chercher un sourire chez celui qu’on tente ardemment de faire rire, on sent le mérite et l’immense gratitude à séduire chaque jour avec toujours plus de moyens la personne qui fait non pas fléchir, mais courir notre cœur, dans cette course où l’adrénaline ne cesse d’augmenter vers la ligne d’arrivée !
Il est intéressant de voir que chez celui qui s’évertue à chercher l’amour, il n’en ressorte que plus souvent la prise de conscience que c’est en se cherchant soi d’abord qu’il viendra ; parce que prendre soin de son propre magasin et de sa marchandise attire les clients sans l’effort parfois bien inutile de courir sans cesse vers chaque client potentiel pour le convaincre de son cœur (vulgairement dit).
Alors peut-être que cette tendance depuis peu à placer l’amour au-dessus de toutes nos préoccupations n’est qu’une façade – en apparence assez romantique mais bien tragique – pour enterrer notre présence, difficile à supporter puisque l’homme « n’aime pas demeurer avec soi », mais « cependant il aime ».
Alors aimons, mais aimons-nous d’abord, et c’est la plus belle leçon, si ce n’est la plus importante, qu’il me semble digne d’être comprise dans ce texte. Parce que la raison se plaît à succomber aux charmes du poète, et le cœur la suit pour ne pas la laisser seule, mais bien souvent la passion est trop dangereuse et n’attend que rarement notre avis pour nous enflammer.
J’aime donc les grandes âmes qui sont pour moi les plus calmes et les plus profondes : « [elles] ne sont pas celles qui aiment le plus souvent, c’est d’un amour violent que je parle : il faut une inondation de passion pour les ébranler et pour les remplir. Mais quand elles commencent à aimer, elles aiment beaucoup mieux. »
Alors peut-on mieux aimer ? J’en comprends que oui, si notre cœur s’est habitué à ne pas se laisser impressionner par la moindre attention, si l’on commence d’abord à se porter soi-même de l’attention.
Allez, ciao 👋
June 27, 2018
A nice essay on love by the great Blaise Pascal. People always know about Pascal for his famous "Wager." However, I would probably consider this to be one of the least interesting and lame propositions of his later thought; the first section of Pensées and perhaps even this are much more profound and practical.
He says:
"Quand on aime fortement, c'est toujours une nouveauté de voir la personne aimée. Après un moment d'absence on la trouve de manque dans son coeur. Quel joie de la retrouver! l'on sent aussitôt une cessation d'inquiétudes."
He says:
"Quand on aime fortement, c'est toujours une nouveauté de voir la personne aimée. Après un moment d'absence on la trouve de manque dans son coeur. Quel joie de la retrouver! l'on sent aussitôt une cessation d'inquiétudes."
April 23, 2025
Η κύρια ιδέα είναι ότι ο έρωτας είναι κάτι φυσικό και απαραίτητο για κάθε άνθρωπο από την στιγμή της γέννησης,κάτι απ'τό οποίο οδηγείται όλη τη ζωή του.Θυμίζει την ιστορία του Αριστοφάνη στο Συμπόσιο του Πλάτωνα.
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