J'ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m'ont expédié loin d'Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m'ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m'éliminer, mais avec élégance. M'entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m empêchent de tourner la page... La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m'appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament...
Des tonnes, mais des tonnes de clichés et de stéréotypes. J’en ai vraiment assez de c’est écrivain français écrivant des histoires se déroulant aux États-Unis. Pourquoi ne pas écrire des histoires qui se passent en France ou en Europe, pourquoi cette obsession pour le sol américain? Enfin bref, le personnage est inintéressant et l’écriture très française (France) par ces expressions et son vocabulaire. L’histoires est lente, extrêmement répétitives, certains passages se répètent, des grandes phrases écrites pratiquement en double dans deux chapitres différents… Je n’ai pas apprécié cette lecture.
Walter Krowley est un homme dont les parents sont de véritables stars de Hollywood. La mère décède et voila le père propulsé tout en haut de l'affiche. La vie Hollywoodienne fait tourner la tête à tout le monde et surtout à ce cher papa (ironie...) Walter ne connaît pas l'amour paternel et ce n'est pas sa belle-mère qui va lui offrir l'amour maternel qui lui manque aussi, même si par moment on se demande qui joue un jeu d'acteur. Il veut et va devenir réalisateur mais ne sera jamais au même niveau que son cher papa. Walter cherche comme qui dirait un moyen de s'enfuir de tout ce qui l’oppresse et se réfugie sans le savoir dans ses rêves. Mais est-ce que ce sont bien des rêves ? Le tout saupoudré de westerns, ne serait-ce pas plutôt un film ?
L'auteur nous propulse dans une aventure qui pourrais ressembler à Peter Pan si ce n'est que le côté rêverie est tout sauf magique et heureux. Lorsque nous dormons, nous rêvons et nous le savons. Ici c'est totalement différent, chaque personnage rêve, mais arrive dans un monde parallèle ? Une autre dimension ? Ou tout simplement un rêve ? Difficile de faire la part des choses et j'ai été tellement prise dans l'histoire que je m'en fichais de savoir ce que c'était réellement. Le marchand de sable des disney (d'où l'un des surnom de Walter est Walt ?) et autres films d'animations peut aller se recoucher. Ici il est diabolique, mesquin, agréable, entraînant, apportant espoir et tristesse en même temps. Ce n'est pas un personnage à proprement parler, mais une ensemble de personnes, de faits et gestes, d'actions, d'événements qui le mettent en place.
Walter est ce que j'appelle un héros boulet. Il n'est doué en rien sauf en bêtises à dire et à faire. J'ai même eu l'impression que l'auteur l'avait crée légèrement attardé par moment pour enfoncer le clou. Que nenni, il ne connaît pas les lieux où il arrive et apprend sur le terrain. Les missions qui lui sont confiés sont tout sauf gentillettes. Avec Trevor, son meilleur ami, les amusements sont nombreux, surtout concernant l'alcool. L'accident va remettre en cause certaines pensées de l'un comme de l'autre.
L'Ever, ce qui pour ma part correspond à rêve à l'envers est le lieu où les rêveurs atterrissent. Ce monde est réglementé par des dirigeants digne de dystopie. Dans ces lieux, Walter va se retrouver confronté à des situations périlleuses, surtout qu'il ne va aller dans le sens qu'on va lui demander. De plus il est un porte-la-poisse. Le "on" est Gouverneur, Ambassadrice et autres noms afin de maintenir un ordre peu commun. L'auteur a crée des noms de "groupe" de personnes, tel que les Outlaws par exemple, ou les Oniromanciens.
Lors de ce périple, il va faire des rencontres qui vont le faire réfléchir. J'ai beaucoup aimé Banshee, un petit bout de femme qui n'a eu de cesse de m'étonner. Tantôt elle est douce gentille et adorable, tantôt c'est une vraie teigne qui cache énormément. Douée en mécanique elle répare tout ce qu'elle peut : moteurs, robots, etc... Nous en apprenons lentement mais sûrement sur elle. Hope est un cas à part, adorant les masques il en porte sans cesse - bon il y a une raison pour qu'il en porte. J'ai découvert une facette de ce personnage intéressante. Tout comme Trevor qui est un véritable ami. John Doe, Butch, Poppy et bien d'autres font partie de cette histoire. Chacun a son rôle à jouer, chacun va montrer ses qualités et ses défauts. Poppy est un gentil personnage qui fait tout pour survivre dans ce monde de brute. Un petit coup de cœur supplémentaire pour Spleen, me faisant penser au fameux Spleen de Baudelaire avec tout ce que cela comporte. Petite voleuse à la semaine, douée avec un grappin elle arrive souvent comme un cheveu sur la soupe.
Tous ces personnages ont un grain de folie qui font passer le temps super vite. L'auteur a su créer un monde bien à lui, que se soit en protagonistes qu'en lieux. Les descriptions nous montrent très facilement ce que Walt voit. Ses émotions sont la plupart à fleur de peau et nous embarque dans les profondeurs de son esprit. Nous le suivons pas à pas et le voyons évoluer. Au final, il n'est plus l'enfant gâté du départ mais un homme qui arrive enfin à se remettre en cause.
Il y a pas mal d'éléments en matières de livres, ou de cinéma. J'ai beaucoup aimé le fameux "ça" utilisé par l'auteur attaché à chaque rêveurs. La psychanalyse est un point fort du récit. Le rêve mélangé à l'esprit, au moi intérieur, à son inconscience, à son subconscient. Le rêveur et le ça sont intimement liés par une chaîne. L'un ne va pas sans l'autre. L'auteur nous fait réfléchir sur cette lutte que nous portons tous en nous sur ce que nous voulons faire, ce que nous faisons et inversement. Il existe tellement de livres sur la signification des rêves, que cela me donne envie d'en savoir plus.
En conclusion, il s'agit d'un magnifique roman qui a beaucoup de thèmes en lui et de recherches. Fantastique, Steampunk, suspense, peur, angoisse, romance (et oui un peu), confiance et trahison et bien d'autres à découvrir. La confiance est quelque chose qui se paye très chère et ici. Une histoire originale, un pays des rêves revisité avec brio et une fin qui me plaît beaucoup. J'ai adoré voyager aux côtés de Walt et découvrir ce qu'il peut y avoir de l'autre côté. J'aimerai y avoir accès, c'est un beau rêve !
PS : j'aurai pu en dire encore et encore sur ce livre, mais il faut savoir garder des points obscurs à découvrir.
Ultra original, rempli de mystère, pas mal d'action, on mélange 2 mondes rêve/réalité, cinéma, steampunk et société dictature, avec différentes relations humaines assez réalistes. J'ai beaucoup aimé ! Même si j'ai été assez lente, ce n'est selon moi (donc très subjectif) pas le genre d'histoire qu'on dévore d'une traite, il faut le temps de digérer les choses petit à petit. Je craignais une complexité difficile à suivre à la Inception mais pas du tout ! Seul bémol : impossible de m'attacher au personnage principal. Mais je pense que c'est voulu, et ça colle bien à l'histoire et ce monde étrange. Il m'est cependant quasiment impossible de trouver les bons mots pour résumer ce livre et donner envie sans partager trop d'infos, et à mon sens le moins on en sait avant de se plonger dedans, le mieux c'est pour savourer le tout ! :)
Anthelme Hauchecorne nous emmène avec ce livre au plus profond du monde des rêves, où le sable est le plus pur et les trahisons les plus douloureuses. Un gros coup de cœur pour l’univers, les personnages et l’histoire. Une oeuvre dreampunk originale que je vous recommande à 100% !
Walter Krowley, un fils de, a du mal à trouver sa place dans le monde artistique comme dans le Monde pur et simple. Un jour, ou peut-être une nuit, il bascule dans une autre dimension, onirique, à la fois familière et étrangère. Sans le savoir, il s'apprête à vivre ce que l'artiste en lui souhaitait vivre.
C'est la troisième fois qu'un livre d'Anthelme Hauchecorne me laisse perdue entre le "j'ai aimé" et le "j'ai pas tout compris". Une fois de plus, j'ai aimé l'histoire mais le style m'a parfois laissée à la traîne, par sa richesse et peut-être aussi par son rythme de croisière qui succombe de temps en temps à quelques embardées.
Journal d'un marchand de rêves est assurément un roman fort original et très imaginatif, où l'on suit le héro dans un univers steampunk accessible et parfois drôle ; je dois avouer que cette audace de l'auteur m'a un peu surprise, n'ayant pas eu l'impression de le reconnaître au départ, mais il s'agit là d'une bonne surprise.
L' Ever m'a bien plu, plutôt réaliste si on est comme moi pessimiste envers le futur. L'auteur a cette capacité indéniable de rendre crédibles et réels personnages comme lieux. J'ai beaucoup aimé notre protagoniste Walter, touchant dans son genre désenchanté, Banshee, pour sûr une femme de caractère ou encore la jeune et délurée Poppy. Mais un peu déçue de ne pas avoir davantage croisé la route de Lady Spleen mais surtout du Ça de Walter, que je ne définirais pas afin de ne pas trop vous en dévoiler.
En somme on y trouve du bon, du très bon et du moins bon mais pas du mauvais. J'ai passé d'assez bonnes heures de lecture et eu la confirmation qu'Anthelme Hauchecorne était tout de même un sacré bon conteur.
Il y a de bonnes idées, la trame principale est intéressante, mais ça ne va pas assez loin pour moi. Certains détails ou passages m’ont enthousiasmée, mais au fil des pages, je me suis essoufflée et ma lecture m’a paru interminable. Ce qui m’a vraiment posé problème est que j’ai détesté le personnage principal. Le second souci est que très vite, l’ambiance change et on passe d’un univers onirique qui promettait à une atmosphère type western… J’ai détesté : ce fut une lecture laborieuse qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Je n'ai jamais lu rien de tel. Ce roman renferme un univers complexe, original et très bien développé. Si ma lecture fut difficile au départ, une fois plongée dedans, je n'ai pas réussi à le lâcher ! Très bonne découverte. Je conseille à ceux qui sont fans du steampunk ou qui souhaitent le découvrir.
Je suis ressortie de cette lecture avec un bon sentiment. Le plus a été de m'être laissée porter par les événements, d'avoir pu suivre le rythme des personnages et d'avoir goûté à leurs aventures, sur l'instant présent. J'ai été parfois surprise par des choix que le héros pouvait faire ou j'ai pu être aussi perplexe face à sa nonchalance mais pas que. D'autres composants du récit m'ont amené ce genre de ressenti. Mais de manière générale l'histoire possède une dynamique accrocheuse et les retournements sont de la partie. Autant Walter peut faire n'importe quoi, autant il n'est pas le seul qui peut réserver son lot de surprise. Les autres personnages sont assez originaux dans leur genre. Anthelme Hauchecorne a créé des personnages qui restent en tête, qu'on apprécie ou pas suivant leur caractère. Il n'est pas si fréquent de croiser ce genre d'univers avec des personnages qui vous le rendent bien.
Walter est un jeune que je définirai comme "paumé". Entre son père superstar du cinéma qui ne s'occupe que très peu de lui, sa mère qui n'est plus de son monde, sa belle mère surprotectrice à ses heures perdues et ses demi soeurs qui ne font absolument pas attention à lui, sauf quand il squatte un peu trop longtemps la salle de bain, Walter est du genre "râté", il ne sait pas trop où se placer et ne sait pas trop où il va. Il a pour habitude de se mettre dans des situations pas possibles, que ce soit aux côtés de son meilleur ami Trevor, ou au sein de ses rêves... Oui, de ses rêves. Walter est un "rêveur", qui explore chaque nuit un monde où tout est inversé, millimétré.
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J'ai tout de suite accroché au personnage de Walter, il a ce petit côté drôle qui force le sourire. Pro de l'autodérision, il semble ne pas se prendre au sérieux et doute clairement de ses capacités. On s'y attache vraiment rapidement. Au delà de Walter, tous les personnages sont parfaits, agaçants à leur manière mais intéressants quoi qu'il arrive. De Butch à Hope, de Banshee à Spleen, on découvre un panel de caractères qui se complètent et s'opposent. Brillant.
L'Ever (Comprenez "Rêve" à l'envers) est peuplé de personnages en tout genre, donc, et les lieux sont si bien décrits qu'on s'y projette facilement.
J'adore le style de Anthelme Hauchecorne que j'ai découvert à travers ce livre. Précis et efficace, les chapitres courts poussent à en lire toujours "quelques pages de plus", et on ne voit pas le temps passer. Je vais vite me pencher sur "Le Carnaval aux Corbeaux" qui est déjà dans ma bibliothèque.
Que d'éloges, mais alors pourquoi "juste" 3.5/5 ? Difficile à dire. J'ai fini par me perdre dans le dernier tiers du bouquin. Je me suis lassée. Quelque chose m'a fait "sortir" de l'histoire, mais je ne saurais définir quoi. J'ai fini le bouquin quand même (et ai beaucoup apprécié la fin), mais j'étais clairement moins enthousiaste que lors de la lecture des 400 premières pages. Je pense en fait, que je le relirai. Je veux comprendre à quel moment j'ai décroché, et pourquoi.
Walter Krowley est un Rêveur : chaque nuit, il est transporté à Doowylloh à la merci d'un gouverneur tyrannique. Mais dans cette contrée étrange et fantasmagorique, un endroit est encore plus dangereux que les autres : Brumaire... Et devinez où notre héros est envoyé comme cartographe ? Gagné ! S'il parvient à rester en vie, Walter pourrait bien trouver à Brumaire l'amour, les secrets d'une civilisation perdue... et beaucoup d'autres problèmes.
Certes, on relève dans ce roman quelques maladresses d'écriture et un style parfois inabouti. L'auteur abuse des effets d'annonce destinés à créer un suspense artificiel, par exemple "si j'avais su ce qui allait m'arriver" ou "comme je le découvrirais plus tard". Et les noms systématiquement pris à l'envers manquent parfois d'originalité.
Cela dit, la trame narrative est intéressante et l'univers prenant. On a envie d'en savoir plus sur Doowylloh et ses créatures fantastiques, sa plongée dans notre psychée et nos désirs les plus enfouis - rêves ou cauchemars. Les personnages sont haut en couleur et se révèlent tous plus complexes qu'on ne l'avait imaginé. Les réflexions sur la vie, l'art et la pyschanalyse ne manquent pas de piquant.
En bref, un livre qui sent le début de carrière pour Anthelme Hauchecorne (avec une marge de progression), mais un auteur à suivre et que l'on comparera sans doute bientôt à Neil Gaiman ou China Miéville.
http://www.unbrindelecture.com/2016/1... Anthelme Hauchecorne nous entraine dans un univers onirique loufoque et déjanté avec brio et maîtrise. Pas aussi sombre que certains autres de ces ouvrages , cela reste une lecture intrigante et un peu inquiétante parfaitement adapté à cette période d'Halloween. On se laisse porter par cette aventure dont on ne sait jamais vraiment où elle nous mène . On s'attache à cet anti-héros haut en couleur qu'est Walter et à ses compères d'aventures tous plus déjantés ou loufoques les uns que les autres.....
La découverte de cette autre facette de l'écrivain Anthelme Hauchecorne m'a laissée un peu sur ma faim. La faute à des questions restées sans réponses, des Ça sous-exploités et un personnage principal trop terne.
Que je suis mitigée après la lecture de ce roman. Je dois dire que j'ai adoré l'univers dans lequel se passe l'histoire. L'idée de départ - le monde des rêves dans lequel seuls quelques Rêveurs (la majuscule a son importance) dans le monde peuvent se rendre, une fois qu'ils sont endormis - est développée d'une façon vraiment originale, et cet univers ne peut que nous intriguer et nous pousser à continuer la lecture. Car ici, pas de gentil monde des rêves où tout vos souhaits se réalisent, non. C'est même presque tout le contraire... Donc voilà, j'ai adoré l'idée de départ, le monde développé par l'auteur, et j'avais envie de continuer ma lecture pour savoir ce qu'il se passerait ensuite,... mais qu'est-ce que j'ai pu détester ce personnage principal ! Sur les 3/4 du livre je n'étais pas d'accord avec lui, avec ses décisions. Je me suis même demandée à cause de lui (et je me le demande encore un peu) si ce roman n'était pas du young adult. Dès le départ, je n'aurais rien fait comme lui, et ça m'énervait. Sur la fin, c'est un peu passé tout de même, il réfléchit avant d'agir. Je suis également d'accord avec d'autres lecteurs sur le fait que la sous-exploitation des "ça" est vraiment dommage. C'était une super idée, qui ajoutait vraiment quelque chose à l'histoire. Ensuite, la fin m'a vraiment donnée l'impression d'être trop ouverte, comme si on visait un deuxième tome, qui nous expliquerait, par exemple, ce qu'il est advenu de Spleen, et nous donnerait plus d'explications sur son "ça" et son lien avec celui de Walt (même si j'ai ma petite idée là-dessus...). du coup, c'est assez frustrant parce que l'histoire aurait tout de même mérité une vraie fin complète, avec possiblement une ouverture discrète sur une suite. Si deuxième tome il y avait, je dois dire que j'hésiterai à me lancer... Plutôt que d'accrocher au personnage principal, j'avais préféré Hope, mais maintenant, à moins d'un rebondissement tordu...
Comment peut on offrir une fin si touchante lorsque le début est si laborieux ? Oui. J'ai failli cesser de vivre ce rêve et qu'elle n'aurait été ma faute ?!
Walter est un personnage cliché, on le sait, de l'argent, beau gosse, famille richouze, fils de, vivant aux States, la base quoi. Mon langage reflète le niveau intellectuel de ce jeunot. Souhaitant sombrer toujours plus dans le cliché, il se la joue à la Justin Biebber et se prends deux, trois, que dis-je pléthore de drogues pour bien se finir. C'est qu'il est malheureux le titi ! Bien sûr, il finit pô bien le tit' père : l'overdose. Il enchaîne par un tour en HP, non pas Harry Potter les gars... chez les zinzins. Voilà tout le crédit qu'il leur donne ^^. Pour pas faire tâche, il est expédié loin d'Hollywood en Belgique en cure de désintoxication. Voilà le topo IRL.
La nuit, le petit Walty, il se paie du bon temps. C'est drôle de dire ça pour un marchand de rêve... le temps. La nuit, il découvre un monde de songe et de brume. Une contre société qui se nourrit des rêves, cauchemars, regrets et désespoir de chacun. Cette société bien sûr, c'est pas 1984, mais pas bien loin...une dictature. Il y a tout ce les codes de la SF : big brother (le gouverneur), les télés écrans (rétro vision), les rebelles (Outlaws) etc etc. C'est bien sympa quand on connait un peu ses classiques du genre, car c'est clin d'oeils par-ci, musique par-là. Ok. Je suis fan. Je l'annonce.
Waltounet va en prendre plein la tronche, il va tomber amoureux bien sûr, ça va mal se passer, il va se faire casser le portrait, il va être surveillé par le Gouverneur, sa copine va se retourner contre lui etc etc. Je vous l'ai dit, schéma classique. Mais que c'est bon !!
Vraiment, ne lâcher pas la lecture, faites une pause, regarder un bon nanard car ça vaut vraiment le coup. C'est bien écrit, c'est intelligent, c'est touchant, ça fait mourir de rire ! C'est cultivé, cultivant, ça mets la patate. Je ne voulais pas finir de lire et pourtant je voulais absolument savoir quelle saloperie il allait encore lui arriver. C'est sympa aussi Ça. L'extension même du psyché humain. Je ne pense pas qu'il y ait besoin d'en dire plus en fait. Au contraire de beaucoup, notre imaginaire y suffit. Le Ça c'est notre jardin secret imaginaire, notre reflet, le moi inavoué. Celui qu'on perd lorsque la désillusion nous arrive en pleine face à l'âge adulte, quand on perd quelqu'un qu'on aime, quand on veut faire la peau de la grognasse qui t'a piqué ton mec a 15 ans.
Franchement. C'est super.
Ça ne mérite pas de note, bouquin trop subjectif pour le coup. C'est juste TB. Terriblement bon. Pouce vers le haut, clin d'oeil, emoji qui sourit. Merci. Comme dirait l'Âne "Je la veux encore !"