Dans l’Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d’entrer au service d’Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé. Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu’un de moins docile et impressionnable qu’il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère. Entre les deux, malgré leurs disparités sociales, une étrange complicité va naître au gré de joutes verbales plus ou moins intenses. De servante, Lisbeth va devenir confidente, en dépit des règles régissant la maisonnée, provoquant quelques jalousies chez les autres domestiques…
Avec Monsieur désire ?, Hubert signe un ouvrage aux dialogues brillants, aussi fins et élégants que d’une acuité impitoyable. Un récit « so British » – entre les romans d’Oscar Wilde pour la plume enlevée et la série Downton Abbey pour la mise en scène des rapports de classes entre maîtres et servants – illustré avec finesse et grâce par la talentueuse Virginie Augustin qui signe son entrée au catalogue Glénat.
En fin d’ouvrage, un appendice illustré rédigé par Hubert revient en détail sur le contexte historique et social développé dans l’album.
Hubert Boulard de son vrai nom ; il naît à Saint Renan, Finistère, en 1971. À l’origine, il ne se destine pas à la Bande dessinée, mais aux Arts plastiques. Il entre aux Beaux-Arts, d’abord à Quimper, puis à Angers. C’est là qu’a lieu une rencontre déterminante : Yoann (Toto l’Ornithorynque, La Voleuse du Père Fauteuil...), qui se destine déjà à être auteur et est publié en Angleterre. C’est lui qui fait (re)découvrir la bande dessinée à Hubert et ce qui s’y passe alors, tant aux États-Unis (Miller, Sankievitz, Mac Kean, Mignola ...) qu’en France (Barbier, David B., Trondheim...). En 1994, Hubert passe son diplôme de fin d’étude avec des installations tendance conceptuelle. Une fois sorti, il se pose l’inévitable question : « Et maintenant ?» d’autant plus qu’il se sent de moins en moins attiré par le milieu de l’Art Contemporain et de plus en plus par l’écriture. Après un bref passage dans le graphisme, il commence à travailler comme coloriste (Ninie Rezergoude avec Yoann et Omond, éditions Delcourt en 1999). De nombreuses collaborations suivront (notamment avec Paul Gillon, Jason, David B, Tronchet, Philippe Berthet, Vink…). Il est actuellement le coloriste de la série Spirou, avec Yoann et Fabien Vehlmann. Parallèlement, en 2000, il signe ses premiers projets en tant que scénariste : Le Legs de l’Alchimiste avec Hervé Tanquerelle, paru chez Glénat (qui passe le relais à Benjamin Bachelier au tome 4) et Les Yeux verts avec Zanzim au dessin, aux éditions Carabas. En 2006, Hubert ait son entrée chez chez Poisson Pilote avec La Sirène des Pompiers, dessinée par Zanzim et Miss Pas Touche, réalisé avec les Kerascoët. Suivront en 2010 Bestioles, avec Ohm chez Dargaud, La Chair de l’araignée avec Marie Caillou chez Glénat et en 2011 Beauté avec les Kerascoët chez Dupuis. Hubert vit et travaille à Paris.
Monsieur désire? c'est un Downton Abbey réaliste sans mélo, une vision des débuts de la société victorienne qui croiserait Oscar Wilde et Charles Dickens, sans sombrer dans les travers du sirupeux ou du pessimisme larmoyant.
C’est l’histoire de Lisbeth, petit bonne banale, dont nous n'auront que des bribes de son histoire, mais suffisamment pour comprendre son caractère, qui devient la confidente d'un jeune aristocrate blasé. Lisbeth c'est une combattante, une vraie, pas une de celle qui vocifère pour finalement ne rien changer. Non c'est le clame incarné et pourtant, derrière cette apparente soumission à l'ordre établi, aux règles, à la morale, Lisbeth rêve et Lisbeth sait saisir sa chance. Tout en étant un modèle de compassion, de compréhension et de grandeur d'âme.
C'est l’histoire d'Edouard, jeune noble blasé qui pourrait finir par être ridicule à force de vouloir choquer et dont lui, pour le coup, on connait l'histoire en long, large et travers.... Edouard qui finalement expérimente avec Lisbeth ce que Freud fera plus tard en inventant la psychanalyse.... se raconter, se libérer finalement, grâce aux qualités d'écoute de cette petite bonne insignifiante à première vue....
C'est l’histoire de ce début de la société victorienne, qui va subitement devenir encore plus moralisatrice (Edouard jugeant lui-même qu'il n'est pas né à la bonne période avec son penchant pour la débauche) et donc encore plus faux-cul et tartuffe... l'histoire de ce monde qui évolue, qui devient à la fois remplie de possibilités mais aussi de plus en plus, si c'est possible, broyant les plus faibles...
Et j'ai apprécié, à la fin, le dossier sur la société victorienne (même si après mes multiples livres sur Jack l'Eventreur ça ne m'apprenait pas grand chose XD)
Lepa ideja, čak je i solidno odrađena priča. Meni se crtež nije naročito dopao. Nije me poneo kao što bi trebalo s obzirom na temu, niti je istinski dočarao bogatstvo, punoću i dva lica viktorijanske ere iz kojih se rađa novi svet. Dijalozi su dobri, poruke koje priča nosi su jasno prenete, a prateći, tekstualni materijali koji dolaze uz strip su, bez preterivanja, izvanredni. Sve u svemu jedna odlična edukativna knjiga za široku publiku, ne i najmlađu, upakovana u stripsku formu.
Dosta dobar strip koji se bavim kritikom morala viktorijanske Engleske.
Na žalost likovi i događaji su zagrebali tematiku i mislim da bi bilo zaniljivije da smo videli dublji i konkretniji odnos likova i karakterizaciju nego što priča ide u širinu i oslikava nam društvene norme između slojeva društva, za koje smatram da su mahom poznati. Strip može da ima sjajnu edukativnu ulogu za onoga ko ne zna puno o ovoj temi, ali obzirom na tematiku to mlađa publika nije a starija publika očekujem da zna podosta o ovome, tako da je ciljna grupa kojoj se pisac obraća pomalo nedefinisana.
Sam kraj je možda malo zbrzan i fali mu još malo dramatizacije.
Sam glavni junak Edward je jedini detaljno razrađen lik mahom iz razloga što pratimo njegovu biografiju kroz vreme i vrlo je interesantan kao i dijalozi duž celog stripa.
Crtež je sjajan. Pojednostavljene i lake crte uz efektnu šrafuru i sajajn kolor su vrlo prijatni za čitanje i dovoljan motiv da pročitam još nešto od autorke Virginie.
Het verhaal verdient een tweeënhalf à drie sterren (ik ging ineens richting drie dankzij het einde - andere recensies hadden me het ergste doen verwachten, dus ik werd heel aangenaam verrast), maar de tekeningen zijn zó goed - vier sterretjes dus. En nu terug Georgette Heyer lezen, zeker?
[In depth review in English below.]
Yesterday, I read Had meneer nog iets gewenst (original titiel: Monsieur désire?, or, something like Does sir need anything?). I was very pleasantly surprised by this comic, so I figured I’d do a mini-review here.
I bought this comic after I saw it advertised in a comic catalogue. The art style immediately jumped out to me - it’s gorgeous. I was not surprised to discover that artist Virginie Augustin is a Gobelin-school animator. Also, Regency period? That’s what I like to see.
But when I read the accompanying text for the comic ad, my enthusiasm got tempered. “Jane Austen meets Fifty Shades of Grey”, it claimed. Gosh, it can’t be? I looked up some reviews - they also spoke of the gorgeous art style, some praised the story, but, one review said, “the typical ending spoils it all”. Enthusiasm at a low. The story, after all, is about a maid who develops an atypical relationship with the master of the house. Because of her looks (she’s plain - plain ugly, the comic claims, but eh), the master is not interested in her sexually, and consequently she becomes his trustee.
“Typical ending”? I felt like I’d been spoiled already.
But actually, the ending surprised me. It wasn’t typical at all, and I was very pleasantly surprised. Oh, and the “Jane Austen meets Fifty Shades of Grey”? Well, Jane Austen fits the time period, I guess, and there’s graphic depictions of sex. And perhaps they really really really had a market audience in mind.
From here on, more in depth-story discussion and an actual spoiler for the ending.
So, our master of the house is a degenerate soul. You know, the sex maniac kind, driven to his sinful ways through a relationship with a more experienced dame when he was too young. The usual.
Lisbeth, the maid, become his confidante. At first, this means he just tells his sex-crazed life story to her. She stays stoic. He tries to shock her, telling her worse and worse stories (like, in-comic. I was pleasantly surprised by the way the artist drew him sexually pleasing an 80-year old lady. Everyone was having fun.). He ends up even taking her to whore houses as an escort. She doesn’t blink.
Sadly for Lisbeth, the rest of the house doesn’t like her getting a special treatment, so she has to work extra hard. She persists.
Of course, she starts to feel for Mister Edouard. But, and here’s the lovely thing: it’s compassion.
Edouard asks for her hand, thinking she can “fix” him. That she can make him decent again.
Lisbeth declines. Edouard threatens to fire her.
Lisbeth goes to Edouard’s mother. She blackmails her: either Mom has to go back to her son and talk his problems out, or Lisbeth will actually marry him.
Mom agrees to make amends with her son. Lisbeth has one last request: get her another job.
And then, the beautiful ending.
Lisbeth has a job as a maid with a family emigrating to America. She fucking well ditches them, and runs off with another lady to Georgia. I bloody well cheered.
So, to recap: strong female main character. Shows compassion, but draws a line. Refuses to be the emotional caretaker of a man. Bides her time, and takes her chances. I LIKE IT.
J'ai beaucoup apprécié cette bande dessinée décomplexée. Elle est riche dans sa construction (il y a vraiment de quoi se réjouir de la répartition des cases et des silences), délicate dans la psychologie de ses personnages et franchement très agréable à lire. Je vous la conseille. Chronique complète ici : https://pikobooks.com/livres-avec-des...
Ova me grafička knjiga oduševila. Osim što su ilustracije krasne, a priča zanimljiva i neobična, na kraju knjige opisani su (narativno) uvjeti života ljudi u Engleskoj, s naglaskom na London (viktorijansko doba) pa ima i edukativni moment.
Excellente bd au dessin raffiné qui explore la société de l'époque ainsi que la sexualité débridée de son héros. La relation avec sa servante est attachante et le final m'a vraiment plu !
Cette BD se passe à l'époque victorienne en Angleterre Edward est un jeune noble prétentieux, pédant et totalement imbu de lui même qui ne pense qu'à sa réputation de coureur de jupon (et d'homme très bien membré), il adore raconter ses aventures dans le but de choquer la société bien pensante dont il n'a que faire Lisbeth fait partie de son personnel. C'est une bonne arrivée il y a peu, on sait peu de choses sur son passé.
Cette dernière face à la débauche d'Edouard reste de marbre. Allant même souvent jusqu'à lui offrir une écoute attentive et un regard compatissant auxquels Edouard ne s'attendaient pas. Lisbeth devenue sa confidente, se heurte à la jalousie des autres membres du personnel, à l'incompréhension de ce qui peut l'unir à Edouard lors de leurs rencontres.
Cette BD comporte des dialogues mordants et incisifs. Elle peut choquer par certains dessins explicites ou mots grivois. Mais grâce à ça elle sonne d'autant plus juste. J'ai aimé suivre les interactions entre Lisbeth et Edouard. J'ai apprécié les traits des dessins. Mon seul bémol est sur la fin, qui ne me convient pas. Mais qui malgré tout sonne encore une fois plutôt juste.
En fait, plutôt 4,5/5. Presque un coup de coeur si la fin ne m'avait pas parue aussi abrupte et si je n'avais pas eu quelques bémols dans le dessin (particulièrement sur les nez des personnages et sur certains profils). Sinon, c'est une histoire qui met en lumière de façon originale les relations entre gens de la haute société anglaise et leurs domestiques à l'époque victorienne. Les dialogues sont souvent grinçants et dénoncent beaucoup de choses mais il y a aussi des bons traits d'humour. Il y a aussi quelques passages très orientés sur la vie sexuelle qui pourraient peut-être choquer mais qui ne sont pas gratuits car ils montrent aussi l'hypocrisie de l'époque. Le dossier en fin d'album est aussi bien fait et très éducatif. Un très très bon album !
Pour être totalement honnête, je suis un peu mitigée.
J'aime beaucoup les dessins et le fait qu'on trouve pas mal de sources et que ça colle assez à ce qu'on pouvait trouver dans la "vraie" société (bonus pour le petit livret à la fin, c'est toujours super intéressant).
Néanmoins, même si on finit par éprouver de la compassion pour le personnage d'Edouard, j'ai eu (mais c'est voulu de la part de l'auteur ofc) un peu de mal à voir ses premières discussions durer ... un peu longtemps pour moi. Edouard, c'est un personnage assez rebutant, mais qui cache pas mal de blessures émotionnelles et je trouve que c'est assez bien révélé. Je trouve que c'est une partie de la société et une vision de l'époque que je n'avais jamais vu dans un bouquin avant et j'ai fini par beaucoup aimer l'opposition entre les deux personnages principaux et les défis auxquels fait face Lisbeth, donc c'est quand même une bonne lecture.
Par contre... J'ai été un peu déçue par la fin qui m'a, justement, laissé sur la mienne.
La seconde moitié du XIXe siècle connait l'apogée de l'Angleterre. Londres, capitale du plus grand Empire colonial au monde, resplendit de ses avancés économiques et industrielles. Sur le trône règne une jeune reine, la Reine Victoria, dont les ambitions vertueuses semblent se heurter à une société peu enclins aux vertus. C'est dans ce contexte historique, dans lequel se veut s'ancrer cette bande dessinée, qu'apparaît ce jeune maître aristocrate et dandy, parangon de tous les vices et craint de son armée de domestiques. Malgré tout, il se lie étonnamment d'amitié pour une petite servante, Lizbeth, au physique peu flatteur mais au regard compatissant. Toutes deux victimes de la société, pourtant chacun d'une manière totalement opposée. Tous deux rêvent de liberté. De Lizbeth, qui n'a rien autant qu'elle n'est rien, ou de ce jeune et riche débauché, qui parviendra à dépasser sa condition pour vivre pleinement...? Une bande dessinée touchante, parfois légèrement provocante, fortement inspirée de cette période victorienne aussi fantasmée qu'ingrate.
Histoire éclatée, sexuelle et nichée, on suit un homme particulièrement axé sur la chose depuis bien avant l’âge, commençant à se lasser des plaisirs de la chair, et qui flirte avec sa bonne tout en voulant la marier puisqu’il ne s’ouvre qu’avec elle émotionnellement, elle deviendra sa plus grande confidente, c’en est presque trop pour tout le monde (y comprit le lecteur?) Passages nasty-poétiques
Mon avis : Les dessins sont impeccables, d'une finesse admirable, et les dialogues sont délectables, souvent tordus, le tout apporte un tel piquant. L'unique bémol pour moi ce serait certaines pages un peu vides de sens, surtout celles sans bulles... parfois on aurait pu écourter sinon c'est presqu'un mur de perfection «5 étoiles... presque ! Remarquable bd qui vaut le détour !
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BD décomplexée se passant dans l'ère victorienne. L'intrigue est bonne, même si la fin est un peu rapide à mon goût (je pense que j'aurais aimé en apprendre plus sur Lisbeth) et j'ai beaucoup aimé le dessin. J'ai aussi bien apprécié le dossier d'informations sur l'ère victorienne à la fin, ça met de l'avant les recherches effectuées!
Cela montre très bien à quoi ressemble la vie dans le Londres victorien et comment une personne peut tomber dans la dépravation absolue à cause des fantômes du passé.
Ce que j'ai le plus aimé, c'est la partie finale dans laquelle il explique le contexte historique et social dans lequel se déroule l'histoire.
This ain't it, chief!!! I simply cannot vibe with this story!
It gets 2.5 stars for the historical overview in the end tho, that was nice and educational.
I'm really sorry this didn't work for me, and I'm frankly surprised by the extent to which it didn't, given how much I loved Peau d'Homme. Oh well, what can you do. :/
Le dessin est beau, l’intrigue bien ficelée, l’histoire est douce amère et une fin inattendue. Hubert nous livre encore une fois un ouvrage de qualité accompagné d’une superbe dessinatrice. Un livre fabuleux
Je suis ressortie assez sceptique de cette lecture et ne suis pas certaine de l'avoir vraiment appréciée, j'en attendais probablement autre chose. Par contre le trait de Virginie Augustin est intéressant.
Édouard, jeune noble sans moral finit par trouver lassante sa vie de débauche. Lisbeth, une domestique à sa résidence sait écouter sans juger. Il en fera sa confidente.
Je vais vous dire quelque chose : au départ j’ai craquée dessus à cause de sa belle couverture. Et puis aussi à cause du résumé sur la quatrième de couverture. Je trouvais ça génial, c’est une époque que j’aime beaucoup. Et finalement, j’ai été un petit peu déçu. Tout d’abord par les dessins, que je trouve assez moyens je dois dire. Mais surtout par la fin ! Je reste complètement sur ma faim ! J’espérais une suite, mais apparement non ! Du coup, c’est une déception. Et c’est bien dommage, l’histoire était pas mal. Bon je ne m’attendais pas non plus à des scènes « osées » comme ça, c’est assez « cru » parfois. Ce n’est donc pas à mettre dans les mains des enfants. Tout cela pour dire que c’est dommage parce-que l’histoire était intéressante et les personnages plutôt sympas également.
Op de site van De Stripspeciaalzaak wordt deze strip bestempeld als "dé ontdekking van dit stripjaar" en het is inderdaad een juweel van een beeldverhaal. De cover is bedrieglijk statisch gezien de zwierige tekenstijl die Augustin hanteert voor dit prachtig verhaal. Ik heb het als een even meesterlijk geschreven als geïllustreerd psychologisch drama ervaren. 10 op 10