Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen Âge, depuis les invasions barbares jusqu'à la Renaissance. Pour raconter, avec son talent coutumier, le quotidien du peuple comme des grands, Jean Verdon embrasse tous les thèmes.
L'on découvre ainsi que l'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux n'ont guère leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place significative au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent l'existence d'un art érotique. Les quantités de nourriture et de vin ingérées impressionneraient nos contemporains fervents de diététique, mais des conditions de vie plus dures que de nos jours entraînent une dépense énergétique plus importante. À ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent ― les paysans, qui constituent l'essentiel de la population ― s'ajoute, avec le développement des villes, le monde des artisans et des marchands. Sur eux tous la religion exerce une forte emprise, elle structure la société. Malgré les « malheurs du temps », les hommes savent s'amuser, profiter des instants de loisir plus fréquents qu'on ne l'imagine. Ils se déplacent beaucoup, parfois longtemps, des mois, voire des années. La vie sur cette terre n'est d'ailleurs pour eux qu'un simple voyage vers l'éternité.
Jean Verdon, professeur d'histoire médiévale à l'université de Limoges, a publié de nombreux ouvrages, notamment Les Loisirs au Moyen Age, chez Perrin : Les Françaises pendant la guerre de Cent Ans (couronné par l'Académie française), La Nuit au Moyen Age, Le Plaisir au Moyen Age et Voyager au Moyen Age.
Un super livre pour quiconque s'intéresse à l'histoire mais en a assez d'avoir des listes chronologiques de rois et des dates de batailles. Ici on suit dans 22 chapitres la vie des populations (aussi bien paysannes que nobles, religieuses ou bourgeoises) : que mangent-ils, comment se divertissent-ils, quel est leur rapport au religieux... L'auteur précise dès l'introduction la difficulté de cette tâche tant la période est longue, et effectivement je trouve qu'on parle très peu de la première moitié du moyen-âge comparé à la seconde (favoritisme qui n'est pas forcément celui de l'auteur mais celui des sources écrites, qui complètent les traces archéologiques). J'ai trouvé parfois que certaines parties auraient mérité d'être clarifiées à propos de qui parle-t-on (pauvres ou riches, tiers-état ou nobles), mais la plupart des chapitres indiquent clairement les différences entre les groupes sociaux par rapport au sujet traité. Autre petit défaut selon moi : je trouve que certains sujets importants manquent. Par exemple, le chapitre intitulé "Vendre" parle uniquement des marchands, et l'on ne sait pas à quoi ressemble la vie économique d'un paysan. Quelle part l'argent prend elle dans ses échanges, quels services et biens peuvent être échangés sans argents et lesquels le nécessitent ? Mais je suis peut être un peu pointilleux. En dernier point positif, le livre cite de nombreuses références de façon claire et encourageant le lecteur à continuer ses propres recherches. Il m'a par exemple convaincu à acheter "Montaillou, village occitan de 1294 à 1324" dont on m'avait déjà parlé et qui est fréquemment cité. En somme, un très bon livre que je recommande si vous êtes curieux de la période (parfois un peu soporifique à mon goût, mais ça en fait une parfaite lecture du soir) !
Voor wie nog gelooft dat de benaming van de Middeleeuwen als ‘donker’ terecht is. Dat geldt zeker niet voor de vroege middeleeuwen. Vergeleken daarmee was de Renaissance op heel wat vlakken een stap terug. Heel leesbaar met verrassende inzichten (alhoewel soms te goed gekozen 😉).
Découpé en 22 chapitres, chaque chapitre traitant un sujet spécifique (manger, boire, s'habiller, etc.), ce livre est très bien fourni quant à la vie du Moyen-âge. Cependant, un peu longuet et répétitif parfois, il manque peut-être quelques illustrations qui auraient agrémenté la lecture et l'auraient rendue plus fluide.