« J'ai encore tué quelqu'un. Je suis un tueur en série. D'accord, deux cadavres, c'est une petite série, mais c'est une série quand même. Et je suis jeune. Qui sait jusqu'où les opportunités me mèneront ? L'occasion fait le larron, le meurtrier ou la pâtissière. C'est documenté. »
La prison brise les hommes, mais la cage excite les bêtes.
Si j’avais aimé le 1er tome, j’ai capoté sur le 2.
Le plus gros point positif c’est la plume, l’écriture. Chapeau bien bas pour la manipulation des mots, des expressions, des citations, en fonction de ce que le personnage vit. Les jeux de mots sont incroyables et tellement puissants de la façon qu’ils sont amenés. On y aborde aussi énormément d’enjeux de société qui sont soulevés, décriés ou amenés. L’écriture se dévoile entre autres avec le personnage principal. L’utilisation du « Je » est ultra efficace. On nage dans les pensées et les distorsions cognitives du personnage principal. On le lit fabuler, mais en même temps on suit son processus cognitif donc on peut « comprendre (avec des énormes guillemets) » ses actions et réactions.
Le 2e tome m’a vraiment fait penser à la série unité 9. On embarque à pieds joints dans le milieu carcéral avec son aspect restrictif, mais aussi avec ses lois internes du plus fort.
C’est vraiment puissant. Warning : la violence animale, et violence tout court on s’entend.
Le contexte de prison m'a un peu refroidie au départ, mais mon opinion a vite changé: dès que le personnage a eu un but et que les événements ont commencé à s'enchaîner, j'étais captivée. Je me questionnais quant à la suite des choses et j'ai été plus d'une fois agréablement surprise de l'évolution de la situation. Mention spéciale à l'épisode des tourterelles, mais je n'en dis pas plus!
J'adore l'humour cru de David Goudreault, son humour noir et son antihéros déjanté. Je ne me lasse pas de La Bête! Je ne tarderai pas autant à lire le dernier tome, c'est certain.
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Il faut aimer l'humour noir. J'ai ri souvent, parfois jaune. J'ai beaucoup aimé les nombreux clins d'oeil de l'auteur qui fait de nombreuses références culturelles et littéraires par le biais d'un personnage timbré qui mélange tout.
Un deuxième tome encore plus succulent que le premier, j'attends le prochain avec impatience! Si ce n'était pas que ce sont des scènes inappropriées pour un jeune public, j'utiliserais quelques extraits du livre pour montrer à mes élèves à quel point on peut "mal se comprendre" et interpréter tout croche les intentions et les désirs des autres. C'est vraiment phénoménal comment ce personnage principal se trompe sur toute la ligne. J'ai mal aux yeux à force de eye-roller. Un bonheur de lecture, la plume de Goudreault nous fait passer du rire au dégoût ligne après ligne, sans jamais cesser de nous surprendre. Chapeau!
Époustoufflant! Je suis complètement troublée de la fin de l’histoire. Le personnage est tellement particulier et déconnecté de la réalité avec ses références et ses comparaisons douteuses. Malgré tout, il est je ne sais pourquoi attachant... et je continue de vouloir entendre son histoire qui est si divertissant et qui me fait rire tout en me rendant extrêmement mal à l’aise.
Je ne suis pas une grande fan des récits au JE. J'ai de la difficulté a me détacher et je n'y vois que l'auteur. Ici, l'auteur est absent et il laisse place à un narrateur plus grand que nature, un narrateur narcissique et décollé de sa réalité. Chaque phrase est un univers en soit.
J’ai écouté ce roman en livre audio, lu par Émile Proulx-Cloutier. Oufff, ce personnage est complètement déconnecté de la réalité. Je m’attache malgré tout à sa compréhension tordue du monde qui l’entoure. La plume de l’auteur amène une douce poésie dans des propos tellement durs. Je vais assurément lire la suite, c’est bouleversant!
Not sure what happens in the first book, "Mama's Boy" (original title, La Bête à sa mère, has a different meaning), but the narrator here is self-absorbed, delusional, ignorant, arrogant, and occasionally very funny. It took me a while to figure out the "mistakes" in the text were intentional, were meant to reflect how the narrator believes he knows much more than he actually does.
One particularly annoying element here was the attempt to approximate the narrator's speech. He was missing teeth, and so an "s" was replaced by "f" and so on. There were many "ff"s. The word express was rendered as "ekfpreff"; the word chance was shown as "ffhhanfe". I found such expressions awkward and unreadable, and resented the need to puzzle them out.
The plot was often farcical, charmingly satirical, and there were laugh-out-loud moments. I'm giving this one 4 stars, minus one for how words were ekfpreffed.
Also, I fully intend to read the first book in this series. Hopefully his teeth have not yet been knocked out.
meilleur que le 1er tome, à mon avis! 🤍 à partir de la phrase « si quelqu’un m’aimait, il aurait été fier de moi » , j’ai finalement éprouvé beaucoup de compassion pour le personnage principal (même si y’est complètement déconnecté).
Délirant à souhait! David Goudreault signe une suite à La bête à sa mère encore mieux réussit que le précédent. Une plume incisive et juste, avec une grande dose d'humour noir. Un personnage principale très original qui ne nous laisse pas indifférent par son côté troublant et ses idées de grandeurs. Une histoire qui décrit une réalité triste et difficile, mais qui par le style passe bien tout en passant également son message et une critique de la société. Un livre brillant que j'ai adoré. Lisez d'abord La bête à sa mère, mais lisez absolument David Goudreault!
J'avais hâte de découvrir la suite de La bête, mais j'ai un peu moins aimé ce tome. Le monde carcéral m'a moins parlé tout naturellement, mais j'ai quand même aimé haïr à nouveau ce personnage et sa folie. L’écriture est tout autant merveilleuse, drôle et surprenante.
On apprivoise cette bête dès les premières lignes de ce second tome. Contrairement au premier effort de la trilogie, où j’ai passé les 100 premières pages à me familiariser avec la banalité de la cruauté animale et à accepter la dynamique animant notre illuminé protagoniste, je suis embarqué dans la proposition sans réserve.
Dans LA BÊTE ET SA CAGE, la recherche de l’amour maternelle joue cette fois-ci un rôle secondaire. Emprisonné dans l’aile des coucous d’un pénitencier, c’est l’ambition criminelle qui l’habite qui est au cœur de chacun des gestes qu’il pose. Ce leitmotiv ainsi que sa libido toujours à ON guident ses réflexions et ses choix. Pauvres choix. Riches réflexions. Ce que j’ai ri en lisant ce livre.
Le mélange de narcissisme, de naïveté et de connaissances générales très floues et approximatives donne naissance à des fabulations et à des observations absolument délicieuses pour le lecteur.
La compassion nous habite cependant tout au long de la lecture. Il est tellement cave et simple d’esprit, qu’on a le goût de le brasser et de lui montrer les choses telles qu’elles le sont. Mais, on comprend vite que serait peine perdue, il n’y verrait rien.
La perte de quelques dents a altéré sa façon de parler. L’effet sur les dialogues est souvent hilarant : « Mère Thérèsa est moins morte que ma confianfe en toi! Manve de la marde, t’as dévà fait affez de dommaves! »
LA BÊTE ET SA CAGE : Une divertissante lecture. Meilleur que le premier tome.
« Édith n’était pas mon genre, je ne crois pas qu’elle soit le genre de personne non plus. Les brunes aux yeux bruns, ça fait commun. Mais enfermez un végétarien affamé dans une boucherie assez longtemps, il finira par se bourrer la face de vieille viande morte comme tout le monde. L’offre et la demande, encore et toujours. »
« …la tension était plus palpable qu’une nymphomane soûle. »
« Et c’était mon anniversaire en plus. Vingt-deux ans, l’âge du Christ. Paraît qu’il est mort ultérieurement… »
« La grosse Mireille, c’était une femme au sens large. … Et aucune finesse dans la finition. Je n’aurais pas été étonné qu’elle se gratte les testicules en se faisant la barbe. Pas de doute possible, elle avait la laideur consistante. »
« Les plus grandes surprises sont souvent inattendues… »
3.5 pour l’instant j’ai préféré le premier tome, le 2e prenant place entièrement en prison. Par contre, la plume à David Goudreault est simplement impeccable, c’est vraiment ce qui me permet de finir la trilogie
Plus captivant et moins brutal que le premier (ou bien c’est moi qui s’est habituée/désensibilisée). J’étais contente de retrouver ce narrateur détraqué mais attachant. Le contexte du milieu carcéral et de la criminalité rend l’histoire encore plus intéressante. Et que dire de la plume de Goudreault, ses comparaisons et ses métaphores sont sans pareil, parfois crues mais toujours originales. Il sait mettre une touche de suspense qui fait accélérer le pouls tout en humour (noir) et avec beaucoup d’ironie. La confiance inébranlable du personnage et sa perception tordue de la réalité m’ont laissé stupéfaite et j’ai bien ri quand il faisait des références culturelles erronées!
Le style s’essouffle un peu et les blagues commencent à se répéter. L’effet de surprise du premier livre n’y est plus. L’intrigue demeure intéressante, mais j’ai moins aimé que le premier. Très violent. Ceci dit, j’ai tout de même envie de lire le dernier de la série, preuve que David Goudreault réussit à accrocher ses lecteurs.
C'est vraiment aussi bon, sinon plus que le premier ! L'écriture de David Goudreault se bonifie encore... Pour notre plus grand plaisir ! Ne boudez pas le vôtre !
Percutant, ce deuxième tome de la trilogie de la bête est encore pour moi un véritable coup de coeur.
Sa vie reprend son cours là où on l'avait laissée avec le premier tome, en passant par la case prison. Condamné à seize ans de détention, ce jeune adulte nous raconte son quotidien. Évaluée par le service psychiatrique, la bête est incarcérée dans le secteur de ce qu'il appelle « les coucous ». Il suit son objectif de devenir un grand mafieux. Il s'éprend de son agente correctionnelle, Édith, dans laquelle il croit avoir trouvé un amour rédempteur.
L'écriture est rude, elle frappe là où ça fait mal. Elle sévit. Elle ne se complait pas dans les formules types, le politiquement correct et les expressions toutes faites.
Un second tome dans la lignée du premier, j'avoue que la dernière scène est ce qui vaut que ma note passe de 4 étoiles à 3 car j'ai beaucoup de mal avec ce genre de scènes. L'histoire est toujours aussi délurée et la critique de la société tellement juste. C'est drôle et terrible. Bref, j'adore ce qu'à fait l'auteur et je continuerai à lire cette série et les autres écrits de l'auteur.
Encore aussi lourd de constamment être témoin de la désillusion et perte de contact avec la réalité de ce personnage. Ce qui en fait un roman fort bien écrit, bien sûr. 240 page mais siii long. Choquant.
Pas mauvais, juste, pas plaisant.
Perles : « On ne sait jamais quoi dire aux personnes qui ont tout entendu » « Si quelqu’un m’aimait, il aurait été fier de moi » « Armé de patience, on n’arrive qu’à tuer le temps »
J'ai adoré le 2e tome de cette trilogie !! Le personnage est complètement déconnecté de la réalité, c'est vraiment ce qui me fascine le plus lors de ma lecture !! Beaucoup d'enjeux de société décriés, ce qui me rejoint aussi énormément.
Attention: beaucoup de violence, cruauté animal. Ah et il faut aimer l'humour noir...😬