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Les droites extrêmes en Europe

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La fin du XXe siècle a vu, à la droite de l échiquier politique, l émergence de partis extrêmes ou radicaux, en rupture avec les traditions nazie ou fasciste, et dont l objectif est bien la conquête du pouvoir par la voie électorale et démocratique. Ces mouvements permettent de penser les mutations de l'extrême droite et son adaptation aux temps présents.

Ce livre définit et décrit les différentes familles de cette partie du spectre idéologique, avec une attention particulière portée aux 28 pays membres de l UE, sans négliger la Russie. Il revient ainsi sur l histoire récente de ces partis ou mouvances, leur programme idéologique et, au-delà, leur vision du monde. Leurs résultats électoraux et la sociologie de leur électorat y sont exposés de façon à faire émerger le « minimum commun » qui les rassemble, même si leur hétérogénéité et le poids des spécificités nationales ne permettent pas de parler d une « internationale de l extrême droite ».

Contrairement aux idées les plus paresseuses, Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg montrent qu on fait fausse route en expliquant la montée des partis nationalistes, populistes et xénophobes, par la seule variable de la crise économique. Leur audience croissante est plutôt le symptôme d un très profond questionnement des cadres traditionnels de l identité européenne, de la représentation politique et des références libérales ou conservatrices des droites de gouvernement.

320 pages, Paperback

First published November 15, 2015

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Jean-Yves Camus

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Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for AC.
2,293 reviews
March 11, 2017
The study of fascism needs to be broken down into three periods: 'historical fascism' (1870-1945); Neofascism (1945-c. 2000); and postmodern fascism (for an antifascist age) (c. 2000-present; think the modern Front National of Marine Le Pen) -- though we may already be moving into a more vicious fourth phase with Trumpism (a nationalist, pre-revolutionary populism).

This book by Camus and Nicolas Lebourg, now out in English:
https://www.amazon.com/Far-Right-Poli...

is the single best survey I have read on Neofascism and post fascism, and is *highly* recommended*. It has chapters on the origins (pre-1945); on Postwar neofascism; on the White Power scene in the 1990's; on the Nouvelle Droite of Alain de Benoist (see also Tamir Bar-On); on Catholic integralism; on Populism; and on the Post-Soviet Russian Fascism and the 'Russian turn' of the Euro-Far Right towards Russia under Putin (a move that started with Francis Parker Yockey, and that goes back to the Strasser Brothers (Otto and Gregor).

The book is full of dates and names, which at times will slow down the reader (hence, the four-stars) - but it is also sound, informed, and full of insight. Camus is an old hand at the topic.
Profile Image for Ostap.
160 reviews
February 13, 2023
Concise but comprehensive description of all kinds of rightist, far-right, populist right and radical right parties and movements in post-WWII Europe. The authors did their research and apparently didn't miss a single European far-right movement, however tiny it could be. They also don't fall for the popular contemporary hysteria and aren't trying to brand as far-right or fascist every party slightly right of the center. They even manage to keep a cool head and don't consider most of the far-right movements as especially dangerous, seeing them for what they are ― a fringe. The only flaw of the book is its comprehensiveness ― there's so many names and facts fitted in 250 pages, that it's hard to see the forest behind the trees. On quite many pages the book becomes a recitation of insignificant names and dates. I wish the authors didn't try to encompass all European far-right in one pretty short book, and concentrated instead on the most important and consequential movements.
Profile Image for Andrew Figueiredo.
351 reviews14 followers
June 29, 2019
There is probably no better resource for learning about the European far-right. Camus traces the various movements, leaders, and trends all the way to back before World War I. He makes very clear how many of today's populist parties have their roots in neofascists and other far-right types. The only issue with this book is that there are so many names, acronyms, and movements that it becomes a little unclear at times and it's hard to remember all the information Camus provides. Nonetheless, it's a fascinating read.
8 reviews
September 30, 2018
A good overview of the European far right over the last half century and more. Very thorough and generally good at naming the groups and individuals involved. The book could do with a more thorough attempt at taxonomising the different groups, however (whether by geography, history or ideology) which would make it much more readable and much more informative of the broad strokes of the European far right as well as the details.
Profile Image for Yugotrash.
29 reviews12 followers
February 28, 2025
A catalogue, chronology and review of far-right factions, subcultures and organisations in West Europe since 1945. Instructive in its detail and developmental perspective about the main trends in far-right thought, although missing a definite thesis or central argument about it all. Notable for its observation of a continued inability by far-right groups to construct viable internationals and just how far back the Pan-European orientation goes among them.
Profile Image for Yves Gounin.
441 reviews67 followers
December 8, 2015
En ces temps troublés, où la percée du Front national bouleverse la scène politique française, un détour par l’extérieur n’est pas inutile. Jean-Yves Camus, qui dirige l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et Nicolas Lebourg, qui y travaille, nous y invitent. Leur ouvrage est dense, qui privilégie l’esprit d’analyse à l’esprit de synthèse, en présentant l’histoire et l’idéologie d’une myriade d’organisations dans tout le continent européen au risque de nous égarer.
Les « droites extrêmes » se caractérisent en effet par leur diversité, justifiant largement l’usage de ce pluriel de préférence au singulier « extrême droite ». Elles se caractérisent aussi par leur plasticité intellectuelle (dont témoigne par exemple le nazi-maoïsme d’un Franco Freda) qui s’accommode mal d’être réduite à « un point ultime de l’axe linéaire droite-gauche » (p. 53). Cela ne signifie pas qu’on ne puisse leur rechercher des caractéristiques communes. La première est l’organicisme c’est-à-dire « l’idée que la société fonctionne comme un être vivant » (p. 29). Comme un être vivant, la société doit être défendue de ce qui la menace (l’altérophobie qui se décline selon les lieux et les époques en antisémitisme et en islamophobie) et rassemblée autour de ce qui la constitue (l’autophilie déclinée en suprématisme raciste ou en intégrisme religieux). Conséquence de l’organicisme, l’enclosure dont la défense d’un « nationalisme fermé » et l’exigence de protection (face à la mondialisation, l’immigré, etc.) sont les manifestations les plus contemporaines. Autre caractéristique : le sentiment de faire partie du camp des laissés-pour-compte (vaincus de la révolution française, des Trente glorieuses, de la Chute du mur, de la mondialisation …) et le désir de laver cette injustice. Au-delà de ces caractéristiques communes, les droites extrêmes peuvent se diviser en deux catégories. D’un côté les « nationaux » conservateurs et réactionnaires qui inscrivent leur action dans le jeu démocratique. De l’autre les « nationalistes » révolutionnaires, plus jeunes et plus violents, résolument anti-système.
Suivant une approche historique, les auteurs distinguent depuis 1945 quatre vagues de partis extrémistes de droite, qui se sont stratifiées au fil du temps. La première vague, néo-fasciste, entre 1945 et 1955 se caractérise par sa proximité avec les idéologies totalitaires des années 1930. Le MSI italien et le NPD allemand en sont issus. La deuxième correspond à une radicalisation des classes moyennes. C’est le poujadisme en France ou les mouvements intégristes hostiles à Vatican II (l’Œuvre française, la Fraternité sacerdotale de Saint-Pie X). Arrive ensuite avec la crise les mouvements nationaux-populistes tels que le FPÖ autrichien, la Lega Nord italienne ou le Vlaams Blok belge. La quatrième vague depuis 2000 a fait de la lute contre l’immigration son cheval de bataille : le PVV de Geert Wilders aux Pays-Bas, Aube dorée en Grèce, Jobbik en Hongrie, PEGESA en Allemagne …
Le Front national en France est un parti « attrape-tout » (p. 211) qui a su fédérer tous ces mécontentements. Avec Marine Le Pen, il s’est dédiabolisé en écartant les fascistes les plus enragés et déringardisé en marginalisant les catholiques intégristes. Il a du coup élargi son électorat – sans éloigner pour autant ses soutiens historiques. Il prospère avec la crise économique, la montée du chômage et la peur du déclassement. Mais son succès n’est pas réductible aux seuls facteurs économiques. Le serait-il, on ne comprendrait pas les importantes variantes nationales entre des pays qui ont tous été frappés par la crise. Pourquoi l’Espagne, où le taux de chômage frise les 25 %, ne connaît-elle pas de droite extrême ? L’explication est historique : l’extrême droite est durablement décrédibilisée en Espagne par les longues années du franquisme. Mais l’explication est aussi politique : l’extrême droite se développe là où les partis de gouvernement échouent. Terrible conclusion pour la droite et la gauche française.
Profile Image for Lorién Gómez.
130 reviews7 followers
November 22, 2023
Dentro de la literatura sobre el tema, el libro de Camus y Lebourg ofrece un recorrido diferente y merece la pena leerlo. Se centra sobre todo en las diferentes corrientes ideológicas de la extrema derecha en Europa (el tradicionalismo de Evola; la Nueva Derecha de Benoist, Faye y Venner; el nacionalismo blanco; Duguin; etc). También trata temas como la relación entre extrema derecha y el terrorismo. Por supuesto, está mucho más centrado en el caso francés, lo que no es ningún inconveniente. Lo único mejorable sería, a mi juicio, la traducción al castellano.

"En suma, el iliberalismo vino a dar un horizonte posible a movimientos populistas, que todavía debían repetir frecuentemente a sus públicos nacionales que no eran los herederos de los movimientos autoritarios y totalitarios del siglo XX. La paradoja es que la popularidad de los partidos iliberales que se niegan a unirse al bloque de las extremas derechas comparte la lógica de la causa Orbán con esos partidos marginales radicalizados: la representación obsidional de una sustitución etnocultural. Y si los militantes algún día iniciaran efectivamente un ciclo de actos de violencia, las extremas derechas legalistas estarían en condiciones de responder a la demanda autoritaria y de seguridad inducida” (pp. 303).
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