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Die Romane und die großen Erzählungen in acht Bänden

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ROMANS
Peter Camenzind / L’Ornière
Rosshalde / Knulp / Demian
Le Dernier Eté de Klingsor / Siddhartha
Enfance d’un magicien
Le Loup des steppes / Narcisse et Goldmund
Le Voyage en Orient
Le Jeu des Perles de Verre

Edition sous la direction de Jean-Louis Bandet.  

Hardcover

First published January 1, 1986

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About the author

Hermann Hesse

1,874 books20.3k followers
Many works, including Siddhartha (1922) and Steppenwolf (1927), of German-born Swiss writer Hermann Hesse concern the struggle of the individual to find wholeness and meaning in life; he won the Nobel Prize for literature in 1946.

Other best-known works of this poet, novelist, and painter include The Glass Bead Game , which, also known as Magister Ludi, explore a search of an individual for spirituality outside society.

In his time, Hesse was a popular and influential author in the German-speaking world; worldwide fame only came later. Young Germans desiring a different and more "natural" way of life at the time of great economic and technological progress in the country, received enthusiastically Peter Camenzind , first great novel of Hesse.

Throughout Germany, people named many schools. In 1964, people founded the Calwer Hermann-Hesse-Preis, awarded biennially, alternately to a German-language literary journal or to the translator of work of Hesse to a foreign language. The city of Karlsruhe, Germany, also associates a Hermann Hesse prize.

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Profile Image for Pierre E. Loignon.
129 reviews28 followers
April 17, 2012
L’écriture de Hesse nous entraîne au fil de divers récits, présentés sur fond de poésie, où les passages de ses personnages principaux au travers d’épreuves initiatiques nous entraînent à toutes sortes de réflexions politiques, religieuses ou philosophiques.
Ce recueil est certainement le meilleur moyen d’y accéder à diverses époques et d’en apprécier la maturation en langue française.

Peter Camenzind. Ce roman plein de charme permettra à Hesse de se faire un nom en littérature. On s’attache facilement à ce villageois montagnard dont les capacités d’expressions lui attirent un succès qu’il n’attend pas plus qu’il ne désire. Succès qui en fera bien vite un solitaire, isolé entre le monde de son enfance, où nul de possède sa culture, et celui où il produit son activité de critique littéraire, milieu où personne ne sait vivre à la manière simple et pure de sa campagne natale dont une part de son être demeure irréductiblement constituée.

L’Ornière. Le mot qui fourni l’intitulé du livre y est présenté comme le concept philosophique phare d’une appréhension très sombre de l’existence humaine. Ici, l’homme naît avec plein de possibilités que la société annihile, extermine, détruit.

Rosshalde. Le désespoir de l’existence artistique bourgeoise est formidablement exposé, en long et en large, par ce regard porté ici sur l’activité et le mariage d’un peintre. Difficile de s’en sortir le nez avant de l’avoir terminé.

Knulp. Chef d’œuvre de la période de production romantique de Hesse. Ce roman est une véritable poésie en prose, pleine d’une belle mélancolie dont le charme provient des sphères de la moralité et de la spiritualité.

Demian. Voilà, à mon sens, le premier vrai grand roman où le style de Hesse prend forme. Cette aventure spirituelle encore très sombre d’un jeune homme tourmenté est franchement haletante.

Le dernier été de Klingsor. Ce recueil de quatre nouvelles est, à mon avis, ce qui se trouve de plus faible dans l’ensemble présenté ici. Si je me suis laissé attendrir et divertir de manière superficielle par La scierie du marbrier et Ame d’enfant, j’ai trouvé plutôt lourd Klein et Wagner et, comme Rosshalde présentait déjà de manière bien plus fine et profonde l’existence artistique, j’ai trouvé franchement ennuyant Le dernier été de Klingsor.

Siddhartha. Les romans mystiques sont généralement le fruit d’un prosélytisme qui ne peut que dégoûter tout lecteur sérieux. Or, ce n’est absolument pas le cas ici. Hesse cherche à présenter la quête de spiritualité qui accompagne nécessairement toute existence consciente de sa finitude et il le fait par le biais de l’horizon indien d’une manière parfaitement réussie.
En effet, bien que le lecteur qui espérerait trouver dans ce livre une représentation authentique de l’esprit indien n’arrivera certainement pas à satisfaction, Hesse nous y fait si bien rêver et réfléchir qu’il me semble que ça vaut le coup de suspendre nos exigences de vérité historico-culturelle pour suivre simplement le fil de cette belle histoire.

Enfance d’un magicien. Ce roman raconte avec une tendre dureté les tribulations d’un jeune homme dont l’authenticité l’entraîne à actualiser quelques doctrines idéalistes qui ont su le séduire.
Sans que je puisse dire pourquoi, ce livre n’a pas su me laisser une impression aussi forte que les précédents et les suivants.

Le loup des steppes. La structure de ce récit a une forme très kierkegaardienne puisqu’il présente le récit d’un pseudonyme au sein duquel on trouve le pamphlet écrit par un personnage qu’un pseudonyme de Hesse observe.
D’autre part, son fond est très nietzschéen puisqu’on y trouve des critiques incendiaires de la société bourgeoise dans une atmosphère existentielle d’intellectualisme narcissique décadent. Il faut dire que l’auteur partage avec Nietzsche aussi bien le fait d’être fils de pasteur protestant que la volonté de trouver des possibilités supérieures pour l’humanité. Or, dans le cas présent, la possibilité sur laquelle on tombe, et qui enflammera la civilisation occidentale une cinquantaine d’année après, correspond, pour reprendre les idées du jeune Nietzsche, à un délire dionysiaque auquel manque la contre partie apollinienne...

Narcisse et Goldmund. Ici Hesse atteint à mon sens le sommet de son art. L’horizon historique du Moyen-Âge, en commençant avec ses monastères, où s’épanouissent religiosité et philosophie scolastique, pour passer par ses corps de métiers, ses pestes, ses brigands et surtout ses artistes vagabonds, y est parcouru de long en large, aux cours de nombreux chapitres qui pourraient bien contenir à chaque fois un roman complet.

Le voyage en Orient. Entre rêve et réalité, nous voyons, au cours d’un trop court nombre de pages, s’entrecroiser toutes sortes de personnalités appartenant à diverses époques. On appréciera d’avantage après avoir lu Le Jeu des Perles de Verre...

Le Jeu des Perles de Verre. Sublime couronnement d’une carrière littéraire hors du commun, voilà sans aucun doute l’un des récits de science fiction les plus étonnants qui soient. Considéré par plusieurs comme le chef d’œuvre de Hesse, on y trouve une critique (plus que jamais d’actualité aujourd’hui) de la culture des « pages de variété » et une contre-position positive qui n’a rien d’une utopie, aussi bien du fait qu’elle paraît parfaitement réalisable, que parce que ses défauts sont mis à jour par le personnage principal.
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