Le regard enfin tourné vers le lecteur, la couverture affiche une Médée plus âgée, les avant-bras ensanglantés et en possession de l'objet qui a changé son histoire : la toison d'or. Après avoir découvert une enfance heureuse et éprise de liberté grâce à l'initiation à la magie, là voilà à nouveau en proie aux idées saugrenues de son père. Ou plutôt, ce dernier la pense à son service mais il n'en est rien. Car le navire de ses quatre cousins et d'un certain Jason arrive au port. Ce capitaine et ses argonautes, ses compatriotes, est venu dans un but précis : récupérer la toison d'or.
Aiétès accepte, sûr que Jason n'y arrivera jamais à cause des taureaux qui la protège et du géant devant la grotte dans laquelle la précieuse toison se trouve.
Le dessin reste le même que dans le précédent tome, bien que le sujet soit moins léger. En effet, Médée décide de partir avec Jason et de l'aider, tombant amoureuse de lui. A partir de là, Blandine Le Callet suit le mythe de Médée tout en l'adaptant afin de rendre la jeune femme plus attachante, mais également moins cruelle que ce que le mythe en dit. L'histoire reste néanmoins une tragédie, ne serait-ce que dans les gestes cruels des argonautes quand ce n'est pas Médée qui trahit son propre père afin de s'enfuir vers Argos. Le mythe ne semble pas fini, un troisième tome est à attendre avec plaisir pour suivre la suite de l'histoire de Médée.