في غزة التي تتكسر فيها البيوت وتبقى الكلمات، يجلس بائع كتب مسن على عتبة دكانه كأنه يحرس ما تبقى من العالم. لا يبيع الورق فقط، بل يسلّمُ كلَّ داخل سببًا صغيرًا للعيش : قصيدة تنقذ نهارا، رواية تعيد ترتيب . القلب، ودفترًا يُذكّر بأنّ الكتابة امتداد للقراءة وحفظ للحياة. يتقاطع صوته مع أصواتِ مَن أحبّوا الكتب قبله: طفل يبحث عن حكاية تُحلّق به، امرأة تُداوي بجملة جرحًا قديما، وصديق يكتب عن الناس كي لا يضيعوا. الحصار حاضر ، غير أنّ الرواية لا تحتفل بالخراب؛ إنّها تمسك بيد القارئ نحو ما يبقى الشاي الدافئ، تمرّة تُلطَّف مرارة اليوم، وصفحات نقشت لتكون شاهدةً على ما جرى نقرأ لنفهم ما يحدث ونكتب لكي لا يُعاد الأذى، ونفتح المكتبةَ كلَّ صباحٍ لأنّ بابًا واحدًا مضاءً يكفي ليصدَّ ليلا طويلا. ستجد هنا سيرة قارئ صنعته الكتب وصنع بها من حوله؛ سيرة رجل يعلمنا أن الإنسان لا يُقاس بما هُدم من حوله، بل بما أقامه في الآخرين من معنى. هذه روايةٌ تُقربنا من غزّة بقدر ما تُقربنا من أنفسنا، وتدعو القارئ إلى أن يكون شاهدًا ... لا متفرجًا.
«Τράβα λοιπόν τη φωτογραφία του γερο-Ναμπίλ Αλ Τζάμπερ που θέλεις. Χαμένο στα βιβλία του, όπως ακριβώς είναι μέσα σε τούτο τον παράλογο, λυσσαλέο, απάνθρωπο κόσμο».
Ο Rachid Benzine γράφει για τον βιβλιοπώλη της Γάζας, ο οποίος προσπαθεί να διατηρήσει την ανθρωπιά του σε μια πραγματικότητα που την καταστρέφει καθημερινά. Ο ηλικιωμένος βιβλιοπώλης είναι ένας απλός άνθρωπος που αντιστέκεται στην αδικία διαφυλάσσοντας τις λέξεις και τη μνήμη του τόπου του.
«Ξέρετε, εδώ, το κάθε βιβλίο έχει την ιστορία του και τη δική του ξεχωριστή θέση. Μπορείτε να επιλέξετε, ασφαλώς. Όμως, και τα βιβλία τα ίδια επιλέγουν τους αναγνώστες τους», λέει.
Ο συγγραφέας χρησιμοποιεί μια απλή, σχεδόν ποιητική γλώσσα για να δώσει φωνή σε έναν ήρωα που έχει χάσει σχεδόν τα πάντα, αλλά εξακολουθεί να πιστεύει στη δύναμη των ιστοριών. Τα βιβλία στο μαγαζί του γίνονται σύμβολα αντίστασης. Γίνονται μια υπενθύμιση ότι η κουλτούρα δεν μπορεί να σβηστεί, ακόμη και όταν όλα γύρω καταρρέουν.
Η γραφή του Benzine είναι ήσυχη, αλλά γεμάτη ένταση. Πρόκειται για ένα βαθύ μυθιστόρημα που σε πολλά σημεία με έκανε να δακρύσω. Το συνιστώ ανεπιφύλακτα!
Un livre d’une grande poésie, où l’on raconte la vie d’un Gazaoui de 1948 à 2023. Outre la forme que je trouve très bien faite, la place de la littérature et des mots dans ce livre propose une grande richesse dans un monde qui arrache, pille et tue. Les moments de poésie sont absolument sublimes, et la famille de Nabil est inoubliable. Un récit profondément humain et indispensable aujourd’hui 🇵🇸
Comment noter ce récit autrement que 5 étoiles ? Quand je finis ma lecture dans le tram avec une larme qui coule, avec la gorge serrée, ramenée aux horreurs que je tente de suivre sur les réseaux sociaux de ce qu’il se passe à Gaza. Ce roman rappelle encore et toujours que les horreurs durent depuis bien longtemps, des dizaines et dizaines d’années.
L'épigraphe de S. Weil n'est vraiment pas terrible, avec cette idée de prédestination, de don "reçu", c'est vraiment très marqué par une culture chrétienne nocive (exacerbée chez les protestants pour ce qui concerne la doctrine de la prédestination). Tout le début du livre est vraiment gênant, malaisant. Il y a des frappes qui tuent des enfants, mais on ne sait d'où elles viennent. Qqs clichés aussi, "le rouge des tomates, le vert des herbes fraîches, le jaune de citrons" au milieu de scènes de désolation, de ruines, de morts et de blessés. Et le mot qui apparaît p: 23 pour parler de ce qui se passe, c'est "Hamas". Les gens ont été "chassés de la ville", p. 24, mais on en dit tjrs pas par qui ni quand ni pourquoi. Le mot "Israël" (ou ses dérivés) n'apparaît que p. 65 ! Pire encore, p. 32 : "Cette terre est une litanie de représailles sur représailles, de haines empilées, de tristesse recouverte de tristesse." Rachid Benzine crée une symétrie dans une guerre qui est pourtant coloniale (l'histoire du libraire l'illustre !). Il y a clairement un État colonisateur, depuis sa création, et une population colonisée. C'est mon plus gros reproche à ce livre, renvoyer colonisés et colonisateurs dos à dos. Pareil p 33, "Mes parents ont bcp souffert, mais ils ont toujours su pardonner" => comme si c'était bien de pardonner aux colons qui tuent, pillent et déportent. C'est l'éloge de la résignation... Et évidemment, le libraire est de père chrétien pour qu'il soit un héros possible, que ce ne soit pas un méchant musulman. Benzine prône d'ailleurs un œcuménisme bien lénifiant, comme si mélanger des sourates du Coran à des paraboles bibliques allaient changer quoi que ce soit à une situation qui est avant tout politique et coloniale. Dans les références, Shakespeare, Primo Levi, Saint-Exupéry et Mahmoud Darwich pour mettre quand même une petite couleur locale. Ça fait fake, pour séduire le plus grand nombre, surtout le lectorat occidental bien sûr (manque juste Dos Passos pour le lectorat hispanophone). p. 105, "la lutte armée, le combat suicidaire", c'est R. Benzine qui parle. Il aurait prôné le désarmement du FLN comme du Front national de libération du Sud Viêt Nam... Sinon, les aspects historiques me semblent bien retranscrits à travers le récit de la vie du libraire, la Nakba, les camps de réfugiés, la Guerre des six jours etc. J'ai bien aimé ces épisodes et la façon dont ils étaient racontés. Mais sous couvert d'une fable, R. Benzine nous sert une vision bien biaisée de ce cette guerre, dédouanant de fait très largement Israël qui ne décide que de "représailles" (6 lignes avant la fin du texte). Pas étonnant qu'il soit invité dans les médias mainstream pour servir cette soupe bien tiède qui arrange tout le monde.
4,5 J'aime Rachid Benzine. J'aime comment il écrit en toute simplicité sur des sujets aussi importants. J'aime la justesse du ton employé, jamais trop. Ce livre est à lire de toute urgence, encore plus avec le contexte actuel. Il est primordial de rappeler que la Palestine a existé avant la II guerre mondiale, de rappeler l'arrivée des juifs, la nakba, la proclamation de l'état d'Israël, les camps de réfugiés , la création de Gaza, l'Intifada, les bombardements, la prison, les injustices... J'applaudis le choix très judicieux de Rachid Benzine d'arreter les actions de ce livre bien avant 2023 afin de rappeler que ça n'a jamais commencé le 7 octobre! Et surtout, surtout, que c'est beau de ramener les Palestiniens à leur condition d'HUMAINS en dressant le portrait de Nabil, cet homme qui aimait lire les livres.
Un récit qui prend racine à Gaza, là où la vie avance malgré les ruines et le vacarme. On suit un homme qui essaie simplement de rester debout au milieu du chaos, entre les pertes, les peurs, les silences et ces moments suspendus où l’on se raccroche à quelque chose qui dépasse le quotidien. Dans son cas, ce sont les livres : des repères, des refuges, une manière de garder une part d’humanité intacte quand tout se fragilise autour.
L’écriture est d’une grande poésie, fine, lumineuse. Une lecture brève, mais marquante. Une vraie découverte.
To βιβλίο του αυτό: 1️⃣ θα σε κάνει να κλάψεις με αναφιλητά και 2️⃣ δε θα μπορέσεις να ξεχάσεις ποτέ
Μία πένα που γράφει τα πιο επώδυνα ποιήματα, λέξεις που αισθανόμουν πως έχουν γραφεί με αίμα αθώων κάπου στη Γάζα. Δε ξέρω πώς να περιγράψω το άδικο, το «κρίμα» που αισθάνθηκα κρατώντας αυτό το βιβλίο και διαβάζοντας για την τύχη αυτού του δύσμοιρου βιβλιοπώλη στη Γάζα που στέκει ακούνητος φρουρός του βιβλιοπωλείου του έχοντας υποταχθεί σε μία ζωή γεμάτη δυστυχίες, έχοντας νοσταλγήσει μία πατρίδα που δε γνώρισε και έχοντας χάσει ό,τι πολυτιμότερο είχε σε έναν πόλεμο που του φόρτωσαν στις πλάτες ήδη από την κοιλιά της μάνας του.
First book of 2026 and wow - what a read. I rarely finish a book in a single day, but I truly couldn’t put this one down.
The Man Who Read Books by Rachid Benzine tells the story of Nabil, an elderly bookseller in Gaza, who, through his encounter with a young French photographer, shares his own life story and that of his family. It’s a narrative of exile, tragedy, resistance, and hope, woven throughout with literature, poetry, and theatre.
I highly recommend it — but keep some tissues nearby. 💔📚
Au fil de discussions avec un bouquiniste de Gaza, un photographe de presse s'entend dérouler le fil de l'Histoire des Palestiniens et de leur errance sans fin depuis la Nakba de 1948 jusqu'à nos jours.
Un texte puissant, riche et intelligent, où les références à la littérature classique et contemporaine, orientale et occidentale, servent de bouée de sauvetage, de lumière dans les ténèbres, dans une guerre qui dépasse les civils, mais qui ne leur a pas laissé le choix que de rythmer leur vie à leur place.
On ne ressort pas indemne de cette lecture, courte mais chargée, ô combien nécessaire.
Νιώθω άβολα να του βάλω το 4αρι που μάλλον αξίζει. Η φωνή του αφηγητή φωτογράφου μοιάζει παράταιρη και επιτηδευμένη σε αρκετά σημεία. Η φωνή του βιβλιοπώλη από την άλλη σηκώνει το βάρος πολλών χρόνων, από το διωγμό μέχρι το σημερινό 2025, το δικό του πνεύμα βασιλεύει στις σελίδες, ευτυχώς 🙏🏽
„-Știți, aici, fiecare carte are povestea ei și locul ei rezervat. Puteți să alegeți, desigur. Dar și cărțile își aleg cititorii.”
„Librarul din Gaza” este o carte scurtă, dar cu un stil aparte, fragmentat, care te obligă să încetinești ritmul și să savurezi fiecare frază. Modul de scriere este neobișnuit, cu propoziții foarte scurte, uneori de doar două‑trei cuvinte, care par să taie fraza când ar fi putut fi completă. Din acest motiv, cartea trebuie citită încet, fără grabă, pentru a păstra legătura cu naratorul. Se citește printre gurile pe care le sorbi dintr-o ceașcă de ceai sau de cafea, iar ritmul acesta creează o apropiere intimă de poveste.
Cartea explorează importanța cărților, a culturii și a oamenilor care le păstrează vii, arătând cum pasiunea pentru lectură poate fi un act de rezistență într-un context dificil. Cititorul descoperă viața lui Nabil și atmosfera orașului Gaza, dar autorul nu urmărește un fir narativ complex; accentul este pus pe impresii, momente și reflecții.
„Nu scria cineva că recunoaștem fericirea după zgomotul pe care îl face când pleacă?”
Cartea impresionează prin simplitatea ei și felul în care te apropie de lumea lui Nabil. Te lasă să vezi oamenii și locurile prin ochii unui narator care trăiește printre cărți și istorie, iar Gaza devine aproape palpabilă. E o lectură scurtă, dar memorabilă, care te face să te gândești la rezistență, cultură și fragilitatea vieții în contexte dificile.
Hay veces que un libro de narrativa te enseña mucho más que un texto histórico. Este es una de esas veces y El librero de Gaza es uno de esos libros. Con un narrador magnífico en segunda persona (ojo al dato, esto no frecuenta) se te presenta ante ti la oportunidad de conocer el pueblo de Gaza a traves de los ojos de Nabil, un viejo librero, que te habla casi mirandote a los ojos sobre su vida, su familía y su historia. Leerás esta historia con un nudo enorme en el pecho y un cúmulo de lagrimas picando tras los párpados. Pero "lee, lee hasta volverte loco." Sin palabras, necesito un abrazo.
Extrêmement touchant et émouvant. C’est un texte magnifique qui revient de manière très clair sur l’histoire de l’invasion et l’occupation de la Palestine par Israël. C’est magnifique, c’est nécessaire.
Not once did I read this book in actual privacy, you'll need tissues. Sad that my friends don't understand french because this is worth the read a million times...
Σήμερα το ξημέρωμα, περίπου μισή ώρα αφού τελείωσα το βιβλίο, λόγω της κακοκαιρίας το σπίτι άρχισε να πλημμυρίζει. Δεν μπορώ να περιγράψω το συναίσθημα του να διαβάζεις για ανθρώπους που για δεκαετίες ολόκληρες βομβαρδίζονται τα σπίτια τους και ξαφνικά να κοιτάς κάτω από την πόρτα και να γεμίζει νερά το δικό σου. Έξω στην αυλή το νερό κάλυπτε τα πόδια. Δίνουμε ονόματα στις κακοκαιρίες για να γνωρίζεις ποια θα είναι αυτή που θα σε καταστρέψει, ώστε να μην την μπερδέψεις με αυτή που κατέστρεψε κάποιον άλλο.
Τι σχέση έχει αυτό με το βιβλίο; Απλά, οποιαδήποτε στιγμή ο οποιοσδήποτε μπορεί να βρεθεί δίχως σπίτι. Στην περίπτωσή μου, το γλυτώσαμε. Βρήκαμε λύση και απομακρύναμε τα νερά. Δεν καταστράφηκε κάτι, απλά τρομάξαμε λίγο. Το ίδιο δεν μπορούν να πουν και οι άνθρωποι της Γάζας για τις Ισραηλινές βόμβες που τους έχουν καταστρέψει οικογένειες και περιουσίες.
Η πραγματική κακοκαιρία είναι η διαχρονική ανευθυνότητα ενός κράτους που το μόνο που ξέρει να κάνει είναι να στέλνει καθυστερημένα μηνύματα με το 112. "Μείνετε μέσα" και "Να αποφεύγετε τις άσκοπες μετακινήσεις".
Έγινε, μάγκα, θα κάτσω μέσα να πνιγώ.
Το βιβλίο είναι καταπληκτικό και η μετάφραση εξαιρετική. Λάτρεψα τη χρήση του Β' προσώπου στην αφήγηση. No notes.
Ο πραγματικός τρόμος εντοπίζεται στη συνήθεια της βίας. Έχουμε συνηθίσει τα σκάνδαλα, τις πυρκαγιές και τις πλημμύρες. Έχουμε συνηθίσει να βλέπουμε μια γενοκτονία σε ζωντανή μετάδοση. Όλα είναι μια συνήθεια.
j’ai une drôle d’impression en quittant ce livre, comme si il avait mis le colonisateur et le peuple colonisé opprimé et génocidé dos à dos, qu’il faut chacun se pardonner etc etc. comme si les fautes étaient partagées. le texte était poétique, mais trop lisse et jsp c’est typiquement le genre de récit semi engagé qui plait bcp aux médias car il ne tape pas vraiment sur l’agresseur mais est dans une démarche pacifique. free palestine et fuck israël
Ένας Γάλλος φωτογράφος, περιπλανώμενος μέσα στα ερείπια της Γάζας, βλέπει έναν ηλικιωμένο βιβλιοπώλη να κάθεται δίπλα σε στοίβες βιβλίων έξω από το κατάστημα του και να διαβάζει. Ο βιβλιοπώλης τον προσκαλεί να περάσει μέσα και του λέει ότι πριν τον φωτογραφίσει καλό θα ήταν να ξέρει την ιστορία του. Κι έτσι αρχίζει η αφήγηση….
«Δεν είμαι μόνος. Οι λέξεις των βιβλίων σκίζουν όλες τις σιωπές. Σου επιβάλλονται.»
Με γλώσσα απλή μα ταυτόχρονα συναισθηματική, ο Ναμπίλ αφηγείται την ιστορία της ζωής του και ταυτόχρονα του λαού του. Την προσφυγιά που έχει ποτίσει το DNA του αλλά και τη βοήθεια και το στήριγμα που βρήκε στις λέξεις.
«Κληρονομούμε, φαίνετα, και την οδύνη των προγόνων μας. Χωρίς να την καταλαβαίνουμε πάντα. Κι αυτός ο πόνος, γίνεται κάποια μέρα ο δικός σου πόνος.»
Que peut la littérature face à l’indicible, que peuvent les mots, les histoires, face au déracinement et au deuil ? Un moyen de survivre, de lire ce que nous ne pouvons dire, de chercher à comprendre l’incompréhensible.
À Gaza, un vieux libraire nous retrace sa vie, ses espoirs, ses désillusions ainsi que ses instants de beauté volés à la souffrance…
Dans ce court roman écrit merveilleusement, un homme âgé raconte l'exil forcé, la souffrance qu'il a héritée de sa famille chassée de Palestine par les soldats, l'espoir, la révolte et la résilience... J'ai été happée et touchée !
"“Tu crois que les mots vont nous sauver, Nabil ?” me demandaient mes amis. Je leur répondais que oui. Je n’en suis plus sûr. Je dirais qu’ils sauvent en silence. La réalité est la même, rien ne renverse l’oppression, mais l’esprit, lui, s’envole."
que dire sur ce livre a part qu'il est a mettre entre toutes les mains, que cette histoire est profondément touchante et importante et terriblement triste. Triste de voir la détresse de ce peuple depuis 1948.
هذه القصة القصيرة رائعة مدهشة مبهجة مبكية كل المشاعر عشتها برفقة المكتبجي السيد نبيل بائع الكتب في غزة. كم أحببتك وأفتقدك منذ الآن.
رواية قصيرة يحكيها المصور الفرنسي جوليان أثناء إقامته في مدينة غزة ولقائه برجل مسن يدعى نبيل الجابر الذي يمتلك مكتبة صغيرة ممتلئة بالكتب وهناك يحدث التعارف بينهما من خلال صورة أراد التقاطها جوليان ومن ثم بدأت القصة تُروى لحظة بلحظة حياة نبيل والتي تعبر عن حكاية فلسطين وأهلها أثناء النكبة وتهجير سكانها والمآسي التي لحقت بهم على يد المحتل. ما يجعل هذه الرواية رائعة هو السرد فطريقة الكتابة من خلال حوار بين اثنين وكيف يرى المصور هذا المسن العاشق للأدب والكتب فينقل لنا عبر ما يراه تفاصيله التي تشابه الصورة الناقلة لمشهد حي وكأنها مرآة تعكس أجزاء نبيل من خلال سلسلة حياتيه ابتداء من هوية مركبة " مسيحية ومسلمة" مرورا بحياة التهجير وثم السعي لأمل العثور على حياة أفضل بعد التعلم في مصر والعودة للديار وهناك تتحطم الأحلام بفعل هذا الكيان الظالم. وبعد الانتهاء من قراءتها تأكدت أن كل فعل قراءة هو مقاومة تتخذ أشكالا متعددة وحيث قصة نبيل والقضية التي تشغلنا أبرزت قوة القراءة كأداة حاضرة نعول عليها أحد سبل البقاء والمقاومة إضافة إلى أنها شكلت الذات والتكوين الجوهري لدى بطلها نبيل فهي تبقي ذاكرته حية وكل كتاب أمسكه يرجعه لذكرى وولادة وموت وحياة عاشها مع أسرته وزوجته هيام ودولته فلسطين. لنبيل روحا جميلة فقد وصف نفسه بعد عدة خسارات وانتكاسات متلاحقة بـ " شيخا طيبا قليل الضرر".
معلومة من الكتاب : هذه قصة حقيقية وللأسف لم أجد صورة للمكتبة فقد تم محوها من قبل المحتل ولنتذكر أن" لكل بيت مسحوق عائلة وقصة وحيوات" فلسطين دوما ستبقين المركز لإعادتنل واختبار مدى إنسانيتنا فدمت سالمة ولو بعد حين. وهنا أتساءل:
أين تذهب الكتب والحكايا في عالم يخطف ويقتل وينهل ويسلب إنسانيتنا ؟
رواية بائع الكتب في غزة للكاتب المغربي رشيد بن زين وترجمة أيمن مبروك صادرة عن دار @meskiliani_publishing فشكرا لهم على هذا العمل الرائع.