Bernadette, quatorze ans, est prise d’un malaise alarmant pendant son concert de fin d’année. Convaincue d’être atteinte d’une maladie cardiaque, elle scrute son pouls, et l’été à Kamouraska, loin de sa meilleure amie Lina, s’annonce pénible. Elle redoute surtout qu’une autre crise survienne au bistro où elle est embauchée, devant l’équipe de la cuisine et Kiki, seize ans, à la réplique railleuse. Forte de ses nouvelles amitiés, Bernadette prend bientôt ses distances avec ses parents surprotecteurs – non sans découvrir au passage que les adultes n’échappent pas aux dangers qu’ils semblent voir partout. Dans ce roman qui pulse au rythme de la musique, Bernadette apprivoisera sa peur d’avoir peur, avec une folle envie de vivre.
Fanny Britt is a Quebec playwright, author and translator. She has written a dozen plays (among them Honey Pie, Hôtel Pacifique and Bienveillance) and translated more than fifteen. She has also written and translated several other works of literature. Jane, the Fox and Me is her first graphic novel.
Étant une personne extrèmement anxieuse depuis que je suis toune jeune, je me suis reconnue dans le personnage de Bernadette. Les symptômes physiques, les pensées irrationnelles mais qui ne sont pas si irrationnelles que ça pour nous, qui le vivons… Ouf, quelle souffrance!
La relation mère-fille m’a fait de la peine. Je crois que Bernadette aurait tellement eu besoin de sa maman.. Autant que sa maman aurait eu besoin d’elle.
Dans ce roman, on parle d’anxiété, de violence, de viol, sans toutefois être une histoire lourde et difficile à lire.
C’est une agréable lecture, tout simplement. ⭐️⭐️⭐️.5
Roman pour ado sur l’anxiété, roman de vacances d’été, de chalets, de première job et d’émancipation. Bien mené, agréable à lire et qui se passe dans ma région, en plus. (J’ai reconnu plein d’endroits et ma librairie y est mentionnée, tsé! 🥹)
Une bien belle lecture plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, à lire à l’année, pas juste l’été!
J'ai bien aimé cette histoire, la façon d'imager l'anxiété, de la rendre concrète et compréhensible. C'est l'histoire d'un été, d'une ado comme les autres, mais aussi différente. Et c'est bien écrit, vraiment!
Que j’ai aimé Barnadette malgré ses sautes d’humeur d’adoleschiante et ses angoisses d’hypocondriaque. Un roman de première fois sur l’anxiété.
J’ai aimé que ça tourne autour de l’amitié, la famille et le travail. Qu’il n’y ait pas l’importance du premier amour. J’ai été saisie par la finalité de la situation avec sa mère. J’ai aimé qu’on passe par des erreurs qu’on commet ado en jugeant tout au premier regard selon nos évaluations de nos perceptions. Les regrets, la honte et la culpabilité d’avoir agis ainsi nous forgent en tant qu’humain.
Et que dire de la bande sonore, des liens avec Dead Poets Society et d’habiter Kamouraska le temps de l’été, un délice!
« Je craindrai de l’être exclamée trop fort, d’avoir dérangé, d’avoir fait une folle de moi. Pour le moment, j’ai la tête sous la chute, et l’oxygène que je respire est constellé de perles d’eau, qui crèvent sur ma langue en millions d’éclats diamantés. » (Britt, Fanny. Bonjour, mon cœur, p.182)
4.3 Que j’aurais aimé lire ce roman à l’adolescence! Sans être un récit clinique, il s’agit de celui qui, depuis mon diagnostic d’anxiété chronique, m’a le plus parlé. L’été de ses quatorze ans, Bernadette se rend au chalet familial à Kamouraska. Depuis quelques temps, son cœur s’emballe, mais ce n’est pas une raison pour décliner l’offre de travailler au restaurant du village. Pendant ces mois sous le soleil, Bernadette comprendra que la vie est faite d’un amoncellement de ficelles qui ne se démêlent pas aussi facilement que ce que nous a fait croire l’enfance. Fanny Britt sait d’ailleurs les raconter, ses ficelles, sans se laisser prendre par l’apitoiement, toujours avec poésie et délicatesse.
ça m’a pris du temps à venir à bout d’essuyer les larmes qui perlaient sur mes joues à la fin de ce roman; j’aurais tellement aimé lire ce roman plus tôt dans ma vie, dans l’année rocambolesque nommée 2024, où jai vécu mes premières crises d’anxiété; de retour de voyage de Jamaïque, je croyais avoir attrapé la rage en flattant trop vigoureusement un chien errant gentil, et mon cœur s’est emballé par la peur de mourir; à Fire Island quelques mois plus tard, je croyais avoir attrapé le tétanos en me raflant les genoux, même si je suis adéquatement vacciné, et mon cœur a repris de plus belle; sur la rue Duluth, à quelques mètres de chez moi, j’ai toussé maladroitement, ce qui a fait un bon dans mon cœur, et j’ai dû m’asseoir en plein trottoir pour retrouver mon rythme cardiaque normal; tout dans ce roman pour ado (quoique je dirais pour toutes.tous, peu importe l’âge) m’a ému, m’a fait sourire; c’est rare que je me sens moins seul, à la fin d’une lecture; Fanny Britt, plus souvent, pour toujours. ♥️
Une lecture rapide hyper facile à lire. Par contre, la fin avec la mère?! Ça m’a mis OFF, d’après moi l’agression n’avait pas sa place dans l’histoire ,sinon j’aurais srm mis 4⭐️. Anyways, l’anxiété y est bien décrit/imagé et ça serait un bon livre à lire pour les jeunes anxieux.
Bernadette a 14 ans et elle commence à trouver des symptômes de problèmes cardiaques lors de son concert de fin d’année. Elle refuse d’en parler à ses parents alors que la famille part pour tout l’été au chalet à Kamouraska. Elle se trouve un emploi dans un petit bistro et ses symptômes ne semblent pas se calmer. Elle adore le monde du travail et des jeunes adultes qu’elle vient de découvrir, mais son cœur la ronge de l’intérieur.
Britt explore des enjeux très intéressants dans cette incursion dans la littérature jeunesse. Le passage à l’âge adulte, l’anxiété, les amitiés éphémères, les découvertes et bien d’autres thèmes sont habilement abordés. Elle ne tombe pas dans l’excès, comme on le voit dans La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen (Le Quartanier, 2014), mais plus dans l’adolescence moyenne. Rien n’est extraordinaire dans ce que vit Bernadette lors de cet été, alors il est très facile de s’identifier à elle.
L’un des thèmes primordiaux de ce roman est l’angoisse constante que vit la personnage principale. Pour Bernadette, tout a le potentiel de devenir un drame, que ce soit rencontrer un vieil ami de la famille ou un froid entre ses parents, mais rien n’est sûr. Pourtant, cela ne l’empêche pas de sombrer dans une spirale d’angoisse. Finalement, son instinct lui donnera raison, mais le coup de génie de Britt est qu’elle fait douter le lecteur jusqu’au bout. On ne sait jamais si Bernadette voit des problèmes là où il n’y en a pas ou si elle a raison.
Aussi, le style de Britt est très bien adapté au roman. On voit qu’elle a travaillé la pensée de Bernadette et qu’elle représente bien une adolescente de 14 ans. Il faut souligner qu’elle ne tombe jamais dans la parodie. Son style est équilibré et bien utilisé.
Finalement, Bonjour, mon cœur est un excellent roman sur l’adolescence, les découvertes et l’anxiété. Fanny Britt réussit haut la main son premier roman jeunesse.
Je ressors de cette lecture avec un neutre. C'était bon , mais moins que j'aurais aimé que ça soit. Bernadette à 14 ans, stresse énormément et s'inquiète des freegames que lui joue son coeur. Elle est en pleine crise d'adolescence, envoie chier ses parents et est souvent dans sa tête. Je n'ai pas réussi à m'attacher tant que ça au personnage.
L'histoire m'a beaucoup fait penser à la Pleine lune des fraises de Isabelle Roy, mais le coup de coeur en moins.
De plus, le secret de la mère m'a semblé garoché à la fin, comme s'il fallait qu'il y ait un élément rebondissant supplémentaire à l'histoire. Bref ...
Le roman sera pertinent selon moi pour des ados de 15 ans et plus, avec accompagnement ou discussion suite à la lecture.
Excellent roman, mais qui a peut-être un rythme un peu lent pour le public ado. Ça reste qu’on aime l’écriture de Fanny Britt et que le dernier tiers s’accélère quand même!
Bernadette, c’est moi au même âge, à l’urgence pour un “problème cardiaque”. Je me suis reconnue dans son personnage anxieux. Premier roman de Fanny britt, j’ai beaucoup aimé
C'est pas simple de parler d'un concept comme l'anxiété avec des humains qui vivent toutes les choses pour la première fois, mais Fanny Britt a démontré l'empathie et le doigté nécessaire pour incarner Bernadette, 14 ans et persuadé qu'une mort prématurée la guette.
Bonjour, mon coeur est histoire en l'apparence simple qui se révèle dans ses nuances et ses non-dits. Ce n'est pas tant important qui arrive à Bernadette, mais plutôt comment elle y réagit et comment elle se sent. Sans vraiment le crier haut et fort non plus, Bonjour, mon coeur met l'emphase sur la nécessité de parler et partager ses inquiétudes afin de 1) alléger sa souffrance émotionnelle et 2) comprendre le monde pour ce qu'il est et non comme on l'interprète. C'est écrit avec beaucoup de maturité sans toutefois sentir qu'on y fait la morale aux ados.
C'est un peu dans la veine de Normal People, peut-être en moins spectaculaire. Y'a moins de méchants et de twists, mais je ne dirais pas non à lire un deuxième tome de l'adolescence de Bernadette.
3,25⭐️ c’était bien. Mais j’aurais aimé qu’on me prévienne à l’avance de divulgâcheurs importants : avant de lire ce roman assurez-vous d’avoir vu La société des poètes disparus. C’est un film que je veux voir et l’autrice n’arrête pas de faire des parallèles avec les personnages et sa protagoniste. Comme je ne voulais pas qu’on me gâche le film, j’ai sauté toutes les pages qui en parlait.
Aussi, elle fait un parallèle entre Bernadette (la protagoniste du roman) qui a peur de mourir brusquement à une jeune âge et le fait que ça pourrait lui arriver parce que ça arrive à plusieurs personnages féminines jeunes. Et puis la, elle nomme 3 romans super populaires où des personnages importants meurent brusquement… gros divulgâcheur pour vrai! C’est pas cool.
Sinon l’histoire était correcte. La fin est surprenante et j’ai fini ébranlée.
3.5/5 Une plume sensible et parfaitement lucide, qui décrit avec une précision et une justesse stupéfiante le senti de Bernadette, 14 ans, qui vit de l'anxiété et est hypocondriaque. En parallèle l'histoire troublante et mystérieusement déroutante de sa mère qui vit des hauts et des bas et combat avec fracas un mal sans nom, qui se révèle à la toute fin et change notre perception avec un habileté déconcertante. Un contexte musical intéressant, j'ai d'ailleurs adoré les références musicales à la fin du roman. Un bas du fleuve invitant, décrit avec amour on le sent bien. Une écriture irréprochable, touchante au possible et bien visée, mais un sujet un peu trop lourd pour mon goût. Sinon j'aurais aisément donné un 4.5!
Nous suivons Bernadette, 14 ans, dans ses expériences estivales d’adolescentes. À travers celles-ci, de multiples questionnements et réalisations l’a font énormément évoluer. Ce récit met le doigt sur un bobo générationnel : l’anxiété. Alors que ce trouble s’infiltre de manière surnoise chez la protagoniste, les lecteurs en sont sensibilisés, sans que cela ne les enfantilise. Un roman qui met de l’avant l’importance de communiquer nos angoisses et nos apréhensions, souvent bien pires que la réalité.
Bonjour mon coeur est venu me parler au plus profond de moi ! Sans dévoiler de 'spoiler', j'ai comprise dès le premier chapitre, les enjeux que Bernadette doit affronter tout au long du roman. J'avais envie à plusieurs reprise de la serrer dans mes bras comme on ferait à une amie. On entre dans les vacances de Bernadette avec ce nouveau problème qui se manifeste à plusieurs reprises et qui affecte également son entourage et son lieu de travaille. Un roman avec beaucoup d'émotion, surtout si on comprend ce qu'elle doit vivre ! À lire et relire.
Abandon à la page 89. Je ne m'attache pas au personnage principal et le rythme est saccadé d'une dôle de façon (dû à l'anxiété du personnage; l'effet est réussi). Cette lecture n'est pas pour moi, mais trouve clairement son public. L'histoire donnait envie de se garrocher à Kamouraska et de profiter du Bas-du-Fleuve.
Petit roman d’été abordant des sujets importants. L’anxiété est très bien représentée, avec les symptômes physiques associés. J’ai parfois trouvé qu’il manquait de punch et que ça tournait en rond et l’écriture n’était pas mon style. Mais je comprends l’intérêt et le sujet du premier travail aussi était bien fait.
Une belle histoire aux couleurs d’adolescence abordant des thèmes comme l’anxiété et le viol. Par contre, ceux-ci ne donnent aucune lourdeur au récit. Ces presque 300 pages se lisent merveilleusement bien!
Bonjour, mon coeur est un roman intéressant qui aborde des thèmes encore tabous de la société comme les maladies mentales. On suit le personnage de Bernadette qui passera un été différent, mais tellement enrichissant.
J’ai beaucoup aimé la fin, mais certains aspects auraient pu être révélés plus tôt pour qu’on puisse davantage suivre la vie du personnage. Au lieu de cela, on répète les mêmes états d’âme au lieu de faire évoluer le personnage.
Un de mes livres favoris cette année! It is one of those books where every word is important and has its place. The writing was brilliant, so easy. It's philosophically deep but in a way that you need it to be...not preachy or imposing. I loved it.
3.5 ⭐️. Ça se lit tout seul, c'est rhytmé. J'aime qu'on ressente et qu'in vive le côté anxieux du personnage principal. Par contre, je trouve que Bernadette réalise trop loin dans l'histoire qu'elle vit avec un trouble anxieux et qu'au final, on n'en parle que très peu.
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Gentil récit d’un été d’adolescente, très crédible pour nous ramener dans cette période de vie qu’il m’a été complexe de vivre mais encore plus d’en être le témoin pour mes filles. Un regard plein d’empathie sur l’anxiété et un beau clin d’œil aux poètes disparus.
Une lecture qui coule si bien malgré que l’on entre dans la tête d’une ado anxieuse et en crise. C’est juste et sensible et ça se passe dans un décor de vacances d’été qu’on s’imagine facilement être idyllique .
3,5/5⭐️ Destiné à un public peut-être plus jeune que moi, mais thématiques bien emmenées et pas trop dans les clichés (émancipation, adolescence, anxiété, etc.) La fin est bien emmenée, il n’y a pas de clash énorme, le point de vue de Bernadette ne détonne pas.
Le début du roman, avec ses descriptions sensorielles et ses figures de style, était exceptionnel. Vers la moitié, ça s’est transformé moins en un roman d’été, plus en un ramassis de colère. on a perdu la magie de kamouraska.