Qu’y a-t-il de plus déchirant à vivre pour les proches d’une victime qu’un meurtre demeuré non résolu, la mort violente restée inexpliquée et impunie ? Trente-cinq ans après le meurtre d’une jeune Française à Montréal, le père de la victime réussit à convaincre le commissaire Durand de Paris de rouvrir l’enquête sur la mort de sa fille, Isabelle Deschamps. C’est donc un Patrice Durand déterminé à connaître le fin mot de l’affaire qui débarque à Montréal. Mais trente-cinq ans séparent les faits de l’enquête, et Vicky Barbeau, chargée du cas à la Sûreté du Québec, n’est pas follement enthousiaste à l’idée de reprendre une chasse aux témoins des plus ardues. D’autant plus que, de Saint-Pierre et Miquelon à Montréal, en passant par les Îles-de-la-Madeleine et le Bas-du-Fleuve, l’affaire se révèle beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraissait. Et le Québec, ce n’est pas la France…
Mettre au jour la face cachée d’une vie, découvrir les secrets que des personnages avaient, croyait-on, emportés avec eux dans la tombe, voilà des thèmes qui parcourent toute l’oeuvre de Marie Laberge. Que l’on songe, par exemple, à Quelques Adieux ou au Poids des ombres. Mais le polar permet à la romancière de les aborder selon un angle tout neuf. D’une part, le lecteur se retrouve emporté par un suspense irrésistible. D’autre part, le travail des policiers, ce tandem parfois grinçant formé d’un français et d’une québécoise, lui permet de laisser libre cours à son humour, comme elle ne l’a jamais fait dans ses romans jusqu’à maintenant. Cela nous vaut des dialogues qui claquent et une délicieuse étude comparée des façons de faire – et de dire – en France et au Québec.
Avec Sans rien ni personne, Marie Laberge nous revient au sommet de sa forme, en renouvelant sa manière, mais plus que jamais fidèle à elle-même.
Marie Laberge est née à Québec (Québec, Canada). Elle étudie chez les Jésuites, puis s'initie à la danse avec Ludmilla Chiriaeff. Après des études en journalisme, qu'elle abandonne en 1970, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et de l'enseignement en art dramatique. En 1981, elle quitte Québec et s'installe à Montréal. En 1983-1984, elle enseigne et est directrice du département de théâtre de l'université Laval.
En tant que dramaturge, elle signe vingt pièces, dont la plupart sont jouées au Québec et dans divers pays européens. Parmi les plus notables, soulignons
L'Homme gris, jouée en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Lettonie, dans les langues respectives de ces pays, Oublier (prix de la meilleure production théâtrale de Bruxelles 1987-1988), Aurélie, ma sœur (produite en 1994 au Gate Théâtre de Londres), Le Faucon, présenté en 1996 au Festival des Francophonies en Limousin à Limoges. Elle est aussi scénariste, administre le Théâtre du Trident (1977 à 1980) tout comme le Centre d'études en art dramatique (1978 à 1981), dont elle est la présidente de 1987 à 1989.
Marie Laberge écrit cinq romans avant de rédiger la trilogie intitulée Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent), qui se vend à plus de 500 000 exemplaires.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée Le temps qui compte, mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Entre 2009 et 2011, Marie Laberge publie un roman épistolaire - Les lettres de Martha - une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.
Malgré le contexte du cold case qui est vraiment toute une épopée, j’ai envie de vous parler des personnages.
Préalablement, Patrice est le gros stéréotype (misogyne, fraichier, cocky) français, avec tous les défauts et les qualités qu’on leur attribue. Si je n’ai pas apprécié cet aspect du départ, j’ai trouvé son évolution psychologique incroyable et bien réalisée (réaliste aussi). De l’autre côté l’enquêtrice Vicky est tout ce que j’aime de la représentation de la femme. Femme forte, qui est capable de d’introspection. Elle est en couple avec un homme 13 ans plus jeune et sans enfant et elle est bien. J’ai apprécié tous les éléments positifs autour de cette femme-là.
C’est sûr qu’un livre de 2007, a des moments qui ont très mal vieilli et qui sont complètement inacceptable. « J’ai du sang d’indien » et « je ne suis pas un pédé » ça fait gricher des dents à quel point c’est déplacé. Par contre, je suis restée sous le choc de la justesse des propos de l’inégalité entre les hommes et les femmes en ce qui attrait aux rapports de pouvoir et de la sexualité. P283 Marie Laberge a en plein mis le doigt dessus. Par contre, dans mon for intérieur, j’aurais aimé que l’enquêteur qui couche avec un témoin subisse les conséquences de ses actes...mais bon, on était pas rendu là en 2007... (est-ce qu’on l’est plus aujourd’hui?
Le cold case est vraiment excellent. On arrive à bien suivre les filons des enquêteurs, on a nos hypothèses tout au long de l’histoire, mais je ne suis pas arrivée à voir le portrait au complet avant qu’il me soit dévoilé. C’était vraiment un gros « page turner ».
C'était mon premier Marie Laberge. Une écriture magnifique et une belle façon de raconter.
Par contre, pour ce qui est de l'histoire, j'ai l'impression qu'on s'est éloigné du meurtre principale durant le livre. Je n'ai pas ressenti autant de suspense qu'un livre policier est supposé nous procurer.
Je me suis attaché au personnage et c'est ce qui a fait que je me suis rendu à la fin du livre. Je crois que la force de Marie Laberge est plus dans les personnages que dans le genre policier.
Le début est très lent et l’enquête n’avance pas beaucoup, plusieurs hypothèses sans trop de preuves ou de faits. Vicky (QC) et Patrice(Français) partent à la quête de témoin pour élucider le meurtre d’une femme et son enfant il y a 35 ans. Au fils de l’histoire, ils découvrent peu à peu la vie de Marité et sa fille Justine. Comment Justine est devenue Jocelyne et l’aide inconditionnelle de Lucien pour la sauver.
Ayant lu plusieurs livres de Marie Laberge, je ne me suis pas accroché à son histoire rapidement.
C’est dommage parce que je me suis douté de la fin très rapidement. Heureusement qu’en découvrant toute l’histoire on a d’autres surprises sur le personnage de cette Marité. L’intrigue est quand même bien ficelée et on a envie de poursuivre la lecture. Alors que j’ai découvert Marie Laberge avec la très intéressante trilogie de Gabrielle, Florent et Adelaïde, je suis restée sur ma faim avec ce roman.
Ça m’a pris du temps terminer ce livre. Ce que j’aime le plus des livres policiers c’est le changement de suspects, les surprises, les revirements de situation.
Dans ce cas-ci, on garde la même suspecte du début à la fin. On se croirait dans une chasse à la sorcière.
J’ai donné cette note, car je n’ai pas vu venir la petite twist de la fin. Sinon, j’aurais donné 1,5.
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Bon, bien honnêtement j’ai fini de le lire juste parce qu’il était écrit par Marie Laberge. Mais, pour un drame policier, ça manquait de … drame pis de polices. Pas une fan des colds cases, surtout quand les détails n’en finissent plus. Personnages intéressants mais j’ai du lire la moitié en diagonale. 🥴🫣
J'ai du temps pour Marie Laberge, toujours. Elle décrit tellement bien les états émotionnels. Cette histoire est assez noir. J'ai apprécié le voyage aux îles de la Madeleine..
Très bien écrit (bien entendu !) et entraînant. On embarque dans l’histoire et l’on s’attache aux enquêteurs… Le seul « hic » est que la fin surprise était facile à prévoir, mais c’est bon.
Très bonne histoire, j'aime l'écriture. J'ai embarqué rapidement et j'avais de la difficulté à arrêter. J'ai fini par deviner la fin, mais elle reste bonne!
Départ pour le Canada aux côtés de Patrice, policier français bien décidé à résoudre une affaire vieille de plusieurs dizaines d’années.Vicky, l’enquêtrice québécoise chargée de le recevoir ne se montre pas très disposée à rouvrir un « cold case » pour lequel aucun nouvel indice n’a été découvert. Elle va pourtant très rapidement se retrouver entraînée sur la piste du tueur d’Isabelle Deschamps, une jeune française qui avait été retrouvée morte dans son appartement, le ventre mutilé… et l’affaire se révèle bien plus compliquée que prévu. Ayant déjà lu Mauvaise foi, j’avais déjà eu le plaisir de rencontrer les enquêteurs de Marie Laberge, que j’avais beaucoup appréciés. Vicky semble bourrue et râleuse au premier abord, mais, si on est attentif, on remarque vite qu’il y a d’autres aspects importants derrière la surface de sa personnalité. Patrice est sous bien des aspects le policier français typique (enfin, j’imagine, n’étant ni policière, ni française), mais sa ténacité et sa motivation le rendent plutôt séduisant. Même s’il semble que la collaboration entre ces deux personnages va être difficile et peu agréable, elle confère un certain dynamique et un humour délicat au roman. Le sujet des relations entre la France et le Québec apparaît sous plusieurs formes. Étant personnellement passionnée par la question de l’identité linguistique et de la communication interculturelle, c’est un aspect qui m’a beaucoup plu et qui apporte une grande richesse à l’histoire. Il y a bien quelques stéréotypes mais, loin de les trouver lourds, j’ai plutôt trouvé qu’ils donnaient une certaine légèreté aux passages d’enquête intense. Il faut dire que les lecteurs qui s’attendent à un roman policier classique risquent d’être un peu déçu, ou au moins surpris ; car Sans rien ni personne est un mélange de plusieurs genres, même si la composante policière y prend une place prépondérante. J’aime le temps que l’auteur prend pour décrire les personnages et le fait qu’elle nous dévoile tout naturellement des pans de leur histoire personnelle qui nous aident à construire leur personnalité petit à petit. Les descriptions sont réalistes et très bien dosées, et nous transportent tout droit au Canada. S’agissant d’un dossier non résolu datant de plusieurs décennies, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une enquête ordinaire. La pression du temps n’existe pas, d’importants témoins sont sans doute morts ou ont oublié des détails qui auraient pu être décisifs pour l’affaire. Et pourtant, en reprenant chaque élément du dossier, les enquêteurs progressent peu à peu. Il n’y a pas donc pas vraiment de suspense, mais une certaine attente est créée chez le lecteur… et bien malin est celui qui arrivera à deviner la fin ! Peut-être objecterez-vous que l’intrigue n’est pas tout à fait réaliste. Soit, mais c’est après-tout un oeuvre de fiction, n’est-ce pas ?
Un roman policier de Marie Laberge? Hé oui! Mais entendons-nous, disons que je classerais ce livre comme étant un roman policier "soft". Nous sommes très loin de la trilogie Le goût du bonheur et je ne crois pas que le genre policier convienne tout à fait à Marie Laberge.
Ce roman cherche à élucider la mort d'Isabelle Deschamps, Française venue s'installer au Québec avec son mari, survenue 35 ans plus tôt à Montréal. Pour y arriver, l'auteure nous amène dans le Bas-du-Fleuve, en Gaspésie, aux Îles de la Madeline ainsi qu'à Saint-Pierre et Miquelon. Une lecture divertissante, mais pas palpitante.
J'hésite entre donner 3 ou 4 étoiles à ce roman. J'ai trouvé l'histoire intéressante et la prose de Marie Laberge me garde toujours engagée dans l'histoire. J'avoue par contre que j'avais deviné le dénouement avant d'être rendue à la fin. Il n'y avait pas de grand élément de surprise. Néanmoins, c'est toujours un plaisir de lire ses romans.
Bien que j'ai aimé le livre, il n'est pas le meilleur de Marie Laberge. Dès le début, nous pouvons deviner le dénouement. Les hypothèses du motif du meutre présentées étaient tous bonnes, mais l'auteur aurait dû également ajouter celle du motif réel afin de garder l'intrigue intéressante - Le motif était trop évident dès le début du livre.
Vraiment pas le meilleur Marie Laberge que j'ai lu. La fin est hyper prévisible et l'ensemble de l'intrigue est un peu tiré par les cheveux, mais le livre a un petit je-ne-sais-quoi qui m'a quand même empêchée de l'abandonner. À lire en vacances, en regardant le fleuve.
L'idée de l'histoire était bonne, mais j'ai trouvé agaçant qu'Émilien a 72 ans, sa fille est morte depuis 35 ans et elle en avait 22 quand elle est morte... Il l'aurait eue à 15 ans! Et son fils, à 10 ans! Pas super.
Terriblement déçu ... OK je n'ai pas deviné la fin ... ce qui est bon ... mais j'avais l'impression que Marie Laberge voulait écrire un hit pour la France pas le Québec. Un livre plug.
Policier de Marie Laberge qui change de style après la trilogie "le goût du bonheur". Bon moment de détente. Facile à livre et sympa pour les vacances ou les transports