Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre. Aucune piste, aucun lien, aucun mobile… Qui sont ces hommes ? Pourquoi ont-ils été choisis? Pour quelle mise à mort aberrante ? Prédation entrouvre la porte d’un univers imprévisible et angoissant, étrangement en prise avec les faits divers les plus choquants de notre époque.
Jérôme Camut, né en 1968 à Rueil-Malmaison (92), est un écrivain français de science-fiction et de thrillers, ces derniers en collaboration avec Nathalie Hug. Bien que né en région parisienne, Jérôme Camut, benjamin d'une fratrie de deux garçons et d'une fille, grandit à Angoulême. Il y fréquente successivement les écoles, collèges et lycées Saint-Joseph, Saint-André, Saint-Paul et Sainte-Marthe.
Après sa scolarité obligatoire, il rallie Paris pour y poursuivre ses études à l'École supérieure de réalisation audiovisuelle. Son projet à l'époque est de devenir réalisateur. Les deux années d'études se déroulent à merveille. Vient alors le temps du service militaire, passé pour partie en Bretagne aux écoles de Coëtquidan en tant qu'officier de réserve, dont il sort lieutenant.
Prédation est le premier volume d’une trilogie intitulée Les voies de l’ombre. Jérôme Camut est l’auteur de la tétralogie Malhorne, et Nathalie Hug, sa moitié, s’est jointe à lui pour pondre cet abomifreuse trilogie. Je viens de terminer le premier volume et je me fais violence pour ne pas me jeter immédiatement sur la suite, je fais le gros effort de venir d’abord vous parler de Prédation.
Je ne suis pas rentrée tout de suite dans l’histoire, car elle se déroule sur 4 niveaux. Le présent, dans 3 lieux différents, et le passé. Du coup on s’impatiente, mais assez vite la sauce prend, de plus en plus, et on ne peut plus lâcher le livre. Redoutable ! On tremble pour le cas du jeune père séquestré, pour sa fille retenue au loin, on s’énerve pour ce flic pas encore remis d’une rupture, on se passionne pour les méthodes de dressage du méchant.
Si le personnage du flic vieillissant abandonné par la femme de sa vie reste un poncif, tout le reste ne manque pas d’originalité, et de cruauté. Il m’est difficile d’en dire plus sans trop en dévoiler, je me contenterai donc de vous conseiller cette lecture si vous êtes amateurs de thrillers et de tueurs hallucinés, car malgré quelques invraisemblances et grosses ficelles, celles-ci sont vite occultées par l’ensemble et le récit bien rythmé.
"Prédation" est un thriller palpitant qui tourne autour d'un sociopathe machiavélique comme on en voit peu en littérature. J'ai été complètement happée par ce roman et ai adoré suivre l'avancée de l'enquête de l'inspecteur Rufus Beaudenuit en parallèle du calvaire des victimes. Si l'écriture n'évite pas quelques clichés (existe t-il encore des flics en couple et non-alcooliques ?), l'histoire est suffisamment originale pour nous tenir en haleine. Bref, j'ai hâte de lire d'autres écrits de ces auteurs :)
J’ai découvert le duo Camut & Hug il n’y a pas si longtemps avec Islanova et sa suite, Et le mal viendra. Deux romans que j’ai beaucoup aimé et qui m’ont donné envie de découvrir le reste de l’œuvre de ces deux auteurs. Les voies de l’ombre est leur première saga à quatre mains et l’intégrale m’a été offerte à Noël dernier par mon Julie. Voici donc mon retour sur le premier tome, Prédation.
Pour une fois, on va commencer par le méchant, si vous le voulez bien ! Kurtz est un psychopathe à l’intelligence rare, pour lequel avoir toujours un coup d’avance est une règle de conduite. Être dégénéré par une enfance plus que perturbée, il est fan des Doors et surtout du film Apocalypse Now. Son trip ? Enlever des couples de jeunes mariés et dresser ces messieurs comme des chiens, en menaçant de tuer leurs femmes. Un génie qui s’assume, totalement dénué de compassion ou du moindre remord. Il est maître du jeu et n’entend pas se laisser paralyser par un flic, aussi pugnace soit-il.
J’ai tout d’abord pris ce roman pour un thriller comme les autres. Peut-être à cause de ce flic justement, parce que plus cliché, tu meurs. Rufus Baudenuit est l’archétype du policier solitaire et alcoolique, dont la vie privée est un cuisant échec à cause de son travail. Un personnage comme on en rencontre à la pelle dans ce genre de littérature, pas très attachant jusqu’aux toutes dernières pages où là… Mais chut, pas de spoiler ! Les chapitres alternent entre son histoire et celle d'Andreas et de sa fille Clara, deux des victimes de Kurtz. Une intrigue palpitante et parfaitement maîtrisée, avec des rebondissements à gogo à vous faire frémir de la tête aux pieds.
Parce que ça fait peur, cette histoire de conditionnement psychologique. Peut-on réellement dresser un homme comme un chien ? Le faire flancher à coups de drogues et de désorientation, le briser pour le pousser à obéir au doigt et l’œil et à commettre les pires méfaits ? Et se débrouiller pour que toujours il revienne à la niche ? Une histoire très sombre qui soulève des questions qui ne le sont pas moins, et dotée d’une conclusion juste extraordinaire. Pour le moment, je résiste vaillamment à la tentation de me lancer tout de suite dans le tome 2, intitulé Stigmate. Il est juste sous mon nez, quelle torture ! En tous cas, si vous aimez les thrillers, foncez, vous ne serez pas déçu.
Le pitch de ce livre est tout simplement génial : les malfaiteurs n'agissent plus directement, mais kidnappent des personnes et un parent pour les obliger à faire des crimes.
Mais la qualité de ce livre ne réside pas uniquement dans cette idée : les personnages sont bien structurés, complexes, que l'on découvre au fur et à mesure; même si l'inspecteur principal est un peu cliché (sa femme l'a quitté, un poil violent et porté sur la bouteille de scotch). Mais bien sûr c'est avant tout la psychologie des personnes kidnappées qui importe et est délicatement abordée pour ne pas devenir ennuyeuse ou pesante.
Une fois le livre commencé, il est très difficile de le refermer, les auteurs alternant récits des policiers, kidnappés acteur et kidnappés de pression, ou du malfaiteur en chef et des origines de cette idée "commerciale". L'écriture est parfaite, tout en fluidité, relances de fin de chapitre propres aux page-turners.
Le seul point négatif serait la fin un peu évidente du fait que ce livre est le premier tome d'une série de quatre. On se doute bien que le méchant de l'histoire va passer entre les maille du filet des policiers.
Enfin, je rassure les lecteurs un peu sensibles, il n'y a guère plus de scènes gore que celles décrites en quatrième de couverture.
Jérôme Camut & Nathalie Hug| Les Voies de l'ombre tome 1 sur 5| 567 pages|Le livre de poche|2007 Comment ne pas vous parler en premier de ma nostalgie ? Ce livre à plus de quinze ans !! Je l’avais lu alors, étant beaucoup plus jeune, et il m’avait laissé un souvenir important ! Souvent, j’ai cherché à le relire, mais je ne me souvenais pas des références… Je l’ai trouvé ce Lundi par hasard dans ma librairie préférée. Merceron est le patron du flic Rufus Baudenuit, l’inspecteur, qui enquête sur des nouveaux meurtres détonants ! Il entretient des relations très compliquées avec la seule fille qu’il ait jamais aimé, Anna. Accompagné des autres flics Serguei et Cécile, ce sont des persos qui sont partis pour durer, sur au moins une trilogie… Quelqu'un a écrit : "Les hommes sont comme les pommes, entassés, ils pourrissent." Andréas est kidnappé ainsi que sa petite fille Clara. Toutes les « parties » commence par un chapitre de la vie d’Olivier. Cela tourne un peu en rond mais ça reste un plaisir (rapport au style !). J’ai bien aimé l’alternance des points de vue, ça fait plus « frais ». En fait « Kurtz » va jusqu’à utiliser les enfants pour faire pression sur les parents et fructifier son Traffic… Cela n’est pas aussi gore que ce que je m’étais laissé dire… Qui est donc Olivier Lavergne ?
J'ai beaucoup aimé cette lecture ! Elle est plutôt rude et ne laisse pas de place à la sensibilité mais elle est extrêmement bien menée. Ça a été une grande découverte et ça m'a beaucoup plu. Par contre, j'espère que dans les tomes suivants il y aura moins d'agressions sexuelles... C'était gratuit et n'apportait pas grand chose à l'histoire en elle-même... Mais autrement, waw... C'est zinzin et super intéressant.
Je n'ai pas été tout à fait convaincue par ce jeu du chat et de la souris. Le fait qu'il s'agisse d'une trilogie va sans doute me forcer un peu à lire au moins le tome 2.
Une bonne enquête, je ne m’attendais pas à ce retournement de situation. J’aurais aimé plus de lignes sur les retrouvailles entre Andréas et Clara, c'était un des moments que j’attendais le plus.
Ce premier tome m'a tenue en haleine et mon cerveau s'est posé plein de question dont certaines sont encore en suspend. Je ne m'attendais pas à lire ce livre de la façon dont il est écrit. Je pensais plus à un récit et non à des points de vues de chaque personnage. L'histoire en elle-même est assez bluffante et presque irréelle. Il faut imaginer être Kurtz. Chose que je n'ai pas pu faire car plus je lisais, plus j'étais comme Rufus à la recherche du moindre indice pour découvrir qui se cachait derrière le personnage machiavélique. Certaines scènes sont un peu crues, surtout les passages de Kurtz (Olivier Lavergne). Kurtz est quand même bien organisé pour un psychopathe et la façon dont il se voit, me reste perplexe. Rufus, le flic alcoolique (cliché), qui est bien sur tout rapport au début de l'enquête mais qui finit par sombrer dans la colère suite aux découvertes et aux événements qu'il a à bout de bras. Il m'a vraiment fait de la peine car il mérite de connaître un peu de bonheur et malheureusement, il n'en a pas. Sa collègue, Cécile, qu'on ne connaît que trop peu et qui finit dans un sale état, m'a prise par surprise. Je ne m'attendais pas à aimer lire ce genre de livre. Surtout l'adrénaline qu'on ressent quand Andréas fait ce qu'il fait pour survivre et sauver sa fille. J'ai passé mon temps à dire qu'il devrait plutôt mourir mais il était bien plus fort et assez malin à certains moments. Je ne sais pas si j'aurai la même capacité si je devais vivre comme il a vécu. C'est beaucoup de mal pour un bonheur qui ne peut être qu’éphémère avec le temps. Les enfants m'ont beaucoup surpris, grâce aux films ou aux publicités qu'ils voient à la télévision, ils comprennent au fur et à mesure dans quel univers ils sont et comment s'en sortir. Malheureusement, je crains en l'avenir pour ses enfants en peu martyrs.
France. Deux cadavres sont retrouvés, avec un bras arraché et un tatouage sur le ventre. Un homme, au milieu d’un magasin, se met une balle dans la tête après avoir crié le nom “Kurtz”. Un autre se réveille, léthargique, enfermé dans une cellule. Rufus Baudenuit, lui, encaisse une rupture amoureuse dont il se remet difficilement. Mais même déprimé, son instinct de policier et son esprit de déduction lui permettent de faire le lien : tous ces événements n’auraient-ils pas un point commun ?
Un thriller implacable, qui nous prend tout de suite dans une spirale de chapitres courts et rythmés qui nous font sauter d’un personnage à l’autre, mélangeant ainsi les différentes intrigues et ménageant un suspens dingue. Les événements s’enchaînent et les pièces du puzzle se mettent en place… L’atmosphère est pesante, et, au fil des tomes, les auteurs nous plongent pour notre plus grande horreur dans l’esprit malsain, vicieux mais néanmoins brillant de Kurtz, personnage particulièrement bien écrit…
En résumé : un thriller efficace, qui dissèque la nature humaine, entre psychée saine et animalité extrême une ambiance glauque, angoissante dans les geôles de Kurtz, excitante lors des avancées de l’enquête, et complètement flippante quand se dessinent des événements tragiques qui semblent inévitables… Je dois tout de même avouer qu’avec Le chuchoteur, cette trilogie à mis fin à ma période polars !
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l'avis de la FNAC: Auteur de science-fiction reconnu, Jérôme Camut se lance, avec Nathalie Hug, dans un long et crépusculaire thriller d’une infernale efficacité. Ambiances éprouvantes, intrigue angoissante, rebondissements sanglants, ce livre va vous rendre insomniaque !?
Des cadavres, un homme pris au piège dans une pièce qui change de couleur, et un tueur fou manipulateur qui pousse ses victimes dans leurs derniers retranchements.
Terrible, mais très fort...comme les deux suivants, "Stigmates" et "Instinct". Au 4° et dernier "Rémanence", je commençais à fatiguer. Il était temps qu'ils s'arrêtent.