Ayyyy Chekhov, ma découverte merveilleuse! Qui eut cru que ces onze nouvelles écrites dans une Russie des années 1890 toucheraient ainsi mon coeur. J'ai tout aimé: le ton méthodique, détaché, sans jugement, pessimiste mais pas triste, plein de compassion. Bref mais loin d'être fragmenté, incomplet ou brouillon, Chekhov est maître du réalisme en rendant ses personnages attachants à travers leur misère, leurs souffrances, leurs bonheurs, leur rationnel jamais idolâtré ou sublimé, juste 𝘷𝘳𝘢𝘪.
À cette expérience littéraire délicieuse se joignent l'imprévu visionnement de la pièce Oncle Vanya (Avec Andrew Scott qui interprète magistralement genre 8 personnages seul sur scène. Je ne peux recommander suffisamment cette pièce.) et, bientôt, de La Mouette, aussi au théâtre. Comment ça s'appelle déjà, ce phénomène où du moment où tu apprends un nouveau mot/découvre un nouvel artiste, tu te mets à le voir partout? Je peux donc baigner encore un peu dans l'univers de Chekhov... Quel privilège que de pouvoir se plonger ainsi en quelques semaines dans l'oeuvre d'un auteur via différents médiums. J'en ai encore pas mal à découvrir, et ça c'est une belle petite joie.