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Les Barbaresques. La course et la guerre en Méditerranée, XIVe-XVIe siècle

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Le terme " Barbaresques " est apparu au XVIe siècle pour désigner les corsaires, généralement des officiers du sultan de Constantinople lancés à la conquête du Maghreb et de la Méditerranée occidentale. Les plus célèbres furent les frères Barberousse, fils d'un Sicilien passé à l'islam. Véritables fondateurs de la Régence d'Alger, ils furent durant trente ans la terreur des Espagnols et ravagèrent les côtes de Calabre et de Sicile, et même Nice. Mais l'histoire des Barbaresques ne se limite pas aux Barberousse. Tout l'intérêt de l'ouvrage de Jacques Heers est justement d'embrasser l'ensemble de l'histoire de la course en Méditerranée avec ce qu'elle implique : les conquêtes ottomanes (notamment l'Égypte), les cités marchandes victimes ou complices, comme Gênes ou Barcelone, les émirs pirates, les razzias et les grands combats dont un des plus célèbres est celui de Lépante, les captures et l'esclavage de chrétiens, ainsi que les transactions de tout ordre auxquelles il donne lieu, les petits et les grands trafics, les sociétés, les cultures et les peuples qui s'affrontent ou se mêlent. Deux siècles qui sont au cœur des rapports entre la chrétienté et l'islam.

376 pages, Paperback

First published January 1, 2001

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About the author

Jacques Heers

54 books9 followers
Jacques Heers was a French historian specializing in the history of the Middle Ages, Professor at the Faculty of Humanities of Paris-Nanterre and Director of Medieval Studies at Paris IV.

Born in Paris, Jacques Heers was raised in La Ferte-Bernard in the Sarthe, where his parents ran a business. After a good academic career, he became a teacher in 1945. While performing this function, he prepared for a degree in history at the Sorbonne. He aggregated in history in 1948 and 1949. Between 1949 and 1951, he became a professor at Le Mans and Alencon, and finally at the national military academy.

From 1951 he was attached to the CNRS. There he met Fernand Braudel who sent him to Italy to prepare a state doctorate dedicated to Genoa in the fifteenth century. He defended his thesis at the Sorbonne in 1958. Upon his return to Italy, he became assistant to Georges Duby in the Faculty of Arts in Aix-en-Provence. In 1957 he was appointed professor at the University of Algiers a function he held for five years until 1962. Thereafter, he worked as a professor at Caen, Rouen, Paris X University and the Sorbonne.

Honorary Professor of the University of Paris IV, where he held many years the chair of medieval history, he was vice president of the SHMESP (Society of Medievalists of Public Education) from 1971 to 1973. In retirement, Jacques Heers, outside of writing and research, was often present in radio programs.

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Profile Image for Anima.
431 reviews81 followers
March 31, 2019
‘This image of Mediterranean commerce as being one in which trade was in rare products, acquired at a high price, needs looking at again. We have been beguiled by our taste for the unusual and our fascination with the exotic. The Mediterranean was criss-crossed with hundreds of trading routes; these were diverse, constantly modified by the success or failure of this or that enterprise, or by politics, diplomacy, and war. The system was so dense and so complex that it defies description. The Italians of Genoa and Pisa, the people of Provence and the Catalans fetched leather, wool, and gold from the ports of North Africa. The gold had been brought up from the Sudan – or, more precisely, from the valley of the Senegal river – in the caravans of Arab traders. Catalans and Italians exchanged leather, shells, and pearls for it at Oran or Tunis. Christian merchants also offered high quality woollen cloth from Tuscany and England – much of it dyed blue – to the inhabitants of North Africa’s cities, as well as to the nomadic tribesmen of the interior. This was high-class commerce and one in which traders were aware of the needs, demands, and tastes of their clients. Those salesmen who sought to bend the rules were quickly brought to book; this was no ‘colonial’ traffic, but, rather, was commerce between equals. True, the merchants were well aware that there were risks and that friction with local customs officials was more likely than elsewhere; but the opportunities for profit outweighed such concerns.‘
‘A Genoese company obtained rights to fish for Tuna off Sousse.17 Another, this time of considerable size and importance, enjoyed rights to fish for coral between Bône and Mers el-Kharez.18 These rights created a revenue of 20,000 golden pieces a year to the king of Tunis. The coral was distributed unprocessed or as buttons or beads throughout the Levant – Beirut was a strong market – and Arab merchants even sent it on to China. The Genoese established a veritable trading colony, protected from pirates by fortress walls, in which there was a church and accommodation for merchants, workers, and artisans.Companies such as these developed quickly, and through their contacts with royal officials obtained safe-conducts, privileges, and even monopolies. Soon they reached a stage which enabled them to meddle in politics.‘
Profile Image for Mike Pinter.
336 reviews6 followers
July 3, 2021
Very interesting reading! Even though a lot of the time one gets a feeling it glosses over the top of the matter, this is a very readable study on a part of History that importantly affected the balance of power throughout Europe, Eurasia and what we know today as the Middle East over centuries.
The acts of state-sanctioned piracy by nations bordering the Mediterranean, the odd bedfellows and alliances that became a way of life might raise some eyebrows today, or not. The effects still live on in traditional hatreds that taint international treaties today.
Profile Image for Yann.
1,413 reviews393 followers
July 30, 2013
Le sujet de ce livre, ce sont les pirates barbaresques, en particulier les frères Barberousse, qui sous la protection et avec l'aval de l'Empire Ottoman, et alliés à la France, ont mené une guerre féroce contre les pays de la couronne des Habsbourg en Méditerranée au seizième siècle. A cette époque, l'Espagne de Charles Quint est le pays le plus puissant de la planète, puisque son souverain, à la tête des péninsules ibérique et italiennes, des Pays-Bas, d'une grande partie du Saint-Empire Romain, des Amériques et des Philippines peut se vanter sans exagérer que le soleil ne se couche jamais sur ses terres. Cette puissance n'est pas sans provoquer un accès de jalousie et de dépit chez son rival malheureux pour la tête du Saint Empire, le roi François 1er. En effet, la couronne de France cherche sans succès depuis plusieurs siècles à s'emparer de l'Italie. Alors que l'Espagne et le Portugal se sont partagés le monde à Tordesillas en 1494, François Ier envoie à son tour des explorateurs français vers le nouveau monde, demandant "à voir la clause du testament d'Adam qui l'exclut de ce partage.". Français, Anglais et bientôt Hollandais vont s'ingénier à accabler l'Espagne, en répandant une légende noire, et en encourageant leurs corsaires, la reine Elisabeth allant même jusqu'à anoblir l'aventurier Francis Drake. Pour les vieux royaumes français et anglais sortis d'un conflit séculaire, tous les moyens seront bons pour abattre la nouvelle grande puissance triomphante. Parmi ceux-ci, une alliance apparemment improbable avec l'empire Ottoman.

En Orient, les Turcs avaient renversé les derniers vestiges de l'Empire Romain d'Orient au milieu du XVème siècle. Devenus maître de Constantinople, ils tournent leurs regards vers l'Occident, l'Afrique du Maghreb, la Méditerranée, l'Italie et Rome. Les populations tombées sous leur puissance se convertissent en masse à l'Islam, pour échapper au sort peu enviable de "dhimmis", persécutés, surtaxés, mal considérés, et surtout victimes potentielles du rapt d'enfant. En effet, les Turcs enlevaient à leurs familles, dans un âge encore tendre, les Chrétiens les plus robustes et les mieux disposés au métier des armes pour en faire de farouches guerriers dévoués et convertis à leur secte, les Janissaires, troupes d'élite de l'Empire Ottoman. Parmi eux, Arudj et Khayr ad-Din Barberousse, deux Lesbiens qui vont, après quelques coups de main audacieux, s'emparer des royaumes d'Afrique du Nord pour le compte des Ottomans en 1517, et transformer la terre des Maures qui n'abritait jusque là que quelques repaires de forbans qui faisaient la course comme elle se pratiquait depuis l'antiquité en une base d'attaque de toute la Méditerranée.

Les attaques gagnent une ampleur considérable : ce sont de véritables razzias menées sur les côtes par des dizaines de galères armées de canons, où des centaines prisonniers sont arrachées à leur foyers, ou pour être vendus et réduits en esclavage, ou pour être rançonnés s'ils avaient la chance d'être de famille riche, ou pour être enchaînés dans les rangs de la chiourme des galères, ou enfin pour se faire renégats et grossir le nombre des assaillants. Les habitants des côtes vivent dans la crainte constante d'une attaque. ¡Hay moros en la costa! Les Espagnols se battront avec les autochtones pour résister aux envahisseurs du levant, en s'implantant dans les principaux ports, mais occupés par ailleurs aux quatre coins du monde, ils ne peuvent tenir ces places inhospitalières extrêmement coûteuses à conserver, et qui se révèlent être de vrais tonneaux de Danaïdes. En 1575, la Goulette tombe dans les mains de Barberousse, au soulagement de Cervantès, le célèbre auteur du Don Quichotte, qui fut de tous les combats d'Afrique du Nord, comme à Lépante où il fut blessé, avant de passer plusieurs années à la merci des barbaresques, attendant le paiement de sa rançon: il y voit une bénédiction divine pour l'Espagne.

C'est pendant l'emprisonnement de François 1er en 1525 que les premiers contacts sont pris avec le sultan. La France contracte alors une alliance qui durera plusieurs siècles avec les Ottomans. Elle leur fournit des armes, des vivres, de l'or, un soutien matériel et logistique. En 1543, après le bombardement de Nice, la flotte Ottomane est accueillie à Toulon, la cathédrale étant transformée en mosquée. En 1544, une expédition part ravager la côte de l'Italie: des villages et des villes entières sont pillées, les habitants massacrés ou réduits en esclavages. Jérôme Maurand, prêtre d'Antibes et aumônier des galères de France a laissé un récit circonstancié de cette lamentable croisière. Après la défaite des Turcs à Lépante en 1571, laquelle mettra un terme à leur rêve de conquête de l'Italie mais ne diminuera pas leur pouvoir de nuisance sur l'eau, la France se borne à ne plus intervenir lorsque des coalitions se forment contre son allié, mais les contacts diplomatiques sont permanents. Presque toutes les nations payèrent un tribut aux barbaresques pour éviter que leurs bâtiments ne soient capturés, sans que ces engagements ne soient jamais vraiment respectés, ce qui les forçaient à canonner en représailles les repères des pirates. Même les jeunes États-Unis d'Amérique furent contraint de construire leur force marine naissante pour mener une guerre au tout début du XIXème siècle contre les barbaresques, lesquels avaient capturés quelques-uns de leurs bateaux et équipages.

Le présent résumé est très incomplet. J'ai apprécié la richesse du livre qui s'appuie sur une grande abondance de sources copieusement référencé, et par l'agrément de plusieurs cartes, chronologies et index. J'ai également apprécié le souci de l'auteur de prendre du recul, et d'exposer toutes les diverses exploitations qui ont pu être faites de cet épisode de l'histoire du monde suivant les époques. J'ai remarqué qu'il insistait sur les récits de la rigueur et la cruauté des corsaires. En effet, l'auteur exprime quelque impatience du fait que certains de ces confrères seraient bien trop complaisants à l'égard de l'alliance entre la France et les Ottomans: elle n'aurait été en aucun cas dictée par la nécessité ou les circonstances, et il faudrait surtout y voir l'effet d'une pure jalousie dynastique. Comme je découvre à peine le sujet, j'aimerai bien lire d'autres ouvrages sur la question, pour voir si ce point de vue peut être nuancé.

Quand on regarde l'histoire de la littérature française, on constate effectivement que les turcs et les corsaires barbaresques ont longtemps joui d'une image positive et romancée peut-être éloignée de la réalité, mais en phase avec les opinions politiques de la cour et des ambassadeurs. Les récits des Chrétiens captifs évadés étaient minimisés et taxés d'exagération, tandis que l'on louait la sagesse, la vaillance et la modération des persécuteurs. Que ce soit dans Les Milles et Unes Nuits de Galland, les pièces de Molière, les Lettres Persanes de Montesquieu, Le Sopha de Crébillon, ou les bijoux indiscrets de Diderot, la turcomanie fait fureur. Les romanciers libertins savent que le cadre oriental peut faire un vrai tabac auprès de lecteurs avides de frissons et d'exotisme, et assurer leur fortune pour peu qu'ils mettent en scène harems et sérails.

Il faut trouver ou bien des nobles très catholiques plus fidèles au Pape qu'au Roi, ou bien des philosophes indépendants et intègres comme Voltaire pour entendre en France des voix murmurer contre le fait que "nos amis, nos parents, hommes et femmes, deviennent esclaves, et qu'il faille supplier ces barbares de bien vouloir prendre notre argent pour nous les rendre". Les récits des voyages de Volney en Syrie et en Égypte vont achever de ruiner le reste de crédit des Ottomans en exposant les vices et la décadence de l'Empire aux yeux de l'Europe éclairée. A la Révolution, Napoléon marque le véritable basculement de la politique de la France à l'égard de l'Empire Ottoman, en envahissant l’Égypte, et en préparant l'invasion de l'Afrique du Nord, qui se fera, en 1830, avec la bénédiction et le soulagement du monde entier, fatigué de voir suspendue sur son commerce une perpétuelle et pénible épée de Damoclès. Les alliés achèverons de disloquer cet empire lors du premier conflit mondial, ayant fomenté la grande révolte arabe. Enfin, la Turquie de Kémal s'inspirera des valeurs des lumières pour donner une nouvelle impulsion à sa nation.
453 reviews1 follower
May 4, 2020
This was a fascinating but often confusing study of the Barbary corsairs, pirates, who roamed the Mediterranean for several centuries but particularly in the 15th and 16th Centuries. The confusion often stemmed from the many different names of not only the pirates but the many naval battles fought as well. However there were a lot of very interesting insights which destroyed many myths which often existed about these brigands who plundered their enemies.
1. These pirates who were often from various parts of the North African coast, known as Barbary, were not at all like the "Pirates of the Caribbean." They were not individuals attacking single ships and retreating to hidden coves to count their treasures. These Mediterannean corsairs were usually Islamic warriors operating from well established ports like Algiers, Tunis or even Constantinople and operated with many ships heavily armed and often with artillery. They usually took orders from the Sultan in Constantinople or some local pasha and were engaged in the constant warfare between Christian Europe and the Ottoman Empire as well as the Moors.
2. These corsairs not only attacked ships or galleys at sea but often raided coastal villages and towns in Spain, Italy and Provence where they pillaged and burned and more significantly, took many prisoners who were forced into slavery somewhere in North Africa. There is an entire chapter in this book outlining the conditions of slaves and what is interesting is how many of these were eventually ransommed by their families and or communities at home. The worst fate awaiting captives was to be assigned as a galley slave chained to an oar on a warship especially if it sank in battle carrying all of them to the bottom. However, some slaves worked in much better conditions as artisans or house slaves and in the end some even preferred this to their previous lives at home.
3. In the continuing war between Christian Europe and Islam, what is amazing is the hostility and outright conflict among the Europeans particularly the French against the Holy Roman Emperor. For a great part of the period, France maintained an alliance with the Ottoman Sultan against Spain and the Italian States even though they were all Catholics.
There are many other examples in the book of the brutality of this conflict and the terrible burden it imposed on many Europeans. Well worth the effort to struggle through the early chapters.
Profile Image for Malapata.
730 reviews67 followers
March 17, 2018
La historia de los piratas del Mediterráneo Occidental durante el fin del S. XV y gran parte del XVI, centrada en los temidos Barbarroja. Un conflicto que, a pesar de la escasez de grandes batallas, fue determinante en la vida de las poblaciones costeras, constantemente bajo el temor al asalto.

Los primeros tres capítulos, donde narra la situación en el Mediterráneo Occidental desde antes de la llegada de los Barbarroja hasta Lepanto, me gustaron bastante. Pero el cuarto, donde describe la situación del norte de África, se me hizo bastante pesado y tuvo la culpa de que abandonara el libro cerca de un mes. Le siguen otros dos capítulos dedicados al comercio de esclavos y a la propaganda de la época que, resultando más interesantes, no llegan al nivel de los primeros.
484 reviews
August 30, 2019
Corsairs

I tried to read this book, but could not finish it. There is so much repetition and no real order to chronology. This is a confusing book that could have been done in a few pages.
Profile Image for Oh My Bookness.
234 reviews44 followers
December 10, 2017
There were many of us growing as children who pretended to be pirates, the beauty of sword fights, jumping slashing the buccaneers who tried to stop us from pillaging and plundering from what we wanted. From Disney to the real Mediterranean pirates we have been obsessed with, about how life of a real pirate  was. Author Jack Heers writes about a intriguing time in history. I’m sorry to say since it was a curious and fascinating time in the history of events, it was a little hard to get through in the beginning not any fault to to the author. There is a lot of ground to cover, but one fault is he expected those to be familiar with it all even though he starts to cover a brief beginning of the Corsairs so he could of gave a better introductions.


Since I don’t know anything about the history of Barbary Corsairs, this book covers the accord period between the Muslims and the Christians. Later on the chapters are devoted to “Slavery”, “War and Propaganda”, and “Danger at Sea”.


 I found the concluding chapters to be sadden and compelling as we follow the terror and horror that the Christians had suffered under Muslims pillage and slavery. There are interesting sketches of the Barbary leaders, the siege of Malta, and the slave market in Algiers, to name a few. For me it was a little dry in the beginning of the book but hopefully for you like me it will be worth it to stride on and follow the misery and bloodshed that the Barbarossa Corsairs had plunder through so many lives.


I can not tell you if all the information is 100% on point. Any history buff familiar or not always does well to fact check what they read so there well versed in discussion and in term. This was a good book, learning something new about the BARBARY Corsairs.
55 reviews4 followers
October 18, 2009
This book proides the historical events and people in the relevant period including the complex relationship between Christian and Muslim of this period. I found it did not answer all my questions about this period in history, but it did provide an interesting beginning.
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