La narcheska Elliania a quitte avec ses hommes la cour de Castelcerf pour retourner sur ses îles d'outre-mer. Dans quelques mois, le prince Devoir la rejoindra pour y affronter un dragon, et tenir ainsi sa promesse. Fitzchevalerie, l'ancien assassin royal, dispose de ce laps de temps pour parvenir a créer autour de Devoir un clan d'artiseurs qui devra le protéger lors de ce voyage. Mais les candidats sont rares, et l'attention de Fitz est bientot requise ailleurs : les Pie continuent de mettre a mal l'action politique de la reine Kettricken en faveur des Vifiers. Et la rumeur voudrait que leur chef, le manchot Laudevin, soit de retour. Or Fitz sait pertinemment qu'il n'est pire ennemi que celui que l'on a mutile...
** I am shocked to find that some people think a 2 star 'I liked it' rating is a bad rating. What? I liked it. I LIKED it! That means I read the whole thing, to the last page, in spite of my life raining comets on me. It's a good book that survives the reading process with me. If a book is so-so, it ends up under the bed somewhere, or maybe under a stinky judo bag in the back of the van. So a 2 star from me means,yes, I liked the book, and I'd loan it to a friend and it went everywhere in my jacket pocket or purse until I finished it. A 3 star means that I've ignored friends to finish it and my sink is full of dirty dishes. A 4 star means I'm probably in trouble with my editor for missing a deadline because I was reading this book. But I want you to know . . . I don't finish books I don't like. There's too many good ones out there waiting to be found.
Robin Hobb is the author of three well-received fantasy trilogies: The Farseer Trilogy (Assassin’s Apprentice, Royal Assassin, and Assassin’s Quest), The Liveship Traders Trilogy (Ship of Magic, Mad Ship and Ship of Destiny) and the Tawny Man Trilogy (Fool’s Errand, Golden Fool, and Fool’s Fate) Her current work in progress is entitled Shaman’s Crossing. Robin Hobb lives and works in Tacoma, Washington, and has been a professional writer for over 30 years.
In addition to writing, her interests include gardening, mushrooming, and beachcombing. She and her husband Fred have three grown children and one teenager, and three grand-children.
She also writes as Megan Lindholm, and works under that name have been finalists for the Hugo award, the Nebula Award, and the Endeavor award. She has twice won an Isaac Asimov’s Science Fiction Readers’ Award.
Je suis toujours aussi fan de cette série. Contrairement à l'Épée de vérité, la qualité reste constante. Ces deux séries (que je lis en parallèle) n'ont guère comme point commun que le fait que ce soient des romans de sword and sorcery : les personnages se battent à l'épée et pratiquent la magie. Ah, si, un autre point commun : les héros ont un grand pouvoir magique, mais ne le maîtrisent pas du tout !
Sinon, l'autre série est plutôt flamboyante, pleine de combats, d'adversaires maléfiques peu nuancés, de coups du sort radicaux. L'Assassin royal est plus nuancé, le choix de la première personne le rend plus intimiste, plus poussé vers l'introspection. J'apprécie la délicatesse des sentiments exprimés. Là où Goodkind martèle des informations, les répétant sous plusieurs formes, Hobb fait appel à l'intelligence du lecteur, reposant sur les ellipses, les allusions, les non-dits. S'il y a rappel des évènements passés, ce n'est pas par des résumés complets, mais par des petits indices (parfois trop allusifs, mais ce n'est pas grave).
Ici, l'évolution des personnages continue, leurs relations se complexifient, l'intrigue avance par petits pas, sans que ce soit frustrant : on a hâte de voir la suite, mais le rythme presque nonchalant n'est pas un problème, tant les petits détails de la narration maintiennent l'intérêt.
Après avoir lu le tome 6 des Aventuriers de la Mer, je refusais tout bonnement de quitter les Six-Duchés ! Comme la suite n'était pas sortie en poche, je me suis rabattue sur celle de l'Assassin Royal. Encore une série et des héros que j'aime à retrouver régulièrement... Même si la fin est proche, puisqu'il ne me reste que trois tomes pour arriver au bout des aventures de Fitz.
Ce volet n'est pas celui des révélations, mais peut-être en revanche celui de la mâturité des relations de Fitz avec le Fou. A moins que ce ne soit la mâturité de Fitz tout court. Sa dispute avec le Fou m'a arraché le coeur, et j'ai lu toutes ces pages dans l'angoisse qu'ils aient atteint ce point de non retour évoqué par le Seigneur Doré. Mais peut-être fallait-il cela pour démystifier le Fou, peut-être fallait-il cela pour aider Fitz à grandir, et à s'assumer pleinement, lui et son travail dans l'ombre pour les LoinVoyants... Quoi qu'il en soit, la constitution du clan de Devoir a été à la fois une grande surprise et une évidence pour moi, et je me dis après coup que Robin Hobb a trouvé LA solution qui convenait. Toute autre n'aurait pu qu'être déçevante...
Cette série ne m'a jamais accroché par son rythme endiablé, ce sont des livres qui se déroulent assez lentement en général, mais celui-ci peut-être un peu trop. L'histoire générale avance assez peu, et malgré différentes choses qui se passent ici et là, au final, il ne se passe pas grand chose. Les points positifs demeurent la force des personnages et comme un autre lecteur, une lectrice en fait, le mentionnait, on perc¸oit vraiment la maturité de Fitz ici, un personnage plus vieux, qui s'impose plus et prends moins de mauvaise décision. J'ai bien aimé, mais j'aurais apprécié qui se passe un peu plus de chose et que l'histoire progresse davantage!
A mi-chemin du second cycle, ce dixième tome voit les possibilités se multiplier. Des évolutions majeures se mettent en place, tant pour Fitz et Devoir que pour l'univers entier. Après deux tomes où l'action est confinée dans les murs de Castelcerf, on apprécie que celui-ci se termine sur la promesse d'aventures lointaines.
Je m'étonne de réussir à poursuivre la lecture de cette saga des années après l'avoir commencée. Avancée très lente certes, mais je n'abandonnerai pas car jamais la qualité de l'histoire ne décroît. J'ai réussi à mettre le doigt sur ce qui me plaît à propos de l'univers de Robin Hobb: le microcosme dense qu'elle a créé. Je me perds vite dans les romans fantasy à cause d'un world-building predominant sur le développement des personnages, d'événements qui me dépassent... On plonge dans les tourments d'un château et des protagonistes sans s'y perdre, précisément car Robin Hobb prend le temps de tout poser sur la table avec une grande poésie. Je suis toujours aussi attachée aux personnages, notamment car c'est une écriture introspective.
Je ne sais pas comment Robin Hobb fait, mais la qualité semble augmenter d'un cran à chaque volume. L'écriture foisonne de détails, j'ai rarement lu de personnages aussi bien construits, aussi tangibles, l'autrice garde trace de tous les éléments précédemment introduits et parvient à les lier de manière cohérente, de manière à rendre ce monde réel. Et à plus d'un titre, il l'est. Il possède ses pays, dont chacun peut se targuer d'une culture propre, il possède une histoire et des mythologies, il est vivant, et même si nous lecteurs ne sommes pas plongés dans la lecture, ce monde se meut tout de même. Je ne peux comparer la perfection de ce worldbuilding qu'à un autre seul titre (et ce titre c'est one piece).
Soulignons aussi la beauté de la traduction. Chaque phrase est une merveille. Chaque information importe. Pas de superflu, et le tout reste d'une poésie...
Je n'arriverais jamais à décider si je préfère la version originale ou la sublime traduction de Sieur Mousnier-Lompré. Ce passage clef dans les aventures du Fitz et du Fou est simplement beau, sur tous les plans: des relations humaines, de l'histoire, de l'écriture en elle-même. Je ne peux attendre le 14 août 2014 qu'avec la plus grande impatience (et poser un jour de congé avec une cabane abandonnée à disposition afin de mieux m'immerger dans la suite de leurs aventures)
Robin Hobb me fascine. Peu de séries romancières peuvent se vanter d’être toujours aussi palpitantes au tome 10 et pourtant c’est bien le cas du volet « Serments et deuils ». Il peut certes y avoir une impression de redite avec Fitz qui frôle de nouveau la mort mais celle-ci est vite oubliée grâce à l’analyse fine des relations de Fitz avec les différents personnages, notamment le Fou. Quelle scène déchirante et matière à réflexion en la confrontation entre Fitz et le Fou : pourquoi se forcer à parler tout haut des non-dits et prendre le risque de ne plus pouvoir effacer des moments douloureux. On a envie de connaître la suite, que Fitz rencontre Ortie, que Burrich revienne aux Six-Duches mais surtout que le secrets des dragons soit percé.
Qui parle de longueur ? Petit à petit le clan se construit et certes une amitié au bord du gouffre est sauvée, mais l'épisode douloureux de la querelle me reste en travers de la gorge. On pourrait dire qu'elle fut inutile, mais les termes du fou sont tellement justes. Ce personnage traverse l'histoire de son sentiment réprouvé avec honneur. Les choix de vies sont dignes et sans doutes mènent les personnages dans un amour à inventer. Fitz tout mature qu'il soit doit quand même grandir un peu plus, car, même involontairement, il a un don très particuliers pour faire souffrir ceux qui l'aiment.
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Je crois que c'est le meilleur tome que j'ai lu pour le moment. Je me rendais pas compte à quel point la la relation entre le fou et Fitz me tenait à coeur. Leur dispute et la distance du fou dans ce tome me rend triste. Il me manque, j'ai envie qu'ils se réconcilient.
Si je pouvais, je courrai à la bibliothèque pour chercher le prochain tome mais je vais attendre un peu pour digérer toutes les intrigues et le fait que je suis déjà à la moitié de cette série. Je veux pas que ça s'arrête. Les six duchés vont me manquer.
Un tome que j’ai particulièrement apprécié pour les differentes tonalités. Entre intrigues de cours et combat aux portes de la mort , Fitz se retrouve mêlé à de nombreuses querelles et l’épilogue final résumé très bien une vérité cyclique de sa vie. Je trouve ça dingue de ne pas réussir à m’ennuyer alors que j approche de la fin et que les intrigues soient parfois si peu amenées , mais le talent de narrateur de Sylvain est remarquable !
3.5. Pas d’explosion ni d’aventure sur ce tome #10 très calme. Des bases sont posées (clan, relation Fitz & Fou, maturité de Devoir etc.), mais il manque encore des briques pour que ce soit vraiment savoureux.
Offrir des pauses c’est un classique de Hobb, même si le #9 était déjà assez lent. Elle fait généralement monter la sauce un peu plus vite.
J'ai trouvé ce deuxième intégral un peu long, à l'image du 1er. Il reste un intégral pour finir ce cycle et j'espère qu'il sera épique! Fitz m'agace vraiment, j'ai envie de le secouer. Au milieu de l'intégral il y a un énorme cliffhanger (dans le découpage originel pas le français) et ça se finit tout doucement... Je ne comprends plus la logique de Robin Hobb...