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On First Principles

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s/t: Being Koetschau's Text of the De Principiis Translated into English Together with an Introduction & Notes
The Father
Christ
The Holy Spirit
Loss or falling away
Rational natures
The end or consummation
Things corporeal & incorporeal
The angels
The world & the creatures in it
The perpetuity of bodily nature
The beginning of the world & its causes
That there is one God of the law & the prophets, & that the God of the old & new covenants is the same
The just & the good
The incarnation of the Saviour
That it was the same Spirit who was in Moses & the rest of the prophets & in the holy apostles
The soul
The world & the movements of rational creatures both good & evil & the causes of these movements
Resurrection & punishment
The promises
Free will
How the devil & the opposing powers are, according to the Scriptures, at war with the human race
The threefold wisdom
Whether the statement made by some is true, that each individual has two souls
That the world is originated & subject to decay, since it took its beginning in time
The end
The inspiration of divine Scripture
How divine Scripture should be read & interpreted
The principle underlying the obscurities in divine Scripture & its impossible or unreasonable character in places, if taken literally
Summary of doctrine concerning the Father, the Son & the Holy Spirit

342 pages, Hardcover

First published January 1, 215

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About the author

Origen

535 books122 followers
Origen of Alexandria (c. 184 – c. 253), also known as Origen Adamantius, was an early Christian scholar, ascetic, and theologian who was born and spent the first half of his career in Alexandria. He was a prolific writer who wrote roughly 2,000 treatises in multiple branches of theology, including textual criticism, biblical exegesis and biblical hermeneutics, homiletics, and spirituality. He was one of the most influential figures in early Christian theology, apologetics, and asceticism. He has been described as "the greatest genius the early church ever produced".

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200 (45%)
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150 (34%)
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69 (15%)
2 stars
12 (2%)
1 star
5 (1%)
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Etienne OMNES.
303 reviews15 followers
July 17, 2018
J'ai été très agréablement surpris par De Principiis d'Origène. Je m'attendais à un livre obscur rempli d'hérésies vaseuses, un peu comme on m'avait toujours décrit Origène dans les différentes introductions que j'avais écouté.

Tout au contraire, j'ai découvert un Origène très pédagogue, extrêmement clair, profondément orthodoxe (sauf deux chapitres à la fin du livre III) et qui dans l'ensemble m'a laissé une très belle impression. De Principiis devrait faire partie de toute liste de lecture incluant des pères de l'église, il vaut la peine d'être lu.
Profile Image for Maxime N. Georgel.
256 reviews15 followers
July 29, 2022
Probablement le meilleur traité théologique pré-nicéen lu à ce jour

# Propos général et œuvre
## Propos général
En parlant improprement, on pourrait dire qu'il s'agit de la première systématique avec IRENEE Démonstration de la prédication apostolique.
## Edition
J'ai suivi l'édition de Sources Chrétiennes, excellente à tout point de vue.
## Texte
L’original est perdu. Nous disposons de la paraphrase latine de Rufin, d’originaux grecs pour certaines sections (sur l’Ecriture et sur le libre arbitre), de citations diverses, de Jérôme notamment et concernant surtout les extraits hérétiques. Et nous disposons d’une Philocalie copiée par Basile de Césarée et Grégoire de Naziance. Cet extrait choisi en grec nous donne un original pour les livres III et IV en majeure partie. Il y a aussi le florilège de Justinien.
## Polémique
Jérôme a attaqué l’orthodoxie d’Origène, Rufin l’a défendu. Origène a été condamné mais une certaine distance existe entre ce qu’a réellement dit Origène et ce qu’on en savait et qui a été condamné.
## Plans
Plan en trois parties 1) Dieu Trinité ; 2) Les créatures raisonnables ; 3) Le monde à la manière des traités philosophiques sur les principes.

1. Préface : 9 points de la prédication apostolique : 1. Dieu unique, 2. Le Christ, 3. Esprit Saint, 4. L’âme, 5. Résurrection, 6. Libre arbitre, 7. Le diable et ses anges, 8. Le monde créé et fini, 9. Ecritures inspirées. Remarque sur l’absence du mot incorporel dans les Ecritures.
2. Première série de traités, philosophique : Trinité, natures raisonnables, le monde et les créatures.
3. Suit les 9 points de la préface. Revient sur le mot incorporel. Problème de la connaissance.
4. L’anakephalaiosis qui reprend le même plan que la première série avec une inversion : Trinité puis monde puis créatures raisonnables. Problème de la connaissance.

Tome I : Trinité, chute et dégradation, natures raisonnables, fin et consommation, corporels et incorporels, anges

Tome II : monde, perpétuité de la nature corporelle, début du monde et ses causes, le Dieu unique dans les 2 testaments, du Dieu juste et bon, de l’incarnation, Esprit, de l’âme, des changements des créatures raisonables, de la résurrection, des promesses

Tome III : Du libre arbitre, puissances adverses, triple sagesse, deux âmes ?, le monde a commencé, la consommation du monde,

Tome IV : Les Ecritures sont inspirées, sens spirituel, exemples, récapitulation générale.
## Causes de la polémique
Toutes les sources sur Origène sont donc des interprétations et traductions des IVème et VIème siècles. Origène n’évolue pas dans un monde où les chrétiens sont majoritaires et où le magistrat punit l’hérésie. A son époque, les philosophes sont encore une intelligentsia à convertir alors qu’elle intéresse moins plus tard. Etant moins versés en philosophie, ses commentateurs (alliés comme opposants) ratent des choses. Les problèmes qui se posent à lui ne se posent plus dans les époques subséquentes. Origène mèle à des dogmes de foi reconnus des spéculations philosophiques, énoncées de manière dubitatives, à visée de recherche, sur d’autres sujets. Les périodes suivantes seront beaucoup plus dogmatiques. Enfin, il y a la différence entre latins et grecs. Les aspects disciplinaires, judiciaires, autoritaires, moraux sont plus latins ainsi que la rhétorique. Les hérésies qui préoccupent ne sont plus les mêmes non plus. Origène répond avant tout à Valentin, Marcion et Basilide : il faut montrer l’unité des Testaments. Il faut lutter contre les 3 natures d’âme et le prédestinatianisme strict de Valentin. Il faut répondre à l’idée d’une génération du Fils comme nouvelle substance. La doctrine de la préexistence des âmes est forgée par lui comme solution au problème de l’apparence de malveillance du Dieu de l’AT, pour répondre à Marcion. Il répond aussi au montanisme, à l’adoptianisme, au modalisme. Origène semble adopter une former de subordinatianisme courant chez les anténicéens : il s’agit de l’origine, de l’économie.

Origène écrit aussi contre les « naïfs », pour ainsi dire, qui interprètent littéralement l’Ecriture. Il vante l’interprétation spirituelle, répond à ceux qui pensent que Dieu a un corps, répond aux chiliastes.

Origène a donc été accusé de toute part d’arianisme, de pélagianisme, de nestorianisme ou de monophysisme, souvent par incompréhension et parce que ses formulations ne concernaient pas des matières de débat de son époque et son vocabulaire n’était donc pas raffiné. Cf. Com Jn VI, 36 (20) pour se convaincre qu’il n’était pas pélagien.

Origène formule des hypothèses donc, sur des domaines non encore élucidés de la théologie et opte donc pour des solutions dont l’hétérodoxie sera plus tard manifeste. Les autres options à la préexistence étaient le traducianisme et le creatianisme. La première explique les inégalités par les fautes des parents, la deuxième ne les explique pas. Origène les explique par les mérites d’une existence antérieure. Le traducianisme pose le souci de faire dépendre l’âme de la formation du corps au risque de la faire mourir avec lui. Augustin lui-même a hésité toute sa vie sur ce sujet. De même l’idée que les astres seraient des créatures raisonnables est en dehors du cadre du dogme.

Les formulations aussi sont imprécises. Certains termes étaient utilisés pour dire à la fois créer et engendrer. Plus tard, les termes se précisent et l’un signifie spécifiquement créer l’autre engendrer éternellement.

Il y a aussi le fait que plusieurs hérétiques se réclament d’Origène, précipitant leurs opposants à condamner Origène avec eux et à le lire avec le sens que lui donnaient ces hérétiques. Evagre le Pontique en est un représentant illustre. Ce dernier sélectionne parmi les antithèses origénistes et fait une synthèse scolastique cohérente avec ce qu’il a sélectionné. Etienne bar Sudaïli est un autre hérétique qui s’inspire d’Origène.
## Intentions d’Origène
Présenter la foi et répondre aux hérétiques. Origène s’adresse aux intellectuels séduits par les hérésies et insatisfaits des présentations simples de la foi chrétienne.

Origène distingue les vérités de foi des domaines laissés libres à la spéculation. Il admet son ignorance et parle prudemment. Il examine beaucoup de philosophes pour en distinguer ce qui est vrai du faux.

Origène fait de la théologie avec des thèses contradictoires et tâtonnantes. Ainsi, il faut le lire avec ses tensions et incohérences plutôt que de tirer à sa place les conséquences qu’il ne tire pas de ses propos.
# Résumé détaillé
- Premier cycle de traité sur les Principes, de I, I à II, III.
## Livre I
### Préface
1. La doctrine du salut nous vient par le Christ. Par ses enseignements et ceux qui ont été donnés par l’Esprit du Christ par Moïse et les prophètes. Christ a encore parlé par les apôtres après son assomption dans le ciel.
2. Il y a beaucoup de désaccords chez les chrétiens. Il faut donc énoncer ce qui est certain : la prédication apostolique. Puis se tourner vers ce qui reste.
3. Les apôtres ont transmis très clairement et à tous les croyants ce qui était nécessaire. Ils ont laissé aux docteurs à venir le soin d’exposer les raisons de ces affirmations. Pour d’autres sujets, ils les ont mentionné mais sans nous livrer leur origine et tous les tenants et aboutissants.
4. Résume la prédication apostolique : Il existe un seul Dieu créateur, Dieu des justes, des patriarches, de Moïse, des prophètes, Père de Jésus-Christ, Dieu des apôtres et des deux Testaments. Il existe le Jésus-Christ, né du Père avant toute création, tout a été fait par lui, il s’est fait homme en restant Dieu, il a revêtu un corps comme nous excepté qu’il est né d’une vierge et de l’Esprit, il a souffert véritablement, il est mort véritablement, il est ressuscité et est apparu aux disciples puis a été enlevé au ciel. Le Saint-Esprit est associé au Père et au Fils. Il est difficile de dire s’il est engendré ou non. Il a inspiré les prophètes et apôtres.
5. L’âme recevra le salaire de ses agissements, elle est une substance propre. Le corps ressuscitera glorieux. L’âme est douée du libre arbitre et de volonté. Elle lutte contre le diable et ses anges. Mais elle n’est pas sans force et ainsi elle n’est pas forcée de faire, contre son gré, le mal ou le bien. Nous ne sommes pas contraints par la nécessité d’agir bien ou mal. Rejette l’erreur de ceux qui font des étoiles les causes de nos actions. L’origine de l’âme (traducianisme, creatianisme, etc.) n’est pas de la règle de foi.
6. Le diable et ses anges existent, mais leur nature reste floue. Beaucoup pensent que le diable a été un ange et qu’il a apostasié avec d’autres.
7. La prédication apostolique dit encore que notre monde a un début et aura une fin. Il n’est pas clair ce qu’il y a eu avant et ce qu’il y aura après.
8. L’Esprit a inspiré les Ecritures et celle-ci n’a pas simplement son sens naturel mais aussi des figures de mystères et réalités à venir. Toute l’Eglise est unanime là-dessus, mais pas pour ce que signifie spirituellement les parties de la loi. Le terme incorporel n’est pas dans les Ecritures. Il est dans la Doctrine de Pierre, mais c’est un apocryphe pseudépigraphe.
9. Considérons toutefois si incorporel ne se trouve pas en d’autres termes dans l’Ecriture.
10. Les anges aussi existent, qui aident les saints. Mais le temps de leur création, leur nature ne sont pas clairs. Rien de clair non plus au sujet des astres et de leur caractère raisonnable ou non. Il convient de partir de ces éléments pour énoncer un ensemble d’affirmations, selon qu’on trouve ce que dit l’Ecriture et ce qu’indique la droite raison.

### Premier traité : Du Père, du Fils, du Saint-Esprit.
#### I. De Dieu (le Père)
1. Dieu n’est pas corporel. Comment il faut comprendre les analogies scripturaires.
2. Que Dieu soit appelé feu ou souffle ne prouve pas qu’il est corporel.
3. L’Esprit Saint n’est pas non plus corporel : il est une puissance sanctifiante
4. Comment il faut comprendre que Dieu est Esprit en Jean 4
5. Etant limité par la matière, notre intelligence peine à saisir les réalités immatérielles. Mais Dieu est proprement ineffable, quoi qu'on dise de lui sera bien en deçà de ce qu'il est.
6. Nous ne pouvons pas regarder le soleil en face, mais nous voyons ses reflets en divers lieux. De même, nous connaissons Dieu par ses oeuvres. Dieu est sans corps, il est pure intelligence simple. S'il était corps, il ne serait pas simple mais composé. Etant pure intelligence, rien ne fait obstacle à son mouvement d'un lieu à un autre, pour ainsi dire, car la nôtre non plus ne connaît pas d'obstacle pour se mouvoir ainsi. Si Dieu était composé, les choses qui le composent seraient antérieures à lui. Notre intelligence s'exerce et s'accroit sans changement corporel.
7. Réponse à ceux qui font de l'intelligence et de l'âme un corps. A chaque sens correspond un objet. Il serait absurde qu'aux objets incorporels et spirituels ne corresponde qu'un sens lui aussi encore corporel. Ces gens font injure à la meilleure partie de l'homme mais aussi à Dieu car notre intelligence étant immatérielle, elle est une image de Dieu et ce qui nous permet de l'appréhender.
8. Dieu est invisible par nature. Le Fils même ne le voit pas mais le connait. Voit convient aux corps, connait aux choses immatérielles.
9. Les coeurs purs verront Dieu, et non les yeux purs. Or voir avec le coeur, c'est comprendre.
#### II. De Christ (le Fils)
1. Le Christ a deux natures. Il est la Sagesse, en Proverbes. Il est le Premier-Né.
2. Christ est la Sagesse, mais non pas dans le sens qu’il serait l’intellect de Dieu ou ce par quoi Dieu est sage. Il l’est comme un être propre (ici, le vocabulaire est anténicéen). Christ est donc la sagesse subsistant de manière substantielle. Son hypostase n’est pas corporelle. L’engendrement du Fils est sans commencement. Tous les êtres qui devaient être créés étaient virtuellement présents dans la Sagesse. Elle contient donc les principes de toute la création.
3. La Sagesse est dite créée, non pas parce qu’elle aurait un commencement mais parce qu’elle contient en elle les « idées » (mon terme) de toutes les choses créées. De même elle est appelée Parole de Dieu en tant que révélation de la Sagesse. Dieu le Père a toujours été Père, a toujours engendré une sagesse et une parole.
4. Il est aussi la Vérité et la Vie. Toute Vie et Vérité dérive de lui. Il est la Résurrection. Il est la Voie vers le Père. Dieu n’engendre pas corporellement comme les hommes. Comparaison entre le rayonnement et la lumière. Mais rien n’est comparable à l’engendrement divin. Le Fils ne l’est pas par adoption mais par nature.
5. Passages des Ecritures qui confirment cela. Le Fils étant seul à l’être par nature, il est dit Fils unique.
6. Le Fils est aussi Image du Dieu invisible. Mentionne deux types d’images : les représentations artistiques et la façon dont un fils et l’image de son père. L’homme est image dans le premier sens, le Fils dans le second. Le Fils demeure invisible, mais il est dit image parce qu’il est semblable à son Père. Il est donc l’image invisible du Père invisible. Le Père et le Fils ont une même nature et substance, leurs actions sont communes. Dieu le Père ne s’est pas fragmenté pour engendrer. La volonté procède de l’intelligence sans en retrancher une partie. Similairement, le Père a engendré le Fils, son image. Etant Sagesse et Parole, il n’y a rien de corporel en lui. Il est une lumière, mais non physique. Le Fils révèle le Père en étant compris. Car connaître l’image c’est connaître le modèle.
7. Le Fils est le rayonnement de la gloire de Dieu. Par le rayonnement on perçoit la lumière elle-même. Le Fils est médiateur entre les hommes et la Lumière qu’est Dieu.
8. Le Fils est la figure et l’expression de la substance de Dieu. Imaginons une statue immense que nous ne pourrions voir tellement elle serait grande. Et imaginons qu’on en fasse une en tout point semblable mais plus petite. Le Fils en se dépouillant pour devenir homme a fait quelque chose de similaire de telle sorte qu’on peut désormais le contempler et, par là, connaître le Père : Cette comparaison des deux statues, appliquée à des objets matériels, ne doit avoir de sens que le suivant : le Fils de Dieu, inséré dans la forme minuscule d'un corps humain, indiquait en lui-même, par suite de la similitude de ses oeuvres et de sa puissance, la grandeur infinie et invisible de Dieu le Père présent en lui et c'est pourquoi il disait à ses disciples : Qui m'a vu a vu le Père »
9. Le Fils est un souffle de la puissance de Dieu.
10. Il est une émanation très pure de la gloire du Tout-Puissant. Le Père est Tout-Puissant, comment a-t-il pu l’être éternellement sans sujets sur qui régner ? Ils étaient pour ainsi dire tous dans le Fils, préexistant. Dieu le Père est Tout-Puissant par le Fils. Le Père et le Fils ont une seule et même toute puissance, divinité. Tout ce qu’a le Père, le Fils l’a. Sa gloire est parfaite.
11. Il est rayonnement de la lumière éternelle. Origène renvoie au point 7. Le Fils n’a pas d’autre commencement que Dieu lui-même. La Sagesse est éternelle.
12. Il est le miroir sans tache de l’activité de Dieu. Le Fils fait pareillement ce que fait le Père. Il ne fait rien d’autre que ce que fait le Père. Un seul mouvement est dans les deux, pour ainsi dire. Ce propos de Jean traite des œuvres éternelles du Fils et non principalement de celle qu’il fait dans la chair.
13. Il est l’image de sa bonté. Le Père et le Fils ont une seule bonté. Dieu le Père seul est bon, le Fils est bon de la même bonté, de même le Saint-Esprit. Cette phrase n’est donc pas blasphématrice. La bonté du Fils est née de celle du Père et celle de l’Esprit en procède et ce sont les mêmes. Les autres choses bonnes le sont accidentellement et dans un sens large. Ce serait trop long de discuter de toutes les autres appellations du Fils.

#### III. Du Saint Esprit

1. Beaucoup reconnaissent le Dieu inengendré. Certains philosophes confessent le Fils (la Raison ou la Parole). Mais par les Ecritures que l’on peut parler adéquatement du Fils. Ces écrits sont inspirés par l’Esprit (Evangile + livres apostoliques, loi et prophètes). Quant au Saint-Esprit, seuls ceux qui ont les Ecritures le connaissent (Juifs ou chrétiens). Car le Père peut être connu par nature. Mais c’est par les Ecritures qu’on connait le Fils. Les actes des saints de l’AT nous font connaître par figure le Christ et ses deux natures.
2. Les Ecritures dans leur ensemble nous en apprennent aussi sur l’Esprit. Parcourt Psaume, Daniel, Evangiles, Actes. Formule baptismale trinitaire. Blasphème contre l’Esprit.
3. La matière n’est pas coéternelle à Dieu. Les âmes non plus. Pour l’Esprit, les Ecritures sont discrètes. Il était là dès la création.
4. Quand il est dit Esprit sans qualification dans le NT, il s’agit du Saint-Esprit. Origène pense qu’il en est de même dans l’AT. Le cantique d’Habacuc parle du Fils et de l’Esprit quand il parle des deux vivants. Nous connaissons le Père par le Fils dans l’Esprit. L’Esprit n’ignore rien, il ne change pas. Lorsqu’on utilise des termes temporels comme « était », la signification est impropre. L’Esprit dépasse toute compréhension temporelle.

#### (III. continue) De l’action de chaque personne

5. Le Père et le Fils œuvrent sur toute la création, l’Esprit uniquement sur les régénérés.
6. Le Père est principe d’être, le Fils de rationalité. Tout ce qui existe est sous la gouvernance du Père et tout ce qui est rationnel sous l’influence de la Parole. Les hommes raisonnables n’ont pas d’excuse pour le péché.
7. L’Esprit principe de sainteté. Les infidèles ne l’ont pas comme le montrent le déluge et les Psaumes. L'Esprit est le vin nouveau qui n'habite pas de vieilles outres. Après la résurrection, nous sommes sur une nouvelle terre (Psaume 104 lu allégoriquement). Interprète le blasphème contre le Saint Esprit comme l'apostasie. Ne pensons pas, toutefois, que l'Esprit aurait la prééminence : toute l'action de la Trinité est commune. Ainsi, lorsque nous parlons d'une oeuvre spécifique de l'Esprit dans les saints, il s'agit d'une oeuvre conjointe du Père et du Fils aussi.

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