Juliana Kant, une des femmes les plus riches d Allemagne, a une breve aventure avec un homme dont elle ne sait rien. Mais, au bout de quelques mois, l'homme menace de reveler l histoire a la leurs ebats ont ete filmes. Juliana la milliardaire denonce le gigolo. On emprisonne celui-ci, la morale est presque sauve. Pourtant, tout n est pas si simple qu il y parait Dans ce roman troublant, Karine Tuil devoile la toile de fond de cette aventure quelle est l'origine de la fortune familiale ? Pourquoi le grand-pere de Juliana, premier mari de Magda Goebbels et militant nazi, n'a-t-il pas ete arrete a la fin de la guerre ? Sait-on que le pere d'adoption de Magda etait un juif qu'elle a renie puis laisse mourir ? Pourquoi les Kant ont-ils garde le silence sur leurs activites industrielles sous le Reich ?"Un roman nevrotique et tenebreux qui debute comme une confession sourde, se prolonge en thriller haletant, s acheve en symphonie funebre, hagarde, hallucinee." Gillles Pudlows
Après des études de droit et un diplôme de l'Université Paris II, Karine Tuil est l'auteur de neuf romans, d'une pièce de théâtre et de plusieurs scénarios. En septembre 2000 parait son premier roman Pour le Pire aux éditions Plon qui inaugure une collection "jeunes auteurs". Il relate la lente décomposition d'un couple. il est plébiscité par les libraires mais c'est son second roman, Interdit, (Plon 2001) - récit burlesque de la crise identitaire d'un vieux juif - qui connaît un succès critique et public. Sélectionné pour plusieurs prix dont le prix Goncourt, Interdit obtient le prix Wizo. Il est traduit en plusieurs langues. Le sens de l'ironie et de la tragi-comédie, l'humour juif se retrouvent encore dans 'Du sexe féminin' en 2002 - une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive. En 2003, elle rejoint les Éditions Grasset où elle publie son quatrième roman Tout sur mon frère qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision). En 2005, elle publie Quand j'étais drôle qui raconte les déboires d'un comique français à New-York. En 2007, elle publie Douce France, un roman social qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative. En 2008, sort son septième roman, pour lequel elle reçoit la Bourse Stendhal du ministère des Affaires étrangères. Il évoque les jeux de pouvoir dans le milieu de l'édition à travers les prismes de l'identité. Il a fait partie des premières sélections du prix Goncourt, prix Goncourt des lycéens et du prix de Flore. En 2010, son roman Six mois, six jours fait partie de la première et deuxième sélection du prix Goncourt 2010, de la première sélection du prix Interalié et du prix Goncourt des lycéens. Il a obtenu en 2011, le prix littéraire du roman news organisé par le magazine styletto et le Drugstore publicis. Son neuvième roman intitulé L'invention de nos vies paraît en septembre 2013 à l'occasion de la rentrée littéraire aux éditions Grasset. Il est en cours de traduction en Allemagne et aux Pays-Bas
Die Kraft ihrer Aussagen sind wohl Tuils Markenzeichen. Thema dieses Romans sind Erben von Unternehmen, die mit den Nazis Geschäfte gemacht haben (hier die Kants - klar zu erkennen als die Quandts, es würde aber wohl auch mit den Porsches oder Flicks funktionieren), die die Aufarbeitung der Geschichte ihres Erbes an Kommissionen delegieren, dessen Erträge jedoch gern genießen.
Konkret erzählt Tuil eine im Detail fiktive Geschichte auf Basis der in 2008 durch die Medien gehende Ereignisse um die Erpressung der Quandt Erbin Susanne Klatten durch ihren Gigolo. Sie verbindet die Geschichte mit den Ereignissen der Nazi Zeit. Keine einzige Figur des Romans ist sympathisch, dafür aber interessant - das erinnert (auch in Sprache und Stil) an Amélie Nothomb. Mir hat‘s gefallen.
I found that book quite engaging, even if I can't say that I really enjoyed it. First the style of the author, with sometimes very long sentences and repetitions, narrated by a despicable character should be annoying. But it ends up being quite powerful, luring us into the story. None of the characters are likable, on the contrary. And the story, developed from a real event that happened after the second world war, is not that surprising. But somehow, Tuil finds a way to make it work. Is it because, like the narrator, it satisfies our voyeuristic side? Is it because we want to see this powerful and sacrosanct family fall from its pedestal? In the end it works, it's a short book and Tuil managed to keep me interested.
Mais Karine Tuil n’est pas journaliste mais romancière, elle réécrit donc la vérité, à la façon dont Régis Jauffret, dans Sévère, réinventait l’affaire Stern. Son sujet ? Les deux scandales qui ont éclaboussé en 2008 l’héritière de l’empire Varta et BMW, Susanne Klatten rebaptisée Juliana Kant: la révélation de la participation de l’entreprise familiale à la machine de guerre nazie et une affaire de chantage dans laquelle un amant menaçait de diffuser des vidéos compromettantes. Or, cette histoire –réelle- émerge dans l’incertitude même du récit, créée par la rencontre de deux personnages fictifs -une romancière et le conseiller spécial de la famille Kant- qui tentent de reconstituer les faits. L’homme de l’ombre raconte, la jeune auteur écoute. Mais très vite, l’objectivité du témoignage se voit remise en question. Le conseiller confesse ses mensonges : «Je vous l’ai dit : j’invente. Qui pourrait démêler le vrai du faux, la fiction du réel. J’écris, je joue, je suis infidèle aux faits, je fabule, les événements se sont passés tels que je les ai interprétés, et alors ?» Cet aveu devient constat d’échec : la littérature serait incapable de rendre compte de l’Histoire de façon objective. Et paradoxalement, seule l’imagination de l’écrivain peut venir combler ses béances. Ainsi, Karine Tuil invente les mobiles de chacun, en liant histoire collective et destins individuels à travers les questions de l’antisémitisme et de la quête du pouvoir. Le grand-père de Juliana n’a pas seulement participé à l’effort de guerre allemand, il a aussi été le premier mari de la future Magda Goebbels, épouse du ministre de la propagande d’Hitler. Et si l’amant/maître chanteur de Juliana, Braun, se révélait le fils de l’un de ces nombreux Juifs exploités par l’empire Kant pendant la Guerre ? S’agirait-il alors davantage d’une vengeance que d’une simple extorsion ? Une thèse que Karine Tuil rend envisageable, tant Braun semble éprouver un plaisir malsain à dominer la fille Kant, à la déposséder de son pouvoir. Comme celui-ci voulait à tout prix, en l’humiliant publiquement, qu’elle reconnaisse la faute de ses ancêtres. d'après magazine-litteraire.com.
le personnage de Karl, l'homme de l'ombre est très intéressant. un être cynique, jaloux
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3,5/5 Après avoir lu et aimé La Décision et Les Choses Humaines, j'ai voulu découvrir les premiers romans de Karine Tuil, dont j'aime beaucoup l'écriture. J'ai un peu moins aimé celui-ci mais je l'ai lu en 2 jours donc c'est quand même bien écrit et plutôt prenant : on veut comprendre où l'auteur nous emmène. Je n'ai pas trop adhéré au style du narrateur, un vieux "conseiller" qui perd un peu la tete mais veut temoigner, d'une famille industrielle allemande très riche. Spoil : cette famille s'est enrichie grâce à l'Allemagne nazie, et la derniere fille de la famille, juliana, à 45 ans, subit un chantage à la sex tape. Véritable trahison pour elle qui était tombée amoureuse de son maître chanteur. Un doute : s'agitil d'une arnaque ou de la vengeance du fils d'un ouvrier juif humilié par la famille Kant?
Autorisez-vous d'atteindre les deux tiers du livre pour y trouver un parfum, un goût amplifié sur l'ensemble. Karine Tuil nous offre ici une histoire sensible (dans tous les sens du terme) : la question de demande de réparation face au sens de la justice. C'est aussi l'histoire de la socialisation à l'instar du conformisme. Il est évidemment intéressant de dépasser les apparences. Un livre qui libère.
Je pense qu'à la moitié du livre, j'aurais mis 3 étoiles. Mais la manière dont l'auteure mêle à l'histoire un peu noire d'adultère de Johanna Kant (de son vrai nom Suzanne Klatten) les turpitudes de cette grande famille industrielle allemande (les Quandt de leur vrai nom) donne une autre dimension à ce roman saccadé et passionnant. Une plongée dans l'histoire de cette famille guidée par le cynisme et l'argent illustré par Gunther Quandt, Magda devenue Goebbels...
4 étoiles seulement car j ai eu du mal à me faire au style et aux interpellations du narrateur à une personne censée l aider à écrire ses mémoires...mais sinon le contenu où la petite histoire ( tromperie, racket...) se même à la grande quand l Allemagne continue à chercher ses coupables...