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🌷 « Un loup disait qu'on l'avait volé. Un renard, son voisin, d'assez mauvaise vie, Pour ce prétendu vol par lui fut appelé. Devant le singe il fut plaidé, Non point par avocat, mais par chaque partie, Thémis n'avait point travaillé De mémoire de singe à fait plus embrouillé. Le magistrat suait en son lit de justice. Après qu'on eut bien contesté, Répliqué, crié, tempêté, Le juge, instruit de leur malice, Leur dit: «Je vous connais de longtemps, mes amis, Et tous deux vous paierez l'amende; Car toi, loup, tu te plains, quoiqu'on ne t'ait rien pris Et toi, renard, as pris ce que l'on te demande.» Le juge prétendait qu'à tort et à travers On ne saurait manquer, condamnant un pervers. »
Le Loup Plaidant Contre le Renard Par-Devant le Singe
🌷 « Mortellement atteint d'une flèche empennée, Un oiseau déplorait sa triste destinée, Et disait, en souffrant un surcroît de douleur: «Faut-il contribuer à son propre malheur! Cruels humains! Vous tirez de nos ailes De quoi faire voler ces machines mortelles. Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié: Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. Des enfants de Japet toujours une moitié Fournira des armes à l'autre. »
Les gens de naturel peureux Sont, disait-il, bien malheureux; Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite, Jamais un plaisir pur, toujours assauts divers. Voilà comme je vis: cette crainte maudite M'empêche de dormir, sinon les yeux ouverts. Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle. Et la peur se corrige-t-elle?
La Lice et Sa Compagne: “Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette. Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête, Il faut que l'on en vienne aux coups; Il faut plaider, il faut combattre. Laissez-leur un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.”
Il libro: Non c’è nulla di particolarmente nuovo nelle favole di Jean de La Fontaine riguardo ai contenuti, giacché Esopo e Fedro si sono mossi diversi secoli prima, ma lo stile è decisamente innovativo. Come dice lui stesso nella presentazione, il suo intento era solo quello di trasporre in versi le celeberrime favole di Esopo, con una lingua fresca, popolare perfino, e un verso libero in rima velato di senso dell’umorismo. L’intento educativo della favola, che deve narrare esclusivamente di animali, è qui accentuato dal giudizio dell’autore che traspare in ogni testo. Mio malgrado devo ammettere che mi ricordo bene solo delle favole che già conoscevo, alcune per averle studiate a scuola.
La lingua: Non pensavo che sarebbe stato così semplice leggere un testo francese del XVII secolo: forse il fatto di trattare argomenti popolari è stato d’aiuto... I racconti scorrono con facilità e ritmo e, chissà?, forse per l’autore è stato uno sforzo produrre dei versi così fluidi.