Anthologie de poésie israélienne contestataire : vingt ans de protestation (1984 - 2004) contre l'occupation des Territoires.
99 poèmes engagés ; 99 dessins de Rachid Koraïchi.
Préface de Sylvie Germain.
Les poètes figurant dans cette anthologie ne siègent pas au banc d’un tribunal, ils ne forment pas une assemblée de juges mais une constellation d’hommes et de femmes qui dénoncent, dans la colère et la douleur, les exactions commises dans leur pays – auquel ils demeurent profondément attachés – contre la population palestinienne. « Ce n’est pas ce que nous voulions, non, pas ce que nous voulions. / Que sommes-nous sans eux et pour quoi ?/ Ce n’est pas ainsi que nous pensions, que nous voulions, non, pas ce que nous voulions /qu’ainsi la terre dévore » martèle Tuvia Rubner. « Je rêve encore / d’un autre pays semblable au mien à ses débuts / et je me réveille tremblant et perdu », dit Asher Reich.
Chacun se tient debout à la barre du langage, à la fois témoin à charge contre son propre peuple aimé et réprouvé, et scribe d’une âpre lucidité, armé d’un burin de fer. « Je déchire les mots, pas que les mots, / j’accommode les paroles à un air disgracieux. / J’écris avec tristesse. (…) J’écris ici avec précision, en témoin », déclare Maxime Guilan dans En pays ennemi. Tous écrivent avec tristesse et précision, avec honte et révolte. (...)
The recipient of numerous awards, including the Women Writers’ Prize, the Culture Minister's Prize for Beginning Poets, and the Prime Minister's Prize for Writers, Tal Nitzán is a poet, editor, and translator of Hispanic literature. She has edited three anthologies and published six poetry books, including Doméstica (2002), An Ordinary Evening (2006), Café Soleil Bleu (2007), The First to Forget (2009), and Look at the Same Cloud Twice (2012). Her poetry has been translated into over twenty languages and appeared in numerous anthologies and magazines such as Modern Poetry in Translation, Habitus, Zeek, and Bridges. Her debut novel will be published in the summer of 2014. Nitzán has resided in Buenos Aires, Bogotá, and New York, and currently lives in Tel Aviv. Find out more on her website.
Good, but perhaps suffers in translation. Poetry anthologies are tricky, especially when adhering to a particular theme. War poetry, I think, is inherently difficult - in general, I would say that love as a topic inspires more eloquence than war and protest.