Jules avait refermé la porte derrière lui. Il était resté quelques secondes l'oreille collée au bois, écoutant le silence qui s'était fait dans sa chambre. Il n'entendait rien. Alors seulement il était parti, et la bête soumise, blessée par chaque pas du maître qui s'éloignait, s'était mise à souffrir. Qui a le pouvoir de retenir un soldat ? Pas même la souffrance d'un cœur. Et pas un enfant. Et pas l'amour d'une femme. Que dire de celui dont la détresse sans mots est un silence ? Alors les femmes restèrent seules.
Molto spesso ci capita di scegliere un libro in base al titolo, alla trama sul retro di copertina, al nome dell’autore o anche allo spessore; certe volte, invece, sono i libri che scelgono noi. Mi è capitato proprio così con questo romanzo. Forse perché la Grande Guerra è sempre stata una mia ossessione da quando ho scoperto che anche la mia famiglia aveva perso una persona in questa inutile strage. In passato ho letto altri libri storici di quelli avvenimenti ma è la prima volta che mi capita un romanzo ambientato in quel particolare periodo. Il romanzo parla di come la guerra cambia la vita delle persone, di una donna che si ritrova a gestire la fattoria e a prendersi cura della famiglia quando il marito viene chiamato al fronte, dei suoi difficili rapporti con la suocera e del grandioso rapporto tra uomo e animale. Il cane, un magnifico collie, che dotato di un grande istinto e di un prodigioso intuito attraversa tutta la Francia per raggiungere il suo padrone in trincea. Un libro commovente e bellissimo, con uno spaccato sulla vita di trincea, sui dolori, sulle avventure, qualche volta con descrizioni forti delle vicende e dell’eroismo dei soldati e sullo sfondo l’angoscia e il tormento di chi aspetta notizie e il ritorno dei suoi cari.
J'ai tout d'abord eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire : le début du récit s'attache à nous faire ressentir la déchirure du départ au front d'un jeune landais, qui laisse derrière lui sa femme au désespoir, son chien, et sa ferme. Il quitte également sa mère et son frère qui incarnent à eux deux l'Europe belliqueuse qui s'est seule menée au désastre et à la ruine, et s'en mordit les doigts une fois trop tard.
On suit alors un groupe de soldats dans une guerre aux allures d'Odyssée où la mort, implacable, frappe brusquement et sans discernement, dans un contraste émouvant avec l'amour qui unit le fermier-soldat (dans cet ordre) à sa femme, jusqu'à en avoir les larmes aux yeux. Un contraste brut, démoralisant, qui conduit le lecteur à se demander comment pourrait bien finir cette histoire...
C'est triste, mais c'est beau, émouvant, et très bien écrit.
" Dans la guerre " d'Alice Ferney ( 381p) Ed. J'Ai Lu Bonjour les fous de lectures.... Alice Ferney nous emmène dans les horreurs de la première guerre mondiale 1914... la guerre éclate . Personne n'y croit vraiment Ce sera l'affaire de quelques semaines, le temps de donne une bonne leçon à ceux d'en face. Les semaines vont durer 4 ans !!! Ce sera une boucherie sans nom. Les Landes sont bien loin du bruit des bottes et pourtant c'est la mobilisation générale et Jules doit quitter sa famille et sa ferme. Voici le récit de Jules et de ses amis de combat, partis au front la fleur au fusil dans leurs belles culottes rouges et vestes à boutons dorés tellement repérables par l'ennemi L'histoire de ces homems et de leur gouvernement pris au dépourvu devant l'organisation allemande et leurs équipements de pointe. L'histoire de Félicité, l'épouse de Jules, qui attend ... qui espère L'histoire de Prince, le chien de Jules qui va le rejoindre sur le front et deviendra un chien de guerre. C'est un récit bouleversant qui rend hommage aux hommes tombés pour rien. Un récit sur une barbarie sans nom. Un récit sur la fidélité, l'amitié. Malgré le thème qui est très dur, je conseille vivement la lecture de ce livre qui apporte un autre point de vue de ce que fut la guerre des poilus: celui d'un soldat en première ligne. Les dernières pages refermées, il nous reste dans la bouche un goût amer devant tant de gâchis. Accrochez-vous, mais lisez-le ! Seul bémol. Le rythme de lecture quelque peu ralenti du fait que l'auteure ne détache aucun dialogue de son texte. La vison de lecture apparaît un peu massive mais l'histoire passionnante prend vite le dessus sur la présentation.
J'ai bien aimé. La première guerre mondiale racontée par une femme. Un roman rempli d'humanité à travers une chronique familiale. Jules, Félicité, le petit Antoine, Julia (la belle-mère sans coeur) et Prince, le chien inoubliable. Un 31/2
Descarnado relato de la primera guerra mundial desde el punto de vista de la retaguardia y las trincheras francesas. Un perro dará continuidad a esos dos entornos y mostrará el sacrificio que supuso dicha conflagración para la juventud europea de principios del siglo XX.
Ecrit en 2003, ce roman s'inscrit tout de même dans toute une tradition de représentation de la première guerre mondiale par les générations qui ne l'ont pas vécue, en littérature (Japrisot, Echenoz), en bande dessinée (Tardi, bien sûr), etc. On y retrouve par conséquent un certain nombre de figures obligées. Même ce qui paraît l'originalité principale du roman, qui élève au rang de protagoniste le chien Prince, qui traverse la France pour rejoindre son maître Jules sur le front, peut rappeler "Cheval de guerre". Pourtant Alice Ferney parvient à faire entendre sa voix propre ; une éventuelle lenteur du rythme de départ (la campagne automnale de 1914 occupe plus de la moitié du livre) n'aboutit qu'à une précipitation plus tragique du dénouement. Surtout la fidélité de Prince envers son maître est articulée discrètement à la foi chrétienne obstinée ou vacillante de certains personnages : confiance aussi absolue, aussi apparemment absurde ; et pourtant leur différence de nature apparaît progressivement ; non, l'homme n'est pas le chien de Dieu. Enfin, si l'ensemble du roman est écrit avec un classicisme savant mais peu surprenant, Alice Ferney réussit admirablement la description de l'horrible violence des combats, d'abord en termes de rythme romanesque (car le récit connaît des ellipses imprévisibles), ensuite en termes de stylistique : dans l'évocation de tel ou tel événement individuel, l'écriture se fait méditation sur l'anéantissement de la vie ; c'est beau.
Un tr?s beau livre qui raconte la vie d'un soldat, Jules, pendant la Premi?re Guerre Mondiale. Ce livre est ?crit par une femme ce qui est rare. La perspective de son r?cit l'est aussi puisqu'elle d?crit en parall?le les combats, la guerre vue et v?cue par les femmes mais aussi l'extraordinaire ?pop?e d'un chien, Prince, qui par fid?lit? et amour pour son ma?tre traversera la France et subira les pires batailles. C'est un r?cit tr?s ?mouvant, tr?s r?aliste qui met en exergue tous les dilemmes et les contradictions de la guerre.